Administration autonome de Shengal: le gouvernement irakien crée le chaos à Shengal

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L’armée irakienne a envoyé récemment des renforts militaires à Shengal alors que la région est menacée également par le régime turc qui veut chasser les Kurdes yézidis de leur patrie.
Le vice-coprésident du Conseil exécutif de l’administration autonome de Shengal, Azad Hussein, a déclaré que le gouvernement irakien porte la responsabilité du chaos qu’il crée à Shengal, ajoutant qu’il y a une grande pression exercée par l’Etat turc et le Parti Démocratique du Kurdistan (PDK) sur le gouvernement irakien.
 
Azad Hussein, vice-coprésident du Conseil exécutif de l’administration autonome de Shengal, a déclaré que l’argument du gouvernement irakien dans la construction du mur à la frontière de Shengal est sans fondement et a ajouté : « Ils appellent à s’opposer aux opérations d’infiltrations. L’Etat islamique s’est infiltré à travers Shengal, mais depuis la libération de Shengal jusqu’à maintenant, Shengal est la seule zone dépourvue de cellules de l’Etat islamique dans tout l’Irak.
 
Il a souligné : « La construction du mur vise à empêcher la relation entre le Rojava et le Shengal et à empêcher la relation entre les Yézidis dans les deux parties du Kurdistan. »
 
Azad Hussein a déclaré que l’administration autonome de Shengal et grâce à la résistance des yézidis, le drapeau irakien a été hissé à Shengal, et sinon le drapeau n’aurait pas été hissé, après l’attaque brutale de l’EI en 2014 : « Nous avons vu comment l’armée irakienne remis Shengal à l’Etat islamique, et comment les forces du Parti démocratique du Kurdistan l’ont fui, mais nous avons défendu Shengal, mais le gouvernement irakien n’a pas considéré cela comme une défense du territoire irakien. »
 
 

Concernant les accusations portées par le ministre irakien des Affaires étrangères au PKK, Azad Hussein a appelé le gouvernement irakien à en savoir plus sur l’histoire des yézidis et sur les campagnes d’extermination (ferman/édits) auxquelles ils ont été exposés, et il lui a demandé : « Pour toutes ces années et pendant les 74 fermans [édits], le PKK  existait-il, son idéologie existait-elle ? Bien sûr, ceux qui se sont précipités au secours des Yézidis, ce qui ne peut être nié, ce sont les combattants du PKK qui ont combattu avec les Yézidis contre l’EI. Mais nous disons aussi que celui qui crée le chaos à Shengal est l’armée irakienne qui veut entrer par la force et combattre les forces yézidies.
 
Les 18 et 19 avril derniers, les forces de l’armée irakienne ont attaqué les points de contrôle et les points des unités de résistance de Shengal et des forces de sécurité yézidies [Asayîşa Êzidxanê] pour leur imposer leur contrôle, ce qui a incité les forces yézidies à se défendre et à résister, forçant l’armée irakienne à reculer.
 
Cela s’est produit en conjonction avec l’attaque conjointe lancée par l’occupation turque et les forces du PDK sur les zones de légitime défense. »
 
À ce sujet, Azad Hussein a déclaré : « Le gouvernement irakien subit une forte pression de la part de la Turquie et du Parti démocratique du Kurdistan, et c’est la cause de la crise à Shengal, donc le gouvernement irakien doit assumer la responsabilité de ce qui se passe à Shengal, et il est en est principalement responsable. »
 

Bahçeli: « Les minorités non musulmanes ne peuvent plus défier ce parlement »

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TURQUIE – Dans un discours au parlement turc, le leader du parti ultra-nationaliste MHP a ciblé le député du parti pro-kurde HDP, Garo Paylan, à cause de son projet de loi pour la reconnaissance du génocide arménien.
 
Le partenaire de coalition du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, Devlet Bahçeli a ciblé les « minorités non musulmanes » dans son discours au groupe parlementaire mercredi.
 
Devlet Bahçeli, chef du Parti du mouvement ultra-nationaliste (MHP), a qualifié le député Paylan d’«agent de la diaspora» pour avoir proposé un projet de loi pour la reconnaissance du génocide arménien. Garo Paylan est un député arménien du Parti démocratique des peuples (HDP).
 
Dans son discours adressé aux députés du MHP, Bahçeli a déclaré :
 
« Chers amis, la veille du 23 avril, alors que nous nous préparions à célébrer le 102e anniversaire de la création de notre parlement des vétérans, un sale membre du HDP a proposé un projet de loi exigeant la reconnaissance d’un prétendu génocide arménien. Grâce à Dieu, cette proposition audacieuse fut aussitôt renvoyée à son auteur. Malheureusement, il y a un agent de la diaspora au sein du parlement turc. Préparer un projet de loi sur un prétendu génocide arménien est une insulte à nos ancêtres. C’est une trahison, c’est une calomnie absolue. C’est une dégradation pour nous tous qu’un fauteur de troubles aussi servile siège en tant que député au parlement.
 
On voit de qui ce député pourri prend courage, avec qui il coopère. Transformer les allégations de génocide en projet de loi a été utilisé comme une opportunité pour provoquer la Turquie et accuser notre peuple. 
 
Je préviens tout le monde. Le parlement turc n’est pas le parlement ottoman de l’ère constitutionnelle. Ce n’est pas du tout un endroit où les minorités non musulmanes peuvent défier [la nation turque]. Ce n’est pas un endroit où ceux qui qualifient la nation turque d’auteurs de massacres et de génocides pourront se réfugier, exister ou pourront nous regarder droit dans les yeux. »
 

Les dépenses militaires de la Turquie ont été multipliées par six depuis 2015

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Le régime turc d’Erdogan n’a assurément pas appris la leçon de ses prédécesseurs qui misaient sur la guerre pour écraser dans le sang les revendications plus que légitimes des Kurdes. Pire encore, il multiplie les dépenses militaires turques qui atteignaient les 350 milliards de dollars en 2021 et qui devraient augmenter encore cette année car la Turquie mène actuellement plusieurs guerres colonialistes contre les Kurdes d’Irak et de Syrie.
 
Pour Pervin Buldan, coprésidente du partie HDP, chaque centime dépensé pour l’armement, c’est autant d’argent en moins dans la poche des dizaines de millions de Turcs qui vivent sous le seuil de la pauvreté.
 
La coprésidente du HDP, Buldan, a déclaré que les dépenses de guerre de la Turquie ont été multipliées par six depuis 2015. Dans le même temps, le revenu moyen a chuté. Chaque balle tirée signifie que les Turcs ont moins d’argent dans leurs poches.
 
Pervin Buldan, s’exprimait lors de la réunion du groupe parlementaire de son parti à Ankara sur les questions d’actualité et le lien entre la pauvreté de la population en Turquie et les guerres d’agression du gouvernement Erdogan dans les pays voisins.

 
« La Turquie est à la croisée des chemins. Tous les groupes sociaux demandent de plus en plus des changements pour se libérer d’un système de crise qui ne produit aucune solution aux problèmes économiques, sociaux et juridiques existants. Des voix se font entendre partout disant : ça suffit ! Ces voix effraient le gouvernement. Afin de ne pas perdre son pouvoir et de maintenir son ordre, fait de profit et de corruption, elle devient de plus en plus agressive. Nous avons affaire à un gouvernement qui utilise toutes sortes de mécanismes de conflit et de crise pour rester au pouvoir : des conspirations judiciaires aux putschs politiques, d’une politique de polarisation aux guerres d’agression dans les pays voisins.
 
Le pouvoir judiciaire a lancé une campagne contre les personnes qui ont manifesté leur solidarité avec Kobanê au moment de l’attaque de l’Etat islamique et contre ceux qui ont déposé une objection collective au système existant lors du soulèvement de Gezi. Le gouvernement est en guerre dans la rue contre les femmes, les jeunes et les travailleurs et en politique contre le HDP et toutes les forces démocratiques. La guerre est également menée contre la nature, selon le coprésident du HDP. »
 
Procès Gezi: Solidarité avec Osman Kavala
 
Concernant le verdict du procès Gezi, Buldan a déclaré que la procédure a été rouverte après que les acquittements ont été passés par l’influence politique sur le système judiciaire : « Cher Osman Kavala a été condamné à la réclusion à perpétuité, cher Mücella Yapıcı et six autres amis à 18 ans chacun. Je leur adresse à tous mes salutations et leur exprime ma solidarité : vous n’êtes pas seuls dans votre combat pour la justice, la conscience démocratique de la Turquie est de votre côté. Par conséquent, les jugements rendus par ces tribunaux ne sont pas des jugements juridiques mais des décisions politiques. »
 
Guerre pour maintenir le gouvernement au pouvoir
 
Selon Buldan, un autre pilier de la lutte du gouvernement pour rester au pouvoir est les guerres d’agression dans les pays voisins de la Turquie. « Le gouvernement dit à l’Ukraine que personne ne peut gagner une guerre. En même temps, il a lancé une vague d’attaques transfrontalières dans la région fédérale du Kurdistan avec des objectifs impérialistes. Envahir d’autres pays au mépris du droit international signifie expansionnisme et une politique Le gouvernement se nourrit de crises et de conflits constants et exporte les guerres en Irak, en Syrie et au Moyen-Orient afin de déstabiliser davantage la région et de priver la population, en particulier le peuple kurde, de la possibilité d’une coexistence pacifique. « Le peuple doit payer le prix de cette politique. Cette politique va encore approfondir la question kurde et la plonger dans une situation sans espoir. »
 
Buldan a ajouté que « le chef de l’AKP [Erdogan] a déclaré la semaine dernière que le HDP était le seul parti mal à l’aise avec l’opération militaire. Ces mots montrent la position de l’opposition politique, qui n’a aucune objection à la politique de guerre. Je voudrais dire ceci à ce stade : en tant que gouvernement, vous êtes peut-être à l’aise avec la situation, mais nous ressentons certainement un grand malaise face à votre politique de guerre. Il n’y a pas que nous, nous entendons la même chose de la part de la population. Vous êtes peut-être détendu, mais nous ressentons une grande tristesse devant les cadavres de jeunes. Cela nous dérange que vous détruisiez la paix des peuples de la région et que la société doive en payer le prix avec une pauvreté croissante. Et vous perturbez notre politique de paix. Nous le voyons et le savons, mais nous ne les abandonnerons pas. Nous nous positionnerons toujours contre la guerre et pour la paix, et nous continuerons à vous mettre mal à l’aise. »
 
Selon Pervin Buldan, les dépenses de guerre de la Turquie ont été multipliées par six depuis 2015. Dans le même temps, le revenu moyen a chuté. Chaque balle et chaque bombe tirée signifie que les Turcs ont moins d’argent dans leurs poches.
 

LYON. Manifestation en solidarité avec la résistance kurde

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LYON – Ce samedi 30 avril, les Kurdes de Lyon et leurs amis manifesteront contre l’occupation du Kurdistan du Sud par la Turquie.
 
Voici le communiqué appelant à manifester publié par Rebellyon:
 
« A tous les ami.e.s de la lutte de libération kurde, à tous les antifascistes, socialistes, féministes, anarchistes, communistes, écologistes et tout ceux qui se battent pour une vie et un monde meilleurs, nous appelons à une manifestation à Lyon ce samedi 30 avril place Bellecour à 16h, contre les attaques de la Turquie au Kurdistan !
 
Depuis le 17 avril 2022, l’armée turque a lancé, avec le soutien du Parti démocratique du Kurdistan (PDK, dominé par le clan Barzani), une nouvelle opération d’invasion contre la région du Sud-Kurdistan (Kurdistan irakien).
 
Les ambitions néo-otomanes de la Turquie d’Erdogan se concrétisent de jour en jour. De la Syrie jusqu’en Irak, Erdogan et ses soutiens se lancent dans une nouvelle invasion sous prétexte de « sécurisation des frontières ».
 
Or, nous avons tous été témoins de ce que signifiait la « sécurisation des frontières » pour Erdogan à Afrin, à Serêkaniyê, à Girê Spî ou encore à Idlib.
 
Du Haut-Karabagh jusque sur le continent africain, la Turquie réinstaure les frontières de l’Empire ottoman sous le silence cynique de la communauté internationale.
 
Aujourd’hui encore ce silence honteux et assourdissant à encourager Erdogan à bombarder le centre de la ville Martyr de Kobanê, au Rojava. Plusieurs blessés sont à déplorer selon un premier bilan provisoire.
 
C’est pourquoi, le Conseil démocratique kurde en France appelle à manifester à Paris et dans plusieurs villes de France pour dénoncer et stopper le dictateur Erdogan.
 
Battons le fascisme turc et construisons le front international antifasciste !
Regroupons-nous et unissons-nous dans la lutte ! »
 
 
RDV le samedi 30 avril à 16h
Place Bellecour.

Maha Hassan, une écrivaine aux identités multiples

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PARIS – Le 16 avril dernier, l’Institut kurde de Paris accueillait Maha Hassan à l’occasion de la sorti de son roman Femmes d’Alep qu’elle avait écrit avec l’aide précieuse apportée par Ismaël Dupont. Écrivaine aux identités multiples et parfois conflictuelles, Maha Hassan ne cesse de remettre en question l’affiliation biologique à laquelle on aimerait la cantonner. En effet, Maha Hassan est une Kurde syrienne qui est née et a grandi à Alep, sans jamais vraiment appris sa langue maternelle. Maha a également des origines arméniennes car la grand-mère d’un de ses ancêtres est une femme qui a échappé au génocide arménien de 1915.
 
Maha Hassan se dit être avant tout citoyenne du monde qui possède les nationalités syrienne et française. Si elle parle de son identité kurde, c’est pour attirer l’attention sur les massacres subis par les Kurdes depuis plus d’un siècle et qui souffrent encore aujourd’hui. En effet, lors de la présentation de son livre, Maha Hassan a dit que sa boussole intérieure est la douleur et que par solidarité avec la souffrance actuelle du peuple kurde, elle se dit kurde et que si demain un malheur frappait le peuple français, elle se dirait française sans hésiter. En dehors de cela, il lui est impossible d’entrer dans des cases identités/origines ethniques, etc. Comme Amin Maalouf, Maha rejette violemment les «Identités meurtrières», sans oublier les identités meurtries. 
 
Réfugiée en France depuis 2004, Maha Hassan possède également la nationalité française. Écrivaine d’expression arabe ayant publié plus d’une dizaine de romans, Maha a entrepris le défit d’écrire son dernier roman Femmes d’Alep en français, même si elle a eu besoin d’aide pour cela. Le résultat est un roman de plus de 450 pages qui met en scène la vie de dizaines de femmes, majoritairement des femmes de la famille de Maha: des grand-mères, tantes, cousines, sœurs, nièces, sa propre mère, Maha elle-même et sa fille qui n’est jamais née… Des femmes victimes de crimes d’honneur, des femmes persécutées au nom de l’Islam, des femmes exilées, des femmes rescapées de génocide, des femmes victimes de guerre, des femmes à la sexualité réprimée, des femmes victimes de violences conjugales, des femmes privées de faire des études, des femmes qui luttent pour échapper à l’univers patriarcal et misogyne moyen-oriental, des femmes qui n’ont que Maha pour faire entendre toute l’horreur qu’on leur a infligée depuis leur plus tendre enfance car nées femmes…
 
Femmes d’Alep paru chez Skol Vreizh, 20,90 euros (prix d’éditeur)
 
 
Certains chapitres de Femmes d’Alep nous font penser au roman La laveuse de mort de Sara Omar, une écrivaine kurdo-danoise vivant sous la protection de la police pour avoir dénoncé les crimes d’honneur et les violences masculines au sein de la société conservatrice kurde. En effet, même si le roman de Maha englobe un champ plus large des violences faites aux femmes (quelles soient étatiques, religieuses, culturelles, ethniques, sexistes, racistes…) leur brutalité et l’effet destructeur qu’elles entrainent sont similaires dans les deux romans.
 
 
 
Ismaël Dupont et Maha Hassan
 
Née pour raconter les histoires des femmes
 
Maha Hassan dit qu’elle se sent être missionnée par les femmes qu’elle a croisées dans sa vie pour être leur voix qu’on a étouffée.  
 
Maha dit « Je suis née femme pour raconter les histoires de ces femmes autour de moi : femmes de ma famille, femmes d’ailleurs, voisines, cousines, amies, rendues étrangères à elles-mêmes. Femmes sorties de l’ombre où elles ont vécu dans l’injustice et la peur, femmes aux vies cabossées par la guerre et l’exil. Je suis née dans cette société orientale tyrannique pour témoigner des expériences des femmes dans ce monde définitivement perdu que fut la Syrie d’avant la Révolution et la guerre civile. Je suis née là-bas pour m’exiler et écrire ce livre rendu possible et nécessaire par la distance et l’éloignement. Je suis née pour raconter et je me suis exilée pour sauver mes histoires. »
 
Femmes d’Alep est un roman qui nous fait voyager à travers l’histoire depuis l’empire ottoman et le génocide arménien jusqu’à la guerre en Syrie qui a déversé des millions de femmes et d’hommes sur les chemins de l’exil. C’est également un roman qui nous emmène à Afrin, autrefois un havre de paix au milieu de la guerre syrienne aujourd’hui devenu un « Islamistan » avec des mercenaires jihadistes à la solde de la Turquie qui ont commis des crimes de guerre. C’est aussi un roman dans lequel Maha questionne sa place dans la société française qui lui colle souvent l’étiquette de femme arabe musulmane à cause de son accent et sa couleur de peau. A lire pour découvrir un monde féminin riche et insoupçonné…
 
Maha Hassan
 
Née à Alep, dans une famille kurde, Maha Hassan vit une enfance croisée entre la grande ville arabe et le village kurde. Études supérieures à la faculté de droit d’Alep. Écrivaine et journaliste de langue arabe exilée en France depuis 2004, Maha Hassan a écrit 13 romans, la plupart publiés au Liban et diffusés dans le monde arabe. Deux de ces romans son traduits en italien, un en kurde et un autre en néerlandais. Elle vit aujourd’hui à Morlaix.

Amnesty International: La condamnation d’Osman Kavala est un « coup dévastateur » pour les droits humains

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Suite à la condamnation du mécène turc Osman Kavala à la perpétuité, le directeur Europe d’Amnesty International a déclaré que « le verdict de Gezi porte un coup dévastateur non seulement à Osman Kavala, à ses coaccusés et à leurs familles, mais à tous ceux qui croient en la justice et à l’activisme des droits humains en Turquie et au-delà. »
 
Osman Kavala est détenu depuis quatre ans et demi. Il est accusé d’avoir cherché à renverser le gouvernement d’Erdogan via le financement des manifestations anti-gouvernementales dites « mouvement de Gezi » en 2013 et lors du coup d’Etat raté de juillet 2016. (On pense que Kavala a été condamné à la prison à vie car il a agacé le régime turc à cause de sa lutte pour la reconnaissance du génocide arménien et la résolution pacifique de la question kurde.)

Réagissant à la condamnation d’Osman Kavala pour « tentative de renversement du gouvernement » et à la peine de 18 ans d’emprisonnement de sept autres accusés pour l’avoir aidé, Nils Muižnieks, directeur Europe d’Amnesty International, a déclaré : « Aujourd’hui, nous assistons à une parodie de justice aux proportions spectaculaires. Ce verdict porte un coup dévastateur non seulement à Osman Kavala, à ses coaccusés et à leurs familles, mais à tous ceux qui croient en la justice et à l’activisme des droits de l’homme en Turquie et au-delà. La décision du tribunal défie toute logique. Les autorités chargées des poursuites ont à plusieurs reprises omis de fournir des éléments de preuve étayant les accusations sans fondement de tentative de renversement du gouvernement. Ce verdict injuste montre que le procès Gezi n’était qu’une tentative de faire taire les voix indépendantes. Cette mascarade politiquement motivée a déjà vu Osman Kavala emprisonné arbitrairement pendant plus de quatre ans et demi pour son activisme dans la société civile. Nous continuons d’appeler à la libération immédiate d’Osman Kavala et de ses co-accusés alors qu’ils font appel de ces verdicts draconiens. » Arrière-plan Le tribunal pénal n°13 d’Istanbul a condamné Osman Kavala à la prison à vie aggravée. À moins que les cours d’appel n’infirment le verdict, Osman Kavala passera le reste de sa vie en prison. Les sept coaccusés ont été placés en détention provisoire. Il s’agit de Mücella Yapıcı, Çiğdem Mater, Hakan Altınay, Mine Özerden, Can Atalay, Tayfun Kahraman et Yiğit Ali Ekmekçi. En février, le Comité des ministres du Conseil de l’Europe, qui surveille la mise en œuvre des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme, a renvoyé la Turquie devant la Cour pour le refus du gouvernement de libérer Osman Kavala, conformément à l’arrêt catégorique de la Cour européenne des droits de l’homme selon lequel il doit être immédiatement libéré. La Turquie n’est que le deuxième pays à faire l’objet d’une telle procédure d’infraction pour n’avoir pas mis en œuvre une décision contraignante de la Cour européenne des droits de l’homme. Amnesty International  

TURQUIE. Clavaire d’un prisonnier kurde détenu depuis 26 ans malgré 2 éclats d’obus dans la tête

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TURQUIE / BAKUR – Le prisonnier politique kurde, Abdurrahman Yıldırım est emprisonné depuis 26 ans malgré deux éclats d’obus dans la tête et le rapport médical demandant sa libération.
 
Le prisonnier gravement malade Abdurrahman Yıldırım, qui a 2 éclats d’obus dans la tête et détenus depuis 26 ans, n’est pas libéré malgré le rapport médical indiquant qu’il ne peut pas rester en prison.
 
Les détenus qui ne sont pas libérés malgré leurs maladies graves et des rapports prouvant qu’ils ne peuvent pas maintenir leur vie en prison sont exposés à des violations de leurs droits par toutes les institutions, de l’hôpital à la prison. Alors que les violations des droits se multiplient dans les prisons, la torture, les mauvais traitements et les suicides se multiplient ces derniers temps. Depuis le début de 2022, 12 prisonniers ont perdu la vie en raison de maladies graves. Il y a eu récemment des cas d’incidents de « suicide » dans les prisons de Silivri et d’Iğdır. Contre ces morts, qui ont provoqué de vives réactions, les proches des prisonniers de Diyarbakir, Van, Istanbul et Izmir ont lancé une Veille de Justice pour les prisonniers malades.
 
Abdurrahman Yıldırım, qui a été arrêté en 1996 avec des blessures et condamné à perpétuité à Dersim, tente depuis de survivre en prison avec des éclats d’obus dans la tête. Yıldırım, qui a été exilé dans 6 prisons différentes en 26 ans, est dans une lutte constante contre la torture et les mauvais traitements dans les prisons.
 
TORTURE PENDANT 2 MOIS
 
Après l’arrestation de Yıldırım à Dersim en 1996, il a été emmené à la prison d’Elbistan et détenu dans une cellule d’isolement pendant 2 mois. À la suite des demandes de sa famille, Yıldırım a été emmené dans un quartier. Yıldırım, qui avait 4 éclats d’obus dans la tête lorsqu’il a été arrêté, a ensuite subi une intervention chirurgicale et 2 éclats d’obus ont été retirés de sa tête. Cependant, les médecins qui n’ont pas pu retirer les deux autres éclats d’obus ont déclaré que les morceaux étaient proches du cortex cérébral et que les retirer serait dangereux.
 
BALLOTÉ DE PRISON EN PRISON EN 26 ANS
 
Yıldırım a été exilé dans différentes prisons pour diverses raisons au cours des 26 années. Yıldırım, qui a été exilé à la prison de Konya après 4 ans dans la prison d’Elbistan, a été envoyé à la prison de Sincan après un certain temps. Yıldırım, qui a ensuite été exilé à la prison de Buca Kırıklar, a été transféré à la prison de type F de Bolu. Yıldırım a été amené à la prison de Sincan pour y être soigné à cause des éclats d’obus dans sa tête. Yıldırım a été soigné à l’hôpital pendant un certain temps après que le véhicule du ring ait eu un accident sur la route alors qu’il était emmené à Sincan. Yıldırım est détenu à la prison de type T de Şakran, où il a récemment été exilé.
 
IL NE PEUT PAS RESTER EN PRISON
 
Lors de son appel téléphonique avec sa famille, Yıldırım a déclaré qu’on lui avait refusé tout traitement et qu’on ne lui avait pas donné les médicaments dont il avait besoin. Yıldırım, qui n’a pas été libéré malgré le rapport de l’hôpital d’État d’Ankara selon lequel il ne peut pas rester en prison, est contraint de continuer sa vie dans une cellule d’isolement.
 
LA MÈRE DE YILDIRIM: LIBEREZ MON FILS
 
La mère d’Abdürrahim Yıldırım, Vesile Yıldırım, poursuit le sit-in initié pour la libération des prisonniers malades qui se poursuit depuis 53 jours devant le barreau d’Izmir. Donnant des informations sur la situation de son fils, la mère a déclaré : « Mon fils a encore deux éclats d’obus dans la tête, et surtout les médicaments que mon fils a pris ces derniers temps ne lui sont pas donnés. Mon fils doit être libéré pour être soigné sous conditions qualifiées. » Déclarant qu’il y a des milliers de prisonniers malades, la mère Yıldırım a appelé à la paix et à une solution pacifique à la question kurde.
 

Agence Mezopotamya

Solidarité féministe avec la résistance kurde

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Le collectif féministe « Combattons ensemble! » a condamné l’invasion du Kurdistan du Sud par la Turquie et a appelé à la résistance, déclarant: « La guerre d’agression russe contre l’Ukraine ne doit pas nous aveugler sur d’autres atrocités dans le monde. »
 
Le collectif féministe « Combattons ensemble pour l’autodétermination et l’autonomie démocratique » a condamné la guerre d’agression de la Turquie contre le Kurdistan du Sud et a appelé à la résistance. « Il est inacceptable que les médias et l’opinion publique mondiale regardent en silence une guerre d’extermination contre les Kurdes.» regardent en silence une guerre d’extermination contre les Kurdes » , a annoncé la campagne dans un communiqué qui comprend en outre ce qui suit :
 
« De plus en plus, l’État turc affiche des tendances fascistes, rendant de plus en plus éloignée la possibilité d’une solution politique au conflit. Il n’y a plus de presse libre, des dizaines de milliers de membres de l’opposition sont emprisonnés, les élections sont truquées. En ce moment, des attaques militaires se déroulent simultanément dans trois parties du Kurdistan à un niveau extrêmement élevé.
 
Dans la région autonome du Kurdistan, dans le nord de l’Irak, près de 200 frappes aériennes ont été menées par l’armée turque en cinq jours et dans la seule région de Şîladizê, et seuls sept des 93 villages sont encore habités. Des bombardements de l’armée de l’air turque ont également lieu à la frontière turco-iranienne.
 
Une fois de plus, les attaques de drones et d’artillerie se sont également multipliées sur le nord-est du territoire syrien. Pas plus tard que mercredi dernier, trois de nos amies, combattantes des Unités de défense des femmes, YPJ, (Dilar, Ronahî et Kobanê) ont été tuées par une attaque transfrontalière de drone à Kobanê, ce qui est contraire au droit international. La ville de Kobanê, en particulier, est le symbole de la résistance réussie contre le soi-disant « État islamique ». C’est ici qu’a eu lieu la première victoire contre « EI », une bataille qui a coûté la vie à plus de 14 000 personnes. Les combattantes des YPJ étaient en première ligne à Kobanê.
 
Le soutien au soi-disant État islamique de la part du gouvernement Erdoğan est bien connu ; il est clair que le régime travaille directement avec « l’EI », comme tout récemment dans la tentative d’évasion des djihadistes de l’EI à Hesekê, qui a été soutenue par des frappes aériennes turques.
 
L’attaque contre Kobanê et le meurtre des trois jeunes femmes est une attaque à la fois contre la résistance des femmes et contre la lutte contre « l’EI ».
 
Les attaques militaires ont frappé la population civile à une échelle indescriptible.
 
Outre l’État turc, l’État irakien et le parti kurde KDP sont d’autres agresseurs. Le PDK est désormais complètement soumis à la Turquie et participe à l’occupation de la terre des Kurdes par les troupes d’Erdogan, comme il l’a fait auparavant à Efrîn et Serêkaniyê. La région de Şengal (la dernière zone d’implantation des Yézidis) est actuellement attaquée par l’armée irakienne, et notre ami, le combattant des YJŞ Faraşîn Şengalî, a été tuée. L’État irakien tente de désarmer les forces d’autodéfense des Êzdîs, ce qui les exposerait à nouveau à l’impuissance face aux génocides.
 
L’intensité de la guerre psychologique et infrastructurelle n’est pas inférieure à celle militaire. Des murs d’un mètre de haut sont érigés le long de toutes les frontières étatiques séparant le Kurdistan afin de séparer les populations civiles les unes des autres. Surtout dans la région de Shengal, cela correspond également à une continuation psychologique du génocide et du féminicide perpétrés de manière persistante par « l’EI » depuis 2014. Ainsi, le couloir de fuite établi et protégé par les unités HPG et YPG/YPJ était le seul moyen pour les Yazidis piégés dans les montagnes de Zerdeşt au milieu de l’été pour se mettre en sécurité.
 
La guerre d’agression de l’État russe contre l’Ukraine, qui viole le droit international, ne doit pas nous faire oublier d’autres atrocités dans le monde. La guerre est une expression du système patriarcal, partout.
 
Dans la guerre d’extermination actuelle contre la force la plus progressiste du Moyen-Orient, le mouvement kurde, notre rêve d’un autre monde, est également destiné à être bombardé et détruit, sans égard pour les personnes et la nature. La révolution au Rojava, la tentative de construire une société équitable, écologique et diversifiée, est censée cesser d’exister et notre espoir d’un autre monde sera donc étouffé dans l’œuf.
 
Nous appelons donc toutes les personnes, toutes les forces progressistes, toutes les femmes [y compris les femmes lesbiennes, trans, bi…] à devenir actives immédiatement. Participez aux actions dans votre ville ou initiez-en vous-même. Informez les gens sur cette guerre, engagez la discussion, manifestez de la protestation et de la solidarité.
 
Ne laissons pas seules les femmes en difficulté, un autre monde est possible ! »
 

Kayme: Le palais spirituel des Kurdes

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KURDISTAN – Situé dans le quartier de Şemdinli à Hakkari, les vestiges du palais Kayme, qui a une valeur spirituelle pour les Kurdes, continuent d’éblouir par leur magnificence.
 
La région de Nehri dans le district de Şemdinli à Hakkari est une région différente avec ses propres caractéristiques climatiques, sa géographie et sa nature. Contrairement au climat froid du nord du Kurdistan, son climat tempéré permet la production de nombreux produits agricoles. En raison de ces caractéristiques, il a été l’un des centres politiques et religieux à travers l’histoire, et de nombreux bâtiments historiques y ont été construits. L’une de ces structures est le palais de Kayme ou Kesra Nehri en kurde.
 
Il a été construit par les fils de Şêx Ubeydullah, Şêx M. Sıddık et Seyit Abdullah entre 1890 et 1910. Le palais, qui attire l’attention par sa magnifique architecture, est visité par des milliers de personnes chaque année.
 
Lieu important dans l’histoire kurde
 
Fahir Geylani, l’un des petits-fils du Cheikh Ubeydullah* de la confrérie Naqsbandiyya, qui travaille comme commerçant dans le centre du district de Şemdinli, a déclaré que le palais de Kayme occupe une place importante dans l’histoire kurde.
 
Il a déclaré que les Kurdes prenaient des décisions politiques, religieuses, sociales et économiques dans ce palais, et a ajouté : « La rébellion de Nehri, c’est-à-dire que le palais a été le fondement de la plus grande rébellion kurde de l’histoire, a été posée et décidée. Ce palais était aussi un centre de formation en tant que madrasa. »
 
Grande valeur spirituelle
 
Geylani a déclaré qu’à la suite de la décision prise lors de la réunion tenue au palais de Kayme avec la participation de dignitaires kurdes, Cheikh Ubeydullah a envoyé une lettre aux Kurdes de Russie et les a invités à rejoindre le mouvement. Les dirigeants, personnalités importantes et homologues sociaux, se sont regroupés au sein de l’union des politiciens kurdes. Sheikh Ubeydullah est le chef de ce centre. Toutes sortes de luttes ont été menées pour le bien du Kurdistan depuis les années 1880. Jusqu’à aujourd’hui, tous les mouvements kurdes ont été influencés par Sheikh Ubeydullah et Sayyid Taha. A cela on peut ajouter des mouvements politiques. Le palais de Kayme, qui a accueilli l’un des plus grands soulèvements de l’histoire kurde, a une grande valeur morale pour les Kurdes. C’est pourquoi il est constamment visité.
 
 
*À la fin du XIXème siècle, Cheikh Ubeydullah ou Şêx Ubeydullayê Nehrî (1825-1830, mort en 1883) dominait la majorité du territoire kurde. Il a attaqué la Perse et s’est révolté contre l’empire ottoman dans le but de créer le Kurdistan. Il fut envoyé en exil par l’empire ottoman.

La lutte pour sauver les derniers léopards persans au Kurdistan irakien

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KURDISTAN La plupart des léopards persans se trouvent en Iran et en Afghanistan. L’écologiste kurde irakienne Hana Raza estime qu’il pourrait en rester 25 en Irak. L’animal est classé comme espèce en voie de disparition par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
 
Attachant un piège photographique autour d’un tronc d’arbre sur la montagne Bamo dans la région du Kurdistan irakien, les frères Bahez et Nabaz Farooq Ali espèrent capturer des images du léopard persan, dont il ne reste qu’environ 1 000 à l’état sauvage dans le monde.
 
« Nos grands-parents en voyaient même pendant la journée. Depuis, ils ont pratiquement disparu » , a déclaré Nabaz.
 
La plupart des léopards persans se trouvent en Iran et en Afghanistan. L’écologiste kurde irakienne Hana Raza estime qu’il pourrait en rester 25 en Irak. L’animal est classé comme espèce en voie de disparition par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
 
Aujourd’hui, les défenseurs de l’environnement du Kurdistan irakien préconisent d’intensifier les efforts pour protéger l’animal au milieu des craintes pour sa survie. Les léopards sont menacés par une perte dramatique d’habitat, l’empiétement humain, la chasse et l’impact de la guerre. Raza estime qu’à 25 ans leur nombre est inférieur à celui d’une population viable.
 
 
Soran Ahmed, biologiste à l’Université de Sulaimani qui surveille le léopard, a déclaré qu’une dizaine d’individus vivants différents avaient été enregistrés. « Mais une dizaine ont également été retrouvés morts au cours de la dernière décennie, il en a vu deux abattus par balles » , a-t-il précisé.
 
Lorsque les frères Ali sont revenus dans leur village de Horen en 1991, après avoir été déplacés par la violente campagne de Saddam Hussein contre les Kurdes, ils l’ont trouvé désert et en partie en ruines.
 
« Lorsque les gens sont revenus pour réhabiliter leurs villages, ils ont également commencé à chasser au hasard » , a déclaré Nabaz. La chasse aux proies des léopards, comme les chèvres sauvages, a contribué à une baisse de leur nombre.
 
Bien que la chasse aux espèces menacées soit interdite dans la région du Kurdistan irakien et que toute personne surprise en train de le faire soit passible d’une amende, les réglementations peuvent être difficiles à appliquer, a déclaré Akram Salih, de la police forestière locale.
 
« La zone est très vaste et nous n’avons pas les ressources nécessaires pour la couvrir. Les chasseurs ont de meilleures armes, de meilleures voitures que nous», a-t-il déclaré.
 
La lutte pour sauver les derniers léopards persans au Kurdistan irakien
 
Dans certaines parties de la montagne Bamo, les mines terrestres posées par les deux pays belligérants pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980 ont éloigné les humains et le bétail de certaines zones où les léopards errent, a déclaré Nabaz. Cependant, les mines rendent le travail des chercheurs plus dangereux et font également des ravages sur les animaux.
 
La mise en œuvre de plans de gestion de la conservation est essentielle pour assurer la survie des léopards, ont déclaré les défenseurs de l’environnement.
 
Selon les données du gouvernement régional du Kurdistan (KRG), le Kurdistan a perdu près de la moitié de sa forêt entre 1999 et 2018, entraînant une réduction drastique de l’habitat potentiel du léopard.
 
Razzaq al-Khaylani, porte-parole du conseil de l’environnement du gouvernement régional du Kurdistan (KRG), a déclaré que le manque de fonds publics pour la conservation et les conflits récurrents avaient mis de côté certaines initiatives.
 
Donc, pour l’instant, dans la montagne Bamo, les frères Ali essaient de protéger eux-mêmes l’habitat des léopards, en engageant leur communauté locale. Lorsqu’en 2020, un investisseur privé a établi une carrière de calcaire à proximité, les frères ont lancé une campagne pour arrêter les opérations.
 
« Des endroits comme la montagne Bamo, s’ils sont efficacement protégés, pourraient devenir un site de reproduction. Nous devons les sauver, ils font partie de notre culture et de notre identité » , a déclaré Ahmed.
 
En décembre 2021, après avoir tué près de 20 chèvres et blessé deux villageois, la police des gardes forestiers de l’administration de Zakho, au Kurdistan irakien, dans le gouvernorat de Duhok, a capturé un léopard persan dans un village et l’a transféré au zoo de Duhok.
 
L’homme qui a capturé l’animal n’avait aucune idée que son bétail avait été tué par un léopard persan (Panthera pardus tulliana), alors il a installé un piège et a été surpris de découvrir que le coupable était un léopard. La femelle léopard, que l’on croyait âgée de trois ans, a été gravement blessée à la jambe après avoir été coincée dans le piège. Elle a perdu ses jambes à la suite des blessures du piège.
 
Les léopards persans sont extrêmement rares et ont été classés en voie de disparition par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
 
On pense qu’il en existe moins de 1 000 à l’état sauvage, et 200 autres en captivité.
 
Selon de nombreux militants, les animaux vivent dans les zoos du Kurdistan irakien vivent dans des conditions désastreuses.
 
La cruauté envers les animaux au Kurdistan irakien suscite régulièrement l’indignation sur les réseaux sociaux. En 2019, une vidéo troublante d’un groupe d’hommes kurdes dans la ville de Duhok contrôlée par Barzani écrasant un lion au visage avec un gâteau d’anniversaire est devenue virale. La vidéo a été condamnée par des organisations étrangères et locales de défense des animaux.
 
Des dizaines d’animaux sauvages et d’oiseaux sont commercialisés dans les magasins du Kurdistan irakien. Bien que le braconnage soit illégal au Kurdistan, les animaux sauvages et leurs peaux peuvent être achetés.
 
Une photo d’un lion transporté de Duhok à Erbil dans une camionnette sans garde avait suscité un débat sur les réseaux sociaux en 2014.
 
Les zoos du Kurdistan irakien ont été décrits comme un « enfer pour les animaux ».
 
En 2010, des centaines de chiens ont été tués à Erbil sur ordre du gouvernement régional du Kurdistan (GRK) parce qu’ils auraient été infectés par la rage et d’autres maladies.
 
Via le site Ekurd Net