3 exilés politiques de Turquie arrêtés en Allemagne

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ALLEMAGNE – La Turquie poursuit la chasse aux réfugiés politiques kurdes et aux opposants turcs qui ont fuit la prison, voir la torture ou la mort en Turquie. Elle fait pression sur les Etats européens pour qu’ils lui livre les Kurdes et les opposants. Contrairement à la Suède et Finlande, l’Allemagne est ravie de faire plaisir à Erdogan en criminalisant tous ceux qualifiés de « terroristes » par le Sultan.
 
3 exilés politiques de Turquie arrêtés en Allemagne
 
La Cour fédérale de justice allemande a émis un mandat d’arrêt contre trois exilés politiques de Turquie – qui seraient recherchés par les autorités turcs – pour appartenance à une « organisation terroriste étrangère » .
 
Selon DW turc, Özgül E. et İhsan C. détenteurs de passeports turcs et Serkan G. détenteur d’un passeport allemand seront jugés pour appartenance au Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (en turc: Devrimci Halk Kurtuluş Partisi-Cephesi ou DHKP-C).
 
Le parquet fédéral a annoncé qu’Özgül E. avait été arrêté à Heidelberg le 16 mai, Serkan K. à Hambourg le 17 mai et İhsan C. à Bochum le 18 mai.
 
Le contexte politique de l’opération
 
Selon les déclarations du bureau du procureur fédéral, l’organisation de concerts, la collecte de dons et la publication d’un bulletin hebdomadaire sont les activités politiques de routine des trois exilés en Allemagne.
 
Il a également été indiqué que les accusés ont été suivis pendant au moins 5 ans.
 
D’autre part, le journal turc Sabah, pro-Erdogan, a publié un article intitulé « L’Allemagne arrête des membres du groupe terroriste DHKP-C recherché par la Turquie » .
 
Ces détentions sont intervenues après les appels répétés du président turc Recep Tayyip Erdoğan à la Suède et à la Finlande pour l’extradition des « terroristes » dans les pays en question.
 
Erdoğan a opposé son veto à l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN pour avoir accusé ces pays de soutenir les « terroristes » . C’est pourquoi, le calendrier des opérations fait penser qu’il est basé sur des motivations politiques.
 
 

PARIS. Une troupe kurde joue ce soir au Théâtre du Blanc Mesnil

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PARIS – La pièce de théâtre « Bêrû » , sera jouée par la compagnie Jiyana Nû ce soir, vendredi 20 mai, à 19h30, au théâtre du Blanc Mesnil. « Berû » a été sélectionnée par le Festival Culturel Kurde de Paris qui a lieu jusqu’au 28 mai avec divers évènements culturels kurdes allant de la musique, cuisine et au cinéma.
 
 
« Bêrû » interprétée par la compagnie Teatra Jiyana Nû venue d’Istanbul, est une adaptation en kurde d’une pièce de l’auteur italien Dario Fo, connue en français sous le nom de « Klaxons, Trompettes… et pétarades » .
 
Résumé
 
Agnelli, le patron de FIAT, est enlevé par l’organisation des Brigades Rouges. Cependant, la voiture conduite par les militants des Brigades Rouges fait un accident. Agnelli est alors sauvé par Antonio, un technicien de FIAT qui se trouve par hasard sur le lieu de l’accident. Mais Antonio a oublié sa carte d’identité dans la veste qu’il a laissée à Agnelli. Défiguré, ce dernier est méconnaissable…
 
La troupe Teatra Jiyana Nû (le théâtre de la nouvelle vie) s’est formée en 1991 au sein du Centre culturel de Mésopotamie (MKM), à Istanbul. Depuis, la compagnie, qui s’est considérablement élargie, a joué des dizaines de pièces et formé de nombreux cadres et acteurs du spectacle vivant. S’inspirant de Teatra Jiyana Nû, d’autres compagnies de théâtre kurde ont fleuri dans les grandes métropoles de Turquie et du Kurdistan – Izmir, Mersin, Adana, Diyarbakir. Depuis sa formation, le groupe poursuit l’objectif de renverser les interdits et créer des espaces de liberté pour le théâtre kurde. Plus qu’une troupe, c’est une école et une source d’inspiration pour les professionnels et les artistes du théâtre kurde.
 
Adresse
1-5 Pl. de la Libération
93150 Le Blanc-Mesnil
 
Billets disponibles sur place

ALLEMAGNE – La Turquie tente d’empêcher la projection d’un film kurde à Cologne

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ALLEMAGNE – Le film Blackberry Season du réalisateur kurde Haşim Aydemir sera projeté pour la première fois à Cologne demain. Le consulat de Turquie a tenté de bloquer la projection.
 
Le film Dema Dirîreşkan (Blackberry Season) du réalisateur Haşim Aydemir sera projeté demain samedi à 19 heures au cinéma Filmforum NRW à Cologne.
 
Le consulat turc a fait pression sur la direction du Filmforum NRW pour annuler la projection du film.
 
Le propriétaire de la salle a informé par écrit l’équipe de tournage qu’elle ne pouvait pas diffuser le film pour des raisons techniques.
 
Peu de temps après, les responsables du Filmforum ont contacté l’équipe de tournage par téléphone cette fois et ont déclaré que le film n’était pas interdit, qu’il ne pouvait pas être censuré en Allemagne et qu’il serait projeté comme prévu.
 
L’équipe du film a réagi aux pressions de l’État turc par un communiqué:
 
« La peur de l’art de l’État turc est claire. La semaine dernière, la Turquie a annulé des concerts d’artistes kurdes et arrêté plusieurs artistes. Le gouvernement AKP-MHP, qui veut légitimer et pérenniser son existence, veut transformer en crime tout ce qui peut transformer, embellir et rendre la vie plus vivable. Cette situation est devenue la pratique habituelle de l’État turc. Comme nous l’avons vu ces derniers jours, une pression intense est exercée sur les artistes kurdes par l’État turc. Ils veulent aussi imposer ces pratiques aux États européens. Nous condamnons une fois de plus cette approche. Nous croyons que notre film sera soutenu par tous les amateurs d’art. Notre objectif, bien sûr, est d’être digne de notre public, de montrer des choses qu’il ne connaît peut-être pas, et de créer un peu de sensibilité. »
 
Le film projeté en France et en Allemagne
 
Blackberry Season (titre original: Dema Dirîreşkan), un film de Haşim Aydemir Inspiré d’une histoire vraie, le film Blackberry Season (Saison des mûres) raconte le périple d’ un guérilléro blessé qui doit traverser plusieurs villages du Kurdistan pour rejoindre ses camarades.
 
Synopsis:
 
De retour dans sa ville natale après ses études universitaires, Servan est témoin de l’incendie de son village et d’une série d’autres atrocités le poussant finalement à rejoindre la résistance kurde. Dans les rangs du mouvement de libération kurde, il est grièvement blessé lors d’ affrontements avec l’ armée turque. Pour ne pas ralentir ses camarades et leur permettre de fuir, Servan insiste pour qu’on le laisse sur place. Contre toute attente, il va survivre après avoir enduré plusieurs jours de supplice. Cependant, ses amis ne peuvent pas revenir le chercher, la zone étant encerclée par l’armée turque. Alors que les soldats se rapprochent, Servan se décide à quitter sa cachette malgré ses lourdes blessures. Il part à la recherche de ses amis, surmontant d’innombrables obstacles dans la forêt, mais aidé néanmoins par des villageois kurdes tout au long de son périple. Il est cependant traqué par les escadrons de la mort et les gardes de village.
 
Le film Blackberry Season est projeté en Allemagne mais également en France, dans le cadre du Festival Culturel Kurde de Paris.
 
Voici les dates et lieux de projection de Blackberry Season :
 
PARIS
21 mai, à 20h
Les 7 Parnassiens, 98 Bd Montparnasse
 
MARSEILLE
4 juin, à 18:30
Centre kurde Navenda çanda Kurd
33 Bd Burel
 
DRAGUIGNAN
12 juin, à 13:00
130 Boulevard Joseph Bernard de Trans en Provence
 
COLOGNE
21/05/2022
19:00 – 21:30
Filmforurm NRW Bischofsgartenstraße 1
 
NURNBERG
26/05/2022
FilmhausK4/Kunst Kultur Quartier,
Konigstr 93
 
HEIDELBERG
18/06/2022
19:00
Karlstorkino Am Karlstor 1
 
KIEL
26/06/2022
19:00
PUMPE Hassstraße 22
 

TURQUIE. Une musicienne kurde arrêtée à Istanbul

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TURQUIE. En parallèle à l’annulation de plusieurs concerts kurdes en Turquie ces derniers jours, la musicienne kurde, Zelal Gokçe a été arrêtée à l’aéroport d’Istanbul la nuit dernière. Aucune information n’a été donnée concernant son arrestation mais il est certain que le régime turc l’accuse de « propagande / soutien / appartenance à une organisation terroriste [PKK] », car tout ce qui est kurde est criminalisé par l’État colonialiste turc.
 
3 concerts kurdes annulés simultanément 
 
Après l’interdiction du concert d’Aynur Dogan par la municipalité de Kocaeli / Derince et celui des frères Metin et Kemal Kahraman par le gouverneur de Muş le 16 mai, celui du groupe kurde Stêrka Karwan prévu dans le cadre de la fête de printemps de l’Université Bitlis Eren a également été annulé le 17 mai.
 
La Turquie ne se contente pas de criminaliser les Kurdes à l’intérieur de ses frontières et de les massacrer au Rojava et au Kurdistan d’Irak. Elle les pourchasse également en Europe. Son refus de voir la Suède et la Finlande rejoindre l’OTAN n’a d’autre raison que la non criminalisation des Kurdes dans ces deux pays auxquels la Turquie réclame près de 50 réfugiés kurdes… 

PARIS. Vernissage de l’expo «Mères et Exil» de l’artiste kurde Serdar Mutlu à la mairie du 10ème

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PARIS – La Mairie du 10ème arrondissement de Paris accueille depuis ce soir l’exposition «Mères et Exil», de l’artiste kurde Serdar Mutlu dans le cadre du Festival Culturel Kurde.
 
Le vernissage de l’exposition a eu lieu ce jeudi 19 mai, à 19 heures, au 4è étage de la Mairie (espace Rotonde).
 
Exilé lui-même en Suisse, Serdar Mutlu déclare qu’il a nommé son expo «Mères et Exil» car, qu’elles soient elles-mêmes exilées ou non, les mères [kurdes] sont la mémoire de l’exil.
 
Voici quelques images de l’expo «Mères et Exil»
 
Serdar Mutlu
L’Expo «Mères et Exil» à visiter jusqu’au 28 mai.
Entrée libre
 
Adresse
72, rue du Faubourg Saint-Martin
75010 PARIS

Les Kurdes devant l’ONU: Arrêtez Erdogan qui ouvre la voie à DAECH

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Un groupe de militants kurdes et alévis rassemblé devant le siège de l’ONU, à Genève, a demandé à la communauté internationale d’arrêter la Turquie d’Erdogan qui « protège des milliers de salafistes » avant qu’ils s’engagent « dans un génocide irréversible au Moyen-Orient. »  Le sit-in de protestation devant les Nations Unies (ONU) à Genève, en Suisse, organisé tous les mercredis pour la libération du leader kurde Abdullah Öcalan dans le cadre de la campagne « Dem dema azadiyê » (C’est le moment de la liberté), s’est poursuivi cette semaine. Les coprésidents de la Fédération Démocratique Alévie (Demokratik Alevi Federasyonu ou Federasyona Demokratika Elewi – FEDA) et du Centre kurde (DKTM) étaient également présents à l’action d’hier.
 
Le coprésident de l’association alévie FEDA, Demir Çelik, a averti que si Erdogan, qui mène des attaques d’invasion contre le Kurdistan du Sud, après le Rojava, n’est pas arrêté, « des milliers de salafistes qu’il protège s’engageront dans un génocide irréversible au Moyen-Orient. »
 
A l’occasion du mois des martyrs de mai, Erdal Atasoy, qui a occupé le premier étage, a commémoré les martyrs du mois de mai, en particulier Haki Karer, İbrahim Kaypakkaya, Ferhat KURTAY, Eşref ANYIK, Mehmet ZENGİN et Necati ÖNER et a souligné l’importance de ce mois pour la lutte révolutionnaire au Kurdistan et en Turquie. Atasoy a déclaré qu’ils soutiendraient la résistance de la guérilla en restant en action jusqu’à ce que la campagne « Temps pour la liberté » soit couronnée de succès. S’exprimant après Atasoy, Demir Çelik a déclaré: « Nous, Alévis, qui avons subi d’innombrables atrocités et massacres à travers l’histoire, n’avons jamais commis d’oppression ou de massacres, et nous ne le ferions jamais. Parce que notre foi et notre mode de vie encouragent à vivre et à rester en vie et reconnaissent les droits et l’existence de chacun être sur terre et dans le ciel. Face à la persécution et aux atrocités, nous nous sommes toujours opposés dans toute la mesure du possible. Maintenant, dans notre géographie, dans notre pays, il y a une invasion et un massacre horribles contre les humains, la nature et les droits de tous les bogues. Selon notre foi, nous appelons les autorités compétentes, les gouvernements et la conscience à mettre fin à cette attaque d’invasion dès que possible. Nous appelons tous ceux dont le cœur bat pour le bien à arrêter le président fasciste Erdogan. Il y a encore des peuples menacés de génocide au XXIe siècle. Les Kurdes, le plus peuplé de ces peuples et divisé en quatre parties, sont actuellement confrontés à un génocide. Le peuple kurde est ciblé de la même manière que la Russie attaque et occupe l’Ukraine. La Mésopotamie et le Kurdistan sont un jardin de peuples et de croyances. En conséquence, nous pensons que l’humanité dans son ensemble doit sauvegarder cette géographie ancienne. Parce que la révolution agricole néolithique s’est produite dans ce paysage ancien, qui a accueilli les activités de construction et de création de l’humanité pendant des milliers d’années. Actuellement, le dirigeant fasciste Tayyip Erdogan mène le même genre de guerre, d’occupation, de destruction et de massacre de masse dans notre région, avec le soutien des Barzanis. Il veut accomplir son objectif néo-ottoman en utilisant le PDK comme un back-up et en le transformant en une opportunité d’être membre de la même secte. Il souhaite éradiquer les anciens peuples et religions comme les Kurdes, les Syriaques, les Arméniens, les Yézidis, les Kakaï et les Alévis en Mésopotamie et au Kurdistan. L’humanité (…) ne peut et ne doit pas rester silencieuse face à ce carnage culturel et à ce génocide. Chacun doit être conscient que cette invasion est la pierre angulaire de Daech, ennemis de l’humanité. Erdogan, le leader fasciste, a non seulement envahi Afrin et de nombreuses autres parties de la Syrie devant le monde pour faire place à l’Etat islamique, mais il a également l’intention d’étendre son occupation au sud du Kurdistan. Si vous ne voyez pas le vrai visage de ce leader occupant et fasciste Erdogan, qui tente de faire une fausse paix entre la Russie et l’Ukraine, et ne l’arrêtez pas dès que possible, il y aura des massacres et des génocides dans la géographie du Moyen-Orient avec des milliers de salafistes sous ses auspices. En conséquence, nous exhortons tout le monde à se méfier de ces fauteurs de guerre inhumains et barbares et à lutter ensemble pour la démocratie… » Après les discours, les militants ont tourné le dos à l’ONU et ont longtemps poursuivi leur action avec des slogans contre le silence de l’ONU. Les Kurdes expriment leur demande de libération d’Abdullah Öcalan au même endroit tous les mercredis depuis le 25 janvier 2021, tout en attirant l’attention sur les attaques d’invasion de l’État turc.
ANF

ROJAVA. Un tableau long de 58 mètres dépeint le drame des réfugiés d’Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Dans un tableau long de 58 mètres, 13 peintres kurdes ont dessiné l’occupation d’Afrin par l’État turc pendant 58 jours, la résistance du peuple et l’exil forcé.
 
Les habitants d’Afrin, qui ont combattu les attaques d’invasion de l’État turc pendant 58 jours, ont des histoires dramatiques à raconter. Avec son œuvre d’art de 58 mètres, la commission des affaires sociales et du travail dépeint les épreuves et les souffrances des habitants d’Afrin, qui ont été contraints de fuir leur patrie à la suite de l’annexion de l’État turc. Dans le tableau, le Comité des affaires sociales et du travail représente quatre étapes de la vie à Afrin. La première étape est la période avant l’invasion où tout le monde à Afrin vivait en paix. La deuxième étape est le début des attaques d’invasion de l’État turc sur la région et la résistance populaire, qui a duré 58 jours. La troisième étape est la résistance post-migratoire des habitants d’Afrin à Shehba. La quatrième étape est le voyage de retour à Afrin. L’invasion d’Afrin doit être stoppée  Membre de la commission des affaires sociales et du travail, Hêvîn Şemiya, a parlé du projet. Şemiya a déclaré avoir réalisé ce projet sous le nom de « L’histoire du pays de l’olivier » pour raconter les 5 années de migration et d’occupation. Elle a poursuivi : « Avec ce projet, nous espérions attirer l’attention du monde entier sur la lutte et l’angoisse de notre peuple, ainsi que sur la brutalité du régime turc. Le tableau dépeint la réalité d’Afrin. Un garçon de 8 ans était l’un des 13 peintres qui ont travaillé sur cette œuvre. « J’ai utilisé les enfants qui sont morts dans la tragédie de Til Rifet comme point de départ », a-t-il expliqué. Le fils de ma tante était l’un d’entre eux. Avant l’occupation, les habitants d’Afrin vivaient en paix et la tranquillité. Le peuple d’Afrin, comme tous les autres peuples, veut vivre sur sa propre terre, avec sa propre langue, sa culture et son identité. C’est pourquoi l’occupation de l’État turc doit cesser immédiatement. » ANF 

TURQUIE. Une femme retrouvée morte près d’un poste militaire à Van

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TURQUIE / BAKUR – Le cadavre d’une femme a été retrouvé à environ 300 mètres d’un poste militaire turc dans la province kurde de Van. La femme serait une réfugiée qui aurait été violée et tuée par des soldats turcs qui l’auraient achetée aux passeurs.
 
Jinnews a rapporté que le cadavre d’une femme a été retrouvé dans un barrage il y a environ 10 jours à Yukari Turgalı (Axruk), dans la campagne du district Özalp, à Van. Des soldats et des équipes médicales ont été envoyés sur les lieux du crime après qu’un berger de la région en ait informé les autorités. Le corps de la femme a été retiré du barrage et transporté à l’hôpital public d’Özalp.
 
Des sources locales ont affirmé que des passeurs avaient vendu la femme aux soldats qui l’avaient tuée et avaient jeté le corps dans le barrage après l’avoir violée.
 

Des barrages construits par la Turquie responsables d’une catastrophe écologique à venir dans la région d’Alep

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SYRIE / ROJAVA – Dans sa guerre d’eau livrée aux pays voisins et au peuple kurde qu’elle veut mettre à genou en les assoiffant quand les massacres ne lui suffisent plus, les barrages construit par la Turquie – qui détruit également la faune et la flore du Kurdistan – sont à l’origine de problèmes climatiques et sanitaires (assèchement des cours d’eau, désertification des terres érables, pollution, manque d’eau potables, propagation des maladies…) et annoncent des catastrophes écologiques à venir.
 
Une des régions touchées de plein fouet par la guerre d’eau turque est la région syrienne d’Alep, comme le rapporte l’agence North Press dans l’article suivant.
 
Les Barrages Turcs Pourraient Provoquer Une Catastrophe Environnementale Dans La Région D’Alep
 
À seulement un kilomètre du barrage de Shahba, dans la campagne nord du gouvernorat d’Alep en Syrie, le fermier de 50 ans Mahmoud Osso regarde fixement sa terre, qu’il n’a pas cultivée cette année en raison de la sécheresse et manque de précipitations.
 
Osso, un habitant du village appelé Qaraj Hasajek, dépend de la culture comme principale source de subsistance.
 
Après que la Turquie ait construit plusieurs barrages sur la rivière Queiq sur son territoire, la rivière s’est asséchée, aggravant les conditions des villageois.
 
La rivière Queiq, longue de 129 kilomètres, traverse le gouvernorat d’Alep sur environ 110 km. Il est originaire du sud du plateau d’Antep [région kurde du sud-est de la Turquie] et disparait au sud de la ville d’Alep.
 
En 1966, le gouvernement syrien a établi le barrage de Shahba sur la rivière au sud-est de la ville d’Azaz, au nord d’Alep, pour protéger la ville contre les inondations.
 
« Dans le passé, il y avait beaucoup d’eau. Surtout lors de fortes pluies, l’eau atteignait nos régions et aussi le barrage » , a déclaré Osso.
 
De nombreux villages de la campagne nord de la région d’Alep, notamment Qol Serouj, Hasajek, Qaraj Hasajek, al-Wardiya, Tel al-Madiq, Smouqa, Hassin, Fafin et al-Muslimiyah, bénéficiaient de la rivière dans le passé.
 
Cependant, les nouveaux barrages turcs sur le lit de la rivière ont entraîné une réduction de l’eau, ce qui pourrait à son tour provoquer une catastrophe environnementale dans la région.
 
La Turquie stocke actuellement de l’eau dans cinq barrages sur l’Euphrate, dont le plus grand est le barrage d’Atatürk avec une capacité de stockage de 48 milliards de m³.
 
Cette capacité de stockage viole un accord international signé avec la Syrie en 1987 qui stipulait que la part d’eau syrienne provenant de la Turquie ne devait pas être inférieure à 500 m³ par seconde en moyenne.
 
Les habitants de la région de Shahba ont non seulement été touchés par la réduction de l’eau en Turquie, mais aussi par le manque de précipitations au cours des deux dernières années.
 
Dans le passé, Osso comptait sur de fortes pluies pour cultiver différents types de fruits, de légumes, de coton, de blé et d’orge.
 
Certains agriculteurs comptaient également sur les eaux souterraines pour irriguer leurs cultures, mais le manque de précipitations a réduit les nappes phréatiques, entraînant une baisse de la culture estimée par les agriculteurs à 50 %.
 
Selon les habitants de la région, la sécheresse et les faibles précipitations affectent également les animaux, en particulier les poissons, et contribuent à la propagation des maladies et des insectes.
 

KURDISTAN. Une femme kurde a survécu à une tentative de meurtre impliquant un de ses frère à Erbil

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KURDISTAN – Une femme kurde a été poignardée par l’un de ses frères à Erbil lundi soir au sujet d’une dispute remontant à 2014. Zulaykha Hussein a déclaré que c’était de la troisième fois que sa famille a tenté de la tuer.
 
Plusieurs féminicides ont été signalés récemment dans la région du Kurdistan malgré les efforts des autorités pour mettre fin à la violence sexiste et aux soi-disant crimes d’honneur.
 
Zulaykha Hussein, 23 ans, a reçu 28 coups de couteau de la parte d’un de ses frères dans le district d’Ainkawa, de la province d’Erbil (Hewler), après avoir refusé de le suivre. Elle a déclaré mercredi qu’elle avait été blessée au visage, à la tête, à la main, au dos et aux jambes. Elle a été sauvée de cette tentative de féminicide par des passants et son frère a pris la fuite.
 
Hussein a déclaré qu’elle avait maintenant intenté une action en justice contre son frère, qui est toujours en fuite.
 
En 2014, Hussein a épousé un homme contre la volonté de sa famille qui a alors menacé le couple. Cependant, la famille aurait accepté de les laisser tranquilles.
 
« J’ai survécu à trois tentatives de meurtre par ma famille. Ils ont d’abord voulu me tuer avec une arme à feu alors que j’étais à Zakho. Je me suis enfuie, mais j’ai été touchée à la jambe. La deuxième fois [un autre de ses] frères est venu chez moi et a essayé de m’étouffer avec une corde. Cette fois, un autre de mes frères a essayé de me tuer avec un couteau », a-t-elle déclaré.
 
La souffrance de cette jeune femme originaire de Zakho a augmenté lorsque son mari s’est suicidé à la fin de l’année dernière après avoir fait faillite dans une entreprise. Elle a été détenue pendant des mois pour son implication présumée dans sa mort.
 
Ses parents soupçonnaient qu’elle était mêlée à sa mort, a-t-elle expliqué, niant toute implication.
 
Hogir Aziz, porte-parole de la police d’Erbil, a déclaré à Rudaw qu’ils avaient ouvert une enquête sur les coups de couteau de Hussein et qu’un mandat d’arrêt avait été émis contre son frère.
 
La jeune femme a déclaré que plusieurs de ses enfants étaient morts. Aujourd’hui, elle est la mère d’une fille de cinq ans.
 
Le vice-Premier ministre de la région du Kurdistan, Qubad Talabani, a déclaré dans un tweet mercredi soir qu’il était « consterné et indigné par une nouvelle attaque contre une femme par un membre de la famille, cette fois à Erbil », et qu’ « il n’y a aucune excuse pour la violence faites aux femmes.”
 
Il a ajouté que le ministre de l’Intérieur de la Région et les forces de sécurité « font tout pour traduire ce criminel en justice ».
 
Plusieurs féminicides ont été signalés récemment dans la région du Kurdistan malgré les efforts de la région pour mettre fin à la violence sexiste et aux soi-disant crimes d’honneur.
 
Une femme aurait été tuée par son mari à Erbil le 9 mai pour un désaccord sur des « problèmes familiaux ».
 
« Nous devons intensifier nos efforts pour remettre en question la masculinité toxique et les normes sociales patriarcales qui continuent d’engendrer la violence. Ensemble, nous devons plaider pour la poursuite des auteurs et le renforcement de la loi de la région du Kurdistan pour lutter contre la violence domestique », a exhorté une déclaration de février de la Fondation SEED, une ONG basée à Erbil.