PARIS – Le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) a publié le programme de la deuxième édition du Festival culturel kurde de Paris qui aura lieu du 6 au 12 mai 2023. Au menu: défilé folklorique, musique, atelier de contes pour enfants, pièces de théâtre, danses, expositions, dessins, projections de films, concert et cuisine kurde. Hormis la pièce de théâtre « Gûl Bê Strî Nabê » et le concert final du 12 mai, tous les événements sont en entrée gratuite.
Voici le programme du festival culturel kurde de Paris de 2023:
6 mai, Ouverture du festival13h, manifestation culturelle et défilé traditionnel
Le Festival commencera en musique et couleurs avec un défilé folklorique depuis le 16 rue d’Enghien jusqu’à la Mairie du 10e arrondissement de Paris. Tout au long du parcours, le Govend (danse folklorique) et la musique seront au rendez-vous pour animer la parade. Tenues traditionnelles kurdes conseillées pour celles et ceux qui en ont ou qui peuvent s’en procurer.
13h, au centre culturel kurde Ahmet Kaya16 rue d’Enghien, 75010 Paris15h, cérémonie d’inauguration, Mairi du 10e
La cérémonie d’inauguration aura lieu dans la salle des fêtes de la Mairie du 10ème arrondissement de Paris. Elle débutera par un discours d’accueil, suivi d’un concert de musique avec la chanteuse et musicienne Meral Alkan et le chanteur Ulaş Kelaşîn. La soirée se poursuivra avec une représentation théâtrale et musicale mettant en scène le Govend (danse folklorique).
Mairie du 10e arrondissement de Paris72 Rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris7 mai:12h, Brunch traditionnel kurde
La deuxième journée du Festival culturel kurde de Paris propose une expérience gastronomique inoubliable avec un brunch de mets traditionnels kurde. Découvrez les saveurs authentiques de la cuisine kurde, réputée pour ses plats copieux et épicés. Le brunch sera servi dans une ambiance conviviale et festive, offrant une occasion unique de rencontrer les autres participants et de discuter de la culture kurde. Ne manquez pas cette opportunité de goûter à l’hospitalité légendaire des Kurdes et de découvrir leur patrimoine culinaire riche et varié.
Centre culturel kurde16, rue d’Enghien, 75010 Paris8 mai19h, Théâtre: « Gûl Bê Strî Nabê* »
La troisième journée du Festival sera consacrée au théâtre. La pièce de théâtre en kurde, « Gûl Bê Strî Nabê » (Il n’y a pas de rose sans épines) est jouée par la compagnie Teatra Arin qui a été fondée il y a trois années par six comédiens membres du mouvement culturel kurde (TEV-ÇAND) à Paris. Il s’agit d’une comédie en un acte écrite par Şaliko Bêkes, un écrivain kurde de Russie. « Gûl Bê Strî Nabê » a été mis en scène par Saniye Tunç, une ancienne élève du centre culturel kurde Mezopotamya (Navenda Çanda Mezopotamya)
Avec les comédien.e.s:
Baran Yilmaz
Piya Colîne Celik
Sefiq Yildiz
*Initialement, les organisateurs du festival culturel kurde avait invité la troupe Şanoya Bajêr a Amedê venue de Diyarbakir, la capitale du Kurdistan, pour une adaptation en kurde de « Tartuffe », la célèbre pièce de Molière. Mais les acteurs de la troupe Yavuz Akkuzu, Özcan Ateş, Hamsena Özbey et Sadettin İnal ont été arrêtés lors des rafles politiques menés par le régime turc le 25 avril dernier à Diyarbakir (Amed), contraignant un changement de programme à la dernière minute.
Salle André Malraux29 rue Taillepied, 95200 Sarcelles
Points de vente des billets:
CDK-Paris, 16 rue d’Enghien, 75010 Paris
CDK- Arnouville, 11 rue Jean Jaurès 95400 Arnouville
Centre démocratique franco kurde-93 (174 Avenue Henrie barbusse 93700 Drancy
9 mai19h, Soirée musicale avec buffet kurde
La ville de Bobigny accueille le festival le temps d’une soirée musicale qui s’annonce comme un moment de divertissement et de partage. Une soirée animée par plusieurs artistes locaux, dont des Dengbêj (bardes kurdes), et agrémentée d’un buffet de spécialités culinaires kurdes.
SALLE PABLO NERUDA31 Avenue du Président Salvador Allende, 93000 Bobigny10 maiAtelier enfants et projection documentaire
À partir de 11h, au CDK-Paris
Le festival ne se limite pas aux adultes et propose également une activité pour les plus jeunes. Un atelier leur est spécialement dédié dans les locaux du Centre démocratique du Kurdistan-Paris, où ils pourront s’initier à des jeux traditionnels, découvrir des instruments de musique et écouter des contes. Au cours de cette activité, les enfants pourront participer à un parcours de jeux, assister à une projection ainsi qu’à différents ateliers de musique et de création.
19h, Projection du documentaire “Darên bi tenê”
Le soir du 10 mai sera l’occasion de découvrir le documentaire “Darên bi tenê », un film fascinant qui explore l’héritage musical des “Dengbêj” (chanteurs, poètes et conteurs) de la région de Rojava, dans le nord de la Syrie. Avec des paysages poétiques époustouflants et des histoires de chants kurdes et assyriens qui racontent l’histoire d’amour et de souffrance de cette région semi-autonome, le film rend hommage aux hommes et aux femmes qui perpétuent les histoires, les danses, l’héritage et la vie des habitants du Rojava à travers leurs chansons.
Centre culturel kurde
16 rue d’Enghien, 75010 Paris
11 mai19h Expo-vernissage « Jin, jiyan, azadî »
PARIS – Dans le cadre du Festival culturel kurde de Paris, la Médiathèque Françoise Sagan accueille l’exposition féministe « jin, jiyan, azadî » des artistes Asli Filiz, Sarya Kaya et Soniya Ahmed du 6 au 12 mai 2023.
L’expo « Jin, Jiyan, Azadi » (Femme, Vie, Liberté) réunissant les photos et dessins des trois artistes kurdes explore la place des femme dans la société kurde, leur lutte pour la liberté et leur rôle dans la préservation de la culture kurde.
Médiathèque Françoise Sagan8 rue Léon Schwartzenberg75010 PARIS12 mai
19h, Concert final, Salle Gaveau
Le festival culturel kurde de Paris sera clôturé le vendredi 12 mai par un concert exceptionnel réunissant le groupe Bajar, les musiciens Ruken Yilmaz et Mehmet Atli. Les billets du concert sont en vente sur le site de la salle Gaveau. (Billet à acheter ici)
Salle Gaveau45 Rue La Boétie, 75008 Paris
PARIS – Dans le cadre du Festival culturel kurde de Paris, la Médiathèque Françoise Sagan accueille l’exposition féministe « jin, jiyan, azadî » des artistes Asli Filiz, Sarya Kaya et Soniya Ahmed du 6 au 12 mai 2023.
L’expo « Jin, Jiyan, Azadi » (Femme, Vie, Liberté) réunissant les photos et dessins des trois artistes kurdes explore la place des femme dans la société kurde, leur lutte pour la liberté et leur rôle dans la préservation de la culture kurde.
le tableau « la fille kurde heureuse » d’Asli FilizVernissage le jeudi 11 mai, à 19 heuresAdresse:Médiathèque Françoise Sagan8 rue Léon Schwartzenberg75010 PARIS
L’héritage kurde est célébré par la créatrice Lara Dizeyee dans sa nouvelle gamme de Haute Couture féminine.
« J’ai commencé à concevoir ma propre ligne de couture kurde après avoir passé trop de temps à ne pas trouver les bons modèles, imprimés et styles qui pourraient capturer et exprimer pleinement la richesse de la culture kurde. Mes créations expriment et reflètent mes sentiments envers ma patrie et montrent à quel point les vêtements traditionnels kurdes peuvent être beaux.Je suis fière d’être kurde, donc ma ligne de couture est conçue avec un sentiment de fierté et d’appréciation. En utilisant des tissus soigneusement sélectionnés et d’autres matériaux du monde entier, chaque costume que je conçois est unique en son genre et adapté à l’individu. Chaque pièce est unique », déclare Lara Dizeyee sur son site de mode portant son nom et qui a attiré l’attention du magazine Vogue Arabia qui affirme que « l’héritage kurde est célébré par la créatrice Lara Dizeyee dans sa nouvelle gamme de haute couture kurde qui a pris d’assaut l’Irak ».Lara Dizeyee, via Vogue Arabia
Le travail de Dizeyee illustre les motifs complexes et colorés qui ont défini la mode kurde au fil des siècles. Chaque pièce est conçue de manière unique pour refléter « à quel point les vêtements kurdes peuvent être beaux ».
Née dans la région du Kurdistan en Irak, la marque de vêtements Lara Dizeyee fait un clin d’œil à la tradition, aux racines et aux valeurs tout en jouant sur l’imagination de la femme kurde moderne. Elle est typiquement tournée vers l’avenir. « Chaque pièce de sa collection s’inspire non seulement de la riche histoire des traditions kurdes et des connaissances transmises de génération en génération, mais présente également son flair et son penchant pour sortir des sentiers battus », ajouté Vogue Arabia.
Après avoir obtenu un diplôme en relations internationales aux États-Unis, Dizeyee est retournée au Kurdistan irakien, où elle a passé de nombreuses années à développer ses compétences dans l’industrie pétrolière et dans l’administration publique, notamment en tant que directrice des ressources humaines à l’Université américaine d’Irak, à Suleymaniah. Avec un esprit d’entrepreneuse, Dizeyee a s’est engagée dans le lancement d’une nouvelle entreprise de ligne de vêtements féminins. (Medya News)
Le film d’animation « Camarades de Jîna Amini » réalisé par des militantes kurdes d’Iran sera projeté à Sydney lors du festival du film « Love, Art and Revolution » qui a lieu du 27 au 29 avril.
L’incroyable esprit de résistance et de rébellion exprimé dans « Camarades de Jîna Amini » illustre la puissance de l’idée que la libération des femmes est au cœur de toute véritable lutte pour la libération humaine aujourd’hui. C’est une idée qui ébranle les fondements à la fois du régime islamiste despotique en Iran et du régime d’Erdoğan en Turquie.
Le court métrage d’animation réalisé par un groupe de femmes et d’artistes à Rojhilat (Kurdistan oriental) en Iran, « Rêhevalên Jîna Aminî (Camarades de Jîna Amini) », sera projeté au Festival du Film « Love, Art and Revolution » qui aura lieu à Sydney, en Australie, du 27 au 29 avril.
Jîna Mahsa Amini est devenue le symbole de la révolution féministe en cours en Iran après être tuée par la police des mœurs à Téhéran pour un voile « non conforme » en septembre 2022.
Son meurtre a déclenché un soulèvement populaire qui continue de défier le régime fondamentaliste islamique despotique en Iran sous le slogan désormais emblématique : « Jin Jiyan Azadî (‘Femme, vie, liberté) ». (Medya News)
« Camarades de Jîna Amini » a été réalisé par des femmes artistes kurdes du Kurdistan iranien en soutien au Parti de la gauche verte (Yeşil Sol Parti) à la veille des élections turques du 14 mai.
Le film d’animation montre une femme née d’une feuille d’arbre, marchant avec un drapeau violet à la main parmi des femmes qui scandent « Jin, Jiyan, Azadi » (Femme, Vie, Liberté) et protestent contre le régime iranien, Kawa le forgeron (le héro de la mythologie kurde qui a libéré le peuple kurde des mains du tyran Dehak) ainsi que des femmes et hommes qui dansent des rondes folkloriques kurdes.
A mesure que la femme court de branche en branche, les bourgeons s’ouvrent et verdissent l’arbre qui se transforme alors en logo du Parti de la gauche verte.
A la fin du film d’animation, on peut lire la phrase « Em rêhevalên Jîna Aminî ne (Nous sommes les camarades de Jina Amini) ».
TURQUIE / KURDISTAN – Lors des élections présidentielles et législatives turques du 14 mai 2023, plus de 64 millions d’électeurs, y compris ceux des régions kurdes de Turquie et de la diaspora, auront le choix entre le président sortant Erdogan soutenu par l’Alliance populaire réunissant le parti d’extrême-droite MHP et le parti islamiste Hudapar accusé d’être la branche politique d’Hezbollah turc, ou Kılıçdaroğlu soutenu par l’Alliance de la nation (ou Table des six) réunissant les forces progressistes, la gauche et les Kurdes, ainsi que le parti de l’extrême-droite IYI. Entre ces deux camps, il y a deux candidats outsiders: Sinan Oğan, un ancien du MHP, et Muharrem Ince du CHP qui prendront surtout les votes de Kiliçdaroglu, d’après les sondages qui prévoient un deuxième tour pour les élections présidentielles turques.
Deux sondages récents suggèrent que les élections présidentielles turques pourraient se diriger vers un second tour, car ni le président Recep Tayyip Erdoğan ni son principal rival Kemal Kılıçdaroğlu n’obtiennent plus de 50 % des voix, écrit le site Bianet qui poursuit: « La société de sondage Aksoy a interrogé 1 067 personnes entre le 1er et le 8 avril, montrant Kılıçdaroğlu avec 47,8 % des voix et Erdoğan avec 38,4 %. Muharrem İnce, qui s’est présenté à la présidence en tant que candidat du CHP aux élections de 2018, obtient 9 % des voix, tandis que le candidat d’extrême droite Sinan Oğan obtient 4,8 %.[En parallèle à ce sondage] la société de sondages MAK a réalisé une autre enquête entre le 10 et le 16 avril auprès de 5 750 personnes dans 52 provinces, [qui disent voter pour] Kılıçdaroğlu avec 47,8 %, Erdoğan avec 43,7 %, Muharrem İnce avec 3,4 % et Sinan Oğan avec 4 %.Si aucun des candidats ne parvient à obtenir plus de 50 % des voix, un second tour aura lieu deux semaines après le premier tour.Les candidats outsidersLes deux sondages suggèrent que la présence de deux candidats outsiders, İnce et Oğan, qui prennent principalement des voix à Kılıçdaroğlu, est la raison pour laquelle les élections ne se termineront pas après le premier tour. Si l’élection présidentielle connait un second tour, le résultat de l’élection législative sera crucial, car le candidat dont le camp obtiendra la majorité aura un avantage important.Les élections législatives devraient être très disputées entre l’AKP au pouvoir et le principal parti d’opposition, le CHP, selon les sondages.L’AKP reste le parti le plus populaire, avec un soutien allant de 33,1 % à 35,8 %, tandis que le soutien du CHP varie de 29,1 % à 30,6 %.Parmi les autres partis qui devraient obtenir un soutien important il y a le parti İYİ, le Parti de la gauche verte (Yesil Sol Parti, créé pour remplacer le parti HDP menacé par une interdiction imminente), et le MHP, parti d’extrême-droite allié à Erdogan. Les deux sociétés de sondages prédisent que le résultat de l’élection parlementaire sera crucial en cas de deuxième tour d’élections présidentielles, car le candidat dont le camp obtiendra la majorité aura un avantage. »
TURQUIE – La députée kurde-yézidie, Feleknas Uca a soumis une proposition de loi au Parlement turc pour la reconnaissance du génocide yézidi commis par DAECH à Shengal en août 2014. Jusqu’à présent, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne ont reconnu officiellement le génocide yézidi.
Feleknas Uca, députée de Batman pour le Parti démocratique du peuple (HDP), a présenté une proposition de loi au parlement turc à l’occasion du huitième anniversaire du massacre des Yézidis commis à Shengal, dans le nord de l’Irak, et a proposé que la Turquie reconnaisse ce massacre comme un génocide.
Le massacre des Yazidis commis par le groupe terroriste État islamique (EI/ DAECH/ISIS) dans la région de Sinjar, dans le nord de l’Irak, a été reconnu comme un génocide par la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne.
« La Turquie devrait assumer la responsabilité de protéger le peuple yézidi »
Feleknaz Uca a déclaré dans sa proposition : « En tant qu’un des pays abritant une partie des terres saintes de l’ancienne société yazidie, la Turquie devrait prendre ses responsabilités afin d’empêcher l’extinction de la croyance et de la culture yézidies par des massacres et des génocides. (…) « Malheureusement, le monde a tardé à identifier le génocide du peuple Ezidi. La Turquie, l’une des patries des Yézidis, n’a pas encore reconnu le génocide perpétré par l’organisation terroriste appelée DAECH dans la région de Sinjar et Şêxan où vivaient 800 à 900 000 Kurdes yézidis. La Turquie devrait reconnaître ce génocide (…) et jouer son rôle historique en menant une lutte efficace contre l’État islamique. »
Le projet de loi soumis au parlement par la députée du HDP se lit comme suit : « La Turquie reconnaît la violence systématique de l’organisation terroriste DAECH, où des dizaines de milliers de Yazidis ont été tués, des centaines de milliers poussés à l’exil, cinq à sept mille femmes yézidis et des enfants ont été capturés, des enfants yézidis assimilés, dans le but de faire disparaître l’identité et la croyance yézidis en tant que génocide et crime contre l’humanité. »
Bianet
PARIS – Après la première édition réussie du Festival culturel kurde de Paris en 2022, venez de nouveau voyager à travers le Kurdistan lors de sa deuxième édition qui aura lieu en Ile de France, du 6 au 12 mai 2023. Au programme du festival organisé par le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F): défilé folklorique, musique, atelier de contes pour enfants, pièces de théâtre, danses, expositions, dessins, projections de films, concert et cuisine kurde. (Programme complet à venir prochainement.)
Le CDK-F invite le public à assister aux événements culturels proposés lors du festival:« Le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F), en collaboration avec l’Institut de Réflexion et d’Études sur le Kurdistan (IREK), l’association Arts et Culture du Kurdistan (ACK), l’association France-Kurdistan et la Fondation Danielle Mitterrand, organise la deuxième édition du Festival culturel kurde de Paris, parrainée par la ville de Paris et de son 10e arrondissement, ainsi que les communes de Bobigny et de Sarcelles.Ce festival inédit se tiendra du 6 mai 2023 au 12 mai 2023 à Paris et dans d’autres villes d’Île-de-France. Il est conçu pour offrir une opportunité de découvrir la culture kurde et son riche patrimoine culturel qui est menacé. Ce festival a pour but de promouvoir et de partager cette culture afin de mieux la faire connaître.Le Kurdistan, une région située au cœur de la Mésopotamie, abrite une diversité de peuples avec un patrimoine culturel plurimillénaire. Les Kurdes y sont le groupe le plus important, mais on y trouve également des Assyriens, des Arméniens, des Arabes et des Turkmènes. Cette région a vu naître l’agriculture et les premières civilisations.Bien que le Kurdistan traverse quatre États, il n’a jamais été une entité indépendante ou juridiquement reconnue, ce qui explique que l’héritage kurde, assyrien et arménien soit revendiqué par les États qui occupent ce territoire (Turquie, Irak, Iran et Syrie).Le festival proposera une programmation variée avec des représentations artistiques, des expositions culinaires, des projections de films, des discussions et des ateliers pour enfants. Un atelier d’initiation aux contes et aux jeux traditionnels kurdes sera également organisé pour les plus jeunes. Enfin, le dernier jour du festival sera couronné par un grand concert avec la participation de chanteurs kurdes de renommée internationale. Venez nombreux découvrir l’une des plus anciennes cultures de la Mésopotamie lors de cette deuxième édition du Festival culturel kurde de Paris ! »Programme du festival culturel kurde de Paris, édition 2023Ouverture du Festival : Défilé culturel
Le Festival commencera en musique et couleurs avec un défilé folklorique depuis le 16 rue d’Enghien jusqu’à la Mairie du 10e arrondissement de Paris. Tout au long du parcours, le Govend (danse folklorique) et la musique seront au rendez-vous pour animer la parade. Tenues traditionnelles kurdes conseillées pour celles et ceux qui en ont ou qui peuvent s’en procurer.
Samedi 6 mai, 13h
Départ du Centre démocratique du Kurdistan
16 Rue d’Enghien 75010 Paris
Cérémonie d’inauguration
La cérémonie d’inauguration aura lieu dans la salle des fêtes de la Mairie du 10ème arrondissement de Paris. Elle débutera par un discours d’accueil, suivi d’un concert de musique, avec la chanteuse et musicienne Meral Alkan et le chanteur Ulaş Kelaşîn. La soirée se poursuivra avec une représentation théâtrale et musicale mettant en scène le Govend (danse folklorique)
Samedi 6 mai, 15h
Salle des fêtes de la Mairie de Paris 10
72 Rue du Faubourg Saint-Martin 75010 Paris
Entrée libre
Brunch traditionnel kurde
La deuxième journée du Festival culturel kurde de Paris propose une expérience gastronomique inoubliable avec un brunch de mets traditionnels kurde. Découvrez les saveurs authentiques de la cuisine kurde, réputée pour ses plats copieux et épicés. Le brunch sera servi dans une ambiance conviviale et festive, offrant une occasion unique de rencontrer les autres participants et de discuter de la culture kurde. Ne manquez pas cette opportunité de goûter à l’hospitalité légendaire des Kurdes et de découvrir leur patrimoine culinaire riche et varié.
Dimanche 7 mai, 12h
Centre démocratique du Kurdistan
16 Rue d’Enghien 75010 Paris
Entrée libre
Théâtre: « Tartuffe », par la troupe Sanoya Bajêr a Amedê
La troisième journée du Festival sera consacrée au théâtre. La troupe Şanoya Bajêr a Amedê, venue de la capitale kurde de Diyarbakir, interprétera une adaptation en kurde du « Tartuffe », la célèbre pièce de Molière.
Fondé en 1990, Şanoya Bajêr a Amedê (Le théâtre de la ville de Diyarbakir) poursuit ses créations et représentations dans un contexte de répression permanente. En 2016, la compagnie a été privée de sa salle de théâtre et de ses subventions par décision du gouvernement turc. Mais cela ne l’a pas empêchée de continuer son activité. Son existence même témoigne de la résilience des structures artistiques kurdes en Turquie et de leur travail remarquable pour faire vivre la culture et la langue kurdes.
Lundi 8 mai, 19h
Salle André Malraux
29 rue Taillepied 95200 Sarcelles
Points de vente des billets:
CDK-Paris (16 rue d’Enghien, 75010 Paris)
CDK- Arnouville (11 rue Jean Jaurès 95400 Arnouville)
Centre démocratique franco kurde-93 (174 Avenue Henrie barbusse 93700 Drancy)
Soirée musicale avec buffet kurde
La ville de Bobigny accueille le Festival le temps d’une soirée musicale qui s’annonce comme un moment de divertissement et de partage. Une soirée animée par plusieurs artistes locaux, dont des Dengbêj (bardes kurdes), et agrémentée d’un buffet de spécialités culinaires kurdes.
Mardi 9 mai, 19h
Salle Pablo Neruda – Mairie de Bobigny
31 avenue du Président Salvador Allende 93000 Bobigny
Entrée libre
Atelier enfants
Le festival ne se limite pas aux adultes. Il propose également des activités pour les plus jeunes. Des animations leur sont spécialement dédiées dans les locaux du Centre démocratique du Kurdistan-Paris, où ils pourront s’initier à la langue kurde à travers des jeux ludiques, apprendre des jeux traditionnels, s’essayer à la musique, la danse et les arts plastiques. Les enfants seront pris en charge par des animatrices expérimentées. Au programme: parcours de jeux, ateliers de musique et de création, sans oublier l’indispensable pause déjeuner.
Mercredi 10 mai, à partir de 12h
Centre démocratique du Kurdistan
16 Rue d’Enghien 75010 Paris
Entrée libre
Projection de “Darên Bi Tenê”, un documentaire sur les Dengbêj
Le soir du 10 mai sera l’occasion de découvrir le documentaire “Darên bi tenê” (Les arbres solitaires), un film fascinant qui explore l’héritage musical des “Dengbêj” (chanteurs, poètes et conteurs) de la région du Rojava, dans le nord de la Syrie.
Avec des paysages poétiques époustouflants et des chants kurdes et assyriens sur l’amour, la guerre, la souffrance, la résistance, le documentaire réalisé par la Commune du Film du Rojava rend hommage aux hommes et aux femmes qui transmettent de génération en génération une littérature orale extrêmement riche et vivante, et perpétuent à travers les siècles les histoires, les danses et l’héritage culturel des habitants du Rojava.
Mercredi 10 mai, 19h
Centre démocratique du Kurdistan
16 Rue d’Enghien 75010 Paris
Entrée libre
Expo dessins “Jin Jiyan Azadî”
Le festival culturel kurde de Paris se poursuit avec une exposition de dessins fascinante mettant à l’honneur trois artistes femmes kurdes : Asli Filiz, Sarya Kaya et Soniya Ahmed.
Cette exposition intitulée “Jin, Jiyan, Azadi” (Femme, Vie, Liberté), explore la place de la femme dans la société kurde, sa lutte pour la liberté et son rôle dans la préservation de la culture kurde.
Les œuvres exposées sont le fruit d’une réflexion profonde et d’une expérience personnelle, offrant ainsi une vision unique et émouvante de la vie des femmes kurdes.
Venez découvrir ces magnifiques dessins qui célèbrent la force et la résilience des femmes kurdes.
L’expo peut être visitée jusqu’au 17 mai
Vernissage jeudi 11 mai, à partir de 19h
Jeudi 11 mai, 19h
Médiathèque Françoise Sagan
8 Rue Léon Schwartzenberg 75010 Paris
Entrée libre
Concert final
La journée finale du Festival culturel kurde de Paris promet d’être un événement exceptionnel, avec un grand concert réunissant des artistes kurdes confirmés et réputés issus de diverses traditions musicales. Ce sera l’occasion de découvrir et de célébrer la richesse culturelle de la communauté kurde, tout en profitant d’un spectacle musical inoubliable. Venez nombreux pour vivre cette expérience unique et vous laisser emporter par la passion et l’énergie de ces artistes talentueux !
Vendredi 12 mai
Ouverture des portes: 19h
Début du concert: 20h
Salle Gaveau
45 rue La Boétie 75008 Paris
Bajar
Le groupe Bajar présente un mélange unique de traditions musicales du Moyen-Orient, de musique folk et rock, en mettant en avant la mixité culturelle comme une forme de rencontre dans la vie urbaine. Il partage des préoccupations sociales et politiques avec son public, notamment concernant la ghettoïsation, la discrimination culturelle et les normes culturelles nouvelles qui affectent les relations quotidiennes. Depuis 13 ans, Bajar poursuit son voyage musical en tant que groupe folk-rock kurde et contestataire.
Ruken YIlmaz
Issue d’une famille originaire de la région kurde de Siirt, Ruken Yılmaz est née à Istanbul en 1990. Elle a commencé à jouer de la guitare et à chanter dès son plus jeune âge et n’a pas tardé à faire ses débuts sur scène. Après avoir étudié au département de musique de l’université de Marmara en 2008, elle a rejoint le MKM (Centre culturel de Mésopotamie) où elle a joué et chanté dans plusieurs groupes et projets, avant de sortir en 2016 son premier album solo, « Zelî », suivi de plusieurs singles. En 2022, elle sort son deuxième album solo, « Sê Çiya ».
Mehmet Atli
Mehmet Atlı est un musicien, architecte et écrivain kurde né en 1975 à Diyarbakir au nord-Kurdistan. Il a commencé sa carrière musicale dans les années 1990 avec le groupe “Koma Dengê Azadî” et a depuis sorti plusieurs albums solo. Il chante en kurde et joue de la guitare, du luth et du saz. Il est issu de la tradition musicale de protestation et cherche une expression musicale liée aux processus d’urbanisation de la langue et de la société kurdes. Mehmet Atlı considère la composition et l’interprétation des chansons comme des libertés fondamentales. Il a participé à de nombreux festivals et concerts en Turquie, au Kurdistan, à Chypre et en Europe.
PARIS – A l’occasion du nouvel-an yézidi « mercredi rouge », l’Institut Kurde de Paris revient sur cette fête yézidie ancestrale et la présence au Kurdistan des minorités religieuses (chrétiens, Yarsan, Assyro-chaldéens, juifs…) persécutées du Moyen-Orient.
Voici le communiqué de l’institut kurde de Paris:« Les Kurdes de confession yézidie célèbrent ce 19 avril leur « mercredi rouge », une fête traditionnelle marquant le début du printemps et de l’année nouvelle.La fête est célébrée le premier mercredi du calendrier julien, qui est décalé de 13 jours par rapport au calendrier grégorien en usage actuellement un peu partout dans le monde. Ce calendrier est encore utilisé par les églises orthodoxes et celles d’Orient où, par exemple, le Noël est célébré le 7 janvier au lieu du 25 décembre. Jusqu’à une date récente le calendrier julien était assez couramment utilisé dans une grande partie du Kurdistan comme « calendrier kurde ».Cette année, le premier mercredi d’avril tombe au 19 avril. A cette occasion des festivités de « Mercredi Rouge » (Çarşema sor) sont organisées dans toutes les communautés yézidies du Kurdistan et de la diaspora (Arménie, Géorgie, Allemagne). La plus spectaculaire se déroule autour du Temple de Lalesh, situé dans la province de Dohuk au Kurdistan irakien et considéré comme « la Mecque » des Yézidis. A cette occasion les jeunes en habits traditionnels festifs bleus, couleur fétiche des Yézidis, portent des guirlandes de fleurs du printemps et fêtent l’événement par des danses. On colorie aussi des œufs durs, à l’instar des voisins chrétiens pour la Pâques appelée en kurde « fête de la Résurrection » (cejna vejînê ou qiyamê) connu aussi populairement sous le nom de « cejna hêkesore » (la fête des œufs rouges). Chez les Yézidis, les œufs teints en rouge en les faisant bouillir avec des oignons rouges, sont ensevelis dans des champs afin qu’il leur apporte abondance et fertilité.On ne sait pas si le nom de « mercredi rouge » chez les Yézidis vient de la couleur des oeufs teints en rouge à cette occasion ou des fleurs rouges comme les coquelicots qui couvrent soudainement les prairies en ce mois d’avril qu’ils considèrent comme « la reine de l’année ».Chez les autres Kurdes ainsi que chez les Iraniens le « mercredi rouge » est un jour important du calendrier qui correspond au dernier mercredi avant le Newroz célébré le 21 mars. Cette année, le mercredi rouge tombait le 15 mars. A cette occasion d’immenses feux sont allumés sur les places ou sur les hauteurs autour desquels on danse pour fêter la fin de la sombre saison d’hiver et pour fêter le printemps qui s’annonce. Le rouge de ce mercredi est la couleur du feu, objet de vénération dans le zoroastrisme qui a été, avant l’arrivée de l’islam, la religion dominante des Kurdes dont les ancêtres, les Mèdes, fournissaient le clergé, et de l’ensemble du monde iranien.Le yazidisme, dont le livre sacré, Mishefa Res (La Bible noire), les prières et les cantiques sont tous en kurde, contient de nombreuses survivances du zoroastrisme, du culte des Anges et du mithraïsme, antiques religions du monde iranien. Au fil des siècles, cette religion éclectique a également intégré des éléments du christianisme voire de l’islam même si les adeptes fondamentalistes de ce dernier stigmatisent les Yézidis comme des « Adorateurs du Diable » donc des « mécréants » à convertir ou à éliminer en cas de refus. C’est au nom de cette idéologie barbare que Daech a mené une véritable campagne génocidaire contre les Yézidis.Selon les estimations récentes, il y aurait actuellement environ 600.000 Yézidis au Kurdistan irakien, notamment dans la région de Sinjar (Sengal en kurde) il y a aussi d’importantes communautés yézidies en Syrie, en Turquie, en Géorgie et en Arménie.En dépit de tous les bouleversements démographiques intervenus au cours d’un 20ème siècle où les régimes nationalistes (turcs, arabes) ont fait beaucoup de dégâts, le Kurdistan demeure encore un « musée ethnographique » où des Sabéens aux Zoroastriens en passant par les Assyro-chaldéens et juifs parlant encore l’araméen, la langue du Christ, aux Fidèles de la Vérité (Ehli Heqq) et autres Yarsan, Alevis et diverses obédiences musulmanes ont réussi à survivre et à vivre ensemble.Après le Gouvernement du Kurdistan, le nouveau gouvernement irakien a affirmé vouloir préserver cette extraordinaire diversité. Il vient de faire un geste en direction des Yézidis en décrétant le « Mercredi Rouge » comme jour férié. »
TURQUIE – Hier, le politicien kurde tenu en otage par le régime turc depuis novembre 2016, Selahattin Demirtas a taclé l’économiste turc Ozgur Demirtas qui porte le même nom que lui et qui régulièrement rappelle qu’il n’ pas de lien de parenté avec l’otage kurde.
Le tweet de Selahattin Demirtas (partagé depuis un compte géré par ses avocats) taclant Ozgur [prénom signifiant « libre » en turc] Demirtas a été vu par plus de 45 millions de personnes, de quoi faire pâlir le président turc Recep Tayyip Erdogan qui a juré qu’il fera tout pour que Demirtas ne sorte jamais de la prison.
Demirtas a écrit dans son tweet: « Pourquoi sommes-nous devenus ainsi cousin? Parce que, tu es libre, moi, je suis otage?) »
L’économiste taclé par Selahattin Demirtas, plutôt que d’en rire, a de nouveau déclaré qu’il n’avait aucun lien de parenté avec lui et que le pays avait besoin de politiciens parlant des sujets sérieux du pays… Il n’a probablement pas compris le sens de l’humour du politicien kurde qui réussit à faire sourire des millions de personnes et imaginez s’il n’était pas derrière les barreaux ce qu’il réussirait à faire alors qu’on s’approche des élections présidentielles et législatives turques du 14 mai: solution politique à la question kurde et un modèle démocratique au lieu de la dictature islamiste…
L’Université du Rojava organise sa 3e conférence annuelle sur la liberté avec l’universitaire Alpa Shah qui sera interviewée par la chercheuse Dilar Dirik. L’événement aura lieu le 21 avril à 18 heures, heure de Bruxelles.
L’Institut des sciences sociales de l’Université du Rojava organise la série de conférences annuelles sur la liberté. La 3e conférence s’intitule « The Insurgent Jungles: Forest notes on the Naxalite Guerrillas and Indigenous People of India (Les jungles insurgées : notes forestières sur les guérilleros naxalites et les peuples autochtones de l’Inde) » et sera donnée par Alpa Shah, professeur d’anthropologie à la London School of Economics.
La conférence sera animée par la chercheuse Dilar Dirik.
L’événement aura lieu le 21 avril à 19 heures, heure du Rojava.
Shah parlera de son livre «Nightmarch: Among India’s Revolutionary Guerrillas (marche nocturne parmi les guérilleros révolutionnaires de l’Inde)», finaliste du prix Orwell 2019 pour l’écriture politique, du prix New India Book Foundation et lauréat du prix 2020 de l’Association for Political and Legal Anthropology.
La conférence sera également diffusée en direct sur la chaîne YouTube de l’Université du Rojava (à visionner ici).
Une interprétation simultanée de l’anglais vers le kurde sera assurée.
ANF