ROJAVA. La Turquie tue 3 combattants syriaques

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SYRIE / ROJAVA – Depuis ce matin, les drones turcs mènent des attaques sanglantes dans la région de Derîk où de nombreuses voitures et une épicerie ont été touchées. Les drones ciblent également les secours. On assiste à un carnage en direct. Jusqu’à présent, les attaques turques ont ciblé le village de Xanikê, Khana Seri et quatre véhicules devant la station service de Derîk. On dénombre au moins trois morts et deux blessés, tous membres des Forces de sécurité syriaques (Sutoro). Une des attaques visé quatre véhicules, dont un appartenant aux Forces de sécurité syriaques (Sutoro), à l’entrée de Dayrik (Derik/Malikiyah), près de Hassaké. L’attaque a entraîné le martyre de trois membres de Sutoro, à savoir Sharbel Naim Saliba, Jamil Hanna Hanna et Muzaffar Muhammad Muhammad, selon le site SyriacPress. Deux autres membres de Sutoro, George Shimon Youkhanna et Danny Samir Khalaf, ont été blessés lors de l’attaque. « Alors que le monde entier parle de la Russie, de l’Ukraine, d’Israël et de la Palestine, l’État turc tue chaque jour des Kurdes innocents au Rojava. La Turquie continue de commettre des crimes de guerre sous les yeux de tous », a écrit sur X (ancien Twitter) Zeynep Boran, une journaliste basée au Rojava.

ROJAVA. Série d’attaques de drones à Derik

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SYRIE / ROJAVA – Depuis ce matin, les drones turcs mènent des attaques sanglantes dans la région de Derîk où de nombreuses voitures et une épicerie ont été touchées. Les drones ciblent également les secours. On assiste à un carnage en direct. Jusqu’à présent, les attaques turques ont ciblé le village de Xanikê, Khana Seri et trois véhicules devant la station service de Derîk. « Alors que le monde entier parle de la Russie, de l’Ukraine, d’Israël et de la Palestine, l’État turc tue chaque jour des Kurdes innocents au Rojava. La Turquie continue de commettre des crimes de guerre sous les yeux de tous », écrit Zeynep Boran, une journaliste basée au Rojava.

ROJAVA. Un drone turc cible trois véhicules à Derîk

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SYRIE / ROJAVA – Ce matin, un drone turc a ciblé trois voitures près d’une station de service de Derîk, dans la province de Hassaké. Un véhicule qui voulait secourir les blessés a également été ciblé par le drone. On craint un nombre élevé de victimes. Après l’attaque, une patrouille russe s’est rendue sur les lieux. Mais cela fait des années que la Russie, comme les Etats-Unis, permettent à la Turquie de massacrer les Kurdes du Rojava en toute illégalité.

PARIS. Atelier artistique sur la mémoire sociale kurde et l’art

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PARIS – L’Institut kurde de Paris invite les personnes s’intéressant à l’histoire kurde moderne, l’anthropologie visuelle, les études sur la mémoire et la narration à prendre part à un atelier artistique sur la mémoire sociale kurde qui aura lieu les 7, 8 et 9 mars prochains au siège de l’Institut kurde de Paris. Les œuvres créées pendant l’atelier seront exposées en juin 2024. Voici les détails de l’événement publiés par l’Institut kurde: Vous souhaitez travailler de manière créative avec un expert en droits de l’homme, un conservateur et un groupe de personnes partageant les mêmes idées sur la mémoire sociale kurde et l’art en mars ? Nous vous invitons à prendre part au projet ZOZAN – Investigations sur la mobilité et à participer à un atelier avec Melis Kaya. Date : 7 au 9 mars 2024, 7 et 8 mars 13h – 19h, 9 mars 10h – 18h Exposition des résultats : Juin 2024 Lieu : Institut kurde de Paris, 106 Rue La Fayette, 75010 Paris Conditions de participation : Intérêt pour l’histoire kurde moderne, l’anthropologie visuelle, les études sur la mémoire et la narration. Le matériel sera fourni par l’équipe du projet et le conservateur. Consentement à la documentation et à la publication du processus de travail et des résultats. L’atelier se déroulera en anglais. Nous vous demandons d’apporter votre « sac à souvenirs » (avec des photos, des objets, des tissus, des articles, …) le deuxième jour. Information et inscription : workshop@fikp.org Lien du projet : https://www.oeaw.ac.at/en/isa/research/islamic-middle-east/zozan-investigations-on-mobility-through-multimedia-documentations-art-interventions-art-based-research-and-representations ZOZAN est un terme kurde qui signifie pâturage d’été. Il fait référence au mode de vie traditionnel de l’élevage sur les pâturages de montagne, à une vie mobile dans une relative liberté. Le projet de recherche artistique ZOZAN combine trois domaines thématiques : Mobilités passées et présentes Patrimoine culturel et production artistique Identités, formes de mémoire et de représentation dans les espaces transnationaux. ZOZAN prend comme point de départ deux collections multimédias complètes sur les sociétés kurdes créées entre 1968 et 2019. La collection Werner Finke et la collection Mehmet Emir se situent à l’intersection de l’art et de l’anthropologie sociale et reflètent les modes de vie traditionnels et les transformations sociopolitiques. L’équipe de ZOZAN (Maria Six-Hohenbalken, Mehmet Emir, Eva Kolm, Eva Stockinger) organise neuf interventions artistiques basées sur la documentation multimédia de Finke et Emir. Des artistes expérimentés sont invités à s’engager dans les collections et à réaliser une œuvre artistique. Ils dirigeront chacun un atelier avec un groupe de participants invités. De cette manière, différents publics sont inclus dans les formes de présentation qui englobent les collections ainsi que l’engagement actuel de ZOZAN avec les thèmes. L’équipe ZOZAN réalisera une documentation audiovisuelle détaillée des ateliers et organisera plusieurs conférences. Les œuvres d’art et les processus de travail seront présentés au public international dans le cadre d’expositions individuelles dans différents espaces d’exposition et, enfin, dans le cadre d’une exposition globale. Parallèlement, une brochure de plusieurs pages sera produite pour chaque atelier, qui sera ensuite incluse dans un catalogue. En regardant le sol du point de vue de l’« apatridie » au premier plan, on ne voit que le chemin de la mémoire « officielle », peut-être même l’obligation de « démembrer » les choses. L’objectif de cet atelier est de créer un nouvel espace de mémoire tridimensionnel sur l’expérience de l’identité kurde à travers les archives de l’histoire kurde moderne et la mémoire personnelle. Melis Kaya encouragera les participants à documenter ou à rétablir leurs souvenirs collectifs ou personnels, qui ont été confisqués par l’historiographie officielle ou les pouvoirs en place sur un simple tableau blanc, à partir des collections photographiques de Werner Finke et Mehmet Emir et en utilisant des instruments multimédias, des arts, de la littérature, des sciences sociales et des archives écrites. L’atelier ZOZAN 8 bénéficiera des archives multimédias et de la bibliothèque de l’Institut kurde, la plus grande bibliothèque kurde d’Europe. Nous souhaitons faire une nouvelle lecture de l’histoire et de la mémoire en nous concentrant sur les faits à partir desquels nous construisons nos propres identités en dehors de ce qui nous est enseigné, imposé ou même exposé. L’Atelier ZOZAN 8 est une coopération entre l’Institut d’anthropologie sociale de Vienne, l’Académie autrichienne des sciences (Österreichische Akademie der Wissenschaften) et l’Institut kurde de Paris. For English : https://www.institutkurde.org/images/mediapdf/68PFXSMHJE.pdf

IRAN. Un kolbar kurde abattu par les gardes-frontières iraniens

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IRAN / ROJHILAT – Le 26 février, des gardes-frontières iraniens ont tiré sur un groupe de kolbars dans les zones frontalières de Baneh, dans la province du Kurdistan, entraînant la mort de Jafar Faraji, un kolbar de 40 ans originaire de la ville de Saqqez. Le Réseau des droits humains du Kurdistan (KHRN) a appris que les gardes-frontières avaient ouvert le feu sur les kolbars sans sommation et à bout portant. Le corps de Faraji, 40 ans, père de deux enfants, a ensuite été transporté à l’hôpital Salahuddin Ayoubi de Baneh.

IRAN. Les pasdarans tuent un civil kurde à Sardasht

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IRAN / ROJHILAT – Kaveh Sarraf, un commerçant de Sardasht (province d’Ourmia) et père de trois enfants, a été tué par des tirs directs des pasdarans (CGRI). Selon les informations obtenues par l’ONG Hengaw, le mardi 27 février 2024, les forces iraniennes ont tué Kaveh Sarraf près du village de Savan dans le comté de Sardasht. Les forces du CGRI ont poursuivi la voiture de Sarraf et l’ont directement visé avec un fusil de combat (AK-47). Kaveh Sarraf habitait le village de Gora Shir, et père de trois enfants.

PARIS. L’association Rien K’elles mobilisée pour les étudiantes du Rojava

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PARIS. Le 8 mars 2024, à l’occasion de la journée internationale pour les droits des femmes, l’association de femmes franco-kurdes, Rien K’Elles organisent deux événements à Paris, en lien avec les femmes du Rojava. Tout d’abord, Rien K’Elles* rendra hommage à Hevrîn Xelef, une femme politique kurde assassinée par des mercenaires de la Turquie le 12 octobre 2019 au Rojava alors qu’elle travaillait pour une Syrie démocratique, féministe et pluraliste. Pour la commémoration d’Havrin Khalaf, elle donne RDV aux femmes à 14h, place Gambetta, PARIS XXe. Le soir du 8 mars, toujours dans le XXe arrondissement de Paris, RienK’Elles organise un événement caritatif en faveur des étudiantes de l’Université du Rojava. Cette soirée aura lieu à partir de 19h, au café Babel, av. Ménilmontant.  
Affiche des événements de la journée du 8 mars
*Rien K’Elles est une toute jeune association créée par des entrepreneuses franco-kurdes qui a pour objet principal la promotion et la défense des droits des femmes et l’aide à l’éducation et à la formation des jeunes filles, à l’insertion et au développement professionnel.

TURQUIE. Les Alevis sont victimes de politiques d’assimilation centenaires

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TURQUIE – Le Congrès démocratique des peuples (HDK), la Commission des peuples et des croyances du DEM Parti et les associations alévies ont organisé une conférence intitulée « Les Alévis au 100e anniversaire de la République ». Les co-présidents du HDK Esengül Demir et Cengiz Çiçek, la coprésidente du parti kurde DBP, Çiğdem Kılıçgün Uçar et la coprésidente du parti DEM Tülay Hatimoğulları ainsi que de nombreuses personnes ont assisté à la conférence tenue au Centre culturel Cemil Candaş à Istanbul / Şişli. S’exprimant lors de la conférence « Les Alevis au 100e anniversaire de la République » tenue à Istanbul, Tülay Hatimoğulları, co-présidente du parti DEM, a déclaré que « la fermeture de la parenthèse de la République » par le gouvernement islamiste d’Erdogan menace « le mode de vie laïc et différent groupes de croyances ». Les Alévis ont été confrontés à de nombreux massacres, assimilations et oppressions tout au long de l’histoire de la République, a déclaré Hatimoğlulları, s’exprimant lors de la conférence. Hatimoğulları a indiqué que les Alévis résistent à ces impositions depuis un siècle, déclarant : « Nous sommes, et vous aussi, des soldats dans la lutte contre les massacres et l’oppression qui nous sont imposés depuis 100 ans, contre l’entente raciste et suprémaciste en Turquie ». Soulignant les efforts continus du gouvernement actuel pour poursuivre les politiques d’assimilation contre les Alévis par différentes méthodes, Hatimoğulları a poursuivi : « Le gouvernement de l’AKP a récemment lié les Cemevi (lieux de culte alévis) au ministère de la Culture et du Tourisme par le biais d’un projet de loi omnibus. Il faut également mentionner ÇEDES, le « Protocole de collaboration pour le projet de sensibilisation à l’environnement et de protection de mes valeurs » mis en œuvre dans les écoles. une croyance. Les Cemevi ne sont pas des lieux liés au ministère de la Culture et du Tourisme. Ce sont les lieux de culte des Alevis. Outre les politiques génocidaires et assimilationnistes mises en œuvre jusqu’à présent contre les Alevis, ils essaient maintenant une autre méthode en donnant du ciment aux cemevi comme cadeaux, déposant de l’argent sur leurs comptes bancaires et attribuant des salaires aux dede (chefs spirituels alévis) comme les imams. Les alévis n’accepteront jamais à ces méthodes.  (…) Nous obtenons ce consentement de notre communauté de croyance. Nous ne recherchons pas ce consentement de l’idéologie officielle de l’État ou du ministère, ni d’aucune bureaucratie. Nous n’accepterons jamais la tentative du gouvernement de saper ce consentement. Nous devons reconnaître que nous sommes confrontés à un grand danger. Tout le monde dans cette salle connaît très bien le but du projet ÇEDES. Nous sommes bien conscients de la manière dont l’idéologie développée à travers la synthèse turco-islamique vieille de 100 ans se manifeste dans l’éducation ; nous en payons le prix. Nous ne devons jamais accepter que cette idéologie, à travers le projet ÇEDES, soumette nos enfants à une telle pression et à une telle assimilation dans l’éducation. Nous devons lutter vigoureusement contre cela. Alors que nous entrons dans le deuxième siècle de la République, la vie laïque et les groupes de croyance sont menacés en raison à la compréhension du gouvernement de « fermer la parenthèse de la République ». Nous devons déployer des efforts importants pour maintenir une laïcité libertaire qui nous permet de pratiquer librement nos croyances et de protéger la laïcité sur ces terres. Le Parti DEM et le HDK défendent une république démocratique. Nous sommes bien conscients que la République n’offre pas de libertés de croyance et de diversité. Nous savons tous que tout au long de l’histoire de la République, il n’y a pas eu de compréhension pluraliste et que les croyances n’ont pas pu coexister librement sur ces terres. Il est de notre devoir de renforcer à partir d’ici notre thèse de république démocratique et de garantir que tous les êtres puissent vivre. la base d’une citoyenneté égale. » Lors de la conférence, plusieurs panels ont été organisés sous les titres « Le système politique et les Alévis du début de la République à nos jours », « L’opposition et les Alévis dans le contexte de la dynamique du changement social », « Les quêtes de participation politique, en tant que sujet politique, la participation dans les gouvernements et la représentation locaux », et « Quel genre d’avenir veulent les Alévis et les enjeux actuels ».

TURQUIE. Arrestation de 3 journalistes kurdes à Van

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TURQUIE / KURDISTAN – Les journalistes Arif Aslan, Oktay Candemir et Lokman Gezgin ont été arrêtés lors de raids policier ce matin dans la ville de Van. Les trois journalistes ont été conduits au commissariat central de Van. Leurs avocats n’ont pas pu obtenir les raisons de ses arrestations. Les trois journalistes, comme tous les représentants de la presse indépendante en Turquie et notamment au Kurdistan du Nord, sont victimes de la répression judicaire qui veut les réduire au silence. Arif Aslan a été arrêté avec son collègue Selman Keleş à Van en 2017 alors qu’il exerçait son travail journalistique pour « appartenance présumée à une organisation terroriste » et a passé huit mois en détention. Il a été acquitté en mars 2021.   Lokman Gezgin travaille notamment pour l’agence de presse Serhat news. Oktay Candemir est également criminalisé depuis des décennies. Le journaliste a entre autres été arrêté en 2020 pour « propagande en faveur d’une organisation terroriste ». Candemir travaille comme journaliste depuis vingt ans, notamment pour l’agence de presse kurde DIHA, interdite par décret d’urgence en 2016. Il a également travaillé pour l’ANF en tant que correspondant de Van pendant de nombreuses années. Il a été pris pour cible à plusieurs reprises par les autorités chargées de la sécurité. Il a déjà été convoqué à la police des dizaines de fois et de nombreuses enquêtes sont en cours à son encontre. Il a passé un an en détention dans diverses prisons.

IRAN. Zeinab Jalalian: condamnée à la perpétuité pour avoir défendu les droits des femmes

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IRAN / ROJHILAT – Cela fait plus de 16 ans que l’activiste kurde, Zeinab Jalalian est tenue en otage par le régime iranien dans des conditions inhumaines. Elle est la plus ancienne et la seule femme prisonnière politique condamnée à perpétuité en Iran. Son crime? Avoir défendu les droits des femmes et des filles kurdes. Elle avait initialement été condamnée à mort mais sa peine a été commuée en prison à vie. Demandons sa libération à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars. La seule femme en Iran à être condamnée à perpétuité   Zeynab Jalalian, née à Makû en 1982, a été arrêtée à Kirmaşan à l’été 2008 et condamnée à mort pour « inimitié contre Dieu » devant un tribunal révolutionnaire de cette ville en janvier 2009. La condamnation est liée à l’appartenance de Jalalian au « Parti pour une vie libre au Kurdistan » (Partiya Jiyana Azad a Kurdistanê – PJAK). Elle avait déjà été détenue dans un établissement du ministère du Renseignement pendant huit mois. Elle n’a pas eu accès à un avocat pendant son procès, qui n’a duré que quelques minutes. La condamnation à mort de Zeynab Jalalian a été commuée en réclusion à perpétuité en novembre 2011. Elle est actuellement emprisonnée à Yazd, à environ 1 400 kilomètres du domicile familial, privée de ses droits fondamentaux, notamment des permissions de sortie et de rencontre physique avec sa famille. Ballotée de prison en prison, Zeynab Jalalian subit l’isolement carcéral et privation de soins et mauvais traitements dans la prison de Yazd où elle est détenue actuellement. Selon les avocats de Jalalian, en vertu de la nouvelle loi pénale islamique approuvée en 2013, son maintien en prison est contraire à la loi et elle aurait dû être libérée depuis.

Les dernières informations sur la situation de cette prisonnière politique de longue durée révèlent qu’au cours d’une période récente, elle a été soumise à des interrogatoires continus alors qu’elle était menottée et ligotée par plusieurs agents du département de renseignement à Yazd.

Lors des interrogatoires, Zainab Jalalian a été menacée pour « exprimer des remords » ; un refus entraînerait une privation perpétuelle des droits qu’elle n’a pas encore reçus.

Endurant des tourments à la fois mentaux et physiques, Zainab a été arbitrairement transférée illégalement entre diverses prisons, notamment Khoy, Evin, Kermanshah, Qarchak Varamin, Kerman et Yazd.

Elle a connu deux cas d’infection au COVID-19 pendant son emprisonnement, mais s’est vu refuser un congé de maladie et toute assistance médicale.

Au cours des 16 dernières années, la famille de Zainab Jalalian a été soumise à des pressions incessantes pour qu’elle garde le silence sur sa situation. Malgré cela, ils ont fermement rejeté les demandes d’entretien des institutions de sécurité contre les mouvements politiques du Kurdistan.

Au cours de l’hiver 2022, la famille de Zainab Jalalian, dont sa mère Guzel Hajizadeh et ses frères Pasha, Ebrahim et Yusuf Jalalian, ont été arrêtés après que sa mère a publié une vidéo demandant de l’aide pour la situation de Zainab. Après la diffusion de la vidéo, ils ont été détenus à Maku pendant 24 heures, avant d’être finalement relâchés lorsque Guzel Hajizadeh a perdu connaissance dans le centre de détention.

L’arrestation de Zainab Jalalian a eu lieu le 26 février 2008, sur la route reliant Kamyaran à Kermanshah. En décembre 2008, la première branche du tribunal révolutionnaire de Kermanshah, dirigée par le juge Moradi, l’a condamnée à un an d’emprisonnement pour départ illégal du pays et à la peine de mort pour « Muharebe », c’est-à-dire avoir mené une guerre contre Dieu à travers son affiliation présumée à la branche politique du Parti pour une vie libre au Kurdistan (Partiya Jiyana Azad a Kurdistanê-PJAK).

La Cour suprême a approuvé la condamnation à mort de Zainab Jalalian en 2009, mais en novembre 2011, la peine a été commuée en réclusion à perpétuité.

Née en 1982 dans le village de Dim Qeshlaq-e Olya, dans la ville de Maku, Zainab Jalalian est emprisonnée depuis 2008.