Appel à l’autodéfense contre le fascisme turc en Europe

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EUROPE – Suite à la mobilisation des paramilitaires turcs (Loups Gris),  qui traquent et agressent les Kurdes en Belgique et en Allemagne, le collectif RiseUp4Rojava appelle à l’autodéfense contre le fascisme turc en Europe dans un communiqué.
 
La plus grande organisation d’extrême droite d’Allemagne
  En Allemagne, les plus de 18 500 membres des Loups Gris sont représentés par trois organisations faîtières au sein d’environ 303 centres dans tout le pays. Ils constitue la plus grande organisation d’extrême droite d’Allemagne, loin devant les Néo-Nazis allemands…
RiseUp4Rojava écrit: « Les fascistes turcs se mobilisent (…) pour une chasse à l’homme contre les Kurdes en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne ! Dans le cadre d’une compréhension antifasciste, nous organiserons l’autodéfense antifasciste et serons solidaires avec les Kurdes d’Europe ».
 
Voici le communiqué complet de RiseUp4Rojava:
 
« Organisez l’autodéfense contre le fascisme turc !
 
Du Kurdistan aux métropoles de Turquie et d’Europe, le Nouvel An et la fête de la résistance Newroz ont été célébrés dans un esprit révolutionnaire et des millions de Kurdes et leurs amis ont porté leur appel à la démocratie et à la liberté dans les rues et sur les places. Peu avant le festival de Newroz de cette année, les forces de guérilla du PKK ont annoncé qu’elles disposaient d’armes efficaces contre la guerre des drones menée par l’État turc. Ce dernier cherche désormais désespérément des méthodes pour combattre les Kurdes, qui constituent la plus grande menace pour le fascisme turc à travers leur lutte pour la démocratisation au Moyen-Orient.
 
Sous la direction du service de renseignement turc MIT, les fascistes turcs, les « Loups gris », ont attaqué des civils kurdes en Belgique et les ont parfois grièvement blessés.
Les Etats européens ont une fois de plus clairement indiqué qu’ils étaient du côté des oppresseurs et des exploiteurs et renforcent leur complicité avec les fascistes. Les Kurdes ne peuvent compter sur aucune aide de leur part. C’est pourquoi la jeunesse kurde de divers pays européens organise désormais une autodéfense antifasciste et attaque les institutions du fascisme turc. Cependant, le racisme anti-kurde, la doctrine de l’État en Turquie, est de plus en plus attisé et des rapports quotidiens font état d’attaques contre des civils kurdes.
 
Il est clair que les attaques ne sont pas des actions spontanées, mais un travail de renseignement planifié. Ils font partie de la guerre contre les Kurdes, menée au Kurdistan même avec des drones et des armes chimiques. En ce sens, s’organiser dans le cadre de l’autodéfense antifasciste et se tenir aux côtés des Kurdes en Europe fait partie d’une conception antifasciste. Les États européens tenteront de dépolitiser les événements en les qualifiant de conflit ethnique afin de protéger les agresseurs fascistes et de délégitimer la résistance kurde. Les antifascistes ne doivent pas permettre que cela se produise. Dans de nombreux endroits, nous constatons à quel point la menace et la violence des organisations fascistes augmentent. Les récentes attaques des fascistes turcs contre les Kurdes en Belgique doivent être comprises comme des attaques contre tout ordre social progressiste et toute idée libertaire.
 
Non Pasaran! Écrasez le fascisme turc ! »
 
RiseUp 4 Rojava (Debout pour le Rojava) se définit comme étant un réseau de collectifs révolutionnaires organisant la solidarité pour la Révolution au Rojava et visant à cibler le fascisme turc et ses collaborateurs.

Discours anti-alévi sur les réseaux sociaux

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Sous une vidéo de célébration du Newroz kurde à San Francisco, un fasciste turc écrit en turc que quelqu’un doit éteindre la lumière pour « qu’on joue à la Mum Söndü (Bougie éteinte) ». « Mum Söndü » (Bougie éteinte) est une expression calomnieuse anti-alévie inventée à partir du XVIe siècle par le pouvoir sunnite turco-ottoman pour déshumaniser les Alévis (majoritairement des Kurdes) pour faciliter les pogroms et attaques anti-alévis dans les régions du Kurdistan sous domination ottomane. Du fait notamment qu’il n’y ait pas de séparation hommes/femmes pendant les cérémonies alévies, les inventeurs de l’expression « Mum Söndü », accusent les Alévis de participer à des orgies incestueuses dans l’obscurité, en éteignant les bougies, lors de leurs cérémonies religieuses.   Quatre siècles plus tard, un Turc installé en France ose insinuer sous une vidéo partagée sur la page Facebook de Kurdistan au féminin que les Kurdes (qui sont majoritairement des sunnites) se donnent à des orgies incestueuses. Il s’agit d’un crime puni par la loi française. Mais qui va le poursuivre en justice?
discours anti-alevi sur Facebook
Voici le profile Facebook du fasciste turc: https://www.facebook.com/veli.dogan.54?comment_id=Y29tbWVudDo3OTE5MjA4MjYyOTQyNzZfMjQ5OTY3OTExNjg3MTM1Nw%3D%3D 

EXTRÊMISME. Les fascistes turcs vont parader dans les rues d’Allemagne

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ALLEMAGNE – Après avoir commis pendant des jours les actes de violence les plus graves contre les Kurdes en Belgique, les Loups Gris (paramilitaires turcs) jouent les victimes et appellent les Turcs d’Allemagne à descendre dans la rue ce samedi 30 mars.
Une affiche des Loups Gris appelant à manifester en Allemagne ce 30 mars 
Les Loups Gris ont commis des meurtres en Turquie et à l’étranger depuis près de 50 ans. La plus grande organisation d’extrême droite d’Allemagne En Allemagne, les plus de 18 500 membres des Loups Gris sont représentés par trois organisations faîtières au sein d’environ 303 centres dans tout le pays. Ils constitue la plus grande organisation d’extrême droite d’Allemagne, loin devant les Néo-Nazis allemands… L’idéologie des Loups Gris (en turc: Bozkurt) du Mouvement Ülkücü (« idéalistes », le nom complet est « Foyers idéalistes », en turc: Ülkü Ocaklari) repose sur une exaltation de la « race », de la langue, de la culture et de la nation turques. Les autres peuples de Turquie sont considérées comme une force de division de l’unité du pays et sont donc combattus. Cette idéologie fasciste est largement façonnée par les images de l’ennemi et les théories du complot. L’éventail des ennemis « internes » et « externes » s’étend des Kurdes, des Grecs et des Arméniens aux Juifs, des Européens et des Chinois aux États-Unis et au Vatican.

PARIS. Vernissage de l’expo « Femmes Kurdes Liberté »

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PARIS – Femmes politiques, combattantes, universitaires, styliste de haute couture, artistes… l’association France Kurdistan rend hommage aux femmes kurdes à travers plusieurs portraits photographiques de celles qui ont marqué l’histoire kurde. Ce soir, l’association France Kurdistan a organisé une soirée vernissage de l’expo-photo « Femmes Kurdes Liberté » dans le 3e arrondissement de Paris, en présence de Sylvie Jan, fondatrice de France-Kurdistan, son coprésident Pascal Torre, Gulistan Sida, chercheuse kurde du Rojava faisant partie des femmes mises à l’honneur dans cette expo, ainsi qu’une cinquantaine d’invités. Lors de son discours d’ouverture, Sylvie Jan a remercié celles et ceux, grâce à qui cette expo itinérante a vu le jour et qui voyage dans toute la France dès l’annonce de sa sortie. Certaines des femmes mises à l’honneur par France-Kurdistan sont Jina Mahsa Amini, jeune Kurde d’Iran dont le meurtre brutal par la police des meurs iranienne en septembre 2022 pour un voile « mal porté » a déclenché le soulèvement « Femmes, Vie, Liberté » (en kurde: Jin, jiyan, azadî) en Iran; la chanteuse kurde Nudem Durak, emprisonnée en Turquie pour avoir chanté des chants politiques kurdes, la co-présidente du Conseil exécutif de l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (Rojava), Îlham Ahmed, la designer Lara Dizeyee; l’ancienne maire de Nusaybin Sara Kaya; la diplomate Fidan Dogan (Rojbin) et Sakine Cansiz (toutes deux ont été assassinées à Paris par un espion turc le 9 janvier 2013), les mères kurdes pour la paix; la militante yézidie Nadia Murad. Un buffet et de la musique kurde jouée par un trio de femmes ont agrémenté cette belle soirée de vernissage. A contacter France-Kurdistan pour les prochaines dates de l’expo « Femmes Kurdes Liberté »

Pétition. Appel à l’interdiction des Loups Gris en Allemagne

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Les Kurdes signalent une augmentation des menaces des « loups gris » et exigent leur interdiction. KON-MED, l’organisation faîtière kurde d’Allemagne, met en garde contre l’escalade des menaces contre les Kurdes en Europe et demande l’interdiction du groupe fasciste turc « Loups gris », à la suite des attaques ciblant les célébrations du Newroz à Heusden Zolder (Limbourg), en Belgique. ( Par ailleurs, une pétition* mise en ligne sur change org appelle le gouvernement allemand à interdire les Loups Gris. A signer ici: Verbot der Grauen Wölfe) L’organisation a souligné une tendance inquiétante de menaces organisées et de projets d’attaques sur les réseaux sociaux, demandant instamment que les « Loups gris » soient interdits et que les autorités prennent des mesures préventives immédiates. KON-MED prévient que les menaces sont sérieuses et pourraient s’étendre à l’Allemagne, où les « Loups gris » comptent plus de 11 000 adeptes, ce qui en ferait l’un des plus grands mouvements nationalistes de droite du pays. Ce mouvement est connu pour son antisémitisme, son racisme et sa haine envers les minorités kurde, yézidie, alévie, arménienne et autres. L’association critique les responsables turcs, certains partis allemands comme le DAVA et les organisations turques en Europe pour avoir minimisé ces attaques et ainsi enhardi leurs auteurs. En outre, KON-MED exhorte le public à ne pas répondre aux provocations, à signaler les menaces et à agir de manière à désamorcer la situation. L’association appelle la société allemande à faire preuve de solidarité avec les personnes menacées et à rejeter fermement le racisme, l’extrémisme et la haine. Suite aux attentats de Lynch en Belgique, KON-MED souligne le caractère orchestré de ces provocations, probablement de la part des services de renseignement turcs, visant à présenter les Kurdes d’Europe comme des agitateurs violents et à diffamer les organisations kurdes. Plaidant pour une résistance pacifique, KON-MED souligne l’importance d’un engagement prudent face aux provocations, visant à maintenir les normes démocratiques lors des manifestations. Face aux récentes tensions nées en Belgique et qui se sont depuis étendues à l’Allemagne, le ministère allemand des Affaires étrangères a limité sa réponse à la condamnation des manifestations devant le consulat général de Turquie à Hanovre. Dersim Dağdeviren, coprésidente du Réseau universitaire kurde (Kurd-Akad) et membre de l’EUTCC (Commission civique de l’UE et de la Turquie), a appelé à une désescalade des tensions et à une protection efficace de la vie des Kurdes, soulignant que la vie des Kurdes compte aussi. Elle a souligné l’importance d’engager un dialogue avec les représentants de la communauté kurde pour favoriser une résolution pacifique. *Dans la pétition mise en ligne, on signale la menace que font peser sur l’Allemagne les Loups Gris ainsi: « En Allemagne, le parti est représenté par trois organisations faîtières, qui regroupent environ 303 centres dans tout le pays et plus de 18 500 membres. Cela en fait la plus grande organisation d’extrême droite d’Allemagne.   Le serment d’allégeance terroriste-raciste des loups gris :   « Par Allah, le Coran, la Patrie, le drapeau est juré. Mes martyrs, mes combattants de première ligne [vétérans] seront en sécurité. Nous, la jeunesse turque idéaliste, continuerons notre lutte contre le communisme, le capitalisme, le fascisme et toute forme d’impérialisme.  » Notre combat va jusqu’au dernier homme, jusqu’au dernier souffle, jusqu’à la dernière goutte de sang. Notre combat se poursuit jusqu’à la Turquie nationaliste, jusqu’à ce que Turan soit atteint. Nous, la jeunesse turque idéaliste (…), nous atteindrons nos objectifs, atteindrons, réaliserons [exister ou réussir]. Qu’Allah protège et exalte les Turcs. (…) »   L’idéologie du mouvement Ülkücü [Idéalistes, le nom complet est « Foyers idéalistes »] repose sur une exaltation de l’ethnie, de la langue, de la culture et de la nation turques. Les minorités ethniques en Turquie en particulier sont considérées comme une force de division dans l’unité du pays et sont donc rejetées. L’idéologie d’Ülkücü est largement façonnée par les images de l’ennemi et les théories du complot. L’éventail des ennemis « internes » et « externes » s’étend des Kurdes, des Grecs et des Arméniens aux Juifs, des Européens et des Chinois aux États-Unis et au Vatican. En fonction de la situation politique actuelle, l’image de l’ennemi est particulièrement mise en avant. Cette exaltation de son propre groupe ethnique tout en dénigrant d’autres groupes ethniques est contraire à l’ordre fondamental libre et démocratique de la République fédérale d’Allemagne. »

Les propos du 1er ministre belge choquent les Kurdes d’Europe

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Les remarques du Premier ministre belge De Croo sur les troubles à Heusden Zolder (Limbourg) sont critiquées pour avoir passé sous silence les provocations du groupe fasciste turc Loups Gris et avoir pris pour cible la communauté kurde de Belgique.   À la suite d’une série d’attaques visant la communauté kurde par des groupes extrémistes turcs, le Premier ministre belge Alexander De Croo a appelé à la paix entre les communautés kurde et turque, mais a notamment omis des détails critiques sur les incidents.
Lors d’une conférence de presse mercredi à l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité nationale, le Premier ministre De Croo n’a pas abordé les provocateurs de ces violences, en particulier le rôle des extrémistes turcs et leurs slogans et menaces racistes diffusés largement sur les réseaux sociaux. Cette omission a suscité des critiques car elle assimile les expressions de soutien politique affichées par les Kurdes à des actes de violence perpétrés par des extrémistes turcs. De plus, la suggestion de De Croo selon laquelle le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) est conçu comme une organisation terroriste en Belgique a déclenché une nouvelle controverse, car elle contraste fortement avec la position de la justice belge. Les commentaires du Premier ministre ne reconnaissent pas que le Conseil belge du contentieux des étrangers et la Cour de cassation belge se sont abstenus de qualifier le PKK de groupe terroriste, soulignant ainsi un décalage important entre la rhétorique du gouvernement et les jugements juridiques du pays. La réaction négative a été notamment exprimée par le journaliste kurde chevronné Fehim Işık, qui a directement contesté la description du PKK faite par le Premier ministre et l’a critiqué non seulement pour avoir négligé les décisions de la justice belge, mais aussi pour avoir potentiellement encouragé des agresseurs racistes. La déclaration d’Işık a souligné la crainte que les remarques de De Croo puissent mettre en danger les Kurdes vivant en Belgique en ne traitant pas de manière adéquate la violence anti-kurde qui a été documentée et diffusée par les auteurs des violences eux-mêmes. En janvier 2020, la Cour de cassation belge a confirmé un arrêt de la cour d’appel de Bruxelles selon lequel le PKK ne devait pas être qualifié d’« organisation terroriste ». Dans un arrêt historique, le Conseil belge du contentieux des étrangers a également déterminé en 2022 que les actes commis par le PKK, pris dans leur intégralité, ne pouvaient être qualifiés d’actes terroristes. Le 24 mars, la communauté kurde de Belgique a été la cible d’une série d’attaques perpétrées par des groupes extrémistes turcs. Le soutien ultérieur du ministère turc des Affaires étrangères aux assaillants, combiné aux informations faisant état de réunions antérieures entre des responsables turcs et des extrémistes, a été considéré comme un signe de préméditation. Malgré les allégations d’agression kurde, les témoignages oculaires et les images diffusées par les assaillants eux-mêmes indiquent que la violence a été orchestrée par les Loups gris. (Article de Medya News)

SYRIE. Conditions désastreuses dans la « zone de sécurité » occupée par la Turquie (HRW)

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SYRIE / ROJAVA – Un nouveau rapport de l’ONG internationale Human Rights Watch (HRW) montre que les Syriens sont confrontés à des conditions désastreuses dans la « zone de sécurité » occupée par la Turquie et qu’ils n’ont aucun accès aux moyens de subsistance. Ils sont livrés à de la contrebande dangereuse pour atteindre d’autres zones de la Syrie.
 
Les autorités turques expulsent ou font pression sur des milliers de Syriens pour qu’ils quittent le pays vers Tel Abyad, [en kurde: Girê Sipî) une ville du Nord de la Syrie, faisant partie du gouvernorat de Raqqa, occupée par les forces turco-jihadistes en octobre 2019 durant l’opération « Source de paix »], où les conditions humanitaires sont désastreuses, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui dans sont rapport en anglais intitulé Syrians Face Dire Conditions in Turkish-Occupied ‘Safe Zone’.
 
Voici le rapport du HRW:
 
Entre janvier et juin 2023, l’administration frontalière de Tel Abyad a publié sur sa page Facebook le nombre mensuel ou quotidien de rapatriés syriens, les qualifiant de volontaires. Une analyse de la page révèle une multiplication par deux par rapport à la même période en 2022. Alors que la Turquie affirmait dans le passé que tous les retours étaient volontaires, les recherches de Human Rights Watch ont révélé que les forces turques ont, depuis au moins 2017, arrêté, détenu, et a expulsé sommairement des milliers de réfugiés syriens, les contraignant souvent à signer des formulaires de retour « volontaire » et les forçant à traverser la frontière vers le nord de la Syrie. Les autorités turques n’ont pas répondu à une lettre envoyée par Human Rights Watch le 1er février partageant les résultats de ses recherches et demandant des informations. « Les retours « volontaires » en Turquie sont souvent des retours forcés vers des « zones de sécurité » qui sont des gouffres de danger et de désespoir », a déclaré  Adam Coogle, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « L’engagement de la Turquie de créer des « zones de sécurité » sonne creux alors que les Syriens se retrouvent contraints de se lancer dans des voyages périlleux pour échapper aux conditions inhumaines de Tel Abyad ». Human Rights Watch a consulté des statistiques sur le passage de la frontière entre la Turquie et la Syrie fournies par une source bien informée, révélant des divergences avec les données publiées sur les pages Facebook officielles des trois administrations opérationnelles du passage des frontières dans la catégorisation des retours. Les statistiques fournies révèlent qu’entre janvier et décembre 2023, les autorités turques ont expulsé 57 519 Syriens et autres personnes via leurs postes frontaliers, dont 16 652 via le poste frontière de Tel Abyad. L’analyse des données des pages officielles montre des variations dans les pratiques de déportation, avec un passage, Bab al-Hawa, faisant la distinction entre les rapatriés et les expulsés, ce qui correspond aux statistiques partagées avec Human Rights Watch, alors que les passages de Bab al-Salama et Tel Abyad ne le font pas. Selon la source bien informée, le personnel des trois administrations frontalières interroge chaque personne rapatriée et collecte des données, notamment sur les raisons du retour, mais les autorités turques ont réussi à faire pression sur les administrations frontalières de Bab al-Salama et de Tel Abyad pour qu’elles ne publient pas les chiffres des expulsions. Cela fait que Bab al-Salama, depuis au moins septembre 2022, catégorise tous les retours comme de simples « retours » et Tel Abyad, depuis au moins janvier 2021, catégorise tous les retours comme « volontaires ». Avant septembre 2022, Bab al-Salama publiait le nombre total de retours volontaires. Tel Abyad a cessé de publier des données sur les retours en juin 2023. En 2023, la Turquie a augmenté le nombre de Syriens qu’elle renvoie via Tel Abyad, qui est sous le contrôle de l’armée nationale syrienne soutenue par la Turquie depuis 2019. La Turquie affirme vouloir placer sous son contrôle des zones du nord de la Syrie, notamment Tel Abyad, en « zones de sécurité », mais en réalité, ces zones sont en proie à des violations des droits humains. L’incursion de la Turquie dans la bande de terre longue de 150 kilomètres située entre les provinces de Raqqa et d’al-Hasakeh a déplacé des centaines de milliers de personnes, les forçant à fuir leurs foyers. En mai 2022, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a annoncé un plan visant à créer une « zone de sécurité » dans les territoires occupés par la Turquie dans le nord de la Syrie et à construire des maisons pouvant accueillir jusqu’à un million de Syriens vivant en Turquie. Un rapport de Human Rights Watch publié le 29 février a documenté de graves violations des droits humains et de potentiels crimes de guerre commis principalement par des groupes armés locaux soutenus par la Turquie dans ces zones de non-droit et d’insécurité. Human Rights Watch a également constaté que des membres des forces armées turques et des agences de renseignement étaient impliqués dans la perpétration et la supervision d’exactions. Human Rights Watch a interrogé sept expulsés envoyés à Tel Abyad, un chercheur en droits humains, un responsable du poste frontière, le président d’un groupe local à Tel Abyad hébergeant des expulsés et un journaliste. Six expulsés ont déclaré qu’ils détenaient un permis d’identité de protection temporaire turc lorsqu’ils vivaient en Turquie, ce qui devrait protéger légalement les réfugiés syriens contre un retour forcé en Syrie. Six ont déclaré avoir été forcés ou contraints de signer des formulaires de retour « volontaire ». Tous ont déclaré qu’ils venaient d’autres régions de Syrie et n’avaient aucun lien significatif avec Tel Abyad. L’un d’eux a déclaré que la police turque l’avait arrêté dans la rue d’Antakya un mois après que sa femme et ses trois enfants aient été tués lors du tremblement de terre de février 2023 qui a dévasté certaines parties du sud de la Turquie et du nord de la Syrie. Il a déclaré que les autorités l’avaient arrêté alors qu’il se rendait à son travail alors qu’il détenait une pièce d’identité de protection valide.   « Ils m’ont fait signer des documents rédigés en turc, et je ne parle pas turc », a-t-il déclaré. « Ils ne voulaient pas le traduire. Ils nous obligent à signer ces documents pour faire croire à des retours volontaires ». Les sept expulsés ont déclaré que les autorités turques ne leur avaient pas demandé quel était leur passage frontalier préféré pour leur retour. Deux d’entre eux ont déclaré que les expulsions les avaient séparés des membres de leur famille. « Ma femme et mes deux enfants sont toujours à Istanbul, et je n’ai aucun parent et nulle part où aller ici et je ne peux pas les ramener en Syrie », a déclaré un homme originaire de Deir Ezzor. « Je suis coincé ici ». En tant que partie à la Convention relative aux droits de l’enfant, la Turquie a le devoir de ne pas séparer les enfants de leurs parents contre leur gré, sauf lorsque les autorités compétentes ont déterminé que la séparation est nécessaire dans l’intérêt supérieur de cet enfant. Depuis que Tel Abyad est passée sous occupation turque en 2019, elle ne dispose d’aucun point de passage opérationnel vers d’autres régions de Syrie, laissant les routes de contrebande coûteuses et dangereuses comme la seule option viable pour quitter la bande frontalière. Quatre expulsés ont déclaré avoir eu recours à des passeurs pour atteindre d’autres zones du nord de la Syrie non contrôlées par le gouvernement.  « J’ai rencontré de nombreuses difficultés sur mon chemin », a déclaré un expulsé de 28 ans passé clandestinement. «Nous étions sûrs que soit nous vivions, soit nous mourions. J’ai quitté Tel Abyad à 8 heures du matin et je suis arrivé 30 heures plus tard à destination. L’un d’eux a déclaré qu’il espérait trouver un moyen de retourner en Turquie : « Je viens de Deir Ezzor mais je ne peux pas y aller. Je n’ai plus rien en Syrie. Je ne peux pas du tout aller dans ma ville. Un travailleur humanitaire dont l’organisation fournit un abri temporaire aux déportés à Tel Abyad a déclaré que les conditions économiques dans la région étaient mauvaises. Il a déclaré que les habitants avaient du mal à trouver un emploi et que beaucoup devaient dépendre de l’agriculture de subsistance. De nombreux déportés ont été contraints de compter sur une aide extérieure limitée. « Ici, j’essaie de survivre avec un repas par jour, si par hasard je parvenais à en assurer les dépenses », a déclaré l’un d’eux. « La plupart du temps, nous dormons le ventre vide. » Le travailleur humanitaire a déclaré que son organisation, la Société Al Bir pour les services sociaux à Tel Abyad, héberge environ 40 déportés par jour et en a hébergé 1 500 au total entre juin et décembre. « La capacité de l’organisation reste limitée », a-t-il déclaré. Il a expliqué que les déportés dorment dans des conditions désastreuses car il n’y a pas assez d’espace. Un déporté de 22 ans originaire d’Idlib a déclaré : « Quand il n’y a plus de place pour nous [au sein de l’organisation], nous dormons dans les rues de Tel Abyad ou dans les mosquées voisines. » Le manque d’accès à d’autres régions de Syrie a contraint certains déportés à se tourner vers des routes de contrebande coûteuses et dangereuses pour échapper aux conditions difficiles de Tel Abyad. Les déportés qui ont dû emprunter des routes de contrebande dangereuses ont déclaré qu’il existe une coopération officieuse entre les passeurs et l’Armée nationale syrienne (SNA) et les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes, qui contrôlent les frontières de l’enclave. Ils ont déclaré qu’il en coûte entre 300 et 500 dollars pour être acheminé clandestinement vers une autre région de Syrie, et plus de 1 000 dollars pour être ramené clandestinement en Turquie. Ils ont déclaré que la sécurité était une préoccupation majeure. « Si quelqu’un tente de fuir par l’intermédiaire de passeurs, l’une des parties peut l’arrêter parce qu’il est soupçonné d’être un agent ou un espion, ce qui pourrait l’envoyer en prison », a expliqué le travailleur humanitaire. Des sources bien informées ont déclaré que les autorités turques avaient facilité à deux reprises le transfert de déportés syriens de Tel Abyad vers Azaz, ailleurs dans le nord de la Syrie, ou vers la Turquie en août 2023 après que les déportés se soient plaints de la situation à Tel Abyad. Human Rights Watch n’a connaissance d’aucun transfert facilité depuis. « Je veux juste retrouver ma famille et pouvoir subvenir aux besoins de mes enfants et de ma femme », a déclaré un expulsé. « C’est impossible à Tel Abyad. Nous devons sortir d’ici ». Les agences des Nations Unies ont organisé trois missions humanitaires d’une journée dans les régions de Ras al-Ain et Tel Abyad depuis octobre 2022. La mission la plus récente, en mai 2023, était la première fois que les agences des Nations Unies atteignaient la ville de Tel Abyad depuis 2019. Les trois missions impliquées Le personnel de l’ONU se rend dans la région pour fournir directement une aide humanitaire limitée et procéder à des évaluations des besoins humanitaires. Cependant, les besoins humanitaires importants restent largement non satisfaits, selon les organisations humanitaires, Médecins Sans Frontières (Médecins Sans Frontières ou MSF) qualifiant la situation humanitaire là-bas d’« alarmante » en juin 2023. Le travailleur humanitaire ainsi que plusieurs des expulsés interrogés ont déclaré : qu’ils n’avaient reçu aucune aide de la part de la Turquie ou des autorités locales. En tant que puissance occupante à Tel Abyad, la Turquie a l’obligation de maintenir l’ordre public et la vie publique et d’y protéger les Syriens de la violence, quelle qu’en soit la source. La Turquie est liée à la fois par ses lois humanitaire internationales et les obligations du droit international des droits de l’homme de garantir que ses propres responsables et ceux sous son commandement ne commettent pas de violations du droit international, d’enquêter sur les violations présumées et de veiller à ce que les responsables soient punis de manière appropriée. La Turquie est partie à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et à la Convention de 1951.RéfugiéConvention. À ce titre, et en vertu du droit international coutumier, il est tenu de respecter le principe de non-refoulement, qui interdit de renvoyer toute personne vers un endroit où elle courrait un risque réel de persécution, de torture ou d’autres traitements cruels, ou une menace pour son intégrité physique. vie. La loi turque 6458 sur les étrangers et la protection internationale (LFIP), publiée en avril 2013, offre aux Syriens « une protection temporaire en Turquie, garantit leur non-refoulement et garantit leur séjour jusqu’à ce que la sécurité soit établie dans leur pays d’origine ». « Les déportés vers Tel Abyad ont dressé un tableau sombre des conditions de vie dans la prétendue « zone de sécurité » de Turquie, où ils sont privés des nécessités de base, notamment un abri et des moyens de subsistance, et contraints de recourir à des options périlleuses pour partir », a déclaré Coogle.

La France aussi criminalise les Kurdes

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PARIS – Le réfugié kurde livré hier par la France à la Turquie, Firaz Korkmaz a été incarcéré dès sa descente de l’avion à Istanbul. Korkmaz* avait arrêté avec Mehmet Kopal lors d’une manifestation à Strasbourg exigeant la levée de l’isolement total infligé par la Turquie à Abdullah Ocalan. Tout comme Firaz, Kopal est sous la menace d’une expulsion imminente vers la Turquie où il risque la prison et la torture.   Le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) a condamné la criminalisation des réfugiés kurdes sur le sol français et interpellé le ministre de l’Intérieur, Gérard Darmanin ainsi: « Au mépris du principe de non-refoulement, la France a livré à la torture et à la prison un jeune dont le seul crime est d’avoir milité pour les droits des Kurdes, ici ou là-bas ».  
*Firaz Korkmaz n’a que 24 ans, et il est un jeune militant kurde, originaire d’un territoire qui subit l’oppression depuis trop longtemps, membre d’un peuple sans État, qui résiste aux fanatiques de Daesh comme à la dictature Turque.
 
Arrêté en Turquie dès l’âge de 13 ans pour « des graffitis que j’avais faits sur les Kurdes et la résistance » expliquait-il, il s’engageait au sein du HDP, le Parti démocratique des peuples, organisation légale d’opposition.
 
À 18 ans, il est de nouveau arrêté avec d’autres Kurdes qui jouaient de la musique et dansaient dans la rue. Le régime Turc persécute toute expression, même culturelle, de la minorité kurde. Par exemple, la chanteuse kurde Nûdem Durak est emprisonnée depuis 2015 en Turquie, après avoir été condamnée à 19 ans de prison pour «propagande terroriste». Ce qu’on lui reproche réellement, c’est d’avoir chanté des chansons kurdes et engagées. Des milliers d’autres militant.e.s croupissent ainsi dans les prisons d’Erdogan.
 
Deux amis de Firaz ont été condamnés à 15 ans de prison. Quant à Firaz, il pensait avoir trouvé refuge en France après avoir passé deux ans de sa jeune vie derrière les barreaux.
 
C’est pourtant en France qu’il a été arrêté le 26 février à Strasbourg, au cours d’une manifestation devant le Conseil de l’Europe. Il réclamait des informations sur le sort d’Abdullah Öcalan, leader kurde emprisonné depuis 25 ans.
 
Pour cette simple manifestation, Firaz a été enfermé en Centre de Rétention, et les autorités lui ont notifié une obligation de quitter le territoire. Sauf qu’il est menacé d’emprisonnement et de torture dans son pays d’origine.
 
Le 27 mars, un mois plus tard, Firaz a été conduit à l’aéroport de Roissy pour être expulsé. Des manifestants kurdes et des élus de gauche ont tenté de s’opposer à son expulsion. Malgré des heurts avec le service de sécurité de l’aéroport, Firaz a été emmené menotté et bâillonné dans l’avion, encerclé de policiers. Et immédiatement à son arrivée, il a été remis aux autorités turques qui l’ont incarcéré. (Via le site Contre attaque)
 
 

Le gouvernement belge criminalise les Kurdes, les Loups Gris jubilent

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Lors d’une réunion du conseil national de sécurité tenue le 27 mars, le Premier ministre belge, Alexander De Croo a appelé les communautés turque et kurde présentes en Belgique à mettre fin aux violences survenues récemment dans le pays, ajoutant que « La liberté d’opinion est garantie en Belgique, mais les expressions en faveur d’une organisation terroriste comme le PKK ne seront pas tolérées ». Il a fait sous-entendre que les Kurdes, attaqués à Heusden Zolder par les Loups Gris turc pendant qu’ils célébraient le Newroz, faisaient de la propagande terroriste, tandis qu’il s’est abstenu de blâmer les Loups Gris armés qui ont assiégés une maison et menacé de la brûler avec les civils, dont des enfants et des vieillards réfugiés à l’intérieurs. Il n’a pas non plus évoqué les six Kurdes hospitalisés après avoir été blessés grièvement par les Loups Gris toujours à Heusden Zolder… Curieusement, malgré l’appel au calme du Premier ministre belge, les Turcs armés en Belgique sont toujours mobilisés et jurent qu’ils vont tuer les Kurdes tout en diffusant des images menaçantes sur les réseaux sociaux. Pire, ces derniers ont publié sur les réseaux sociaux leurs attaques contre des commerces kurdes à Gand et écrit qu’ils sont en contact avec le bourgmestre de Gand qui leur a fait des promesses, sans donné de détails quand à la nature des promesses…   De plus, la suggestion de De Croo selon laquelle le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) est conçu comme une organisation terroriste en Belgique a déclenché une nouvelle controverse, car elle contraste fortement avec la position de la justice belge. Les commentaires du Premier ministre ne reconnaissent pas que le Conseil belge du contentieux des étrangers et la Cour de cassation belge se sont abstenus de qualifier le PKK de groupe terroriste, soulignant ainsi un décalage important entre la rhétorique du gouvernement et les jugements juridiques du pays.   Encore une fois, on voit un État européen jeter en pâture les Kurdes aux Loups Gris turcs des Foyers idéalistes (Ulku Ocaklari). Qu’importe si ces dernier détestent l’Occident et sa démocratie, défendent les intérêts d’Erdogan sur le sol européen et qu’ils ont commis des meurtre et des massacres en Turquie et en Europe. Malheureusement pour la Belgique, les Kurdes servent d’amuse-bouche aux Loups Gris. Les Belges seront leur plat de résistance.   Ci-dessous, un message publié par un membre des Loups Gris trucs sur les réseaux sociaux au sujet des attaques de Gand (ou Gent). il invite les Turcs de la ville à une réunion au centre turc.  

KCDK-E : l’État turc cherche à créer des provocations en Europe

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En réaction aux violences des fascistes turcs envers les Kurdes à Heusden Zolder, en Belgique, l’organisation faîtière kurde d’Europe, KCDK-E déclare que l’État turc veut créer des provocations grâce aux Loups Gris turcs en Europe et a appelé les Kurdes à la vigilance.
 
Le Congrès européen des sociétés démocratiques kurdes (Kongreya Civakên Demokratîk a Kurdîstanîyên Ewrupa – KCD-E) a publié un communiqué alertant que « les attaques fascistes provoqués [par les Loups Gris turcs, officiellement, les Foyers Idéalistes, en turc, Ulku Ocaklari], qui ont commencé en Belgique et se sont intensifiées dans de nombreux centres d’Europe, continuent de se multiplier ».
  La déclaration se poursuivait ainsi : « En particulier, les déclarations anti-kurdes du dictateur Erdogan, la propagande provocatrice de Hakan Fidan en Europe, les groupes de gangs fascistes organisés par les réseaux de renseignement de l’État turc, les consulats et les mosquées visent à créer un environnement de conflit avec la jeunesse kurde dans les rues pour faire échouer la lutte pour la liberté et gains. L’impact mondial de la campagne internationale, la marche massive de centaines de milliers de personnes à Cologne le 17 février et le Newroz de la résistance, qui a atteint des centaines de milliers de personnes dans presque tous les centres d’Europe, ont perturbé l’État génocidaire turc. Comme toujours, le projet visant à créer une atmosphère de conflit en Europe en mettant à rude épreuve la patience du peuple et de la jeunesse kurdes a été mis à exécution. Tout comme à Madımak [des dizaines d’Alévis et intellectuels ont été brûlés à l’intérieur de l’hôtel Madimak, à Sivas par des islamofascistes turcs le 2 juillet 1993], la police et les autorités belges sont restées là et ont observé les tentatives d’incendier la maison d’une famille en Belgique avec les personnes à l’intérieur. Les réactions de masse face à la juste réaction et à la protestation du peuple kurde contre cette méthode barbare visent clairement l’escalade en provoquant des bandes fascistes. Afin de protéger les acquis de notre lutte montante qui a amené des centaines de milliers de personnes dans la rue, nous devons agir en veillant à ne pas tomber dans le piège des provocations dans toute l’Europe et à ne pas contrecarrer les ambitions de l’État fasciste turc. Que personne ne criminalise notre lutte juste et légitime. Nous appelons notre peuple, nos institutions, nos assemblées à prendre position pour ne permettre aucun moyen ni méthode autre que la réaction démocratique aux événements. Aucune attaque fasciste et raciste ne pourra empêcher la lutte juste et pour la liberté du peuple kurde. Notre lutte juste et légitime gagnera. »
 
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