TURQUIE. Rafle des Kurdes ayant manifesté contre les massacres d’Alep

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TURQUIE / KURDISTAN – La police turque a arrêté plusieurs jeunes Kurdes ce matin lors de raids menés dans la province de Mardin. Ces arrestations sont liées aux manifestations contre les massacres perpétrés dans les quartiers kurdes d’Alep. De nombreuses perquisitions ont été menées mardi matin dans la province kurde de Mardin. Ces opérations ont eu lieu simultanément dans les districts de Kızıltepe (Qoser) et d’Artuklu (Ertuqî), et plusieurs personnes ont été arrêtées. Les personnes concernées sont principalement des jeunes. La police a justifié ses actions par de prétendues violations de la loi sur les rassemblements (loi n° 2911) et des accusations de « propagande pour une organisation interdite ». Lors des perquisitions, des appartements ont été saccagés et certains ont subi d’importants dégâts. Le nombre total de personnes interpellées n’était pas encore connu. Les manifestations à Alep entraînent des arrestations Ces arrestations ont été déclenchées par des manifestations à Mardin contre les attaques menées par le gouvernement intérimaire syrien et les milices pro-turques contre les quartiers à majorité kurde d’Alep, dans le nord de la Syrie. Au cours de l’offensive militaire, des centaines de personnes ont été tuées et blessées dans les districts de Shexmeqsud, Esrefiyê et Beni Zeyd en l’espace de cinq jours, et environ 150 000 personnes ont été déplacées. Plusieurs arrestations avaient également eu lieu à Amed (Diyarbakır) la veille, en lien avec des manifestations de soutien à Alep. (ANF) 

SYRIE. Jolani demande aux Kurdes de se retirer vers l’est de l’Euphrate 

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SYRIE / ROJAVA – Alors que le sang des Kurdes massacrés à Alep n’a pas encore séché, le régime jihadiste de Damas vient d’ordonner aux forces kurdes de « se retirer vers l’est de l’Euphrate ». Le régime sanguinaire de Damas a publié aujourd’hui un communiqué ordonnant aux Kurdes de quitter les régions entre Alep et l’Euphrate et de replier à l’Est du fleuve, avant de leur demander demain de remettre tous leurs territoire aux gangs turco-jihadistes… En parallèle à ses menaces, les gangs de Damas ont détruit ce matin le pont Umm Tina, au nord de la ville de Deir Hafer – à environs 50 km à l’est d’Alep – sous contrôle des forces arabo-kurdes. Le gouvernement syrien a déclaré « zone militaire fermée » les régions de Deir Hafir et de Maskana, contrôlées par les FDS. Il déploie actuellement des renforts militaires, dont dizaines de drones fournis par la Turquie et pilotés par des officiers ukrainiens, à Deir Hafir. Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) avaient auparavant mis en garde contre toute escalade militaire.  

IRAN. Le bilan des victimes kurdes s’alourdit

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IRAN / ROJHILAT – L’ONG KHRN rapporte que le bilan des victimes kurde s’alourdit alors que régime iranien a assiégé les villes kurdes au milieu des protestations et coupure d’internet.
Les forces spéciales du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et les unités spéciales des forces de l’ordre ont maintenu une forte présence à Kermanshah alors que les manifestations se poursuivent à travers l’Iran dans un contexte de coupure d’Internet à l’échelle nationale, a appris le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan (Kurdistan Human Rights Network, KHRN).
KHRN a confirmé l’identité de six autres citoyens kurdes tués ces derniers jours lors de manifestations à Kermanshah, après avoir été abattus par les forces des Gardiens de la révolution dans plusieurs quartiers de la ville, notamment Elahiyeh, Darreh Drezh, Nowbahar et Rashidi.
Les personnes tuées sont Amir-Ali Heydari, 17 ans ; Navid Salehi, 28 ans, infirmier à l’hôpital Farabi ; BayaT Sobhani, 40 ans, père de deux enfants, originaire du village de Shamshir à Paveh ; ainsi que Sajjad Feyzi, Mohammad Jafari et Erfan Jameh-Shourani.
Un agent de santé de Kermanshah a déclaré à KHRN que les conditions dans les centres médicaux sont « absolument catastrophiques », citant un nombre élevé de décès et affirmant que les familles subissent des pressions de la part des services de sécurité pour garder le silence en échange de la restitution des corps de leurs proches.
Par ailleurs, KHRN a reçu des informations indiquant qu’au moins cinq citoyens kurdes ont été tués lors de manifestations à Téhéran après avoir été abattus par les forces de sécurité.
Ils ont été identifiés comme étant Diyar Abdollahi, 32 ans, de Salmas ; Borhan Seyyedi du village de Yengejeh à Salmas ; Alireza Seydi, 16 ans, d’Abdanan ; Mohammad Zamani, père de deux enfants, d’Eyvan-e Gharb ; et Salam Mirani, père de trois enfants, du village de Cheshmidar à Sarvabad.
Une foule nombreuse a assisté aux funérailles d’Alireza Seydi le 11 janvier, où les forces de sécurité ont ouvert le feu sur les personnes en deuil qui scandaient des slogans antigouvernementaux.
KHRN a également obtenu les noms de plusieurs autres citoyens kurdes tués lors des manifestations à Téhéran et Mashhad. En raison des importantes perturbations d’Internet, la vérification de ces cas est toujours en cours.
Selon les données compilées par KHRN, depuis le début des manifestations, au moins 28 citoyens kurdes ont été tués par les tirs des forces de sécurité à Kuhdasht et Nurabad-e Delfan dans la province du Lorestan, à Malekshahi dans la province d’Ilam, à Kermanshah et Harsin dans la province de Kermanshah, à Téhéran dans la province de Téhéran et à Chenaran dans la province de Razavi Khorasan.

Du discours turc au récit djihadiste : la criminalisation médiatique des Kurdes

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SYRIE / ROJAVA – Le pouvoir d’Al-Qaïda/Daech à Damas a repris mot pour mot le langage de propagande utilisé par l’État turc contre les Kurdes. Une vaste campagne de désinformation est menée pour criminaliser et « terroriser » les revendications légitimes et la résistance d’un peuple pacifique. C’est une méthode bien connue. Mais aujourd’hui, elle est déployée par un appareil médiatique immense et terrifiant.
 
Depuis sa fondation, l’État turc a empoisonné des générations entières par un discours raciste et hostile à l’égard des Kurdes. Le régime de Jolani agit à son tour sous l’influence de cette pensée toxique fournie par l’État turc. De grands médias du monde arabe, tels qu’Al Jazeera, commettent un crime grave en attisant et en légitimant le racisme et les conflits.
 
En parlant « d’opérations » et de « lutte contre le terrorisme », et en utilisant systématiquement le terme PKK à la place des FDS, ces médias cherchent à ancrer profondément dans les esprits une perception de terrorisme et de menace permanente. Une campagne à la fois absurde et tragique est ainsi menée, où des groupes de décapiteurs sont présentés comme des « libérateurs » et comme les représentants d’une prétendue lutte contre le terrorisme.
 
Et malheureusement, un grand nombre de médias internationaux se font également les relais de cette construction discursive et de ce langage de diabolisation.
 
Tout cela montre qu’un terrain propice à de nouvelles attaques est en train d’être rapidement mis en place.
 
Maxime Azadî 

ROJAVA. Kobanê pleure le commandant Ziyad Halab et ses camarades

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SYRIE / ROJAVA – Les dépouilles du commandant kurde Ziyad Halab et des combattants Birûsk et Malek tombés martyrs à Sheikh Maqsoud (Alep) sont inhumés au sanctuaire des martyrs Sehid Dicla, à Kobanê. Le cortège funèbre du commandant martyr Ziyad Halab et des combattants Birûsk et Malek est arrivé au sanctuaire de la martyre Dijla, accompagné d’une foule nombreuse venue du nord et de l’est de la Syrie (Kurdes, Arabes, Syriaques et Arméniens). Le cortège est parti du centre des familles des martyrs pour rejoindre le sanctuaire du martyr Dijla, où s’est déroulée une cérémonie solennelle digne de leurs sacrifices. Des responsables de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie, des dirigeants des Forces démocratiques syriennes et des Forces de sécurité intérieure devraient participer à la cérémonie, ainsi que des représentants d’organisations politiques, féminines, de jeunesse, religieuses, sociales, culturelles et artistiques, en plus des chefs tribaux et des cheikhs. De leur côté, les institutions agissant sous l’égide du Mouvement de la société démocratique dans le canton de l’Euphrate, avec toutes leurs associations et chambres, ont décrété une journée de deuil et leur participation aux funérailles.

SYRIE. Ceux qui ont attaqué les Kurdes d’Alep étaient des gangs de DAECH

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SYRIE / ROJAVA – L’un des combattants qui ont repoussé les attaques des gangs de Damas a déclaré que ceux qui avaient mené les assauts contre les quartiers kurdes d’Alep étaient des mercenaires de l’EI. Banghin Halab, membre des Forces de sécurité intérieure d’Alep, blessé lors de la défense des quartiers de Sheikh Maqsoud, Achrafieh et Bani Zaid contre les attaques des mercenaires du gouvernement intérimaire syrien soutenu par la Turquie, a été interviewé par l’agence ANHA. Banghin Halab a expliqué que les groupes de mercenaires qui ont attaqué les quartiers étaient affiliés à l’État turc et à Daech, ajoutant : « Leur mode opératoire et les symboles sur leurs vêtements étaient ceux de Daech. Nous les connaissons bien, car nous les combattons depuis des années. Ils ont mené l’assaut avec une brutalité extrême. » Il a confirmé que les groupes attaquants n’étaient pas seulement des mercenaires de la soi-disant « Armée nationale », précisant que ce groupe était responsable des pillages, du transport des corps des mercenaires attaquants, du pillage des magasins, du vol de voitures et de l’ouverture forcée de magasins. Il a souligné que plus de 300 corps de membres de ces groupes mercenaires gisaient au sol, mais que cette information était dissimulée au public. Halab a également évoqué les attaques qui ont ciblé l’hôpital Khaled Fajr dans le quartier de Sheikh Maqsoud, déclarant : « Ils ont attaqué l’hôpital avec des chars (…) malgré le grand nombre de blessés à l’intérieur. » Poursuivant son récit au sujet de l’hôpital, il ajouta que les groupes de mercenaires avaient coupé l’approvisionnement en eau, laissant les blessés sans eau à boire, et qu’ils restaient donc sur place, baignés de sang. En conclusion, il a déclaré que les groupes mercenaires n’avaient pas utilisé un seul drone, mais entre six et sept, dont certains étaient des drones suicides, tandis que d’autres appartenaient à l’État turc et étaient connus sous le nom de « Bayraktar ». Il a également souligné la résistance des défenseurs des quartiers assiégés et leur lutte acharnée pendant cette attaque, ainsi que la manière dont les forces sont parvenues à détruire les chars d’assaut. (ANHA)

SYRIE. Un artiste kurde tué, son fils et son gendre kidnappés à Alep

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SYRIE / ROJAVA – L’artiste kurde Mohammad Ali Hassan Habib, originaire d’Afrin, a été tué des suites de blessures lors de bombardements des gangs de Damas sur le quartier de Sheikh Maqsoud à Alep. Son fils et son gendre ont été enlevés au point de contrôle d’al-Awarid, à l’entrée de Sheikh Maqsoud, alors qu’ils transportaient sa dépouille vers Bulbula, dans la campagne d’Afrin sous l’occupation de la Turquie. Le site web « Afrin Now » a annoncé la mort de l’artiste folklorique Mohammad Ali Hassan Habib, originaire d’Afrin et connu sous le nom d’« Abu Ali », après qu’il a succombé à des blessures par éclats d’obus lors de bombardements menés par des mercenaires du gouvernement intérimaire sur la partie ouest du quartier de Sheikh Maqsoud dans la ville d’Alep le samedi 10 janvier 2026. Les sources ont indiqué que le dimanche 11 janvier 2026, les mercenaires ont enlevé deux membres de sa famille alors qu’ils transportaient le corps de Mohammad Habib vers sa ville natale de Bulbula, dans la campagne occupée d’Afrin, au point de contrôle d’al-Awarid à l’entrée de Sheikh Maqsoud. D’après les informations disponibles, les personnes enlevées sont : Qassem Mohammad Habib (22 ans), le fils de l’artiste, et Ramadan Hasko, son gendre, sont portés disparus. Leur sort reste inconnu. (ANHA)

ROJAVA. Les Kurdes mettent Damas en garde contre l’escalade militaire

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SYRIE/ ROJAVA – Les forces arabo-kurdes ont souligné que les déclarations du gouvernement de Damas concernant la situation des régions de Maskana et de Deir Hafer constituent une tentative d’attiser les tensions et de créer des prétextes à une escalade militaire.

Le centre de presse des Forces démocratiques syriennes (FDS) a publié aujourd’hui un communiqué mettant en garde contre les affirmations du gouvernement intérimaire concernant la situation sur le front de Deir Hafer. Voici le communiqué :

« Nos forces surveillent les déclarations trompeuses du ministère de la Défense du gouvernement de Damas concernant la situation sur le terrain aux alentours de Maskana et Deir Hafer. Nous confirmons qu’il n’y a aucun mouvement militaire ni renforcement de troupes de nos forces dans les zones susmentionnées, et que toutes les allégations qui circulent sont sans fondement. 

Au contraire, les mouvements de terrain actuels sont principalement menés par les factions propres au gouvernement de Damas.

La réitération de ces allégations par le ministère de la Défense constitue une tentative de créer des tensions et de fabriquer des prétextes à une escalade. Nous tenons les responsables de ces agissements pleinement tenus pour responsables de toutes les répercussions possibles.

Nous mettons en garde contre la poursuite de cette approche incendiaire et réaffirmons notre engagement en faveur de la désescalade, tout en nous réservant le droit légitime de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre la zone et protéger les civils. » (ANHA)

ROJAVA. Les femmes dénoncent les massacres d’Alep

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SYRIE / ROJAVA – Les femmes de la région de l’Euphrate ont défilé pour condamner les massacres perpétrés contre les Kurdes de Sheikh Maqsoud, d’Achrafieh et de Bani Zeid, pour saluer leur lutte et leur résistance, et pour dénoncer le silence international qui entoure ces événements. Des centaines de femmes de la région de l’Euphrate ont défilé pour condamner les massacres perpétrés contre les habitants de Sheikh Maqsoud, Achrafieh et Bani Zeid à Alep. Elles ont salué leur résistance et brandi des banderoles où l’on pouvait lire : « L’humanité doit rompre le silence » et « Non au meurtre des femmes et des enfants ». La marche a débuté devant la place des Femmes Libres à Kobani. Les participants portaient des photos du martyr Ziad Halab et des résistants qui ont combattu à ses côtés. Ils scandaient des slogans tels que : « La résistance, c’est la vie », « Non au meurtre des femmes » et « Vive la résistance du cheikh Maqsoud et d’Achrafieh ! ». Arrivés place de la Paix, les manifestants se sont rassemblés en masse, et ont observé une minute de silence. Suad Al-Demir, administratrice du Conseil du Congrès de l’Étoile à Qunaya, à l’ouest de Kobané, a ensuite prononcé un discours louant la résistance du cheikh Maqsoud, d’Ashrafiya et de Bani Zeid, déclarant : « Une épopée d’héroïsme s’est écrite durant la guerre populaire révolutionnaire qui s’est déroulée là-bas. » Suad a expliqué que les habitants de Sheikh Maqsoud et d’Ashrafiya avaient résisté aux attaques les plus féroces perpétrées par les mercenaires du gouvernement intérimaire et de l’État d’occupation turc, ajoutant : « Notre peuple a mené une lutte acharnée contre ces attaques et a fait preuve d’une grande résistance face aux mercenaires. Nous saluons, à notre tour, la résistance de notre peuple et nous le soutiendrons toujours. ». La marche s’est conclue par des slogans tels que « La résistance, c’est la vie » et « Vive la résistance du cheikh Maqsoud et d’Ashrafiya ! ».    

SYRIE. On emmène les femmes kurdes aux mosquées et les hommes vers un lieu inconnu

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SYRIE / ROJAVA – Des gangs affiliés à Damas empêchent les médias et les civils d’entrer dans le quartier kurde de Sheikh Maqsoud, à Alep, où les femmes kurdes sont kidnappées et emmenées dans des  mosquées tandis que les hommes kurdes sont emmenés vers un lieu inconnu. On craint que les hommes soient exécutés en masse tandis que les femmes seront réduites en esclavage, comme on l’a vu à Shengal lors du génocide yézidi ou sur les côtes syriennes pendant  le massacre des Alaouites… Des milices soutenues par la Turquie et alignées sur le gouvernement de transition syrien empêchent les médias et les civils d’accéder au quartier de Sheikh Maqsoud à Alep. Selon certaines sources, de nombreux habitants du quartier ont été enlevés. Des sources locales rapportent que les personnes enlevées ont été emmenées vers des lieux inconnus, ce qui provoque des troubles et de l’inquiétude. Les comités locaux de Sheikh Maqsoud et d’Achrafiyah ont annoncé que près personnes étaient portées disparues. (Il s’agit de chiffres provisoires. Les chiffres définitifs pourraient être bien pires.) Dans les quartiers majoritairement kurdes de Şêxmeqsûd et d’Eşrefiyê à Alep, les signalements d’enlèvements systématiques, d’arrestations arbitraires et de disparitions forcées se multiplient. Les troupes et les milices du soi-disant gouvernement de transition sont mises en cause. Parallèlement, ces groupes empêchent les médias et les ONG d’accéder aux zones touchées. Ce blocus est imposé sous prétexte de « sécurité », tandis que la répression contre la population locale ne cesse de s’intensifier. Les comités de quartier signalent la disparition d’au moins 271 personnes, sans aucun contact depuis samedi. Leurs proches publient sur les réseaux sociaux les noms et photos des disparus, qu’ils soient encore à Shexmeqsud ou qu’ils aient tenté de quitter le quartier. Plusieurs sources ont confirmé à l’agence de presse ANHA que des dizaines d’hommes ont été emmenés vers des lieux inconnus. Quant aux femmes, elles auraient été rassemblées de force dans des mosquées. Les informations faisant état d’assassinats ciblés de civils dans les deux districts alimentent les craintes d’une nouvelle campagne de nettoyage ethnique. Ces quartiers ont été la cible d’atrocités graves perpétrées ces derniers jours par la soi-disant armée syrienne et ses mercenaires pro-turcs ; des massacres ont été signalés. L’administration autonome du nord-est de la Syrie estime à plusieurs centaines le nombre de morts et de blessés. Le bilan exact n’a pas encore pu être établi avec précision, faute d’accès au terrain. Dimanche, le Croissant-Rouge kurde (Heyva Sor a Kurd) a annoncé que trois de ses travailleurs avaient été enlevés par des groupes armés à Alep. L’organisation humanitaire appelle la communauté internationale à faire pression sur le gouvernement autoproclamé de Damas, qu’elle tient pour pleinement responsable de la sécurité de ses équipes. Photo : L’homme tatoué pris en photo par ses bourreaux a été tué sous la torture : on lui a arraché un œil et le coeur, écrasé la gorge …