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Coronavirus, mon amour

Le monde post-coronavirus ne sera jamais comme celui qu’on a connu jusqu’à présent. Il est en gestation et c’est encore trop tôt pour le prédire. Mais on peut être sûr que nos vies changeront à jamais. En attendant, l’envie d’aller vers nos semblables se fait de plus en plus pressante à mesure que le confinement se prolonge. Pour vous donner un peu de baume au cœur en ces temps difficiles, voici un petit message de Keça Bênav :
 
« Moi qui étais de nature réservée, voire introvertie, cachant ses sentiments, depuis une semaine, j’ai l’impression que je distribue des morceaux de mon cœur à qui le veut, en le coupant en petits pains qui se démultiplient à l’infinie…
 
Je cris « Tenez, mangez, ceci est mon coeur ! » Celle ou celui qui dit « j’en veux pas » est un-e imbécile à qui mon père aurait dit « Se hingiv naxin (les chiens ne mangent pas de miel) ! »
 
Keça Bênav / La fille sans nom (en kurde, Bênav signifie « sans nom » et Keç « fille »)