IRAK / KURDISTAN – Le groupe armé kurde, PAK accuse le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’avoir utilisé des munitions au phosphore blanc lors d’une attaque de drone menée tôt ce matin contre l’une de ses bases dans la région du Kurdistan irakien.
Selon un communiqué officiel du Parti de la liberté du Kurdistan (PAK), au moins neuf Peshmergas ont été blessés dans cette frappe.
Le parti kurde affirme que plusieurs éléments concordants — témoignages oculaires, nature des incendies, examens médicaux des blessés et vastes feux de forêt déclenchés sur le site — prouvent l’utilisation de munitions au phosphore blanc par des drones rôdants iraniens.
« Violation flagrante du droit international humanitaire »
Dans son communiqué, le PAK qualifie cette utilisation d’arme incendiaire de « violation flagrante » des Conventions de Genève et des règles internationales interdisant certaines armes. Il souligne que le phosphore blanc provoque des brûlures graves, potentiellement mortelles et irréversibles, tant sur les êtres humains que sur l’environnement.
Le parti appelle la communauté internationale à réagir fermement et demande au Secrétaire général des Nations Unies, au Conseil de sécurité, au Conseil des droits de l’homme, au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et aux organisations de défense des droits humains d’ouvrir immédiatement des poursuites judiciaires contre la République islamique d’Iran. « Cet incident ne doit pas rester impuni », a-t-il déclaré.
Rappel juridique
L’utilisation du phosphore blanc est strictement encadrée par le droit international. En vertu du Protocole III de la Convention sur certaines armes classiques (CCW), l’emploi d’armes incendiaires aéroportées contre des objectifs militaires situés dans des zones peuplées est interdit. Son utilisation délibérée dans des conditions prohibées peut constituer un crime de guerre.
Hengaw appelle à une enquête internationale
L’organisation Hengaw pour les droits humains a exprimé sa « vive préoccupation » face à ces allégations et a demandé aux Nations Unies et au Comité international de la Croix-Rouge de dépêcher une mission internationale indépendante d’enquête sur place. Cette mission devrait examiner les blessés, analyser les preuves matérielles et déterminer si des armes interdites ont été employées.