MANIFESTATIONS EN IRAN. Les villes kurdes frappées de mesures répressives

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IRAN / ROJHILAT – Lors des récentes manifestations dans les villes kurdes d’Iran contre la hausse du prix de l’essence, de nombreux civils ont été blessés par des forces armées et des agents secrets tirant à balles réelles. De nombreux blessés sont soignés à domicile plutôt qu’à l’hôpital, de peur d’être arrêtés.
 
Maintien des mesures de sécurité exceptionnelles et détention de civils à Marivan
 
Des sources locales ont déclaré au Kurdistan Human Rights Network (KHRN) que « les forces de sécurité masquées ou en civil sont toujours présents à Marivan, contrôlant les passants et inspectant les téléphones portables des gens tout en arrêtant les personnes qui détiennent des photos ou des vidéos des récentes manifestations.
 
Ces forces ont également perquisitionné des cafés-restaurants dans la ville et arrêté des civils.
 
Plus de 200 mineurs arrêtés lors de manifestations dans les villes du Kurdistan
 
Plus de 200 enfants ont été arrêtés lors de récentes manifestations dans les villes de Kermanshah, Javanrud, Sanandaj, Marivan, Saqqez et Bukan, ont indiqué des sources locales au KHRN.
 
Certains de ces enfants ont été libérés sous caution bien que la plupart d’entre eux soient toujours détenus dans la cour des camps des Gardiens de la révolution islamique (les Pasdaran), dans des centres de détention, des bureaux de sécurité et aux Centres correctionnels.
 
Selon des informations, un adolescent de 17 ans, Ervin Ramin, détenu à Marivan, serait tombé dans le coma sous la torture infligée par les forces de sécurité.
 
Poursuite des mesures de sécurité et menace des familles des victimes tuées par les services de sécurité à Javanrud
 
Les funérailles de Kaveh Mohammadi, Mobin Abdollahi du village de Schwankara, Jabar Tajare et Ali (Younis) Firouzbakht, quatre manifestants qui ont tous été tués par les forces de sécurité iraniennes les 16 et 17 novembre ont eu lieu dans différentes mosquées de la ville, ont déclaré des sources locales à KHRN.
 
Selon la source, les forces de sécurité ont menacé les familles de ces personnes de ne pas donner d’interviews aux médias et aux organisations internationales de défense des droits humains sur la façon dont les victimes ont été tuées.
 
Le KHRN avait précédemment rapporté qu’au moins six manifestants avaient été abattus par les agences de sécurité à Javanrud et plus de 25 autres avaient été blessés. Le rapport identifiait quatre des morts comme étant Mobin Abdollahi, Kaveh Mohammadi, Ibrahim Moradi, Ali (Younis) Firouzbakht et Jabar Tajare.
 
Par ailleurs, on n’a aucune information exacte concernant le sort des civils arrêtés à Javanrud.
 

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