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KURDISTAN DU SUD. 5 peshmergas tués dans la région de Metina

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KURDISTAN DU SUD. Cinq peshmergas affiliés au PDK ont été tués et quatre autres blessés par l’explosion de leur véhicule au mont Metina où ont lieu des combats entre la guérilla kurde et l’armée turque. Le PDK accuse le PKK d’être derrière cette attaque tandis que le PKK dit ne pas avoir pu déterminé l’origine de l’explosion. Quoiqu’il en soit, connaissant l’inimitié entre ces 2 frères ennemis kurdes, on ne peut dire qui dit vrai. Mais en attendant, la Turquie frotte les mains en espérant que le PDK entrera en guerre contre le PKK aux côtés soldats turcs et des mercenaires syriens dépêchés dans la région, avec la bénédiction de l’OTAN qui veut réduire l’influence de l’Iran en Irak… 
 
Les Forces de défense du peuple (HPG), la branche armée du PKK, ont accusé les peshmergas d’être entrés dans une zone de conflit à Metina entre le PKK et l’armée turque qui veut occuper le Kurdistan du Sud. « Ces mouvements de peshmergas sont un coup de couteau dans le dos du PKK et nous refusons leur entrée dans une zone sous notre contrôle », ont déclaré dans leur communiqué.
 
La cause exacte de la destruction d’un véhicule blindé, qui a tué cinq Peshmergas à Duhok, n’a pas pu être déterminée, a déclaré la branche armée du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
 
Cinq peshmergas affiliés au Parti démocratique du Kurdistan (PDK) ont été tués et quatre autres blessés après que leur véhicule a été pris dans une explosion au mont Metina.
 
Le ministère peshmerga a accusé le PKK de sa responsabilité. Le PKK, cependant, a déclaré qu’il ne pouvait pas déterminer la cause de l’explosion et que les guérilleros n’avaient tiré des coups de semonce en l’air que pour empêcher les forces peshmergas d’avancer davantage dans leurs positions.
 
«Les forces du PDK sont entrées dans un terrain de camping appartenant à nos forces dans la région de Metina. Nos forces ont ouvert le feu en l’air avec des armes à feu dans le but d’avertir ces forces du PDK.
 
L’un des véhicules blindés n’a pas remarqué l’avertissement et a avancé plus loin. Il n’a pas pu être établi à nos côtés comment ce véhicule a été touché et endommagé. Il n’a pas été possible de déterminer si la cause est une explosion de mine terrestre ou une attaque aérienne, » ont déclaré les Forces de défense du peuple (HPG) dans un communiqué.
 
Les médias affiliés au KDP ont rapporté que Zeravani Peshmerga et les forces irakiennes ont été pris en embuscade par les combattants du PKK.
 
«Nous résistons à l’invasion du Kurdistan par l’État turc. Nous appelons ces forces entrantes à ne pas poignarder nos forces dans le dos. Le sang de frère ne doit pas être versé. Pour cela, nous avons lancé cet appel à toutes les forces et à notre peuple», a déclaré le porte-parole du bureau de presse du HPG.
 
Le ministère peshmerga a déclaré dans un communiqué que la force menait une activité militaire pour rétablir la sécurité dans la région avant l’embuscade du PKK:
 
« Les forces peshmergas menaient une activité militaire dans le mont Metina d’Amedi pour protéger la population, les villages voisins et rétablir la stabilité dans cette région, mais elles ont été prises en embuscade par une force du PKK, en conséquence cinq peshmergas sont tombés martyrs et quatre autres blessés.
 
Nous avions émis des avertissements, en cas de tels incidents, toutes les parties doivent respecter la souveraineté de la région et ne pas mettre en danger la sécurité et la stabilité de la région du Kurdistan. »
 
Le Premier ministre du Gouvernement régional du Kurdistan (GRK) a condamné « l’attaque du PKK » et a ajouté « J’exhorte le Parlement du Kurdistan et les partis politiques à parler d’une seule voix contre cette agression ».
 
Depuis le 23 mars, la Turquie a lancé une opération contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans les zones frontalières de Duhok et a érigé au moins quatre nouvelles bases militaires, soit près de quarante autres dans la région du Kurdistan.
 
Les frappes aériennes et les bombardements de la Turquie sont une répétition quasi quotidienne dans la région du Kurdistan, plus particulièrement dans les zones frontalières. Elle lance de temps à autre des opérations transfrontalières.
 
Le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) a accusé à plusieurs reprises le PKK d’être à l’origine de l’agression de la Turquie dans la région. (Zhyan)

KURDISTAN DU SUD. 1 500 villageois kurdes déplacés par l’invasion turque

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KURDISTAN DU SUD – Plus de 1500 Kurdes ont été déplacés de 22 villages par l’invasion turque au Kurdistan du Sud déclare une ONG internationale. Étant donné que l’armée turque a installé des bases militaires dans ces villages, un retour des personnes déplacées est impossible.
 

Christian Peacemaker Teams-Iraqi Kurdistan (CPT-IK), une ONG internationale de lutte contre la violence et de défense des droits humains, présenté un rapport sur l’impact civil de l’actuelle opération militaire turque dans le sud du Kurdistan (nord de l’Irak). Selon le rapport, plus de 1 500 personnes ont été déplacées de 22 villages du gouvernorat de Duhok au cours des quarante derniers jours. Des milliers d’hectares de terres agricoles ont été brûlés. Comme Lukasz Firla, membre de l’organisation internationale de défense des droits humains, l’a déclaré jeudi lors de la présentation du rapport « No Return: The Civilian Impact of Turkey’s Operation Claw Lightning », quatre civils ont été blessés jusqu’à présent.

Concernant l’opération militaire transfrontalière de l’État turc sur le territoire irakien lancée le 23 avril, CPT-IK déclare : « La Turquie affirme que l’opération vise le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) afin d’éliminer le terrorisme dans la région du Kurdistan. Pour lancer son opération, la Turquie a déployé des parachutistes à travers la frontière Turquie-Irak pour construire des bases militaires dans la région du Kurdistan avec l’accompagnement de bombardements aériens et d’artillerie. En construisant ces bases, la Turquie a poursuivi son avancée dans la région du Kurdistan pour établir ce qu’elle prétend être une zone de sécurité, qui s’étend le long de la frontière entre la Turquie et l’Irak. Alors que la Turquie a pris le contrôle du territoire de la région du Kurdistan, les affrontements entre l’armée turque et le PKK se sont intensifiés dans la région. La Turquie a alors mené des bombardements dans la région visant le PKK ; cependant, comme le rapporte Christian Peacemaker Teams (CPT), de nombreuses frappes aériennes et d’artillerie de la Turquie ont directement visé des civils. »

Le rapport indique en outre que, « Alors que la Turquie prétend viser le PKK dans l’opération Claw-Lightning, la réalité est que les civils vivant dans les régions frontalières sont les plus gravement touchés par les bombardements de la Turquie. Ces bombardements ont dévasté la région où vivent des centaines de familles. Des milliers de dounams de terre et environ 1 300 ruches ont été détruits, autant de ressources cruciales pour les familles. Les bombardements de la Turquie ne menacent pas seulement les moyens de subsistance des familles, mais aussi leur vie. Jusqu’à présent, quatre civils ont été blessés par les bombardements de la Turquie, et plus de 1 500 civils de 22 villages ont évacué leur village pour échapper à l’assaut de la Turquie. CPT craint que ces familles n’aient jamais la possibilité de retourner chez elles, car la Turquie a construit à proximité des bases militaires armées d’artillerie qui menacent désormais la vie des civils.

Les familles vivant dans les régions frontalières de la région du Kurdistan ne devraient pas être forcées d’être des cibles dans le conflit qui oppose la Turquie au PKK. Pour assurer la sécurité des civils, la Turquie doit immédiatement cesser ses opérations militaires visant les civils dans la région du Kurdistan d’Irak. Ce n’est qu’à cette condition que les familles pourront retourner dans leur pays d’origine. »

 

KURDISTAN DU SUD. Un drone turc tue 3 civils dans le camp de réfugiés de Maxmur

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KURDISTAN DU SUD – Aujourd’hui, un drone turc a tué trois réfugiés kurdes dans le camp de Makhmur qu’Erdogan avait menacé récemment de « nettoyer », accusant le camp d’être une pépinière de combattants pour le PKK.
 
Le camp de Maxmur est régulièrement survolé par l’armée de l’air turque. Des activités aériennes intensives ont été observées sur la région dimanche dernier. La dernière attaque sur Maxmur avait eu lieu en juin. En avril, trois femmes ont été tuées dans le camp lors d’une attaque de drones armés par l’armée turque. 

Rachad Galali, député kurde originaire de Makhmour, a affirmé à l’AFP que le bombardement aérien avait visé « un jardin d’enfants près d’une école » dans le camp de Makhmour qui abrite des réfugiés kurdes de Turquie.

« Trois civils ont été tués et deux blessés », a-t-il ajouté, précisant qu’aucun enfant n’avait été tué.

 
Plus de 12.000 réfugiés de Maxmur vivent sous embargo
 
Maxmur (Makhmour) est une ville située à 60 kilomètres au sud-ouest d’Erbil, la capitale de la région du Kurdistan irakien. Le camp de réfugiés de Maxmur est reconnu par les Nations Unies qui, depuis 1998, accueille des milliers de réfugiés du Kurdistan du Nord. De nombreux habitants du camp ont été contraints de fuir leurs foyers dans le nord du Kurdistan en 1993-1994, l’État turc ayant mené une campagne brutale d’agression contre le peuple kurde, niant l’existence de ce dernier, interdisant l’expression de son identité kurde et réprimant la culture kurde, tout en utilisant ses militaires pour détruire des milliers de villages et déplacer des centaines de milliers de personnes. Aujourd’hui, la population du camp de Maxmur a plus de 13 000 résidents, dont de nombreux enfants du camp sont nés apatrides.

 

Le camp de Maxmur est situé à un endroit stratégique, servant de porte d’entrée vers le sud du Kurdistan (Irak) depuis le sud. En août 2014, alors que DAESH / ISIS envahissait une grande partie de l’Irak et de la Syrie, l’organisation terroriste a pris Maxmur pour cible afin d’avancer sur Erbil, la capitale et la plus grande ville de la région du Kurdistan en Irak. DAESH a envahi et occupé le camp, bien que les habitants de Maxmur se soient joints à d’autres combattants pour résister à l’avancée de DAESH, et les milices populaires, les forces d’autodéfense, les femmes et les jeunes ont finalement expulsé DAESH (l’Etat islamique) après des jours de combat, empêchant une invasion catastrophique du Sud-Kurdistan en organisant une résistance pour l’humanité entière, sans laisser passer DAECH. Après cette victoire, M. Massoud Barzani, alors Président de la région du Kurdistan irakien, a visité le camp Maxmur et a exprimé ses remerciements aux forces d’autodéfense pour leur rôle dans cette victoire. (ANF)

La Roumanie a livré un journaliste kurde à la Turquie

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EUROPE – Le journaliste kurde Serbest Derin qui avait en fait demandé l’asile en Grèce, a été arrêté en Roumanie qui l’a livré à la Turquie, où il va passer au moins 17,5 ans en prison.
 
Qui est Serbest Derin ?
 
Serbest Derin a travaillé comme enseignant dans sa ville natale Mardin (Mêrdîn). En 2012, deux procédures à motivation politique ont été ouvertes à son encontre. Une peine d’un an et demi de prison pour propagande terroriste présumée a déjà été confirmée, et la procédure d’appel contre une décision de justice sur une peine de 16 ans de prison est toujours pendante devant la Cour de cassation turque. L’acte d’accusation avec de fausses preuves dans le procès pour « appartenance présumée à une organisation terroriste » et « activités pour une organisation terroriste » est venu de la plume de l’ancien procureur principal d’Erzurum, Ekrem Beyaztaş. Il est lui-même en prison car il serait membre du mouvement du prédicateur islamiste Fethullah Gülen, qui est classé comme organisation terroriste en Turquie sous le nom de « FETÖ ». Serbest Derin a quitté la Turquie pour se protéger d’années d’emprisonnement.
 
En 2020, l’expulsion a été empêchée
 
La Roumanie est l’un des pays de l’UE qui expulse régulièrement des personnes vers des pays où elles sont à risque, sans contrôle adéquat. Bien que ce soit le cas, l’Autriche repousse la Roumanie, critique l’auto-organisation de migrants Patika à Graz. L’année dernière, Serbest Derin était censé être expulsé de Roumanie vers la Turquie avec des dizaines d’autres après des actes de torture antérieurs – sans aucun examen sérieux de son cas.
 

Sommet de l’Otan : La France va-t-elle cautionner une invasion turque en Irak ? – PCF

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PARIS – A la veille du sommet de l’OTAN, le PCF appelle la France à ne pas rester spectateur de l’invasion du Kurdistan du Sud par la Turquie qui prétend combattre la guérilla kurde.

Voici le communiqué du Parti communiste français (PCF)

Depuis la fin avril 2021, l’armée turque a lancé une nouvelle offensive dans le nord de l’Irak contre les Kurdes. Ces opérations terrestres et aériennes contre les combattants qui ont affronté l’État Islamique mettent en jeu une artillerie meurtrière et des drones tueurs. L’aviation se livre à des bombardements incessants contre les populations civiles avec la suspicion d’un usage d’armes chimiques. La Turquie s’appuie également sur un réseau de bases militaires implantées depuis près de 25 ans sur le territoire irakien.

Ankara vise un triple objectif : éradiquer la présence kurde et accroître sa présence annexionniste du camp de réfugiés de Makhmur jusqu’à Mossoul. Par ailleurs, R.T. Erdogan ne cache pas sa volonté de déraciner du Sinjar le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), ceux-là mêmes qui ont sauvé les Yézidis du génocide de Daesh.

R.T. Erdogan veut saisir l’opportunité du sommet de l’OTAN, le 14 juin, pour obtenir l’aval de l’Organisation afin de conduire une offensive d’ampleur. Quelle sera l’attitude de la France ? Abandonnera-t-elle les combattants de la liberté et de la démocratie pour capituler devant la politique liberticide et expansionniste de R.T. Erdogan ? Prendra-t-elle le risque d’envenimer une situation explosive devant les vives oppositions du gouvernement irakien et de Téhéran ?

Le président de la République et son ministre des Affaires étrangères doivent lever les ambiguïtés, exprimer une opposition ferme à l’ouverture d’un nouveau front par la Turquie, après ceux de la Syrie, de la Libye et de la Méditerranée orientale, et considérer que les Kurdes, dans leur diversité, constituent l’une des principales forces de paix dans la région.

Une délégation du Parti communiste français (PCF), dirigée par Pierre Laurent, se rendra la semaine prochaine à Erbil (Kurdistan irakien), à l’invitation du Congrès national du Kurdistan, afin d’exprimer la solidarité totale des communistes français.

Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

Visioconférence. Le peuple kurde, une histoire qui se conjugue au féminin

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PARIS – Depuis des décennies, les femmes kurdes jouent un rôle central dans la lutte de libération kurde. Mais, depuis l’Occident, on a souvent une image assez orientaliste de ces femmes engagées tant au niveau militaire qu’au niveau politique. On se focalise sur les femmes combattantes (il faut dire que leur bravoure face aux terroristes de DAECH les a rendues très célèbres dans le monde) que certains appellent les Amazones des temps modernes, tandis que d’autres les accusent de n’être qu’une vitrine de façade, et qu’en réalité, « tout » est géré par les hommes kurdes…
 
Pour essayer de démêler le vrai du faux au sujet des femmes kurdes engagées, l’association France-Kurdistan, en partenariat avec la ville de Gennevilliers, organise une visioconférence autour du peuple kurde qui aura lieu le vendredi 11 juin, à 19h.
 
 
Avec Éléonore Perrier qui est chargée de mission aux relations internationales de la ville de Gennevilliers, Sylvie Jan (présidente de France-Kurdistan) et Pascal Torre (historien spécialiste du Moyen Orient et co-fondateur de l’association France Kurdistan)
 

La visioconférence aura lieu sur l’application ZOOM. Pour y participer, cliquez ici: https://bit.ly/3wx7duY

 

L’Allemagne était au courant des liens de l’État turc avec la mafia et les djihadistes en Syrie

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BERLIN – L’historien et journaliste Nick Brauns a déclaré que les relations de l’État turc avec la mafia et les djihadistes sont connues des pays occidentaux, dont l’Allemagne, après les récentes révélations de Sedat Peker. (Les Kurdes également le savaient puisqu’ils étaient les premières victimes de la collusion État-mafia en Turquie.)
 
Brauns est l’un des chercheurs allemands qui suit de près les développements en Turquie et au Kurdistan. Il a produit de nombreux livres, articles et recherches sur les relations de l’État allemand avec la Turquie et le Kurdistan. Brauns s’est entretenu avec l’agence ANF au sujet des allégations du mafieux turc Sedat Peker concernant les crimes de guerre de la Turquie, la livraison d’armes à des mercenaires djihadistes en Syrie et le commerce du pétrole avec DAECH.
 
« Les allégations de Peker ont été fréquemment exprimées par les médias kurdes, le HDP et d’autres politiciens de l’opposition, et des journalistes tels que Can Dündar. Ce qui est nouveau, c’est qu’un membre de l’État profond turc qui a été impliqué dans nombre de ces affaires confirme les relations corrompues au sein de la Etat. » a déclaré Brauns avant d’ajouter que les pays occidentaux et les puissances internationales étaient déjà conscients de l’implication de l’État turc dans les relations criminelles.
 
« L’administration russe a déclaré à Erdogan qu’elle avait préparé un rapport détaillé sur le commerce du pétrole avec l’Etat islamique en Syrie », a-t-il ajouté.
 
Si ce n’était pas sérieux, Dundar n’aurait pas été protégé par l’Allemagne
 
Brauns a déclaré que les allégations de Peker avaient déjà été publiées dans les médias grand public en Europe. « Cependant, c’est un développement nouveau et important que ces crimes, qui étaient auparavant couverts par les médias kurdes et socialistes, soient également présentés dans les médias grand public aujourd’hui.
 
Contrairement aux médias grand public, il n’y a pas de réaction du côté des politiciens des pays occidentaux. Les événements révélés par Pekin étaient déjà connus des gouvernements allemands et européens depuis longtemps. L’Allemagne a pris au sérieux les événements exprimés par les journalistes de l’opposition en Turquie et a protégé un journaliste comme Can Dündar, jugé « terroriste » par la Turquie pour avoir enquêté sur les armes envoyées en Syrie. C’est pourquoi je tiens à souligner à nouveau que le gouvernement allemand est conscient depuis longtemps des relations de l’État avec les groupes mafieux et les djihadistes», a déclaré Brauns.
 
L’opposition turque devrait agir
 
« Pour autant que je sache, le HDP essaie de lancer une campagne avec d’autres partis socialistes. Cependant, il n’y a aucun mouvement du principal parti d’opposition CHP et du parti Iyi. Meral Akşener, chef du parti Iyi, était un ancien ministre de l’Intérieur et a également participé au réseau de relations décrit par Peker », a ajouté Brauns.
 
Brauns a fait valoir que l’Allemagne gardera le silence tant que l’opposition en Turquie ne prendra pas de mesures contre le régime criminel. « Il doit y avoir une raison pour que l’Allemagne, qui est déjà consciente de ces relations sales, agisse, et je pense que cette raison peut être créée par les campagnes et les mouvements de réaction de l’opposition en Turquie. Il en va de même pour les autres puissances occidentales. »
 
L’État profond ne concerne pas uniquement la Turquie
 
Brauns a déclaré qu’une voix forte qui pourrait s’élever contre les structures mafieuses en Turquie sera soutenue par l’Allemagne puisque la structure mafieuse de l’État est également un grand danger pour l’Allemagne. « Le trafic de drogue basé en Turquie s’étend à l’Allemagne et ces djihadistes armés représentent un grand danger pour la sécurité de l’Allemagne. Il y a quelque chose que nous ne devons pas oublier ; l’État profond n’est pas seulement répandu en Turquie. Sans aucun doute, cette structure a émergé pendant l’Empire ottoman, et elle a été protégée par des alliances secrètes et des putschistes. Par exemple, Abdullah Öcalan a évalué le mécanisme de coup d’État en Turquie et il parle souvent de la tradition du coup d’État. Cette structure, appelée Gladio, a des racines à l’étranger et a été construite par l’OTAN dans les années 1950 », a poursuivi Brauns.
 
A la fin des années 1990 et l’OTAN a établi de nouvelles structures Gladio
 
Après la guerre froide, Gladio au sein de l’OTAN est devenu incontrôlable à la fin des années 1990 et l’OTAN a établi de nouvelles structures Gladio. L’historien et journaliste allemand a déclaré que les nouvelles structures sont appelées « Gladio-B » ou « Gladio vert ». Il a affirmé que des mouvements tels que les Gülenistes et Milli Görüş en Turquie sont soutenus par ces nouvelles structures.
 
Pour Brauns, le régime d’Erdogan, que les experts qualifient de « régime bonapartiste », change constamment de partenaire et oblige ses opposants à s’affronter pour survivre. « Maintenant, Erdogan essaie d’éliminer les soi-disant forces eurasiennes et de se rapprocher à nouveau de l’Europe et des États-Unis », a-t-il déclaré.
 
« Sedat Peker ne mène pas une guerre personnelle et il peut y avoir différentes forces derrière lui. Toutes ses allégations sont la manifestation d’une lutte pour le pouvoir », a conclu Brauns.
 
 

IRAN. Une détenue kurde en grève de la faim contre son arrestation illégale

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IRAN / ROJHILAT – La prisonnière politique kurde originaire de Marivan, Viyan Mohammadi est en grève de la faim depuis le 30 mai pour pour protester contre la prolongation de sa détention au centre de détention des renseignements à Ourmia.
 
Viyan Mohammadi, étudiant en gestion à l’Université de Téhéran et originaire de la ville de Marivan de la province du Kurdistan, a été arrêté par les forces de renseignement du CGRI à Téhéran le vendredi 30 avril 2021.
 
Auparavant, 18 membres des services de renseignement de l’IRGC avaient fait une descente au domicile de Viyan Mohammadi à Téhéran et, en plus de harceler sa famille, l’avaient arrêtée, fouillé son domicile et confisqué ses effets personnels dont un ordinateur portable, des téléphones portables et des livres.
 
Faramarz Mohammadi, époux de Viyan Mohammadi, a également été arrêté le samedi 9 janvier 2021, lors de la vague d’arrestations massives de citoyens kurdes en janvier 2021, et a été transféré au centre de détention du renseignement de Sanandaj IRGC. Il a été libéré de prison sous caution de 300 millions de tomans (15 000 dollars) après près de 4 jours de détention.
 

Féminicide: Une femme d’origine kurde tuée par son ex-mari à Metz

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FRANCE – (ERRATUM) Le 3 juin, Mehmet Karacan s’est suicidé après avoir blessé grièvement son épouse Sevgi Cirik qui était en instance de divorce, à Metz, en Moselle. (Les premières infos évoquaient la mort de Sevgi, mais elles ont été démenties par la suite.)
 
Le couple de Kurdes originaires de Dersim a 3 enfants.
 
Mehmet Karacan s’est suicidé après avoir d’abord poignardé Sevgi Cirik puis lui avoir tiré dessus avec un pistolet dans la rue. L’enfant ainé du couple a assisté à la scène.
 
 
 

La Turquie veut annexer le Kurdistan du Sud

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KURDISTAN – En prétextant combattre la guérilla kurde, la Turquie a envahi plusieurs régions du Kurdistan d’Irak où elle commet par ailleurs un écocide en abattant les forêts. Derrière cette nouvelle agression turque dans un pays voisin se cache le rêve d’Erdogan d’annexer les régions d’Hewler, Slimani et Kirkouk à la Turquie, comme à l’époque de l’empire ottoman.

Depuis le 23 mars, les forces armées turques, épaulées par des mercenaires syriens, ont lancé une opération contre les zones contrôlées par les combattants des HPG (branche armée du PKK) dans les régions de Metîna, Zap et Avashîn, dans les zones frontalières de Duhok et érigé au moins quatre nouvelles bases militaires, soit près de quarante autres dans la région du Kurdistan. 
 
Le chercheur et historien irakien Jawad al-Baidani a averti que la Turquie rongeait progressivement les terres irakiennes pour contrôler toute la région de Mossoul, qui, selon la stratégie turque, comprend Hewler (Erbil, capitale de la région kurde), Sulaymaniyah et Kirkuk. Il a révélé que la Turquie cherchait à y établir une base militaire et aérienne qui sera la plus importante du Moyen-Orient.
 
Jusqu’à présent, la Turquie a annexé les régions kurdes d’Afrin et de Serê Kanîyé, au Rojava, dans le nord de la Syrie. Aujourd’hui, elle veut finaliser l’annexion du Kurdistan avec les régions kurdes d’Irak. Mais ce qui terrifie le plus les Kurdes, c’est le silence coupable de la communauté internationale qui laisse la Turquie envahir les pays voisins à sa guise. Mais jusqu’à quand?

TURQUIE. Le journaliste qui a photographié le meurtre d’un Kurde en 2017 risque 20 ans de prison

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TURQUIE / BAKUR – Le procès d’Abdurrahman Gök, le journaliste qui a photographié le meurtre d’un Kurde (Kemal Kurkut) par la police turque en 2017 poursuivi pour terrorisme, a été ajourné à 30 septembre. Il risque 20 ans de prison.
 
La deuxième audience de l’affaire pour terrorisme du journaliste kurde Abdurrahman Gök a eu lieu aujourd’hui à Diyarbakir (Amed). Le tribunal a décidé de transmettre le dossier au parquet pour préparer son avis. La prochaine audience aura lieu le 30 septembre 2021.
 
Poursuivi en justice pour avoir montré le vrai visage de la police turque
 
En 2017, après qu’il aie fait publié les images du meurtre de l’étudiant kurde, Gok a fait l’objet d’une enquête un mois plus tard. En 2018, après l’abandon de l’affaire, Gök a fait l’objet d’une autre enquête et a été emprisonné pendant une semaine. Il avait appris à l’époque que ses communications avaient été surveillées par la police turque pendant un certain temps.
Étant donné que les accusations portées contre lui sont basées sur des informations journalistiques qu’il a partagées avec ses collègues, Gök explique que l’enquête porte vraiment sur les photos du meurtre d’un jeune Kurde qu’il a prises lors des célébrations du Newroz en mars 2017.
Un rapport d’expert rédigé par le Bureau pénal national privé a révélé en 2019 que Kemal Kurkut, l’étudiant abattu en 2017, avait été délibérément tué par le policier.
Le rapport affirme que des images au ralenti de la fusillade analysées par des experts légistes prouvent que la victime a été abattue par derrière lorsque le suspect a tiré avec son pistolet.
Le rapport a également mis en évidence des éléments du rapport d’autopsie conformes aux caractéristiques du trou de balle dans le corps de la victime, qui montraient également qu’il était directement visé.
L’un des deux policiers qui étaient détenus le jour de crime, le 21 mars 2017, a été libéré après avoir témoigné devant un procureur, tandis que l’autre, identifié uniquement par les initiales Y.Ş. a été libéré sous contrôle judiciaire par le tribunal lors de sa mise en accusation.
 
Meurtre de Kemal Kurkut, énième crime raciste visant les Kurdes en Turquie
 
 
Le 21 mars 2017, Kemal Kurkut, un étudiant kurde de 22 ans, a été abattu par un policier turc, devant des dizaines de journalistes et une foule rassemblée pour célébrer le Nouvel-An kurde, à Amed (Diyarbakir).
 
Après le meurtre de Kemal Kurkut, les policiers ont immédiatement confisqué les appareils des journalistes pour effacer les images afin de cacher leur crime. Mais le journaliste Abdurrahman Gök a réussi à cacher la carte de son appareil dans la poche arrière de son pantalon. Ainsi, quand les policiers ont fouillé son matériel, ils n’ont rien trouvé tandis que le journaliste leur a menti en disant qu’il n’avait pas eu le temps de prendre des images…
 
Des images qui rendent impossible le camouflage du meurtre
 
Les autorités turques, croyant avoir détruit les preuves du meurtre de Kemal Kurkut, ont fait une première déclaration affirmant que Kemal Kurkut était un kamikaze neutralisé par la police avant qu’il commette un attentat visant la fête de Newroz. Mais, le journaliste Abdurrahman Gök présente aussitôt les images du meurtre de Kurkut à la presse et à la justice turque, balayant les déclarations mensongères des autorités turques. Depuis, il est poursuivi par la justice turque qui l’accuse d’être « membre d’une organisation terroriste [PKK] ».
 
«Ces photos sont entrées dans l’histoire prouvant l’innocence de Kemal. Sans elles, Kemal serait connu comme un kamikaze qui était sur le point d’ensanglanter les célébrations du Newroz», avait déclaré à l’époque Gök.
 
 

De nouvelles révélations concernant l’enquête sur l’assassinat de 3 militantes kurdes tuées à Paris en 2013

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PARIS – Plus de huit ans se sont écoulés depuis l’assassinat de trois femmes kurdes (Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez) le 9 janvier 2013 à Paris et dont les services secrets turcs (MIT) sont mis en cause par les éléments de l’enquête judiciaire.

 
Malgré la mort du suspect Omer Guney, grâce à la persévérance des familles des trois victimes, le dossier du triple meurtre a été réouvert le 14 mai 2019 pour « complicité d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et d’association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Plus d’un an après la relance de l’affaire, les familles des victimes et la communauté kurde demandent la levée du secret défense dans l’enquête de ces assassinats politiques.

 

Le jeudi 27 mai 2021, les associations France-Kurdistan, Amitiés Kurdes de Bretagne et le Conseil démocratique kurde en France organisaient une visioconférence concernant l’enquête sur ce triple assassinat. Ils viennent de publier un compte-rendu de la visioconférence qu’on partage avec vous ci-dessous:

REVELATIONS. Assassinat de trois militantes kurdes « Rojbîn, Sakiné, Leyla » le 9 janvier 2013 à Paris: Pourquoi faut-il lever le « Secret Défense »
Compte-rendu de la Visioconférence du 17 mai 2021. (Une conférence bien suivie, instructive.)
 
8 ans après le lâche assassinat de trois militantes kurdes -Rojbîn, Sakiné et Leyla -en plein jour dans leur bureau à Paris le 9 janvier 2013 – dans lequel on connaît aujourd’hui l’implication des services secrets turcs -, la lutte juridique, politique et citoyenne pour obtenir la vérité et la justice est loin d’être terminée.
 
À cette étape où les familles étaient reçues pour la première fois par le juge d’instruction ce mois de mai 2021, une conférence publique suivie par 204 personnes s’est tenue le 27 mai, durant une heure et demie, en visioconférence. Celle-ci était organisée par le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F), les Amitiés kurdes de Bretagne et France-Kurdistan. Les intervenants, Maître Malterre, avocat des familles, Agit Polat du Conseil CDK-F, Rémi Féraud, sénateur de Paris, André Metayer, président fondateur des Amitiés Kurdes de Bretagne, un journaliste au Monde, Francis Wurtz, député européen honoraire, Eyyup Doru du HDP (Parti démocratique des Peuples de Turquie) et Sylvie Jan, présidente de France-Kurdistan, ont proposé une conférence instructive et combative.
 
Comme médiatrice, Sylvie Jan a exprimé l’émotion vive et toujours intacte que provoque l’évocation de ce triple assassinat en adressant l’amitié de tous et de toutes aux familles et en soulignant la remarquable persévérance de leurs avocats, de la communauté kurde et des associations engagées pour la vérité et la justice, comme celles présentes à cette conférence, membres de la Coordination nationale Solidarité Kurdistan (CNSK).
 
Une fois rappelés les éléments historiques essentiels de « cette procédure complexe et difficile « , Me Jean Louis Malterre, un des trois avocats des familles, (avec Me Antoine Comte et Me Sylvie Boitel), a confirmé qu’une nouvelle plainte avait été déposée par les avocats des familles visant « les commanditaires, les complices et les escadrons de la mort qui agissent en Europe comme cela a été révélé récemment en Belgique. Les familles reçues par le juge d’instruction sont sorties de cette rencontre « confiantes et rassurées », le Juge d’instruction leur ayant confirmé que les deux magistrats instructeurs « considéraient cette affaire comme une des trois principales sur les 40 qu’ils avaient à traiter et avec l’intention de poursuivre les nécessaires investigations ».
 
Toutefois, Me Jean Louis Malterre a fait part de sa vive inquiétude du fait que la demande du juge d’instruction auprès des ministères de la Défense et de l’Intérieur pour obtenir la levée du « Secret Défense » avait été partiellement refusée. Il a insisté sur cette indispensable levée du « Secret Défense » et sur la nécessité de déclassifier les documents en totalité. C’est, à ce stade, l’aspect essentiel à débloquer.
 
Le sénateur Rémi Féraud, qui était maire du 10ème arrondissement de Paris au moment du triple féminicide, a exprimé sa vive émotion à l’évocation de ce drame. Engagé aux côtés des associations, il venait d’interroger le gouvernement au sujet de la levée du « Secret Défense » et avait reçu une réponse du ministre de la Justice, rapide et courtoise, mais sans élément concret, vu « qu’une enquête était en cours ». « Mais c’est précisément le juge d’instruction qui, pour faire la lumière sur les faits, demande la levée du « Secret Défense », s’est indigné Me Malterre. Remi Féraud a immédiatement sollicité son aide pour construire ensemble une nouvelle question au gouvernement, précise et circonstanciée. Cette conférence aura ainsi permis cette importante rencontre.
 
Par ailleurs, répondant à une sollicitation de Sylvie Jan, Rémi Féraud a accepté de contacter tous les groupes politiques du Sénat dans leur diversité pour tenter d’obtenir une demande commune, ou des démarches allant dans le même sens, afin d’exiger la levée du « Secret Défense ». Rémi Féraud s’y est engagé, même si ce travail « pouvait être long ».
 
À propos des commanditaires, nous savons maintenant que les services secrets turcs (MIT) sont impliqués et que de lourds soupçons interrogent le rôle de l’ex-ambassadeur de Turquie en France -directeur adjoint du MIT au moment des faits-, rappelé dans son pays au moment où il aurait pu être interrogé par le juge d’instruction.
 
Agit Polat a rappelé que le président de la République française avait pour principe de recevoir toujours les familles victimes d’un attentat terroriste, et qu’il était encore temps de le faire. Les familles de Rojbîn, Sakiné et Leyla ont confirmé leur détermination à aller jusqu’au bout pour connaître toute la vérité et obtenir justice. Par ailleurs, il a informé la conférence des poursuites administratives que subissent en France les militants kurdes opposants à R.T. Erdoğan.
 
André Métayer, à son tour, a dit sa très vive émotion à la pensée de Rojbîn et de ses amies assassinées. Il a souhaité que l’instruction entende Manuel Valls et les membres de son cabinet sur le contenu de la rencontre qu’ils ont eu 21 janvier 2013, 12 jours après le triple assassinat, avec l’ambassadeur de Turquie qui, dans une note adressée à ses supérieurs, tend à démontrer une certaine convergence de vue franco-turque dans « l’exécution des membres de l’organisation terroriste, tuées à Paris ». Après avoir salué le courage des familles et de leurs avocats, André Métayer a conclu par ces mots : « Nous n’abandonnerons jamais ».
 
Plusieurs intervenants sont revenus sur le verrou que constitue la qualification « d’organisation terroriste » pour le PKK, interrogeant l’attitude « deux poids, deux mesures » particulièrement critiquable de la France qui reconnait le PKK comme un allié lorsqu’il s’agit de lutter contre l’Etat islamique ou de détenir des terroristes de Daesh dans les camps en Irak, et qui, dans le même temps, le qualifie de « terroriste » quand il s’agit de la Turquie. Ce sont pourtant les mêmes Kurdes des deux côtés de la frontière.
 
Francis Wurtz, député européen honoraire a par ailleurs regretté l’hypocrisie constante de l’Union européenne, dont la France, qui se sert toujours des opposants kurdes comme monnaie d’échange dans leurs négociations avec la Turquie de R.T. Erdoğan.
 
Eyyup Doru, du Parti démocratique des Peuples (HDP), a remercié vivement les organisateurs de cette conférence et souligné toute l’importance de la solidarité internationale.
 
Actions à mener, concernant le triple assassinat du 9 janvier 2013
 
Les évolutions du dossier nous encouragent à poursuivre des actions dans différents domaines. La conférence en a retenu cinq :
 
1) Poursuivre notre soutien aux familles afin que celles-ci soient rapidement reçues par le président de la République, comme c’est le cas pour tout attentat terroriste.
 
2) Agir pour la levée du « Secret Défense » en coordination avec les avocats des familles et les élus.
 
3) Demander aux juges d’Instruction de rencontrer M. Valls, ministre le Intérieur en 2013, au moment des faits, E. Barbé, son conseiller diplomatique, et T. Lataste, son chef de cabinet, pour qu’ils donnent leur version de la rencontre avec l’ambassadeur de Turquie en France, le 21 janvier 2013, 12 jours après l’assassinat.
 
4) Agir auprès des parlementaires français et européens pour qu’ils demandent à l’Union européenne et à la France de retirer le PKK de la liste des organisations terroristes.
 
5) Soutenir le CDK-F et les militants kurdes, opposants de R.T. Erdoğan, victimes de poursuites judiciaires et de mesures administratives répressives sous la forme de gel de leurs avoirs.
 
6) Poursuivre les efforts d’information et de mobilisation auprès de toutes et de tous.