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PARIS. Conférence: Minorités, militant·es, journalistes dans le viseur de l’Etat turc

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Conférence reportée au 7 mars.

PARIS – Un groupe de parlementaires invite des politiciens et journalistes kurdes, arméniens et turcs à une conférence sur la persécution des minorités et les voix critiques en Turquie. La conférence intitulée « Minorités, militant·es, journalistes: dans le viseur de l’Etat turc » aura lieu à l’Assemblée nationale, le jeudi 16 février, de 9h30 à 13h00, au Palais Bourbon, Salle Colbert.

Participation libre sur inscription

Voici le programme de la conférence qui déroulera en deux parties:

1. Militants et opposants politiques : vivre sous la menace

Avec:
Amineh Kakabahev, ancienne députée suédoise
Remzi Kartal, membre du Congrès National du Kurdistan en Belgique
Gökay Akbulut, députée fédérale du Bundestag allemand
Mehmet (Ali) Doğan, Directeur des relations internationales du Centre arménien d’Argentine
Animation du débat par un représentant de la Fédération Internationale des Droits Humains.

2. Est-il toujours possible d’être journaliste en Turquie ?

Avec:
Can Dündar, journaliste exilé en Allemagne
Garo Paylan, député arménien du Parti Démocratique des Peuples (HDP)
Ragip Zarakolu, éditeur et fondateur de l’Association des Droits Humains de Turquie (Insan Haklari Dernegi),
Hayko Bağdat, journaliste exilé en Allemagne

Formulaire pour vous inscrire à la conférence: https://forms.gle/neamSgzY8sSyAC5i9

L’équipe organisatrice de la conférence:

Nadège Abomangoli, Ségolène Amiot, Yan Chantrel, Hubert Julien-Laferrière et Mélanie Vogel

Plus de 16 000 cadavres retirés des décombres en Turquie et en Syrie

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Dans la nuit du lundi 6 février, un séisme dévastateur a frappé le sud-est de la Turquie et le nord de la Syrie (des régions à majorité kurdes), réduisant à néant des dizaines de milliers d’immeubles. Les autorités turques et syriennes, non préparées à une telle catastrophe – pourtant annoncée depuis des décennies – peinent à secourir les dizaines de milliers de personnes ensevelies sous les décombres, sans parler de la discrimination étatique frappant les sinistrés kurdes…

Tandis que la Syrie est ignorée par la communauté internationale; les secouristes (et l’aide humanitaire) venus du monde entier sont en Turquie. Dans certaines localités, les sinistrés sont les seuls à fouiller les décombres, dans l’espoir de sauver vivants leurs proches alors que les températures glaciales et les jours qui passent diminuent les chances de survie des personnes ensevelies.

Ainsi, jusqu’à présent, selon les chiffres officiels, on a extrait des décombre les corps de plus de 12.873 personnes en Turquie et 3.162 en Syrie, portant à 16.035 le nombre des victimes. Il y a également des dizaines de milliers de blessés du séisme.

Dans les jours qui viennent, on s’attend à ce que des dizaines de milliers de morts soient extraits des décombres des villes-cimetières de la Turquie et de la Syrie, deux États criminels qui n’ont pas pris de mesures de sécurité nécessaires en ne contrôlant pas les édifices non conformes aux normes sismiques construits sur une des failles sismiques les plus dangereuses au monde et que les sismologues n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme depuis les années 1990, suite au séisme mortel qui a fait près de 20 000 morts rien qu’à Istanbul… Nous ne sommes pas face à pas une catastrophe naturelle, nous sommes face à un massacre annoncé, dont la responsabilité incombe aux dirigeants des deux pays. Est-ce que les peuples de la région seront capables de demander des comptes à leurs dirigeants ou est-ce que ce cycle de corruption et répression étatique perdurera comme avant?

Photo: un secouriste porte un cadavre extrait des décombres à Pazarcik / Kahramanmaraş

ROJAVA. L’armée turque attaque Tall Rifaat touchée par le séisme

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SYRIE / ROJAVA – La région de Tall Rifaat sous contrôle des forces arabo-kurde a été bombardée par l’armée turque quelques heures après le séisme dévastateur du 6 février.

Les Forces de libération d’Afrin (Hêzên Rizgariya Afrinê, HRE) ont démenti le rapport du ministère turc de la Défense qui avait affirmé que les YPG basés à Tall Refat avaient attaqué avec des obus la base militaire turque d’Öncüpinar.

Le rapport du HRE : « Le ministère de la Défense de l’État turc occupant a affirmé que les YPG avaient attaqué la base de l’armée turque à Öncüpinar depuis Til Rifat (…). Cependant, les YPG n’ont pas d’unités à Tel Rifat. Seules nos forces sont dans la zone. Et nos forces n’ont pas attaqué les bases ennemies pendant cette période où notre peuple a été frappé par un violent tremblement de terre. (…) Au contraire, les forces d’occupation turques ont attaqué nos zones. L’armée turque a bombardé la région de Tel Rifat le 6 février. Tel Rifat est une zone touchée par le tremblement de terre. (…)

Les affirmations du ministère turc de la Défense sont fausses et sont diffusées pour déformer la réalité. Nous adressons nos condoléances aux familles de tous ceux qui ont perdu la vie dans le tremblement de terre et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés. »

ANF

SYRIE. Le séisme a fait plus de 675 morts et des milliers de blessés dans le canton kurde d’Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Au moins 675 personnes sont morts et des milliers d’autres blessées suite au séisme dévastateur qui a frappé Jindires, dans le canton kurde d’Afrin occupé par la Turquie depuis mars 2018. Les victimes kurdes sont abandonnées à leur sort, tandis que les colons arabes sont secourus par les gangs islamistes pro-Turquie.

Le soi-disant conseil local de Jindires, qui est contrôlé par le gouvernement intérimaire soutenu par la Turquie, a déclaré mardi que 257 bâtiments se sont effondrés à la suite du tremblement de terre, ajoutant que des milliers de familles sont sans abri par temps glacial, sans nourriture ni eau.

Le nombre de morts des tremblements de terre dévastateurs en Syrie a atteint 2.098, tandis que 4.106 ont été blessés, selon le ministère de la Santé du gouvernement syrien, l’opposition syrienne à Idlib et le Conseil de la santé de l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES).

Le bilan devrait s’alourdir à mesure que les opérations de sauvetage à la recherche de survivants sous les décombres des bâtiments effondrés se poursuivent.

Des sources au poste frontière de Bab al-Hawa avec la Turquie, au nord d’Idlib, ont déclaré qu’aucune aide humanitaire régionale ou internationale n’est arrivée sous prétexte que les routes sont endommagées. Cependant, disent-ils, les routes sont praticables et qu’il n’y a aucun obstacle à l’entrée de l’aide.

Mardi, les opérations de sauvetage dans les zones tenues par l’opposition syrienne dans le nord-ouest de la Syrie n’avaient reçu aucun soutien étranger, a déclaré à North Press une source des équipes de secours d’urgence à Idlib.

Le lundi à 04h17, la Syrie et la Turquie ont été secouées par un séisme de magnitude 7,8 dont l’épicentre était situé près de Gaziantep, en Turquie, tuant plus de 11000 personnes (bilan provisoire) dans les deux pays.

Reportage de Zana al-Ali, North Press Agency

Situation dans les régions kurdes frappées par le séisme

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TURQUIE / KURDISTAN – Selon les chiffres officiels, le bilan du séisme du lundi atteint 11 236 morts et 50 000 blessés en Turquie et 2 662 mort et 5 000 blessés en Syrie, tandis que des milliers de personnes sont encore ensevelies sous les décombres.

L’agence ANF a fait le point sur la situation actuelle dans les régions kurdes de Turquie dévastées par le séisme.

Le centre de coordination de crise du HDP poursuit ses activités

Le HDP envoie des équipes de secouristes

Des équipes de santé, envoyées par le centre de coordination de crise HDP à Maraş, Antep, Adıyaman et Urfa, participent aux efforts de recherche et de sauvetage. Les équipes envoyées sur la zone de séisme communiquent également avec les familles en besoin de solidarité.

Colère de la population d’Antep et corps des victimes d’Adiyaman déposés dans les couloirs de l’hôpital

Alors que les efforts de recherche et de sauvetage continuent de sauver les survivants du tremblement de terre qui s’est produit dans le district de Pazarcık à Maraş avec une magnitude de 7,8 et 7,6 et a touché 11 provinces, de nouvelles images et informations continuent de provenir des zones sismiques.

À Adıyaman, ceux qui ont perdu la vie lors du séisme sont gardés dans le couloir de l’hôpital dans des couvertures car la morgue de l’hôpital public d’Adıyaman est pleine.

Pas d’accès à 90 % des villages touchés par le séisme 

À Malatya, 166 personnes ont perdu la vie et 3 298 personnes ont été blessées.

En raison des chutes de neige continues à Malatya, 90 % des villages d’Akçadağ, Pütürge et Doganşehir ne sont pas accessibles. Il y a de graves dégâts dans les villages et les quartiers où des dizaines de personnes sont piégées sous les décombres.

Le nombre de morts en Turquie atteint 8 574 a annoncé le président turc Erdogan, qui s’est rendu à Kahramanmaras, épicentre du séisme (info via AFP).

La présidence turque de la gestion des catastrophes et des urgences (AFAD) a annoncé que 40 910 personnes ont été blessées dans les tremblements de terre.

On pense que le nombre réel de morts est beaucoup plus élevé car d’innombrables zones touchées n’ont même pas été atteintes.

De nombreuses personnes bloquées sous les décombres à Amed

La plateforme de protection et de solidarité urbaine d’Amed (Diyarbakır) a publié les dernières informations de la ville comme suit :

Nombre de morts : 132,
Secourus: 742,
Hospitalisés : 129,
Soins intensifs : 38,
Nombre total de blessés : 909

De plus, de nombreuses personnes sont portées disparues et seraient sous les décombres. Les proches des personnes piégées sous les décombres publient fréquemment les noms et les lieux via les réseaux sociaux.

Expert sismique : le gouvernement est responsable du massacre

Savaş Karabulut, membre du corps professoral du département de génie civil de l’Université technique de Gebze et expert en tremblements de terre, a déclaré que le gouvernement est responsable de la situation catastrophique causée par les tremblements de terre dans le pays.

Interrogé par l’agence de presse Mezopotamya, Karabulut a déclaré que le nombre de morts était bien plus élevé que les chiffres officiels et a tenu le gouvernement responsable des conséquences.

« Après tous les tremblements de terre, nous avons vu que seuls les entrepreneurs sont punis, mais le gouvernement central et les administrations locales portent la responsabilité principale. Parce qu’en premier lieu, le gouvernement permet aux entrepreneurs de construire des structures illégales et rejette la faute sur le destin et la nature après chaque catastrophe.

À tout le moins, les bâtiments situés dans ces zones sismiques auraient dû être vérifiés et des précautions auraient dû être prises à l’avance. Tous les bâtiments auraient dû être vérifiés un par un, les structures à risque auraient dû être déterminées et la démolition ou le renforcement aurait dû être promu. Les gens sont maintenant piégés sous des bâtiments effondrés. (…) Ce séisme doit être considéré comme un massacre. »

La campagne d’aide du HDP aux victimes du séisme continue de croître.

L’administration autonome du Rojava reçoit les corps des victimes du séisme

Le coprésident du Conseil de la santé de l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES), Ciwan Mistefa, a rapporté que les corps des habitants du nord-est de la Syrie / Rojava qui ont perdu la vie dans les tremblements de terre ont été récupérés au point de passage d’Ewn Dadat entre Jarablus et Manbij. Les corps sont ensuite remis aux familles des victimes.

Jusqu’à présent, 18 corps ont été livrés dans la région de l’Euphrate, 7 à Raqqa et 2 à Sirin.

ONG écologiste : l’AKP veut transformer la catastrophe en opportunité

La Coalition pour la justice climatique et l’Union pour l’écologie ont déclaré que l’AKP au pouvoir tente de transformer la catastrophe causée par les tremblements de terre en une opportunité.

L’Union a déclaré qu’un état d’urgence a été déclaré dans la région touchée par le tremblement de terre pour transformer la catastrophe en opportunité. Sous prétexte de l’état d’urgence, les efforts d’aide et de sauvetage des initiatives civiles sont empêchés. Les peuples de Turquie sont laissés seuls pour organiser les efforts de sauvetage puisque l’État n’a pas réussi à organiser et à coordonner.

Le coprésident du HDP, Sancar, avec les survivants du séisme à Mersin

Le coprésident du HDP, Mithat Sancar, et une délégation du parti ont rendu visite aux survivants du tremblement de terre qui ont été amenés de Hatay à Mersin mardi. S’exprimant lors de sa visite à l’hôpital de la ville de Mersin, Sancar a déclaré être déterminé. « Notre équipe de coordination de crise et de santé s’occupe de tous. Il y a un sérieux problème d’organisation dans la région. La situation empire. Nos collègues essaient d’aider à résoudre le manque de coordination. Nous essayons de résoudre le problème avec les institutions. »

Toğrul : Les gens sauvent leurs proches des décombres à mains nues

S’adressant à l’ANF, le député du HDP Antep, Mahmut Toğrul, a déclaré : « Il y a deux problèmes : ceux qui sont piégés sous les décombres et les problèmes rencontrés par les survivants. Nous avons visité Pazarcik, Nurdağı, İslahiye et leurs villages. Ces trois quartiers ont été complètement détruits. Les bâtiments qui ne se sont pas effondrés sont gravement endommagés.

Nous avons vu comment des équipes d’experts n’ont pas réussi à atteindre la zone pour les efforts de recherche et de sauvetage. Les gens essaient de sauver leurs proches des décombres à mains nues. Ils ont faim et soif car il n’y a pas d’internet, d’électricité, d’eau et, surtout, il n’y a pas de gaz naturel et les gens gèlent. Tout le monde est à la rue, tandis que certains se réfugient dans leur voiture. Ils ne peuvent même pas répondre aux besoins les plus élémentaires. Nos gens disent qu’il n’y a pas d’eau, qu’il n’y a pas de tentes livrées dans la région. Le gaz naturel et les tentes doivent être fournis d’urgence, ainsi que l’eau et le pain.

Le gouvernement AKP-MHP et l’État sont restés sous le naufrage causé par les tremblements de terre. Il n’y a pas d’organisation. Les efforts d’aide de notre peuple sont également bloqués. Il y a un sérieux obstacle à la solidarité sociale. Il y a une catastrophe apocalyptique ici. »

ANF

SÉISME. L’aide collectée par les Kurdes confisquée par les autorités turques

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TURQUIE / KURDISTAN – On dénombre déjà plus de 7000 morts et 40000 blessés après le séisme dévastateur de lundi qui a frappé le nord de la Syrie et le sud-est de la Turquie, zones habitées principalement par les Kurdes. Depuis, la communauté kurde et les organisations kurdes sont mobilisées pour venir en aide aux sinistrés tandis que les secours restent insuffisants, voire inexistants, dans de nombreuses localités coupées du monde au milieu des températures glaciales. Mais on signale que les autorités turques confisquent la nourriture, médicaments, couvertures… destinés aux localités kurdes au motif que c’est l’État qui gérera la distribution d’aide. Le séisme actuel a réouvert les blessures kurdes.

Hier, le compte Twitter du parti HDP signalait qu’une collecte de dons organisée par la municipalité kurde d’Agri/Patnos avait été confisquée par le gouverneur turc de la ville. D’autres témoignages similaires viennent d’un peu partout alors que ni les rescapés kurdes du séisme, ni leurs proches qui collectent l’aide ne font confiance à l’État turc qui n’a cessé de les persécuter depuis des siècles.

 

L’aide collectée par la municipalité Ağrı Patnos du HDP confisquée par le gouverneur turc de Patnos

Aujourd’hui, tandis que des millions de sinistrés kurdes* du séisme en Turquie (mais aussi dans le nord de la Syrie) à Maraş (Gurgum), Antep (Dîlok), Adiyaman (Semsûr), Malatya (Meletî), Urfa (Riha) et Diyarbakir (Amed) sont piégés par le froid et regardent les décombres sous lesquels sont ensevelies leurs familles, ce drame a de nouveau a ouvert leurs blessures de colonisés qui ont survécu à tant de massacres (dont aux massacres des Kurdes alévis de Maras, Malatya** …) aux déportations et politiques d’assimilation forcée (interdiction de parler leur langue, etc.) depuis des siècles. Pour de nombreux Kurdes, c’est le fait d’être sans État qui les rend encore plus vulnérables face aux catastrophes dites « naturelles », car même dans ces moments d’extrême détresse, leurs colonisateurs turcs, arabes, perses, discriminent les Kurdes, peuple qu’ils veulent anéantir en les tuant ou assimilant de force. Ainsi, on se retrouve dans un cercle vicieux, quoiqu’on fasse, on revient au même point de départ: les méfaits du colonialisme au Kurdistan.

La chercheuse Evin Çiçek a écrit ce matin que « Les régimes occupants, coloniaux, fascistes ont également la capacité d’utiliser avec succès les catastrophes naturelles à leurs fins.
Les tremblement de terre et le froid meurtrier sont utilisés dans quel but ?
Le peuple déclare « il n’y a personne, pas d’aide » (…)
Pourquoi (…)? Le régime Ittihad***/Kemaliste qui utilise les guerres comme moyen de réduire la population utilise également les catastrophes naturelles dans le même but. On intervient pas ! Parce qu’on attend/veut que le nombre de morts augmente. (…)
L’administration de l’État, dont la religion officielle est l’islam, ne bouge pas pour tuer nos peuples de différentes religions et croyances dans la région. »

poste d’Evin çiçek concernant le séisme et l’approche de l’Etat turc

 

*Certes, il y a aussi des sinistrés turcs (et arabes à Hatay notamment) dans les zones touchées, mais ces derniers voient avant tout un État mal-organisé ou corrompu qui manque à ses obligations face à son peuple. Alors que les Turcs, Arabes et Kurdes… sont touchés par ce désastre apocalyptique, tous ne partagent pas les mêmes peurs: ces derniers craignent un nouveau prétexte qui les chasserait de leurs terres ou les obligeraient à vivre dans des camps de fortune.

 

**Parmi les principaux pogroms et massacres perpétrés en Turquie contre les Alevis / Kurdes alévis, on peut citer :

 
Le massacre de Kocgiri en 1921
 
Le massacre de Dersim entre 1937 et 1938
 
Le massacre d’Erzincan Zini Gedigi en 1938
 
Le massacre de Malatya en 1978
 
Le massacre de Maras en 1978
 
Le massacre de Çorum en 1980
 
Le massacre de Sivas en 1993
 
Le massacre d’Istanbul, dans le quartier Gazi en 1995

 

***Ittihad ve Terakki (Union et Progrès): Comité politique ottoman issu de la fusion, en septembre 1907, de la Société ottomane de liberté (fondée l’année précédente à Salonique) et du mouvement des Jeunes-Turcs, en exil.

 

L’Institut kurde de Paris organise une campagne de dons pour les sinistrés du séisme au Kurdistan

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PARIS – L’Institut kurde de Paris organise une campagne de dons pour les sinistrés du séisme du 6 février qui a frappé plusieurs régions kurdes de Turquie et de Syrie où sans surprise les Kurdes sont abandonnés à leur sort. (Dons déductibles d’impôt)

Voici l’appel de l’Institut kurde:

« Pour venir en aide aux sinistrés du terrible tremblement de terre qui a fait déjà 5000 morts au 7 février dans les villes kurdes de Turquie, à Afrin et à Alep, vous pouvez adresser vos dons en espèces, chèques ou virement bancaire à l’Institut kurde avec mention « Aide aux sinistrés ».

Pour les aides en nature (vêtements, couvertures) il convient de s’adresser à la Croix Rouge, l’Institut kurde ne dispose pas de logistique nécessaire pour faire parvenir des dons en nature.

Les dons en espèces recueillis par l’Institut kurde seront intégralement versés aux ONG locales d’aide aux sinistrés avec une priorité donnée aux enfants.

Un collectif de ces ONG locales distribue déjà 200.000 repas par jour aux sinistrés de Diyarbakir. Dans les autres villes sinistrées des collectifs similaires de la société civile se mettent en place. Les besoins sont énormes, on compte des dizaines de milliers de sans abris qui ont dû quitter leurs logements détruits ou devenus inhabitables. Les enfants sont particulièrement vulnérables en raison des températures glaciales qui sévissent dans la région.

Faire un don
Par chèque
Libellé à l’ordre de l’Institut kurde de Paris, avec mention « Aide aux sinistrés »

Par virement bancaire
IBAN
FR76 1751 5900 0008 0108 7685 793

SWIFT
CEPAFRPP751

Vos dons sont déductibles de vos impôts de 2023, à hauteur de 66%.

Merci d’avance pour votre solidarité. »

La diaspora kurde d’Europe mobilisée pour les rescapés du séisme au Kurdistan

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EUROPE – Les organisations faîtières kurdes d’Europe, le KCDK-E et le TJK-E ont décrété 3 jours de deuil pour commémorer les victimes du séisme d’hier qui a frappé plusieurs provinces kurdes en Turquie et en Syrie, et ont appelé aux dons par l’intermédiaire du Croissant-Rouge kurde Heyva Sor [Soleil Rouge – Roja Sor pour la France].

Le Congrès des Sociétés démocratiques du Kurdistan en Europe (KCDK-E) et le Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-E) ont publié un communiqué commun concernant le séisme qui a frappé plus de 10 villes au Kurdistan et en Turquie et ont décrété trois jours de deuil en mémoire des victimes, tout en appelant à la mobilisation en faveur des sinistrés qui ont perdu leurs maisons dans le séisme.

Voici leur communiqué:

« Nous déclarons 3 jours de deuil pour commémorer ceux qui ont perdu la vie dans le séisme qui a frappé le Kurdistan du Nord, de Turquie et des villes du Rojava.

Le gouvernement fasciste AKP-MHP, qui ne fait que promouvoir la guerre et le massacre au Kurdistan, ne fait que regarder le désastre. Les opérations de recherche et de sauvetage menées jusqu’à présent sont insuffisantes. En n’autorisant que la présidence de la gestion des catastrophes et des urgences (AFAD), le gouvernement AKP-MHP cherche à empêcher les efforts d’aide d’atteindre les victimes du séisme et à donner la priorité aux groupes pro-gouvernementaux. Le gouvernement prévoit de tirer profit même d’une telle catastrophe majeure. Cela empêche même l’Association médicale turque d’envoyer du matériel médical dans la région.

La catastrophe du séisme est survenue dans des conditions de guerre

Les terres du Kurdistan, où les ressources souterraines et de surface ont été gravement détruites par la guerre en cours, font maintenant face à de grandes destructions, à un désastre matériel et moral à cause du tremblement de terre. Il est évident que l’État turc fasciste, responsable du massacre de notre peuple et de ses souffrances matérielles et spirituelles, ne prendra pas les mesures et l’aide nécessaires face à cette catastrophe. Par conséquent, nous appelons nos gens vivant à l’étranger, nos centres communautaires, nos composantes, notre peuple, révolutionnaires, démocrates et intellectuels à se mobiliser contre cette catastrophe.

Nos camarades de l’étranger partageront leur pain avec nous

Comme lors des précédents tremblements de terre à Van, Bingöl et au Rojhilat (Kurdistan iranien), il est de notre devoir national et moral d’aider notre peuple au Bakûr (Kurdistan du Nord) et au Rojava (Kurdistan de l’Ouest) sans attendre l’État, avec le soutien de notre peuple en Europe, au Canada et en Australie, des démocrates de Turquie, des institutions humanitaires européennes (…).

L’aide doit être fournie par le biais des comptes du HEYVA SOR

Nous savons que le peuple kurde de la diaspora apportera un soutien matériel et moral à notre peuple touché par le tremblement de terre en partageant son pain et ses ressources avec ses frères et sœurs. Tous les dons doivent être effectués via les comptes du Heyva Sor (Croissant-Rouge kurde). Chacun doit se mobiliser pour élargir la solidarité et la coopération.

Cellules de crise

Afin de soutenir notre peuple au Bakur et au Rojava, nous avons mis en place des cellules de crise dans le cadre d’efforts conjoints avec toutes les confédérations, fédérations, centres communautaires, institutions confessionnelles et composantes affiliées au KCDK-E. Nous devrions agir sur la base suivante par le biais des bureaux de crise :

1- Les aides doivent être coordonnées par l’intermédiaire de l’organisation Heyva Sor afin qu’elles puissent atteindre de toute urgence les familles dans le besoin.

2- Nous exhortons tous nos centres communautaires à rendre visite aux proches des personnes qui ont perdu la vie dans le tremblement de terre dans leurs propres villes et leur faire savoir que nos associations partageront leur douleur et offriront leurs condoléances.

3- Nous appelons [nos compatriotes] du pays à ouvrir leurs maisons aux personnes dont les maisons ont été détruites, et à renforcer la solidarité en ces jours difficiles.

Nous exhortons nos populations vivant en Europe, au Canada et en Australie à coopérer avec les bureaux de crise mis en place par nos institutions pour gérer la catastrophe.

En tant que KCDK-E et TJK-E, nous présentons nos condoléances aux proches des personnes qui ont perdu la vie lors du séisme et souhaitons à tous nos blessés un prompt rétablissement. »

ANF

TURQUIE. Toutes les fois où les séismes étaient politiques

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Alors que plusieurs provinces kurdes sont touchées par un séisme d’une magnitude de 7,8 qui a frappé le 6 février plusieurs localités kurdes de Turquie et de Syrie, la politologue Dastan Jasim revient sur les séismes de la deuxième moitié du XXe siècle qui ont touché les régions kurdes de Turquie et leur (mauvaise) gestion à motivation politique.

Le séisme de Lice en 1975

2300-5000 Kurdes ont été tués par le séisme, 75% de la ville de Lice a été complètement détruite. Comment cela pu être possible ? Forclusion, appauvrissement et défaut d’assistance.

En 1971, pour la deuxième fois en 11 ans, il y a eu un coup d’État dans l’État militaire de l’OTAN en Turquie, un coup d’État kémaliste qui a frappé les mouvements de gauche, les Kurdes et d’autres minorités avec une sévérité particulière. Les Kurdes en particulier, qui s’organisaient de plus en plus, étaient une épine dans le pied de l’État.

La politique de confinement a poussé les jeunes Kurdes marxistes à mettre en place les premiers secours (nourriture, tentes…) tandis que l’État a d’abord nié, puis a lentement envoyé de l’aide (quand il était trop tard) et s’est davantage intéressé à affirmer qu’il n’y avait pas de Kurdes là-bas.

La longue attente et l’acceptation du nombre de morts ont été suivies d’une phase au cours de laquelle l’État était soudainement très intéressé à reconstruire la ville à un endroit différent et à créer des incitations à la réinstallation. Il y avait bien sûr des raisons politiques à cela.

Alors que les génocides du Dersim et la dévastation des villages des régions d’Amed et de Botan ainsi que la marginalisation économique poussent beaucoup vers l’Occident (…), propice à l’assimilation, les petites villes comme Lice résistent obstinément et sont les cellules germinales de la résistance kurde.

Conduire les gens dans des lotissements et des milieux urbains isolés ou simplement dans la migration de travail est le meilleur moyen de contrer la structure sociale kurde plutôt agraire et étroitement liée. Cette politique a atteint son apogée dans les années 1990.

Et c’est exactement pourquoi vous pouvez voir à partir de cet exemple et de quelques autres qu’un séisme n’est souvent qu’une catastrophe naturelle dans le contexte de nombreuses catastrophes d’origine humaine et peut très facilement être transformé en un instrument de calcul politique.

Par Dastan Jasim, politologue et doctorante à l’Institut Leibniz d’études mondiales et régionales de Hambourg (GIGA). Elle fait son doctorat à la FAU Erlangen Nuremberg sur la culture politique des Kurdes en Iran, en Irak, en Syrie et en Turquie et travaille également sur les questions de politique de sécurité dans la région.

Séisme en Turquie et en Syrie: L’OMS craint 20 000 morts

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Selon le bilan provisoire, le séisme d’hier qui a frappé la Turquie, la Syrie, dont plusieurs provinces kurdes, a fait plus de 5 000 morts et plus de 20 000 blessés. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’il faut redouter plus de 20 000 décès, et que 23 millions de personnes sont touchées.

«Les cartes des événements montrent que 23 millions de personnes sont potentiellement exposées, dont environ 5 millions de personnes vulnérables», a déclaré une responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Adelheid Marschang, lors d’une réunion régulière du Conseil exécutif de l’organisation.

Des centaines de localités coupées du monde

Rien que dans les provinces turques touchées par le séisme d’hier, dans des centaines de villages et localités, les sinistrés sont livrés à eux-mêmes au milieu du froid et des secousses. De nombreuses familles ont des proches sous les décombres qui attendent les secours, en vain, comme on peut le voir sur des vidéos postés sur les réseaux sociaux.

Le site Medya News a signalé quelques incidents et répertorié l’arrivée de l’aide humanitaire depuis l’étranger ainsi que la situation tendue au niveau national:

Des victimes du séisme se sont pris au gouverneur d’Adıyaman

Cet après-midi, une foule s’est rassemblée à l’intérieur du bureau du gouverneur de la province d’Adıyaman, pour protester contre l’échec de l’aide humanitaire et des efforts de sauvetage suite au tremblement de terre.

Des images partagées par plusieurs médias montrent des gens criant « Adıyaman est laissé seul, où est l’aide», tandis que le gouverneur, entouré de son personnel, riait.

Le hashtag #AdıyamanYardımBekliyor [Adıyaman attend de l’aide] est en vogue sur les réseaux sociaux turcs, ainsi qu’un hashtag similaire pour Hatay, une autre province où les efforts de sauvetage restent jusqu’à présent limités.

Les secours et l’aide humanitaire étrangers arrivent en Turquie

Des dizaines de pays se sont précipités pour aider la Turquie à répondre aux deux tremblements de terre majeurs qui ont frappé lundi le sud et le nord de la Syrie.

Le Royaume-Uni envoie une équipe de recherche et de sauvetage de 76 personnes avec du matériel et des chiens en Turquie et se coordonne avec les Nations Unies pour aider les victimes en Syrie.

Les États-Unis envoient en Turquie une équipe de recherche et de sauvetage de 79 personnes ainsi que près de 100 pompiers et ingénieurs en structure du comté de Los Angeles.

L’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et la France font partie des 13 pays européens qui envoient ou proposent d’envoyer des équipes de recherche et de sauvetage ou de l’aide humanitaire à la Turquie, tandis que l’Union européenne a activé le système satellite Copernicus pour fournir des services de cartographie d’urgence.

La Russie, Israël, le Japon, la Corée du Sud, le Pakistan, l’Inde, la Serbie, la Jordanie, l’Iran, l’Irak, l’Égypte, le Mexique et la Chine sont parmi d’autres pays qui ont offert leur main dans les efforts de réponse aux catastrophes de la Turquie.

La Turquie mobilise le deuxième commandement de l’armée

Des commandos sous le deuxième commandement de l’armée turque basés dans le séisme qui a frappé la province de Malatya ont été mobilisés pour intensifier les efforts de sauvetage, a rapporté mardi Independent Turkish.

La décision des autorités turques est intervenue après de nombreux appels de personnes sur les réseaux sociaux, se demandant pourquoi la source de main-d’œuvre la plus organisée et la plus massive du pays a été exclue des efforts de sauvetage malgré le fait que la réponse aux catastrophes est l’une des principales missions de l’armée.

Lundi soir, seuls 3 500 soldats avaient été envoyés dans la zone du tremblement de terre, moins d’un pour chaque bâtiment effondré actuellement estimé à plus de 5 700.

La réticence du gouvernement turc à utiliser l’armée pour la gestion des catastrophes est liée aux craintes du président Recep Tayyip Erdoğan concernant un éventuel coup d’État militaire qui pourrait le renverser, ont beaucoup spéculé sur les réseaux sociaux.

Incendie dans le port de la province d’Hatay continue de se propager

L’incendie qui s’est déclaré après les importants tremblements de terre de lundi sur le port du district d’Iskenderun à Hatay continue de se propager. Les habitants ont déclaré que l’incendie n’avait pas été traité à temps et qu’il était devenu trop important pour être éteint. La fumée de l’incendie dans le port couvre les montagnes d’Amanos et des explosions se produisent par intermittence.

SYRIE. Le Croissant-Rouge réclame la levée des sanctions contre Damas

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« J’appelle tous les pays de l’UE à lever les sanctions économiques contre la Syrie », car « il est temps, après ce tremblement de terre », a déclaré M. Khaled Haboubati, directeur du Croissant-Rouge syrien lors d’une conférence de presse à Damas.

Le Croissant-Rouge, qui opère dans les zones gouvernementales, a également appelé « l’Agence américaine pour le développement (USAID) à fournir une assistance au peuple syrien ». (AFP)

Les régions du Rojava sous contrôle des forces arabo-kurdes sont elles soumises à l’embargo de la Turquie et du régime syrien qui dénonce les sanctions économiques qui lui sont imposées ! A l’écouter, on croirait que l’embargo c’est bon que pour les Kurdes…

 

images rassemblées par le le journaliste kurde Hoshang Hassan basé au Rojava

Ceci n’est pas une catastrophe naturelle

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La nuit dernière, un séisme d’une magnitude de 7,8 a frappé le sud-est (principalement les provinces kurdes) de la Turquie et le nord de la Syrie, au milieu de chutes de neige et des températures glaciales. Des immeubles de plusieurs étages qui s’écroulent comme des châteaux de cartes, des dizaines de milliers de personnes piégées sous les décombres, des milliers de corps sans vie qu’on extrait des décombres en quelques heures, l’insuffisance, voir l’absence des secours dans des villages coupés du monde… les images du séisme circulant sur les réseaux sociaux sont difficilement soutenables mais est-ce qu’on est vraiment face à une catastrophe naturelle?

Une femme blessée regarde les secours fouiller les décombres de son immeuble à la recherche des survivants

Si le tremblement de la terre est bien une catastrophe naturelle, ces immeubles de pacotille de plusieurs étages construits sur une des failles sismiques les plus dangereuses au monde ne le sont pas, ni l’absence de plan séisme dans ces régions qui en ont vu pourtant tant d’autres. Comme le rappelait un journalise, il ne faut pas non plus oublier les décennies de mauvaise gestion, la corruption généralisée, le népotisme, les dirigeants politiques incompétents, les capitalistes qui jouissent de l’impunité… Ceci est un massacre qui était annoncé. Pourquoi la vie humaine n’a aucune valeur dans ces pays du Moyen-Orient où les dirigeants/dictateurs sont au-dessus des lois et les peuples sont condamnés à subir toute sorte d’injustices?

Des dizaines de corps retirés des décombres attendent dans l’hôpital de Pazarcik / Kahramanmaras

Alors que des sismologues prédisent des répliques dangereuses qui pourraient secouer ces zones sinistrées pendant des semaines, engloutissant d’autres bâtiments encore debout, des rescapés sont piégés par le froid et manquent de tout. Les Kurdes, y compris ceux de la diaspora, ont commencé à récolter des dons d’argents et de produits de première nécessité destinés aux régions touchées par le séisme.

L’ONG kurde basée en France, Roja Sor – Soleil Rouge appelle au dons pour les rescapés du séisme de la nuit dernière qui a frappé plusieurs régions kurdes de Syrie et de Turquie ayant fait des milliers de victimes et rasé des zones entières.
Vous pouvez faire vos dons par virement ou carte bancaire:
Banque : CIC TROYES HOTEL DE VILLE
IBAN : FR7630087335000002074770150
BIC : CMCIFRPP
Soleil Rouge – Roja Sor France
Association humanitaire
Franco Kurde
7 rue de la Castellane
75008 Paris
contact@rojasorfrance.com

Le maire de Hatay vient d’annoncer que des milliers de personnes piégées sous les décombres risquent de mourir de froid pendant la nuit.

Le provinces de Turquie touchées par le séisme – dont l’épicentre est la localité de Pazarcik, sont: Hatay, Adana, Maras (Gumgum), Adıyaman (Semsûr), Diyarbakır (Amed), Urfa, Antep (Dîlok), Malatya (Meletî). La Syrie également a été touchée par le séisme qui a fait des dégâts importants dans les régions d’Afrin, d’Idlib et d’Alep.

Les secousses ont également été ressenties au Liban et à Chypre.

Photos via Abdurrahman Gök et Azad Altay de l’agence kurde Mezopotamya