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TURQUIE. La santé aussi victime de la politique du « tout sauf le kurde »

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TURQUIE / KURDISTAN – Le ministère turc de la santé a ajouté 5 nouvelles langues au service de prescription médicales en ligne, provoquant un tollé chez les millions de Kurdes puisque leur langue maternelle ne figure toujours pas sur le site en question qui accepte l’anglais, l’arabe, le russe, l’allemand et le français…

Le ministère turc de la Santé a ajouté l’anglais, l’arabe, le russe, l’allemand et le français au système de prescription médicale en ligne, mais a laissé de côté le kurde, une langue parlée par des millions de personnes dans le pays, ce qui a suscité de nombreuses critiques.

Le ministre turc de la Santé, Fahrettin Koca, lui-même kurde, a fièrement annoncé l’ajout des langues étrangères au système, mais n’a fait aucune mention du kurde.

Dans une déclaration bilingue, le Parti démocratique du peuple (HDP) a consulté sa page Web officielle pour aborder les origines kurdes de Koca et critiquer cette omission :

« Félicitations [Fahrettin Koca], bien sûr, mais où est le kurde, la langue ancienne de ces terres ? Pourquoi ne l’avez-vous pas ajouté au système ? N’étiez-vous pas censés ne pas discriminer les Kurdes ? (…) »

Suite à la déclaration du HDP, Sezgin Tanrikulu, député du CHP de Diyarbakir, a tweeté : « Il est inacceptable que le kurde, la langue maternelle de millions de nos citoyens, ne soit pas incluse dans le système de prescription électronique. accès aux services de santé en raison des barrières linguistiques. Pourquoi y a-t-il du russe et de l’arabe dans le système mais pas de kurde ? »

Le Barreau de Sirnak a également condamné l’obstruction aux droits à la santé dans la langue maternelle :

« La décision du ministère de la Santé de servir dans cinq langues sans inclure le kurde est sans justification et contraire à l’égalité. Une demande officielle a été déposée auprès du ministère pour l’inclusion du kurde dans l’e-ordonnance. »

Mirac Lacin Ulug, président de l’Association des pharmaciens Çözüm, s’est joint aux voix des critiques en déclarant : « La langue la plus utilisée dans la vie sociale et familiale de ce pays est le kurde. Alors que des millions de personnes utilisent cette langue, quelle est la raison pour laquelle la seule langue qui fonctionnera dans cette étonnante innovation ne trouve pas sa place ? »

Serhat Eren, député de la Gauche Verte à Diyarbakir, a également critiqué l’absence du kurde avec des mots forts :

« Le ministre de la Santé, Fahrettin Koca, a annoncé l’inclusion de l’arabe, de l’anglais, du russe, du français et de l’allemand. Pas de kurde, pas de Kurdes, pas de question kurde, n’est-ce pas ? Toute votre politique est basée sur le déni des Kurdes. Notre existence n’a pas besoin d’explication ou preuve, mais votre politique sera jugée et jetée dans les ténèbres de l’histoire pour ces pratiques racistes et ennemies. »

Gerçek News

ROJAVA. Les forces kurdes arrêtent le chef du conseil militaire de Deir-Ezzor

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SYRIE / ROJAVA – Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont arrêté Abu Khawla, le commandant du conseil militaire de Deir-Ezzor, accusé entre autre d’avoir collaboré avec DAECH. En parallèle à l’arrestation de Khawla, les FDS ont lancé une opération de grande envergure contre les cellules de DAECH et leurs complice dans plusieurs régions.

Face à la multiplication des attaques contre les civils et le personnel de sécurité dans la Région autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES), les FDS sous commandement des forces kurdes ont lancé une nouvelle offensive contre le groupe terroriste du groupe État islamique (EI). L’opération, lancée dimanche soir en coopération avec la coalition internationale anti-EI, se concentre sur les zones à l’est de l’Euphrate, ont indiqué les FDS dans un communiqué. L’accent est donc mis sur la région de Deir ez-Zor.

Jalal Al-Khabil, frère d’Abou Khawla*, qui a appelé les clans à se révolter contre les FDS, serait arrêté à Hassaké. Dans l’ensemble, la situation est calme à Deir Ez-Zour, tant dans l’est qu’à l’ouest, après l’arrestation d’Abu Khawlah et de quelques autres membres de son réseau. Les tribus Bagarah, Agaidat et Shai’tat ont décliné les appels à la violence et à la confrontation d’Abu Khawlahs contre les FDS.

*Abu Khawla, commandant du conseil militaire de Deir-Ezzor composé des membres des tribus locales, et avant cela commandant d’un groupe rebelle, est une figure particulière. Impliqué dans le trafic de pétrole, les raffineries clandestines, les réseaux de contrebande entre zones du régime et zone libérée, et le passage de personnes.

Il est soupçonné d’avoir facilité l’exfiltration et d’avoir commercé illégalement avec des individus liés à DAESH et d’avoir recruté une armée privée d’environ 1000 combattants en dehors des formations et unités des FDS.

Il a aussi explicitement et publiquement parlé du fait qu’il aurait pour ambition de créer son propre proto-État en rétablissant l’émirat des Zubayids. (résumé par Pierrot Kropotartine)

 

 

 

KURDISTAN. Attaque de drone turc dans la province kurde de Souleymanieh

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IRAK / KURDISTAN – Hier soir, la Turquie a mené une nouvelle attaque de drone dans la province kurde de Souleymanieh, tuant au moins trois personnes. Depuis été 2015, 180 civils ont été tués par la Turquie au Kurdistan irakien, et plus de 200 autres ont été blessés. Les attaques meurtrières de la Turquie contre la population kurde n’ont aucune conséquence pour Ankara, puisque la communauté internationale la laisse faire…

Hier, un drone turc a frappé une voiture civile dans le district de Pêncewîn, de la province de Silêmanî. Selon la Direction générale de la lutte contre le terrorisme (CTD), qui dépend du Conseil de sécurité du KRI, trois « personnes proches du PKK » ont été tuées. L’information n’a pas encore été vérifiée, mais ces dernières semaines, les autorités kurdes ont fait passé toutes les victimes, civiles ou non, pour des combattants du PKK. Ce qui crée la méfiance face à de telles déclarations.

Le raid aérien a eu lieu dans le district de Pêncewîn (également Pêncwên, dt Pendschwin ), qui est situé à l’extrême est du gouvernorat de Silêmanî. La voiture circulait sur une route à la périphérie du village de Zengîder (Zangidar), qui appartient au sous-district de Germkê (Garmk), à une bonne dizaine de kilomètres au nord de Pêncewîn. Les détails sur l’attaque et l’identité des victimes n’ont pas été divulgués par les autorités du KRI.

Pêncewîn est situé à 60 kilomètres à l’est de la métropole de Silêmanî et à 200 kilomètres de la frontière turco-irakienne. Néanmoins, la Turquie attaque régulièrement la région sous couvert de soi-disant défense des frontières avec des drones et des avions de combat. Plus récemment, des drones turcs ont bombardé à trois reprises jeudi dernier le village de Saliawa, près de Pêncewîn. Il y a environ deux semaines, un drone turc a également tué trois personnes dans une voiture près de Pêncewîn. L’attaque a eu lieu sur une artère très fréquentée et les victimes étaient des civils. Deux jours plus tard, les environs d’une base de loisirs locale populaire a été frappée par un drone turc.

Pêncewîn abrite de grandes réserves naturelles et de nombreux villages de montagne. Divers groupes d’opposition kurdes originaires du Rojhilat (Kurdistan iranien), dont le Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK) et ses organisations de guérilla HPJ (Unités de défense des femmes) et YRK (Forces de défense du Kurdistan oriental), se trouvent également dans la région. Ils militent pour l’autonomie et les droits des Kurdes en Iran, mais ne mènent aucune activité ciblant la Turquie.

Hier encore, le commandement général du YRK avait mis en garde contre une expansion de la guerre des drones turcs dans la région frontalière irako-iranienne. En particulier, la zone autour de Pêncewîn et les montagnes voisines d’Asos connaissent actuellement une augmentation rapide des attaques de drones en provenance de Turquie. Cette attaque militaire injustifiée cause d’immenses dégâts matériels et immatériels à la population civile. Les autorités locales et les médias rapportent également depuis des semaines de graves incendies de forêt dans la grande région de Pêncewîn, provoqués par les bombardements constants de l’armée turque.

Terreur d’État turque contre la population civile

Sous prétexte de « lutte contre le terrorisme », depuis que Recep Tayyip Erdoğan a rompu unilatéralement le processus de dialogue entre Abdullah Öcalan et le gouvernement turc à l’été 2015, des attaques aériennes et terrestres régulières ont été menées par l’armée turque de l’OTAN, qui ciblent non seulement contre les guérilleros du Kurdistan du Sud, mais aussi contre la population civile. Depuis lors, selon les recherches du Congrès national du Kurdistan (KNK), environ 180 civils sont morts dans les attaques du KRI par la Turquie, et plus de 200 autres ont été blessés (en juillet 2023). Selon l’initiative chrétienne de paix Community Peacemaker Teams (anciennement « Christian Peacemaker Teams », CPT en abrégé), 2022 s’est avérée être l’année la plus sanglante. Au moins vingt civils, dont six enfants, ont été tués dans les bombardements turcs, 58 autres ont été blessés. Les gouvernements des pays occidentaux ne s’y opposent pas : les attaques meurtrières de la Turquie contre la population kurde n’ont aucune conséquence pour Ankara.

ANF

Kurdes d’Europe : Arrêtez la guerre des drones turcs au Kurdistan!

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Manifestant dans plusieurs villes d’Europe, les Kurdes ont exhorté la communauté internationale à mettre un terme à la guerre des drones menée par la Turquie au Kurdistan.

Des manifestations contre la guerre des drones turcs au Kurdistan ont eu lieu samedi dans différentes villes européennes. Les organisations faîtières kurdes d’Europe, le Congrès des Sociétés démocratiques du Kurdistan en Europe (KCDK-E) et le Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-E) ont appelé à manifester après que les attaques de drones menées par la Turquie se soient intensifiées de nouveau cette semaine.

Selon le Centre d’information du Rojava (RIC), 64 personnes sont mortes cette année dans un total de 49 attaques de drones dans la seule région autonome du nord et de l’est de la Syrie. Quinze des victimes étaient des civils, les 49 autres appartenaient aux unités militaires qui continuent de lutter contre l’État islamique et de résister aux attaques de l’occupation turque. Parmi les 53 blessés, 17 étaient des civils, dont trois enfants.

La dernière attaque de drone dans le nord de la Syrie a touché mercredi une voiture appartenant à Jin TV, qui rapporte les développements actuels et le contexte du point de vue d’une femme. L’équipe de JIN TV était en route pour un reportage.

Le conducteur de la voiture, Necmeddîn Feysel, a été tué dans l’attaque et la journaliste Delîla Egîd a été grièvement blessée. La Turquie a également continué à mener des attaques de drones dans la région du Kurdistan irakien, tuant au moins 7 personnes jeudi dernier.

Dans ce contexte, la population est descendue dans les rues en Allemagne, en France et d’autres villes européennes pour protester contre les attaques qui violent le droit international. Les attaques contre des journalistes et des civils sont considérées comme des crimes de guerre dans le monde entier.

Lors des manifestations en Europe, les Kurdes ont demandé à la communauté internationale de dénoncer la terreur des drones turcs au Kurdistan.

ANF

 

Hommage à Ebru Timtik

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TURQUIE – Il y a trois ans jour pour jour, l’avocate kurde de Dersim, Ebru Timtik mourrait à Istanbul après 238 jours de grève de la faim pour un procès équitable. Elle était accusée « d’appartenance à une organisation terroriste » pour avoir exercé son métier d’avocat.

La soeur d’Ebru Timtik, Barkın Timtik, également avocate, a été condamnée à près de 22 ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste » et « propagande en faveur d’une organisation terroriste ».

En septembre 2020, les sœurs Barkin Timtik et Ebru Timtik ont reçu le prix international des Droits de l’Homme Ludovic-Trarieux à Genève, en Suisse.

ROJAVA. Les femmes attendent la libération d’Afrin pour un retour sûr

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SYRIE / ROJAVA – Les femmes du canton d’Afrin occupé par la Turquie refugiées dans les quartiers kurdes de Cheikh Maqsoud et d’Achrafieh, à Alep, ont mis en garde contre la politique de turquification mise en œuvre à Afrin par le « Conseil national kurde » (ENKS) et le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et répété qu’un retour sûr des réfugiés aura lieu après la libération d’Afrin.

Les politiques de désinformation du soi-disant Conseil national kurde (ENKS), avec le soutien du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) en coordination avec les services de renseignement turcs (MIT), visant à légitimer l’occupation turque d’Afrin occupée, sont catégoriquement rejetées par les déplacés d’Afrin.

Car les trois partis cités promeuvent le retour à Afrin occupée et la présentent comme une zone « sûre » en polissant l’image de l’occupation turque et de ses mercenaires, qui ont intensifié leurs crimes contre ceux qui sont retournés à Afrin en se fiant à un tel discours trompeur.

Les forces turco-jihadistes kidnappent les Kurdes d’Afrin, leur imposent des redevances et leur volent leurs biens après les avoir forcés à signer des documents de vente leurs propriétés et de leurs biens, afin de consolider la politique de changement démographique opérée à Afrin.

Dans les quartiers de Cheikh Maqsoud et d’Achrafieh, à Alep, qui abritent environ 100 000 personnes déplacées d’Afrin, le Conseil général des deux quartiers s’est chargé de dénoncer ces politiques à travers des rencontres avec les habitants.

L’agence ANHA a recueilli les opinions des femmes déplacées d’Afrin qui ont assisté à l’une de ces réunions.

Un leurre pour piéger les gens

 

Asmahan Bilal, déplacée interne, a décrit la légitimation du soi-disant Conseil national kurde (ENKS) de l’occupation turque d’Afrin et l’incitation à y revenir, à la lumière de la présence de l’occupation et de ses mercenaires, comme un « leurre » et que cela « ne satisfait pas les intérêts des gens ».

Et elle a mis en garde contre le fait de croire ce que (ENKS) promeut, et a attribué cela au caractère « irréel », et a ajouté : « Les crimes continuent à Afrin, depuis les enlèvements, les pillages et les vols de biens jusqu’au viol, alors où est la sécurité ? Ils sont responsables des violations et crimes de l’occupant turc et de ses mercenaires, dont sont victimes les gens qui y sont retournés ».

Elle a indiqué les objectifs de (ENKS) et de son partisan (PDK) de légitimer l’occupation turque d’Afrin, en disant : « L’objectif est de vider la zone après avoir pratiqué une politique paralysante contre la population et d’y provoquer un changement démographique en éloignant Afrin de sa véritable apparence et couleur. »

Le retour aura lieu après la libération

 

Quant à la déplacée Amina Mahmoud Khalil, elle a commenté la question en disant : « Ils nous trompent avec l’existence de la sécurité à Afrin, et nous voyons et entendons chaque jour parler d’un crime déclaré, à l’exception des crimes cachés qui ne semblent pas l’œil, comme les enlèvements, les meurtres et les pillages. »

Elle a ajouté : « Personne n’ose lever la tête dans sa ville et vivre librement sa vie quotidienne. On ne peut pas sortir de sa maison, et avec tout cela, ils nous invitent à revenir. »

Amina a déclaré que les rapatriés qui retournent à Afrin en faisant confiance au discours de l’ENKS et le PDK se retrouvent dans une situation atroce et ajouté : « Ils commettent les pires types de violations contre nous, et nous ne faisons que souffrir, et nous n’avons pas le choix. Par conséquent, nous ne devons pas nous laisser entraîner derrière leurs plans et refuser de revenir jusqu’à ce que nous l’ayons [Afrin] libéré de l’occupant, de ses mercenaires et de leurs collaborateurs. »

Amina a préféré retourner dans sa ville après l’occupation et l’expulsion des mercenaires et déclaré : « Nous avons bientôt une date pour retourner à Afrin, avec notre dignité (…) et sans crainte de ce à quoi nous pourrions être exposés aux mains des factions de l’occupant turc. »

ANHA

AFRIN. Des mercenaires de la Turquie ont tenté de tuer un jeune Kurde pour la 2e fois

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SYRIE / ROJAVA – Les mercenaires du groupe terroriste Ahrar al-Charkiya ont poignardé un jeune d’une famille kurde dont ils ont abattu froidement quatre de leurs proches à Jindires lors des célébrations du nouvel-an kurde Newroz. Nazmi Ashraf Othman (19 ans) a été hospitalisé dans un état critique. Le 23 juillet dernier, les mêmes terroristes avaient tenté de le tuer en lui roulant dessus avec une voiture et en le caillassant.

Selon des sources locales du de Janders dans le canton d’Afrin occupé par la Turquie et ses mercenaires syriens, des terroristes du groupe Ahrar al-Sharqiya ont tenté de tuer pour la deuxième fois un membre de la famille Peshmerga.

Les mercenaires d’Ahrar al-Sharqiya ont commis un massacre contre la famille Peshmerga, en tuant 4 de leurs et en blessant plusieurs autres le 20 mars dernier, dans le district de Janders, pour avoir allumé un feu du Newroz.

Aujourd’hui, le jeune homme, Nazmi Ashraf Othman (19 ans), seul petit-fils de la famille, a été poignardé à plusieurs reprises avec une (baïonnette militaire). Il a été transféré à l’hôpital Al-Salam d’Afrin dans un état critique.

Il convient de noter que Nazmi Othman a été victime d’un assassinat similaire le 23 juillet dernier par les mercenaires d’Ahrar al-Sharqiya qui l’ont blessé au dos, à la tête et au bras avec des blocs de pierre et lui ont roulé sur le corps avec une voiture.

Le jeune Nazmi est menacé à plusieurs reprises par les mercenaires de la province orientale, après l’échec de la médiation du mercenaire Abdul Hakim Bashar, le chef du soi-disant Conseil national kurde ENKS, lors de sa visite à la famille peshmerga la semaine dernière pour résoudre ce problème qu’il a qualifié de « désaccord » entre la famille Peshmerga* et les mercenaires d’Ahrar al-Sharqiya.

* Dans la soirée du 20 mars 2023, les mercenaires du groupe armé Ahrar al-Charkiya ont d’abord insulté les jeunes de la famille surnommée « Peshmerga » qui avaient allumé un feu à proximité de leur maison pour célébrer le Newroz (nouvel-an kurde célébré le 21 mars) et ensuite ouvert le feu sur le groupe, tuant 4 personnes et blessant 3 autres.

TURQUIE. Des soldats turcs torturent et arrêtent une famille de nomades kurdes

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TURQUIE / KURDISTAN – Les militaires turcs qui ont assiégé la localité de Bameydan, dans la province kurde de Diyarbakir, ont arrêté sous la torture 5 membres d’une même famille, dont une femme et un enfant de 9 ans, et brûlé les tentes des nomades (koçer).

Les autorités turques ont déclaré que 3 combattants kurdes avaient perdu la vie lors d’affrontement près du village de Bameydan (Yuva) du district de Silvan à Diyarbakir (Amed). Plus tard, les soldats ont arrêté 5 membres d’une famille de nomades qui montaient leurs tentes.

Menottés sous la torture

Alors qu’au total 5 membres d’une famille, dont une femme, un enfant de neuf ans et 3 hommes, ont été arrêtées. RD, un membre de la famille qui est venu dans la région suite aux arrestations, a également été arrêté par les militaires. On a appris que la famille avait été torturée pendant la détention puis emmenée à la direction provinciale de la gendarmerie de Silvan. L’enfant de 9 ans placé en garde à vue a été remis à sa famille.

Tentes brûlées

Sur les photographies envoyées à l’agence Mezopotamya par des sources locales, on voit que les tentes des nomades ont été incendiées, mais on ne sait pas si elles ont été brûlées pendant les affrontements ou par les militaires qui continuent à assiéger la zone.

Photos des civils torturés publiées sur les réseaux sociaux

Des photographies de la famille D., détenues sous la torture ont été partagées sur les réseaux sociaux par un compte de fascistes turcs provenant du compte Vatan Bekçileri (Gardiens de la Patrie). Dans le message, on voit que deux hommes, portant uniquement des calçons, sont couchés au sol devant les roues d’un blindé, les mains menottées dans le dos et entourés de militaires armés.

D’autres membres de la famille ont déclaré que les personnes sur la photo étaient leurs frères et ont saisi la branche de l’Association des droits de l’homme (İHD) pour torture.

Explications du ministre turc de l’Intérieur

Le ministre de l’Intérieur, Ali Yerlikaya, a quant à lui partagé les images du drone de l’opération sur les réseaux sociaux sur le sujet et a déclaré que 3 personnes avaient été tuées et 4 personnes arrêtées au cours de l’opération militaires.

Agence Mezopotamya

IRAN. Manifestants torturés avant leur exécution

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Le 7 janvier 2023, le régime iranien a pendu Seyed Mohammad Hosseini, entraîneur bénévole d’enfants de 39 ans, et Mohammad Mehdi Karami, champion de karaté kurde de 22 ans, pour avoir participé au soulèvement contre la République islamique. Accusés avec d’autres manifestants d’avoir tué un agent des forces paramilitaires, les deux prisonniers kurdes ont subi des actes de torture particulièrement graves, selon un témoin direct cité par une ONG iranienne indépendante.

Des découvertes de tactiques de torture épouvantables employées par les forces de l’ordre iraniennes sur plusieurs détenus accusés d’avoir tué un agent des forces paramilitaires Basij lors de manifestations anti-régime ont été dévoilées par une ONG de défense des droits humains.

Deux manifestants kurdes exécutés en Iran en janvier ont été soumis à des tortures prolongées, voire à des simulations d’exécution répétées, a rapporté le Comité de suivi des détenus iraniens, une organisation iranienne indépendante qui se consacre à surveiller le bien-être des manifestants arrêtés.

L’organisation a révélé des détails poignants sur le recours massif à des méthodes brutales contre les prisonniers kurdes Mohammad-Mehdi Karami (22 ans) et Seyyed Mohammad Hosseini (39 ans). Ces méthodes inhumaines consistent notamment à soumettre des individus à une technique de torture connue sous le nom de « poulet frit » (Juje Kabab), qui consiste à suspendre l’individu avec les mains et les pieds retenus derrière lui pendant une longue période. Les détenus ont également subi des passages à tabac, insultes et décharges électriques avant les audiences devant le tribunal.

En décembre de l’année dernière, un tribunal iranien a reconnu coupables les deux hommes du meurtre d’un membre des forces paramilitaires Basij près de Téhéran lors des soulèvements nationaux d’octobre. Cette semaine, la Cour suprême du pays a finalisé les verdicts des manifestants détenus qui étaient jugés dans la même affaire. Les peines comprennent de lourdes peines de prison pouvant aller jusqu’à 15 ans d’exil, ce qui signifierait une incarcération dans une région reculée.

Karami, Hosseini et les autres détenus condamnés dans l’affaire du décès du Basij n’ont pas eu le droit de choisir leurs propres avocats pour leur procès, car les lois iraniennes autorisent les personnes jugées pour crimes contre la sécurité nationale à être représentées au tribunal uniquement par des avocats qui ont l’aval du juge en chef.

Des récits antérieurs faisaient allusion à des cas de torture et à des aveux forcés. Le frère de l’un de ces prisonniers avait révélé aux médias que son frère avait été sévèrement battu lors de son arrestation, ce qui lui avait valu une côte cassée. Par la suite, lors des interrogatoires, cinq autres côtes ont été cassées. Le manque de soins médicaux adéquats a conduit à une perforation de son poumon. Pourtant, cette récente révélation révèle clairement l’ampleur des abus infligés.

Une source a déclaré au Comité de suivi que les détenues kurdes Karami et Hosseini avaient subi plus de torture que leurs coaccusés dans cette affaire et qu’ils avaient enduré la torture pendant plus d’un mois.

Pendant cette période, ils ont subit des simulations d’exécutions à plusieurs reprises, a indiqué la source, ajoutant: « on a dit aux prisonniers qu’ils les prenaient et les exécutaient, ils les ont emmenés dans la cour et leur ont bandé les yeux. Ils leur ont dit qu’ils devaient s’agenouiller et après quelques minutes, ils les ont traînés par terre par les cheveux ou la barbe et les ont rejetés dans leurs cellules. »

Le groupe de défense des droits humains a en outre souligné qu’à peine un jour avant leur exécution, Karami et Hosseini avaient été informés de leur prétendue grâce, soulignant ainsi les troubles psychologiques qui leur ont été infligés.

Presque tous les manifestants arrêtés sont jugés pour des raisons de sécurité nationale. Les tribunaux iraniens recourent à la peine de mort pour tenter d’écraser les manifestations en cours dans le pays, selon le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI).

Medya News

KURDISTAN. L’armée turque bombarde la région kurde de Duhok

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IRAK / KURDISTAN – Après la mort d’un soldat turc dans la province kurde de Duhok, l’armée turque a bombardé massivement les zones frontalières de la région du Kurdistan irakien.

Aujourd’hui, l’armée turque a bombardé massivement les zones frontalières de la province de Duhok, dans la région du Kurdistan irakien, à la suite de la mort d’un de ses soldats.

Un communiqué publié par le ministère turc de la Défense indique qu’un de ses soldats a été grièvement blessé vendredi par l’explosion d’un engin explosif improvisé dans la province de Duhok. Le militaire a succombé à ses blessures samedi. Cette explosion s’est produite dans une zone où se déroule actuellement une opération militaire turque contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

S’adressant à Rudaw, Kiyan Abdullah, qui réside dans le sous-district de Kani Masi de la ville d’Amedi, a déclaré que l’armée turque avait lancé des tirs d’artillerie sur plusieurs villages de la région. Le bombardement aurait commencé à minuit et s’est poursuivi jusqu’à 9 heures le lendemain. Heureusement, aucune victime n’a été signalée lors de cet assaut. Toutefois, les bombardements intensifs ont suscité un sentiment de peur palpable parmi les habitants de ces villages frontaliers.

La récente escalade de la violence semble s’inscrire dans une tendance plus large. Deux jours seulement avant cet incident, un autre soldat turc avait été tué dans la province, apparemment par le PKK. Cela s’est produit parallèlement à la visite du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, à Erbil. Il s’agissait de sa première visite en Irak et dans la région depuis son entrée en fonction. Le même jour, un autre bombardement turc sur une zone frontalière de la province d’Erbil a fait sept morts. Selon les forces antiterroristes basées à Erbil, les victimes ont été identifiées comme étant des combattants du PKK.

Gerçek News

« Si tu continues, tu risques ta vie ». Journaliste interdit d’enquêter sur les drones tueurs turcs

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Alors que la Turquie continue à massacrer les civils dans la région autonome kurde d’Irak, l’universitaire franco-kurde, Hardy Mède raconte qu’un journaliste voulant enquêter sur les pertes civiles des attaques turques au Kurdistan « irakien » a été menacé par téléphone…

Hardy mède a écrit sur X (ancien Twitter):

« Le nombre de civils tués par les drones turcs [au Kurdistan d’Irak] augmente, mais personne n’ose en parler. Un journaliste me disait : « j’ai voulu avec deux collègues mener une enquête sur les civils tués par le drones turcs. Un jour j’ai reçu un appel anonyme me disant : ‘Si tu continues, tu risques ta vie’. »

TURQUIE. Arrestations des Mères du Samedi à Istanbul

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TURQUIE – La police turque a bloqué la rue Istiklal menant à la place Galatasaray, où les Mères du samedi se réunissaient tous les samedis depuis près de 30 ans pour exiger le sort de leurs proches disparus en détention, et arrêté au moins 25 personnes.

Les Mères du samedi (Cumartesi Anneleri), qui organisent un sit-in sur la place Galatasaray depuis 1995 pour s’enquérir du sort de leurs proches disparus en détention et exiger que les auteurs soient jugés, ont été de nouveau bloquées et détenues par la police lors du 961ème rassemblement hebdomadaire.

La décision de la Cour constitutionnelle sur la violation des droits n’a pas non plus été reconnue cette semaine. Bloquant la rue Istiklal, la police a fait une annonce avant l’arrestation et a déclaré que l’action avait été interdite par le bureau du gouverneur du district de Beyoğlu.

La police, qui a bloqué les Mères du samedi dans la rue Istiklal, a également empêché les journalistes de couvrir l’événement. Les Mères du samedi ont été arrêtées lors du rassemblement de la 961e semaine, en violation de la Cour constitutionnelle turque. Parmi les personnes détenues, il y avait Hanife Yıldız, Eren Keskin, Gülseren Yoleri, Mikail Kırbayır, Besna Tosun, İkbal Eren, Hüseyin Ocak, Hasan Karakoç, Ali Ocak, Oya Ersoy, Ümit Efe, Leman Yurtsever et Hünkar Yurtsever.

Depuis 28 ans, les mères du samedi s’arment d’œillets contre la police turque

Il y a 28 ans, les Mères du Samedi (en turc: Cumartesi Anneleri) descendaient pour la première fois sur la place Galatasaray, à Istanbul, pour exiger la fin des disparitions forcées et demander qu’on leur rende leurs proches portés disparus.

Les « mères du samedi » reproche l’État turc de ne pas avoir enquêté sérieusement pour établir la vérité sur ceux qui ont disparu après leur mise en détention par les autorités turques.

Selon l’Association des droits de l’Homme (IHD), entre 1992 et 1996, 792 disparitions forcés et meurtres (de journalistes, syndicalistes, médecins, enseignants, enfants ou simples paysans) par l’État ont été signalés dans les régions kurdes de Turquie.

Le 25 août 2018, les autorités turques ont annoncé que le gouvernement avait interdit la réunion. Suite à cette annonce, lors de leur 700ème manifestation pacifique, les mères de samedi ont subi des violences policières et plusieurs des participants ont été arrêtés, dont Emine Ocak, une mère de plus de 80 ans. Par la suite, la cour constitutionnelle turque a déclaré que la police avait violé le droit de manifester des Mères du Samedi, en les arrêtant, mais manifestement la police d’Erdogan refuse de se conformer aux lois de son propre pays.

Le 5 mai dernier, la commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe dénonçait les violations des droits en Turquie, en attirant l’attention sur les violences subies par les Mères du Samedi : « Les autorités ne respectent toujours pas le droit à la liberté de réunion pacifique des « Mères du samedi » et des autres personnes qui manifestent ce jour-là pour demander que la lumière soit faite sur la disparition de leurs proches, alors que la Cour constitutionnelle turque a déjà conclu deux fois à la violation de leur droit de manifester. Les membres de ce groupe font même l’objet d’une procédure pénale, engagée tout récemment, pour avoir exercé ce droit. La manière dont sont traitées les « Mères du samedi » est une illustration supplémentaire des risques inhérents à un contexte dans lequel les droits humains ne sont pas protégés de manière effective. »