TURQUIE. Au moins 33 femmes tuées en septembre 2024
SHENGAL. Sauvetage d’une esclave yézidie de l’EI détenue à Gaza
ROJAVA. La Turquie commet un massacre près de Qamishlo
FRANCE. Deux réfugiés kurdes de Marseille menacés d’expulsion vers la Turquie
La guerre au Liban prend des dimensions internationales au Moyen-Orient
La région connaît une escalade significative depuis l’opération du Hamas du 7 octobre, qui ne se limite plus à Israël et au Hamas, mais s’étend également au Liban, au Yémen et à l’Iran. L’assassinat du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, va encore accentuer cette escalade, ce qui aura des répercussions au Liban et au Moyen-Orient.

À cet égard, l’écrivain et chercheur politique libanais Sarkis Abu Zaid estime que la région se dirige vers une nouvelle escalade et que les chances d’une solution politique sont actuellement inexistantes, surtout après cette escalade, ces assassinats et les bombardements continus de Beyrouth, des civils et des dirigeants.
Abu Zaid a souligné que ces questions « placent le Hezbollah dans une atmosphère difficile, affectant principalement la direction qui prendra la relève de Sayyed Hassan Nasrallah, ce qui n’est toujours pas clair en raison de l’incertitude entourant le sort de nombreux dirigeants, qu’ils soient vivants ou non, en particulier après le récent ciblage de Sayyed Hassan Nasrallah ».
L’écrivain libanais estime que toute jeune direction qui prendra la tête du parti s’orientera vers une direction plus radicale et conflictuelle ou reculera ; personne ne peut en être sûr. Il ajoute que la jeune direction adhérera à l’approche de Sayyed Hassan Nasrallah, mais ses capacités et son potentiel dépendent de la nature de la phase et de sa capacité à contenir la crise, à maintenir l’unité de décision et à réactiver les activités du parti.
D’autre part, le principal défi, selon le politologue libanais, est l’Iran, et ce que l’Iran fera après ce défi, d’autant plus qu’il avait auparavant misé sur l’activité diplomatique et le dialogue avec les États-Unis, notamment avec le Parti démocrate. Mais il ne peut désormais plus se permettre de ne pas adopter une position claire.
L’écrivain et politologue libanais estime qu’en raison de tous ces équilibres, « Israël continue l’escalade et porte des coups douloureux aux dirigeants et aux zones résidentielles des banlieues, de la Bekaa et du sud du Liban, ce qui assiège le Hezbollah avec une crise sociale et économique dans son environnement. »
Abou Zaid a souligné que Tel-Aviv « profitera de cette situation pour intensifier encore davantage la tension, afin d’attirer l’Iran dans une guerre dans laquelle les États-Unis seraient également impliqués ; car ils souhaitent une confrontation militaire entre les États-Unis et l’Iran, craignant que tout rapprochement entre les deux se fasse aux dépens d’Israël. Par conséquent, les choses se dirigent vers une escalade si cette crise n’est pas contenue, ce qui signifie que nous assisterons progressivement à une guerre régionale avec des dimensions internationales qui façonneront les caractéristiques de la phase à venir ».
TURQUIE. Un autre otage kurde décède en prison
TURQUIE / KURDISTAN – Le prisonnier politique kurde gravement malade, Abdulkadir Kuday est décédé dans la prison de Metris, à Istanbul. Chaque années, des dizaines de prisonniers malades meurent en Turquie.
Abdulkadir Kuday, détenu dans la prison de type Metris R malgré ses graves maladies, a perdu la vie. Son frère Salih Kuday a annoncé que son frère était décédé ce matin.
IRAN. Les grèves de la faim se propagent dans les prisons
PARIS. « La fabrique de la féminité: Afghanistan, Rojava, Iran, Inde et Pakistan »
PARIS – Le 10 octobre prochain, à l’occasion de la Journée Internationale de la Fille célébrée le 11 octobre, la Mairie du Xème arrondissement de Paris accueillera une conférence sur l’éducation des filles dans les régimes totalitaires / religieux du Moyen – Orient où seul le Rojava offre un modèle éducatif permettant aux filles de s’émanciper.
La conférence « La fabrique de la féminité: Afghanistan, Rojava, Iran, Inde et Pakistan », coorganisé par le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) et l’association FemAid, réunira des militantes d’Afghanistan, du Rojava / Kurdistan, d’Iran, d’Inde et du Pakistan.
En présence de :
Carol Mann, chercheuse spécialisée dans le domaine du genre et conflits armés, activiste et directrice de FemAid* (Afghanistan)
Gulistan Sido, ancienne membre du comité de l’administration du Nord et de l’Est la Syrie, doctorante à l’INALCO (Rojava)
Sohaila Shahriari doctorante en science politique (Kurde d’Iran)
Shreya Parikh, docteure en sciences politiques (Sciences Po) (Inde)
Sara Farid, photographe, artiste, activiste (Pakistan)
*FemAid est une association Loi 1901 qui a mis en place avec l’association Nayestane et leurs ami.e.s afghan.e.s en exil un réseau d’écoles alternatives en Afghanistan destinées aux filles interdites de scolarités
RDV le 10 octobre, dès 18h30
ROJAVA. Les enfants ont repris le chemin de l’école malgré la menace turque
SYRIE / ROJAVA – Le 9 septembre dernier, plus de 850 000 élèves ont repris le chemin de l’école dans le nord et l’est de la Syrie dirigée par une admiration arabo-kurde. L’administration autonome fait face à de nombreux défis dans l’éducation des enfants et des jeunes de la région, au premier rang desquels les attaques de la Turquie.
La nouvelle année scolaire a commencé le 9 septembre dans les régions de Syrie administrées par l’Administration autonome, avec plus de 850 000 élèves inscrits, selon le Conseil de l’éducation. Et ce, malgré les difficultés rencontrées par l’administration pour faciliter l’éducation de tous les jeunes de la région, en particulier les attaques turques.
Les attaques turques, sous forme d’attaques d’artillerie et de frappes aériennes, ont partiellement ou totalement détruit 20 écoles de la région, privant environ 3 000 élèves d’éducation. Les déplacements provoqués par les attaques ont également poussé des milliers de familles à fuir vers d’autres régions de Syrie, submergeant les écoles d’autres régions aux ressources limitées. Certaines familles se retrouvent alors dans l’obligation de transporter leurs enfants sur de longues distances pour les inscrire à l’école, ou de ne pas les inscrire du tout.
Malgré ces difficultés, le système éducatif du nord-est de la Syrie offre des opportunités qui étaient inédites sous le régime baathiste, comme l’enseignement des langues kurde, arménienne et syriaque pour les minorités de la région, en plus de l’arabe et de l’anglais. À partir de la 9e année, les élèves reçoivent également un enseignement sur toutes les principales religions du monde. Néanmoins, il est probable que les difficultés persisteront tant que la guerre se poursuivra, la fuite des cerveaux et l’embargo économique limitant les opportunités pour la population de la région.
CULTURE AU FEMININ. « Amed Surfest Festival » se poursuit

LIBAN. Un Kurde parmi les victimes des bombardements israéliens
ALLEMAGNE. Attaque armée contre une association kurde de Hambourg
*L’idéologie des Loups Gris du Mouvement Ülkücü (Idéalistes, le nom complet est « Foyers idéalistes », en turc: Ülkü Ocaklari) repose sur une exaltation de la « race », de la langue, de la culture et de la nation turques. Les autres peuples de Turquie sont considérées comme une force de division de l’unité du pays et sont donc combattus. L’idéologie des Ülkücü est largement façonnée par les images de l’ennemi et les théories du complot. L’éventail des ennemis « internes » et « externes » s’étend des Kurdes, aux Grecs, Arméniens, Juifs, aux Occidentaux et aux Chinois…