SYRIE / ROJAVA – Les parties au conflit devraient de toute urgence lever tout obstacle à l’acheminement de l’aide dans les zones qui ne sont pas sous leur contrôle dans le nord-est de la Syrie, et les donateurs internationaux devraient augmenter leur financement, a déclaré HRW.
Nord-Est de la Syrie : les déplacements des civils aggravent la crise humanitaire (HRW)
ROJAVA. 2 membres du HPC-Jin tuées lors d’une attaque turque à Qerekozak
SYRIE / ROJAVA – Une attaque de drone menée par la Turquie a coûté la vie à deux femmes, membres des forces de défense civile (HPC-Jin) le 8 décembre 2024. Il s’agit d’une femme kurde et d’une femme arabe mère de 4 enfants.
Les Forces de défense des femmes (HPC-Jin) ont annoncé que deux de ses membres ont été tuées lors d’une attaque de l’État turc occupant dans le nord et l’est de la Syrie. Selon le communiqué de HPC-Jin, deux de ses membres, Îman de la communauté arabe et Aisha de la communauté kurde, ont été tuées lors d’une attaque aérienne contre le pont de Qerekozak le 8 décembre 2024.
Le communiqué indique : « Au moment où nous, les peuples du nord et de l’est de la Syrie, organisons notre force, notre défense et nos moyens de subsistance, l’État turc occupant et les gangs de l’EI ont une fois de plus poursuivi leurs attaques contre l’existence et la volonté du peuple. Aujourd’hui, l’État turc occupant et génocidaire, par l’intermédiaire de ses gangs, massacre chaque jour dans nos régions des dizaines de femmes, d’enfants, de jeunes et de personnes âgées de tous âges avec des méthodes brutales, les déplace et bombarde leurs maisons.
La guerre menée aujourd’hui par l’État turc contre notre région et notre peuple kurde et arabe n’a aucun élément moral. Il s’agit clairement d’un génocide, d’un crime de guerre qui doit être jugé devant des tribunaux internationaux. Le meurtrier et menteur Erdoğan et son cabinet donnent des informations fabriquées à l’opinion publique mondiale avec le mensonge du « terrorisme », ce qui est exactement le contraire sur le terrain. Sur cette base, en tant que HPC-JIN, nous appelons toutes les institutions juridiques et de défense des droits de l’homme à voir les faits dans nos régions et à prendre des mesures pour que l’État turc soit tenu responsable devant les tribunaux internationaux de sa guerre génocidaire contre les peuples kurde et arabe. Les femmes et les enfants sont les principales victimes de l’oppression de l’État turc.
Contre les attaques fascistes et brutales de l’État turc et de ses gangs, notre peuple oppose une résistance historique sur la base de la légitime défense. HPC-JIN prend également sa place dans les positions de résistance d’honneur en tant que force d’autodéfense des femmes et de la société contre ces attaques d’occupation. Nos camarades Îman et Ayşe, l’une de nos forces de défense féminine, ont défendu leur société jusqu’au dernier moment dans les positions de résistance à Manbij et sont tombées en martyres le 8 décembre 2024 dans le village de Qereqozax lors d’une attaque de drone armé de l’État turc occupant.
Notre camarade Îman, de la communauté arabe, était mère de quatre enfants et l’une des commandantes des Forces de défense sociale. Elle était connue parmi ses amies comme une femme dévouée, humble, travailleuse et une mère qui a vécu des moments difficiles. Notre camarade, qui s’est développée sous la direction des femmes, a été éduquée et a sensibilisé sa propre société grâce à ces connaissances. Lorsque l’ennemi a attaqué Manbij et que la guerre s’est intensifiée, lorsque ses enfants l’ont appelée en pleurant, notre camarade Îman leur a expliqué la situation dans une belle langue et leur a dit qu’elle et ses amies devaient défendre leur terre. Avec cette détermination, la commandante Îman a héroïquement résisté à proximité du pont de Qereqozax et a été tuée lors d’une attaque aérienne de l’État turc occupant.
La camarade Ayşe, une jeune fille kurde, est venue du Liban et a commencé à vivre à Manbij. Bien qu’elle ne soit arrivée à Manbij que récemment, elle a visité toutes les institutions de la ville avec sa curiosité, son enthousiasme et son enthousiasme. Elle a gagné une place dans le cœur de tous par sa modestie, sa gaieté et son attitude. Au sein du HPC, notre camarade Ayşe est devenue une combattante reconnue de la guerre populaire révolutionnaire. Elle a été une pionnière qui a rassemblé autour d’elle des filles circassiennes, arabes et kurdes dans la ville natale de la martyre Ebû Leyla et Koçerîn et les a organisées avec l’idée de la libération des femmes.
Notre camarade Ayşe a pris les armes au plus fort de la guerre à Manbij et s’est précipitée sur les positions de combat avec la détermination de défendre la société. La camarade Ayşe, qui encourageait tout le monde, est tombée en martyre le 8 décembre 2024 sur le pont de Qereqozax avec la commandante d’avant-garde, la camarade Îman, lors de l’attaque de l’État turc occupant.
En tant que HPC-JIN, nous exprimons nos condoléances aux familles de nos camarades Martyre Îman et Martyre Ayşe, et nous réitérons notre promesse de réaliser et de protéger leur rêve de la révolution pour la liberté des femmes et la construction d’une société démocratique. Elles illumineront toujours notre chemin dans cette marche honorable. »
ROJAVA. Les Kurdes reconnaissent le nouveau régime syrien
SYRIE / ROJAVA – Le nouveau drapeau syrien a été hissé sur les institutions officielles du nord et de l’est de la Syrie, sur décision de l’Administration autonome du Rojava (AANES). Espérons que cela suffira à mettre les Kurdes à l’abri du génocide mené dans le Nord de la Syrie par la Turquie colonialiste.
L’Administration autonome a affirmé que la région du Nord et de l’Est de la Syrie fait partie intégrante de la géographie syrienne. Les habitants de ces régions étant des composantes autochtones de la Syrie, le Conseil populaire démocratique a décidé de hisser le drapeau syrien sur tous les conseils, institutions, administrations et installations affiliés à l’Administration autonome dans tous les districts de la région.
L’administration autonome a publié aujourd’hui le communiqué suivant:
« A l’occasion de la fin de l’ère d’oppression et de tyrannie imposée par le régime syrien [Bachar al-Assad] au peuple pendant plus d’un demi-siècle, durant laquelle les Syriens ont souffert d’injustice, de marginalisation et d’exclusion, les Syriens ont le droit de célébrer leur victoire dans le renversement de ce régime injuste.
Au milieu de cette transformation historique, le drapeau de l’indépendance, avec ses trois couleurs, vert, blanc et noir, ainsi que ses trois étoiles rouges, apparaît comme un symbole de la nouvelle phase, représentant les aspirations du peuple syrien à la liberté, à la dignité et à l’unité nationale.
Etant donné que les régions de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie constituent une partie indissociable de la géographie syrienne et que les habitants de ces régions font partie des composantes autochtones de la Syrie, le Conseil populaire démocratique a décidé de hisser le drapeau syrien sur tous les conseils, institutions, administrations et installations affiliés à l’Administration autonome dans tous les districts de la région.
Le Conseil populaire démocratique affirme son engagement à représenter les aspirations de tout le peuple syrien et de ses composantes et à œuvrer au renforcement de l’unité nationale dans le cadre d’une Syrie démocratique fondée sur les principes de justice et d’égalité entre toutes ses composantes. »
SYRIE. Malgré la trêve, la Turquie attaque le Rojava
BRUXELLES. Les Kurdes exhortent l’Europe à agir pour le Rojava

ROJAVA. Une délégation française tente de relancer le dialogue intra-kurde
Il pleut des bombes sur le Rojava
SYRIE / ROJAVA – Les forces turco jihadistes soumettent les régions syriennes sous contrôle des forces kurdes à une pluie de bombardements aériens et d’artilleries, tuant des civils et détruisant des sites civils, industriels ou militaires.

ROJAVA. Une femme tuée, un enfant blessé près du pont Qaraqozaq
SYRIE. Trois femmes militantes tuées à Manbij
SYRIE / ROJAVA – Les forces turco-jihadistes ont tué trois femmes militantes lors d’attaques ciblant la ville de Manbij. De nombreuses femmes, dont des Kurdes, ont été capturées à Manibij par les gangs de la Turquie comme « butin de guerre ».
La communauté des femmes Zenobia a annoncé le martyre de ses membres Kamar El-Soud, Aysha Abdulkadir et Iman lors des attaques de l’armée turque envahissante et des mercenaires alliés sur Manbij.
« Nos trois camarades sont devenues un exemple de sacrifice et ont résisté avec courage et détermination face à la mort », a déclaré la communauté des femmes Zenubiya dans un communiqué publié mardi.
« Le martyre de nos camarades n’est pas la fin de leur lutte, mais plutôt un nouveau départ pour renouveler notre engagement et notre loyauté envers notre cause de liberté et d’indépendance. Qamar al-Sud, Aisha Abdul Qader et Iman ont mené une bataille acharnée contre les forces obscures et l’ennemi et ont fait de grands sacrifices pour la défense de Manbij. »
La déclaration appelle la communauté internationale à cesser immédiatement les attaques de l’État occupant turc sur Manbij et à protéger les civils des crimes de guerre.
SYRIE. Les Kurdes contraints d’accepter une trêve à Manbij
Un cessez-le-feu négocié par les États-Unis à Manbij
Le cessez-le-feu à Manbij a été précédé de deux semaines de combats, qui se sont déroulés parallèlement à l’avancée de l’alliance djihadiste dirigée par la milice HTS vers Damas. Le Conseil militaire de Manbij et d’autres associations membres des FDS ont farouchement résisté à l’occupation de la région par la SNA, dont les pertes ont été estimées à plusieurs centaines de personnes. Les informations de l’agence de presse officielle turque Anadolu selon lesquelles Manbij était tombée depuis longtemps se sont révélées être des informations délibérément fausses dans le cadre d’une guerre psychologique.
Mais les combats à Manbij se sont poursuivis mardi soir, les FDS voulant empêcher une extension de la guerre d’occupation à l’est de l’Euphrate. Parallèlement à l’attaque majeure contre Manbij, l’armée turque a intensifié ces derniers jours ses attaques aériennes et d’artillerie sur Kobanê, plus au nord-est. La résistance du conseil militaire se concentre actuellement toujours sur le pont stratégique de Qereqozax entre Manbij et Kobanê. Le barrage de Tichrine, situé plus au sud, est toujours hors service en raison des attaques ciblées de l’armée turque et de ses mandataires de l’ANS. De vastes zones de la région autonome du nord et de l’est de la Syrie sont privées d’électricité.
Pendant ce temps, les atrocités commises par l’Armée nationale syrienne (SNA) à Manbij se multiplient. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), basé à Londres, a fait état de dizaines d’exécutions de combattants blessés du Conseil militaire, assassinés par les mercenaires d’Erdoğan dans un hôpital du nord de la ville. La population kurde a également été pillée dans la ville, plusieurs maisons ayant été incendiées. En outre, des attaques de vengeance ont été menées contre la population civile. Dans un cas, trois militantes de la communauté des femmes Zenubiya ont été tuées par des djihadistes de l’Armée nationale syrienne (SNA). Kongra Star, le mouvement des femmes du nord-est de la Syrie, a annoncé que plusieurs femmes membres des Asayish (Forces de sécurité intérieure) avaient été enlevées à Manbij. Des vidéos publiées en ligne par les mercenaires de l’Armée nationale syrienne (SNA) montrent les femmes présentées comme des butins de guerre pendant leur transport.
ROJAVA. Un drone cible une ambulance: deux morts et deux blessés
ROJAVA. Des gangs attaquent le canton de Kobanê
SYRIE / ROJAVA – Ce soir, les forces turco-jihadistes ont commis un autre massacre au Rojava, cette fois-ci dans un village de Kobanê où Deux civils furent tués, deux autres blessés par des tirs d’artilleries. (On signale par ailleurs que les jihadistes de la Turquie déclarent avoir lancé l’attaque contre Kobanê, la ville martyre qui a défait DAECH. Erdogan veut prendre sa revanche…)
L’armée d’occupation turques et ses mercenaires alliés ont bombardé dans la soirée le village de Ceida Mezin dans le sud-ouest du canton kurde de Kobanê. Mehmûd Şêx Elî (12 ans) et Ebdullah Mehmûd Şêx Elî (25 ans) ont été tués dans l’attaque qui a blessé Omer Mehmûd Şêx Elî (10 ans) et Mehmûd Mehmûd Şêx Elî (8 ans).
Un drone de l’armée turque a mené ce matin une frappe contre le village de Sefiya dans le bassin d’Ain Issa. 8 personnes d’une même famille ont été massacrées dans l’attaque.
Le 8 décembre, 12 civils, dont des enfants et des femmes, ont été tués lors d’une attaque de drones menée par l’État turc dans le village de Mestareha, à Ain Issa.
Le 9 décembre, deux enfants ont été tués lors d’une attaque menée par un drone turc dans le village de Kuneftar à Kobanê.
Le même jour, des drones turcs ont bombardé les villages de Mihermela et Hermel, dans la ville de Zirgan. Les bombardements ont fait un mort et deux blessés parmi les civils.
Une autre attaque de drones menée par la Turquie le même jour a visé un véhicule civil sur la route Zirgan-Dirbêsiyê et a fait trois blessés civils.