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« Make Rojava green again » : passage aux actes

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« De jeunes plants, une serre, un potager et une pépinière : à quelques kilomètres de Kobane, la Commune internationaliste prépare un plan ambitieux. Je les avais rencontrés en avril dernier, depuis nous sommes restés en contact. Aujourd’hui leur projet «Make Rojava Green Again» arrive dans une phase qui doit tous nous intéresser. »
 
Un article de Corinne Morel Darleux
 
A lire sur Mediapart

Les approches libertaires de l’école du Rojava

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« Eh oui, c’est aussi la rentrée au Rojava, en Syrie du Nord et de l’Est, ce territoire dont Pierre Bance nous a conté l’histoire dans son livre « Un autre futur pour le Kurdistan ? Municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique, Paris, Éditions Noir et Rouge, 2017, 400 pages ». Il nous raconte maintenant la tentative de créer une école et une pédagogie différentes, libertaires. Passionnant.

C’est aussi la rentrée au Rojava. Malgré les menaces d’invasion des gouvernements turc et d’el-Assas, malgré la guerre environnante, quelque 500 000 élèves ont pris le chemin de l’école au Rojava et dans les territoires libérés de l’oppression de l’État islamique en Syrie du Nord et de l’Est. Un petit territoire d’environ 60 0000 km² au cœur du Proche-Orient où vivent trois ou quatre millions d’habitants, Kurdes, Arabes, Assyriens, Turkmènes et d’autres peuples encore, où se côtoient musulmans, yézidis, chrétiens de différentes obédiences. Ensemble, ils tentent de construire une nouvelle société fondée sur la solidarité entre les peuples, la liberté d’opinion et de conscience, la lutte contre le patriarcat, de s’organiser sans État par la démocratie directe au sein de communes autonomes fédérées. »

Article écrit par Nestor ROMERO, à lire dans son intégralité sur Mediapart 

Photo via 

L’exode kurde, d’Afrin à Lavrio : témoignages

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Témoignages poignants des réfugiés kurdes et yézidis qui ont fui les combats d’Afrin filmé par le « Convoi Solidaire » lors de sa 20 ème livraison de nourriture et de matériel aux camps kurdes de Lavrio en Grèce, en avril 2018.
 
Vidéo à voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=5GbumES_p2Q&feature=share

Hommage à Musa Anter

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«Si ma langue maternelle secoue les fondations de votre Etat, cela signifie probablement que vous avez construit votre Etat sur mes terres.» Musa Anter, journaliste kurde persécuté pendant des décennies, a été tué par des hommes de l’Etat turc le 20 septembre 1992. Cela fait 26 ans que ce crime, comme des dizaines de milliers d’autres crimes dont sont victimes les Kurdes en Turquie, reste impuni.
 

Musa Anter, alias Ape Musa (littéralement «oncle Musa» en kurde), était un écrivain, journaliste et intellectuel kurde important qui a été assassiné par le JITEM* turc en septembre 1992.

«Musa Anter, explique Me Jacoby, est un écrivain et un journaliste kurde de grande renommée qui ne peut absolument pas passer pour un extrémiste. Il était à Diyarbakir pour assister au Festival des trois cultures. On est venu le chercher à son hôtel sous prétexte d’un rendez-vous avec les acheteurs d’un terrain qu’il possédait dans la région et qu’il désirait vendre. Un ami, journaliste lui aussi, l’accompagnait. On les a emmenés en voiture dans le nord de la ville où ils ont été abattus. Musa Anter est mort et son ami, Orhan Miroglu, a été très grièvement blessé. Trois journalistes du journal local, «Diyarbakir aujourd’hui», alertés par téléphone par la police, se sont dirigés vers le lieu du crime. Ils ont croisé une ambulance, dont le chauffeur leur a conseillé de faire demi-tour, puis une voiture dont ils ont relevé le numéro et qui les a fait stopper. Il y avait à bord trois hommes en civil armés jusqu’aux dents. Ces hommes les ont braqués, puis deux d’entre eux sont monté dans leur voiture et les ont contraints, sous la menace de leurs armes, à suivre l’autre véhicule. Ils ont ainsi parcouru plus de 70 kilomètres en franchissant de multiples barrages de police qui laissaient passer les voitures sans problème. Les trois journalistes ont été tabassés et interrogés sans relâche; puis après avoir pris des consignes par talkie-walkie, leurs bourreaux les ont abandonnés sur le bord d’un chemin. Ils ont eu la vie sauve parce que le rédacteur en chef de leur journal est un ami très proche du super-préfet de la région.»

 
Car les trois braqueurs étaient évidemment des flics et la voiture, vérification faite grâce au numéro minéralogique, appartenait à la police. Il est clair que si les journalistes avaient travaillé pour le journal «Ozgur Gundem», comme Musa Anter et la plupart de leurs confrères assassinés, ils n’auraient pas eu le loisir de venir raconter leur histoire. Ils l’ont d’ailleurs fait, précise Me Jacoby, contre l’avis de leur rédacteur en chef, qui s’est contenté de publier le lendemain un appel aux autorités militaires pour qu’elles protègent ses journalistes. «Ce qui était le plus poignant, dit-elle, c’est que ces hommes, comme les autres témoins qui sont venus nous parler, nous disaient en partant qu’ils n’étaient pas sûrs d’être encore en vie le lendemain. Même les journalistes étrangers n’osent pas rester plus de quelques heures dans la région de peur d’un mauvais coup. Le stade de la torture et des arrestations arbitraires est largement dépassé. On en est à celui des escadrons de la mort.»
 

Dans l’Humanité datant du septembre 1992.

*JİTEM : Organisation de renseignement de gendarmerie turque – Jandarma İstihbarat ve Terörle Mücadele ou Jandarma İstihbarat Teşkilatı (JİTEM). Actif fin dans les années 1980.

Changement démographique : Des familles d’Idlib installées à Afrin

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AFRIN – La Turquie continue le changement démographique à Afrin. Des forces d’occupation à Afrin forcent les Kurdes à sortir de chez eux et installent des familles d’Idlib à leur place.

Selon l’agence de presse Hawar (ANHA), l’armée turque et les gangs alliés installent des familles d’Idlib dans les maisons du village de Kokana, dans le district de Mabata.

Les familles Hec Hisên, Hecî Subhî et Hecîka ont été chassées de chez elles par la force et des familles d’Idlib ont été installées à leur maisons.

Source 

Paris: cérémonie d’hommage au combattant franco-kurde tué par la Turquie

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PARIS – La famille de Kemal Serhat Nicolas Akyol, combattant franco-kurde tué dans les bombardements de l’armée turque le 4 septembre 2017 au Kurdistan du Sud, lui rendra un hommage public ce dimanche 23 septembre.

Celles et ceux qui soutiennent la lutte du peuple kurde et partagent la souffrance des proches de Kemal Serhat Nicolas Akyol sont conviés à la cérémonie de commémoration.

RDV à 13h, au Centre Démocratique Kurde de Paris
16 rue d’enghien, 75010 Paris

Aurore, le livre de Selahattin Demirtas est sortie en France

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Aurore, le livre de Selahattin Demirtas est sortie en France le 14 septembre dernier.

En France, on ne sait pas si vous pouvez trouver un emploi en traversant la rue, mais on sait que vous pouvez trouver l’Aurore de Selahattin Demirtas en traversant la rue et en entrant dans une librairie !

C’est un livre de 12 recueils qui font rire et aussi pleurer. Ils ont pour sujet des femmes, les violences faites aux femmes, la vie de famille à travers le regard d’un enfant… Mais, c’est écrit avec beaucoup d’humour, sans tomber dans le pathos. Nous l’avons lu et vous le conseillons vivement.

Le livre a été sélectionné pour le Prix Médicis étranger 2018.

Selahattin Demirtas est un avocat et homme politique kurde actuellement emprisonné en Turquie pour avoir défendu les droits du peuple kurde. Il a été co-président du parti de gauche turc HDP.

Photo Kurdistan au féminin

Le triple meurtre d’opposants kurdes d’Iran à Berlin en 1992

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L’assassinat des militants kurdes en Europe ne date pas d’hier. Le 17 septembre 1992, les opposants kurdes d’Iran, Sadegh Sharafkandi, Fattah Abdoli, Homayoun Ardalan et leur traducteur Nouri Dehkordi ont été assassinés au restaurant grec Mykonos, à Berlin, en Allemagne. En juillet 1989, l’homme politique kurde, Abdul Rahman Qasimlo et deux de ses collaborateurs avaient été assassinés impunément à Vienne par des « émissaires » iraniens.

Le triple assassinat de Berlin a eu lieu pendant une réunion prévue d’avance. Sharafkandi, le premier secrétaire du PDKI (Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran), et ses amis étaient à Berlin afin de participer au Congrès de l’Internationale Socialiste.

Sharafkandi, Abdoli, Ardalan et Dehkordi ont été assassinés le 17 septembre 1992, vers 17 heures, dans le restaurant Mykonos, situé sur la Prager Strasse à Berlin. Trois victimes sont mortes sur place et la quatrième est morte à l’hôpital.

Sharafkandi, Abdoli, Ardalan ont été enterrés au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Dans le procès de Mykonos, qui a débuté en octobre 1993, le tribunal allemand a reconnu coupable de meurtre et condamné Kazem Darabi, un ressortissant iranien qui travaillait comme épicier à Berlin, et Abbas Rhayel, un libanais, à la prison à vie. Deux autres Libanais, Youssef Amin et Mohamed Atris, ont été condamnés pour complicité de meurtre. Dans sa décision de 10 Avril 1997, le tribunal a émis un mandat d’arrêt international contre le ministre du renseignement iranien Ali Fallahian après avoir déclaré que l’assassinat avait été ordonnée par lui avec la connaissance du chef suprême Ali Khamenei et le président iranien Rafsadjani. Et cela a mené à une crise diplomatique entre le gouvernement iranien et ceux de plusieurs pays européens jusqu’en novembre 1997. Malgré les protestations internationales et nationales, Darabi et Rhayel ont été libérés le 10 décembre 2007 et renvoyés dans leur pays.

https://www.lorientlejour.com/article/226445/Dans_laffaire_du_Mykonos%252C_le_tribunal_de_Berlin_met_en_cause_le_terrorisme_detat_Grave_crise_entre_lUE_et_lIran_les_quinze_rappellent_leurs_ambassad.html

https://www.lemonde.fr/idees/chronique/2010/05/14/mis-a-mort-pour-leurs-opinions_1350680_3232.html

http://www.worldaffairsjournal.org/article/assassins%E2%80%99-trail-unraveling-mykonos-killings

https://ekurd.net/mismas/articles/misc1992/9/irankurd796a.htm

Iran / Rojhelat: Grève contre les exécutions de prisonniers kurdes & des attaques de missiles contre le Kurdistan d’Irak

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IRAN / ROJHELAT – Les commerçants de plusieurs localités kurdes sont en grève pour protester contre les exécutions des prisonniers politiques kurdes et des attaques de missiles iraniennes contre le Kurdistan d’Irak.
 
Suite à l’appel des partis kurdes et des militants civils à une grève pour condamner l’exécution de quatre prisonniers politiques kurdes et l’attaque par missiles des partis du Rojhelat au Kurdistan d’Irak, des entreprises et des commerçants ont fermé leurs magasins dans plusieurs villes du Rojhelat le mercredi 12 septembre 2018.
 
Différentes sources du réseau des droits de l’homme du Kurdistan (KHRN) dans diverses villes ont signalé la poursuite de la grève malgré la menace des forces de sécurité. Selon des images et des vidéos reçues par le KHRN, des grèves ont commencé hier dans une grande partie des bazars et des marchés des principales villes kurdes, notamment Baneh, Mariwan, Mahabad, Bukan, Sanandaj, Saqqez, Oshnaviyeh et Piranshar. Parallèlement, des rapports indiquent que les mesures de sécurité, le ralentissement et les perturbations de la couverture Internet ont augmenté, ainsi que l’arrestation de plusieurs militants civils dans diverses villes.
 
Selon ces rapports, les deux activistes Mozaffar Salehnia et Khaled Hosseini, ainsi que Mukhtar Zarei à Sanandaj, Soran Daneshvar, Aram Fathi et Moslem Bahrami, Diler Rawshan, Mohammad Tabireh, Ahsan Partaqi, Noshirwan Khoshnazar et Arama Amani à Marivan et Khalid. Gagni et Rashid Naserzadeh à Oshnaviyeh ont été arrêtés par les forces de sécurité.
 
Par ailleurs, plusieurs commerçants de différentes villes ont informé le KHRN que des responsables de sécurité iraniens avaient appelé et menacé les commerçants pour qu’ils ouvrent leurs boutiques immédiatement. De plus, des hommes en civil et les forces des officiers en uniformes ont marqué les magasins des commerçants en grève à Mahabad et Sardasht afin de déposer un acte d’accusation contre eux.
 

Il convient de noter que l’appel à cette grève fait suite à l’exécution de quatre prisonniers politiques kurdes connus sous les noms de Zanyar et Loghman Moradi, Ramin Hussein Panahi et Kamal Ahmad Nejad les 8 et 09 septembre ainsi qu’à l’attaque par missile des deux partis kurdes à Koy Sanjaq dans la région kurde. À la suite de cette attaque de missiles, 16 personnes sont mortes et plus de 39 ont été blessées.

Source

Les prisonniers du PKK & du PAJK en grève de la faim contre l’isolement imposé à Ocalan & pour la libération des prisonniers malades

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TURQUIE, 10 000 prisonniers politiques apparentant au PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) et au PAJK (Parti des Femmes Libres du Kurdistan) sont en grève de la faim pour 3 jours pour protester contre l’isolement carcéral imposé au leader kurde Abdulla Ocalan et pour exiger la libération des prisonniers malades.

Via ANF

Bruxelles va accueillir la Semaine Culturelle du Kurdistan 2018

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BRUXELLES – Du 17 au 23 septembre, Bruxelles va accueillir la Semaine Culturelle du Kurdistan 2018.

La communauté kurde de Belgique organise la cinquième édition de la Semaine Culturelle du Kurdistan. L’annonce du programme de la semaine culturelle kurde a été faite sur la page Facebook qui porte le même nom (à consulter ici).

Voici le texte paru sur la page concernant la Semaine Culturelle du Kurdistan 2018 :

Du 20 septembre au 23 septembre octobre 2018, la cinquième édition de la Semaine Culturelle du Kurdistan aura lieu à Bruxelles. Cet événement est l’occasion unique de se familiariser avec la culture riche et diversifiée d’une région inconnue pour beaucoup d’entre nous. Comme pour les éditions précédentes, nous organiserons des activités culturelles à différents endroits à Bruxelles (y compris des concerts, des séminaires, des expositions, etc.)

La Semaine Culturelle du Kurdistan 2018 commencera avec une réception d’ouverture festive le jeudi 20 septembre au centre culturel Ten Noey. Lors de cette soirée, vous pourrez apprécier des mets typiques ainsi que de la musique traditionnelle kurde et rencontrer des représentants de différentes communautés du Kurdistan, des politiciens et des représentants d’organisations sociales.

Nous vous invitons à prendre part à la réception d’ouverture de la semaine du Kurdistan. Pour vous inscrire, veuillez envoyer un courriel à ts@kurdishinstitute.be.

L’Iran a exécuté 6 Kurdes en trois jours

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IRAN / ROJHELAT – Le pouvoir iranien a fait exécuté 6 prisonniers politiques kurdes entre le samedi 8 septembre et le lundi 10 septembre.

Les prisonniers Ramin Hussein Panahi et les cousins Zanyar et Loghman Moradi ont été exécutés par le régime iranien le samedi.

Les deux combattants du Parti démocratique kurde d’Iran (PDK-Iran), Naser Azizi et Ahad Shabab, qui avaient été blessés lors d’une embuscade et ensuite arrêtés comme prisonniers de guerre par l’Iran, ont été exécutés dimanche, en violation flagrante des conventions de Genève.

Le prisonnier Kamal Ahmadinejad, accusé d’avoir collaborer avec le parti démocratique du Kurdistan (HDK) (un parti kurde d’Iran portant le même nom que le KDP d’Irak) et d’avoir tué un gardien de la révolution, avait arrêté il y a 3 ans. Ce lundi, il a été exécuté, sans aucune avertissement et sans que sa famille soit mise au courant de l’exécution.

Par ailleurs, l’Iran a lancé des missiles guidés contre Koya, une localité kurde d’Irak qui abrite des réfugiés du Kurdistan d’Iran (Rojhelat) et des combattants des partis kurdes d’Iran. L’attaque a fait une douzaine de morts et de nombreux blessés.

La communauté internationale reste encore silencieuse devant cette attaque et les exécutions des prisonniers kurdes. Quant à l’Irak, il vient de « condamner » l’attaque » qui a eu lieu sur son sol. C’est pourquoi, on se doute de sa sincérité quand il affirme condamner l’attaque.

C’est trois derniers jours ont été particulièrement éprouvants pour le peuple kurde.