TURQUIE. Attaque raciste contre 3 étudiants kurdes à l’université d’Akdeniz

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TURQUIE – Hier, près de 30 fascistes turcs ont blessé 3 étudiants kurdes sur le campus de l’Université d’Akdeniz, à Adana. Des étudiants kurdes attaqués sont Botan Artuç, Feyzi Akan et Hatice Tonğ.
 
La vice-présidente du groupe HDP, Meral Danış Beştaş, a porté devant le parlement l’attaque fasciste visant les étudiants kurdes. Elle a déclaré que les assaillants ne sont toujours pas arrêtés, exhortant les autorités à les arrêter rapidement. Mais, en Turquie, les attaques racistes anti-kurdes, même quand il y a des morts, restent impunies. Ce qui encourage les racistes à agir impunément…
 

Féminicide : Mort d’une femme kurde brûlée à l’acide par son mari

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KURDISTAN – Shinyar Huner, une jeune femme kurde de 21 ans, qui a été brûlée à l’acide par son mari à Sulaymaniyah, est décédée. Shinyar laisse 2 orphelins derrière elle.
 
Dans la ville de Sulaymaniyah, dans le nord de l’Irak, la jeune Shinyar Huner a été brûlée par son mari qui lui a versé du naphta (gaz liquide) pendant qu’elle dormait. Huner, qui était aux soins intensifs depuis le 18 février, est décédé.
 

IRAK. Fouilles dans une fosse commune de Shengal

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IRAK / KURDISTAN – Des fouilles sont entreprises aujourd’hui dans une fosse commune à Herdan, dans la région yézidie de Shengal. Cette fosse commune est un des nombreux charniers enfermant des centaines de Kurdes yézidis tués par les terroristes de DAECH en août 2014.
 
Des fouilles sont entreprises aujourd’hui dans une fosse commune de la ville de Herdan à Shengal. La fosse commune contient les restes de nombreux Yézidis assassinés par des mercenaires de l’Etat islamique en 2014.
 
L’ouverture de la fosse commune s’est faite en présence de représentants du gouvernement irakien, de représentants des Nations Unies, de l’administration autonome, du PADÊ et d’érudits religieux yézidis.
 
Herdan est situé au nord-est de Shengal et a été attaqué par des mercenaires de l’Etat islamique le 3 août 2014.
 
Avant le massacre, il y avait 200 familles vivant à Herdan, dont 80 étaient des Arabes. Après que les peshmergas du PDK aient fui Shengal et laissé la population tranquille, près de 500 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été enlevées et tuées à Herdan.
 
De plus, 72 personnes ont été tuées autour de Herdan et enterrées dans une fosse commune.
 

Noam Chomsky s’exprime aujourd’hui sur la question kurde

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Noam Chomsky, dissident politique, linguiste et auteur de renommée mondiale de 93 ans, s’exprime aujourd’hui sur la question kurde lors d’une interview préparée par des organisations de défense des Kurdes.
 
L’interview a été préparée avec le soutien de la Campagne contre la criminalisation des communautés CAMPACC et la campagne Paix au Kurdistan en collaboration avec Free Journo. Il est membre fondateur et mécène de la campagne Paix au Kurdistan. Paix au Kurdistan – https://www.peaceinkurdistancampaign.com Campagne contre la criminalisation des communautés (CAMPACC} – http://www.campacc.org.uk NOAM CHOMSKY Noam Chomsky, (né le 7 décembre 1928 à Philadelphie, Pennsylvanie, États-Unis), linguiste théoricien américain dont les travaux des années 1950 ont révolutionné le domaine de la linguistique en traitant le langage comme une capacité cognitive uniquement humaine et biologique. Grâce à ses contributions à la linguistique et à des domaines connexes, y compris la psychologie cognitive et les philosophies de l’esprit et du langage, Chomsky a contribué à initier et à maintenir ce que l’on a appelé la « révolution cognitive ». Chomsky a également acquis une réputation mondiale en tant que dissident politique pour ses analyses de l’influence pernicieuse des élites économiques sur la politique intérieure, la politique étrangère et la culture intellectuelle des États-Unis.
 

Mala Jin: L’autonomisation des femmes et le renforcement de la société

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SYRIE / ROJAVA – Depuis plus de 10 ans, la Révolution du Rojava met en avant des femmes de la Syrie du Nord et de l’Est qui consacrent leur vie à aider et à soutenir les femmes dans leur vie quotidienne face à toutes les formes d’épreuves et de menaces.
 
La Maison des femmes (Mala Jin, en kurde) est l’une de ces organisations qui, en plus de d’aider et soutenir les femmes, travaille activement pour que les femmes et la société puissent vivre librement.
 
Mala Jîn vient d’éditer sa première brochure – préparée par le *Kongra Star (Mouvement des femmes du Rojava) – qui a pour but de donner un meilleur aperçu de Mala Jin et de faire reconnaître le travail et l’engagement de ces femmes.
 
Information diffusée par le site féministe Women Defend Rojava
 
*Le Kongra Star est une confédération pour tous les groupes de femmes au Rojava. Elle organise ses rangs selon le paradigme de la démocratie écologique qui croit en la liberté des femmes. Elle cherche à développer un Rojava libre, une Syrie démocratique
et un Moyen-Orient démocratique en promouvant la liberté des femmes et le concept de la nation démocratique.

ROJAVA. Les gangs de la Turquie ont tué 10 Kurdes et kidnappés 96 autres à Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Dix civils ont été assassinés et 96 enlevés par les forces de la Turquie dans le canton kurde d’Afrin au cours des deux premiers mois de 2022, selon l’Organisation des droits de l’homme d’Afrin.
 
L’armée turque et ses mercenaires tentent de faire fuir les habitants de la région d’Afrin par une terreur systématique. Selon le porte-parole de l’Organisation des droits de l’homme Afrin-Syria, Ibrahim Şêxo, dix civils ont été assassinés et 96 personnes, dont 11 femmes et 5 mineurs, ont été enlevées par les forces d’occupation au cours des deux premiers mois.
 
De plus, neuf maisons ont été détruites et plus de 5 000 oliviers ont été abattus. Şêxo a expliqué que les forces occupantes opéraient un changement démographique à Afrin et a ajouté: « Des mosquées sont en cours de construction dans les villages yézidis. La démographie de la région est en train de changer en chassant la population yézidie. »
 
La Turquie a instauré un régime de terreur à Afrin
 
Sous l’occupation turque, un régime de terreur s’est instauré dans l’ancien canton d’Afrin. Les bombardements des zones d’implantation civile déterminent le quotidien de la population, enlèvements, exécutions, tortures, pillages et expulsions font partie du quotidien des mercenaires de la puissance occupante. Selon des organisations de défense des droits de l’homme, près de 8 500 personnes d’Afrin ont été enlevées depuis le début de l’invasion il y a quatre ans. Environ la moitié d’entre eux sont toujours portés disparus. Les enlèvements sont devenus un modèle commercial pour les islamistes d’Ankara, générant des revenus lucratifs. En même temps, cela augmente la pression pour déplacer la population kurde.
 
718 personnes kidnappées en 2021
 
Selon l’Organisation des droits de l’homme d’Afrin, au moins 718 personnes ont été kidnappées à Afrin en 2021. Parmi elles, 82 sont des femmes et 25 autres personnes enlevées sont des enfants et des jeunes.
 

Des enseignants manifestent en Iran et au Kurdistan d’Est

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IRAN / ROJHILAT – Les enseignants sont descendus dans la rue dans près de 100 villes iraniennes et kurdes (au Rojhilat) pour exiger des augmentations de salaire et l’amélioration des conditions de travail.
 
L’Iran traverse une grave crise économique en raison d’une corruption généralisée, du pillage des ressources financières, d’une inflation élevée, d’un déficit budgétaire, d’un écart de répartition des revenus et des sanctions américaines.
 
L’inflation annuelle dans le pays a dépassé 40%. La monnaie iranienne perd régulièrement de la valeur. La classe moyenne s’est également appauvrie et a perdu son pouvoir d’achat dans une large mesure.
 
Les enseignants sont descendus dans la rue à plusieurs reprises depuis le début de l’année pour protester contre la hausse des prix et l’inflation.
 
Au cours du week-end, des milliers d’enseignants dans plus de 100 villes ont protesté contre la lenteur des réformes des salaires et des retraites. Une nouvelle manifestation est prévue demain mardi.
 
Selon le journal réformiste Etemad, des militants se sont rassemblés devant le parlement à Téhéran et devant les bureaux du ministère de l’Éducation dans des villes comme Ispahan, Shiraz et Mashed.
 
Si les enseignants souhaitent que leur salaire soit inclus dans les salaires des fonctionnaires, ils exigent également que leurs droits à la retraite soient les mêmes que ceux des fonctionnaires. En outre, ils exigent que leurs collègues arrêtés lors d’actions précédentes soient libérés.
 
Selon le journal Etemad, les manifestants ont exigé que les enseignants soient libérés. Les militants déclarent que 15 enseignants sont actuellement en état d’arrestation.
 
Les manifestations de dimanche ont été organisées par le syndicat des enseignants.
 
Selon l’Agence iranienne de presse des travailleurs (ILNA), un « plan de régulation professionnelle » est en tête des revendications des enseignants en action. Les enseignants disent que le projet de loi, qui a été récemment discuté à l’Assemblée, n’a pas répondu à leurs revendications.
 
Des manifestations ont eu lieu dans de nombreuses villes du Kurdistan oriental, notamment à Kermanshah et Sînê (Sanandaj).
 
L’agence de presse Fars, affiliée aux Gardiens de la révolution iraniens, a écrit que plus de 400 employés du secteur de l’éducation ont participé à l’action à Shiraz, le centre administratif de la province de Fars.
 
Des vidéos et des photos sur les réseaux sociaux ont été publiées et montraient des actions et la police frappant les enseignants.
 

La langue kurde est en danger

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PARIS – A l’occasion de la journée internationale de la langue maternelle célébrée ce 21 février, la militante franco-kurde, Rosa Ozbingol tire la sonnette d’alarme, déclarant qu’à cause de l’interdiction d’apprendre la langue kurde, cette dernière est menacée de mourir, comme des milliers d’autres langues avant elle. Mais contrairement à ces milliers de langues disparues car elles n’avaient plus assez de locuteurs, le kurde a plusieurs dizaines de millions de Kurdes qui sont interdits d’apprendre leur langue maternelles. En effet, les États colonisateurs qui occupent le Kurdistan interdisent formellement l’apprentissage du kurde pour mener à bien le génocide kurde…
 
Voici le cri de coeur de Rosa Ozbingol:
 
AU SECOURS LA LANGUE KURDE EST EN DANGER !
 
L’UNESCO est l’un des premiers à avoir pris en compte les dégâts que peut causer la disparition de certaines langues.
 
L’ancienne Directrice Générale de l’UNESCO, Irina Bokova (télécharger son discours de 2015 préconisait la connaissance de trois langues : la langue maternelle (la seule qui permette une alphabétisation rapide et optimale et dans laquelle tout un chacun est à l’aise), la langue de l’Etat dans lequel on vit (pour travailler, participer à la vie culturelle ou économique) et une langue internationale. Mais voilà, « selon que vous serez puissant ou misérable », la situation est très inégale : certains ont pour langue maternelle une langue internationale et s’en contentent, d’autres doivent démontrer leurs talents en langue pour progresser dans tous les domaines d’activité.
 
Sur les plus de 6000 langues que compte le monde aujourd’hui, un quart aura disparu avant la fin du siècle. Quelles sont les causes de la disparition ?
 
• la langue ne se transmet plus de génération en génération,
• les gens qui la parlent ne la valorisent pas,
• l’utilisation de la langue est réduite à quelques domaines d’activité (à la maison, aux champs),
• le gouvernement ou les institutions ne lui donnent pas de statut officiel et la méprisent,
• la documentation en cette langue est faible ou de mauvaise qualité,
• la langue s’adapte mal aux nouveaux domaines (ex. informatique) et médias,
•il n’y a pas (ou peu) de matériel d’enseignement ou d’apprentissage de cette langue,
• les taux de locuteurs dans la population globale est faible, il y a peu de locuteurs natifs.
 
Apprenons et transmettons de génération en génération notre langue kurde. Travaillons ensemble pour rendre notre langue maternelle kurde nationale et internationale.

Libérez le « Mandela kurde » pour la paix au Kurdistan

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Criminalisé par la Turquie et ses alliés occidentaux, Abdullah Ocalan – que certains qualifient de « Mandela kurde » – croupie sur l’île prison d’Imrali, en Turquie, depuis plus de 23 ans. Les Kurdes et leurs amis exigent depuis 23 ans qu’il soit libérer pour résoudre la question kurde. Mais la Turquie, l’Europe et les USA refusent tout net cette demande. Ils préfèrent la continuation de la guerre au Kurdistan et le massacre des Kurdes et des Yézidis, qu’ils soient au Kurdistan du Bakûr, dans le Nord de l’Irak, à Shengal et au Rojava…
 
L’ami des Kurdes, André Métayer rappelle que sans Ocalan, on ne peut espérer avoir la paix au Kurdistan et exige sa libération immédiate.
 
« Pourquoi, après 23 ans d’enfermement, où tout est fait pour qu’il soit l’oublié de l’Histoire, Abdullah Öcalan suscite-t-il toujours autant d’attention – pas toujours bienveillante – dans le monde et de ferveur chez les Kurdes, toutes générations confondues ? Pourquoi Abdullah Öcalan, président du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui a fait l’objet d’un véritable complot international, reste-t-il l’interlocuteur incontournable de l’Etat turc en vue d’un règlement politique de la question kurde ?
 
Un complot international visait à éliminer Öcalan de la scène politique
 
Abdullah Öcalan, né en 1949, était, lors du coup d’État de 1980 fomenté en Turquie par une junte militaire, secrétaire général d’un tout nouveau parti créé le 27 novembre 1978, le PKK. Les premières actions de guérilla sur le sol de Turquie de ce mouvement de résistance, qu’il dirigea depuis la Syrie où il s’était réfugié, commencèrent dès 1984. Il fut livré à la Turquie le 15 février 1999 au terme d’une machination internationale politico-barbouzarde, mise à exécution au Kenya alors qu’il faisait route vers l’Afrique du Sud. Abdullah Öcalan est condamné à la peine capitale par la Cour de sûreté d’Ankara, le 29 juin 1999, lors d’un procès que la Cour européenne des Droits de l’Homme jugera “inéquitable” : la peine de mort (abolie entre temps) sera commuée en détention à perpétuité. Abdullah Öcalan est depuis détenu dans une île de la mer de Marmara, l’île-prison d’Imrali, connue pour avoir embastillé des personnalités célèbres comme le premier ministre turc Adnan Menderes (exécuté en 1961) ou encore le célèbre réalisateur de films Yilmaz Güney. C’est alors qu’il devint le leader incontesté du peuple kurde.
 
Öcalan, homme d’Etat
 
Le procès d’Abdullah Öcalan va marquer un tournant dans le conflit turco-kurde et donner à l’accusé une tribune pour faire connaître au monde entier les raisons de son combat et les solutions qu’il préconise :
 
Il n’est pas dans mon propos de répondre point par point, dans le détail, au réquisitoire de Monsieur le Procureur Général, mais de me pencher sur la question principale, à savoir la possibilité d’aménager un compromis et de trouver une solution historique à la question kurde, incluant le PKK en tant qu’instigateur du dernier soulèvement qu’on peut qualifier de guerre à moyenne portée et dans lequel j’ai œuvré pour créer les conditions d’une paix négociée.
 
Il dit plus loin :
 
Un peuple peut vivre sur plusieurs Etats et plusieurs peuples peuvent cohabiter à l’intérieur d’un même Etat, à condition qu’il soit démocratique. (“Ma Défense” 1999).
 
Il propose ni plus ni moins l’abandon de la lutte armée en échange de garanties législatives et constitutionnelles. C’est dans ce contexte particulièrement difficile qu’Abdullah Öcalan est apparu publiquement en homme d’Etat, alors que d’aucuns ne voulaient voir en lui qu’un chef de guerre “tueur d’enfants” qu’il fallait pendre haut et court. Ses ennemis ont brocardé ses propos et certains de ses amis n’ont vu que la plaidoirie d’un lâche voulant sauver sa peau. Le Monde du 10 novembre 1999 titra imprudemment ” Abdoulla Ocalan, la fin d’un mythe”… Pourtant, il était patent qu’Abdullah Öcalan, fort du soutien du peuple kurde, allait s’imposer comme un interlocuteur incontournable avec lequel la Turquie devrait négocier. Il aura fallu 14 ans de cachot avant que ce message d’Öcalan de 1999, actualisé lors du Newroz 2013, ne soit audible pour la presse et la communauté internationale. Vingt-trois années sont passées, il a écrit plusieurs livres, traduits en plusieurs langues, notamment sur le “confédéralisme démocratique”, une forme d’autonomie politique et culturelle qui permettra aux Kurdes de s’autogouverner sans remettre en cause l’intégrité territoriale de chacun des pays dans lesquels ils se trouvent. L’Union des communautés du Kurdistan (KCK), aujourd’hui Congrès pour une société démocratique (DTK) en est une première application, Si le processus, farouchement combattu par le président Erdoğan, est bloqué en Turquie, il est à la base de l’organisation de la société mise en place au Rojava (Kurdistan de Syrie). Aujourd’hui, sa position est globalement comprise, approuvée et plébiscitée. »
 
Publié sur le site Amitiés Kurdes de Bretagne

ROJAVA. Neuf autres Kurdes enlevés à Afrin par les gangs de la Turquie

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SYRIE / ROJAVA – Les forces turques et les mercenaires alliés continuent de commettre des crimes dans le canton kurde d’Afrin qu’ils ont envahi en 2018 en violation du droit international.
 
Des sources locales rapportent que les mercenaires de Faylaq al-Sham soutenus par la Turquie ont enlevé Şakir Şêxo, 36 ans, du village de Jalama dans le district de Jindires à Afrin.
 
Dans le village de Badina, dans le district de Rajo, Xelîl Mihemed Mistefa, 22 ans, a été enlevé au motif qu’il avait un lien avec l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie. Mistefa aurait été enlevé par le groupe paramilitaire « Police militaire ».
 
Le frère de Xelîl Mihemed Mistefa, Ajar Mistefa, avait également été enlevé par les envahisseurs il y a deux mois. Son sort reste encore inconnu.
 
D’autre part, les mercenaires Firqat al-Hamza affiliés à la Turquie ont enlevé cinq civils, dont une femme et un homme âgé, du village de Qude dans le district de Rajo.
 
Bien que les séquelles des personnes enlevées ne soient pas connues, elles ont été identifiées comme étant Hisên Mihemed Hemo (75 ans), Selah Menan Şêxo, Şukrî Hisên Bakîr (50 ans), Mihemed Mihemed Heyder, Asya Hisên Mûsa (60 ans).
 
Jeudi, les frères Mihemed Fayiq Henan (38 ans) et Hisên Hisên Fayiq Henan ont été enlevés jeudi par les forces turques dans le village de Berbene, dans le district de Rajo.
 
La Turquie a instauré un régime de terreur et de corruption dans toutes les régions qu’elle a occupées, notamment à Afrin, qui est envahie depuis mars 2018. Des crimes tels que les enlèvements, les exécutions, la torture, les pillages, les migrations forcées sont devenus monnaie courante dans la ville, qui est devenu un foyer de crimes de guerre.
 
Selon ce que l’Organisation des droits de l’homme Afrin – Syrie a documenté, plus de 8 063 civils ont été enlevés pendant quatre ans d’occupation, le sort de plus d’un tiers d’entre eux est encore inconnu et des centaines d’entre eux ont été libérés en échange d’une énorme rançon.
 
Plus de 655 civils ont perdu la vie, dont 498 personnes tuées à la suite des bombardements turcs, 90 ont perdu la vie sous la torture et plus de 696 ont été blessées à la suite des bombardements turcs, dont 303 enfants et 213 femmes.
 
Plus de 333 900 oliviers et divers arbres forestiers ont été abattus et plus d’un tiers de la superficie destinée à la culture, estimée à plus de 11 000 hectares, a été brûlé depuis l’occupation d’Afrin.