Le peuple kurde a réussi à préserver son existence grâce à sa langue

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SYRIE / ROJAVA – Les enseignants du kurde déclarent que le Rojava vit une étape historique dans le contexte de la renaissance de la langue maternelle. Ils ont expliqué que cela affectera d’autres parties du Kurdistan dans les années à venir.
 
Le 21 février de chaque année marque la Journée internationale de la langue maternelle, selon l’UNESCO, qui l’a officiellement approuvée en 1999.
 
Le peuple kurde est soumis à des processus d’assimilation, d’extermination physique et culturelle et de privation des droits les plus élémentaires. Il est interdit d’apprendre la langue kurde au Kurdistan d’Est, et la peine de mort est prononcée contre quiconque participe à des activités en langue kurde alors que parler la langue kurde en Turquie est considéré comme un crime où des milliers de Kurdes ont été emprisonnées ces dernières années sous l’inculpation d’avoir écouté des chansons kurdes ou de parler la langue kurde.
 
De plus, l’Etat d’occupation turc et ses mercenaires pratiquent un génocide contre la présence kurde dans les zones qu’il occupe au Rojava (Afrin, Girê Spî et Serêkaniyê), et la langue kurde y est interdite.
 
À ce sujet, l’agence ANHA a rencontré Nashtman Haji Murad, et Darwish Alo, deux enseignants kurdes de l’Académie Shehid Vian Amara, qui ont parlé de l’importance de la langue maternelle à l’occasion de la journée internationale de la langue maternelle.
Les deux enseignants ont déclaré que le peuple kurde a réussi à préserver son existence grâce à sa langue.
(…)
 

Genre et militantisme au Kurdistan d’Iran: Les femmes kurdes du Komala 1979-1991

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PARIS – En Occident, on parle volontiers des combattantes kurdes, de leur bravoure, de leur sens du sacrifice face à leurs ennemis sans foi ni loi, comme on l’a vu avec les soldats turcs ou les mercenaires islamistes qui les décapitaient, les torturaient, violaient, même leurs cadavres et qui filmaient leurs actes barbares. Bien que moins médiatisées, les femmes kurdes se sont engagées également au sein de l’appareil politique kurde, malgré la répression étatique visant les partis politiques kurdes, d’où les arrestations des femmes politiciennes kurdes, y compris des députées et maires élues.
 
Installée à Paris depuis quelques années, la chercheuse et présidente de l’ONG « Kurdistan Human Rights Network – KHRN » (Réseau pour les Droits humains au Kurdistan) Fatemeh Karimi a écrit de nombreux articles sur les femmes kurdes du Rojhilat, partie est du Kurdistan colonisée par l’Iran. Karimi vient de publier son livre «Genre et militantisme au Kurdistan d’Iran: Les femmes kurdes du Komala 1979-1991» chez Harmattan.
 
Cet ouvrage se penche sur le combat des femmes kurdes au sein de Komala* pour la liberté et contre l’obscurantisme ainsi que les multiples formes de discrimination qu’elles subissent en tant que Kurdes, femmes et peshmergas (combattantes).
 
 
« Genre et militantisme au Kurdistan d’Iran: Les femmes kurdes du Komala 1979-1991 » a été publié chez Harmatan (Collection « Peuples cultures et littératures de l’Orient »), sous la direction de la poétesse et universitaire Nazand Begikhani qui remercie l’Institute Kurde de Paris et Sophie Moussé pour leur aide précieuse apportée à la publication du livre.
 
*Komala (Komalay Shorshgeri Zahmatkeshani Kurdistani Iran) : Comité des révolutionnaires du Kurdistan iranien, fondé en 1969, à Téhéran, en Iran. Peu de temps après la révolution iranienne en 1979, le Komala a lancé une guérilla contre l’Iran. Jusqu’à la fin des années 1980, ce parti d’origine marxiste contrôlait des zones autonomes au Rojhelat (Kurdistan de l’Est, en Iran). Un système politique organisé sur la base de communes était mis en place. Suite à d’intenses répressions, et à la guerre Iran-Irak entre 1980-1988, le Komala a dû se réfugier, comme le PDKI, dans les montagnes kurdes irakiennes. Après avoir gelé la guérilla pendant quinze ans, le Komala a repris la guérilla contre l’Iran depuis désormais un an et demi. (Via mars infos)

Les Kurdes accueillent la Journée internationale de la langue maternelle

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Interdits de parler leur langue maternelle depuis près d’un siècle, les Kurdes mènent une lutte acharnée pour la survie de leur langue et pour eux la Journée internationale de la langue maternelle du 21 février est une occasion plus importante que les autres peuples qui ne sont pas soumis à de telles interdictions…
 
L’Association de recherche sur la langue et la culture de Mésopotamie (MED-DER) organise aujourd’hui à Yenişehir / Amed (Diyarbakir) dans le cadre de la Semaine de la langue maternelle qui se déroule du 17 au 23 février.
 
Le programme d’une semaine a été organisé pour marquer le 21 février, Journée internationale de la langue maternelle.
 
Des représentants de nombreux partis politiques et organisations de la société civile de la ville participeront au festival. (ANF)
 
Voici une « anecdote » sur l’interdiction de la langue kurde en Turquie
Nous sommes dans les années 1980, dans une région kurde sous occupation turque où parler kurde est interdit.
 
Un paysan kurde court à la boulangerie de son village au retour de son champ et voudrait acheter un pain avant le coucher du soleil qui est proche, car dans cette région kurde, l’État turc a décrété un état d’urgence avec couvre-feu au coucher du soleil. Le paysan lance à la hâte « ka nanakî, bi tirkî*» en kurde, qu’on pourrait traduire en « un pain, en turc » Ce pauvre paysan ne sait pas parler le turc mais il faut bien qu’il achète son pain d’une façon ou d’une autre.

Maintenant, imaginons un instant que cette scène ait lieu en France, pendant l’occupation nazie : Un paysan corrézien de retour de son champ, court à la boulangerie de son village. Le soleil va bientôt se coucher, or, il y a le couvre-feu à la tombée de nuit. Les Nazis ont interdit de parler le français et ont imposé la langue allemande dans tout le pays mais notre paysans corrézien ne parle pas un mot d’allemand. Alors, il dirait, vraisemblablement : « Un pain, en allemand ».

En effet, l’État turc avait interdit le kurde dans tout le pays, y compris dans les régions kurdes et ce, depuis la création de la Turquie en 1923. Même au sein de leurs foyers, les Kurdes ne pouvaient parler leur langue sous peine d’être arrêtés et/ou torturés, en plus de payer une amende. (L’État turc avait dépêché des fonctionnaires à cet effet dans tout le Kurdistan.)

Encore aujourd’hui, en Turquie, les Kurdes ne peuvent recevoir un enseignement dans leur langue maternelle.

« Ka nanakî bi tirkî / Bana türkçe bir ekmek ver » est le nom d’une nouvelle de Cezmi Ersöz, écrivain et journaliste kurde.

DEBAT. Les villes du Kurdistan: Guerre, destruction et reconstruction de l’Empire ottoman à la République de Turquie

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PARIS – L’Institut kurde de Paris accueille le débat « Les villes du Kurdistan: guerre, destruction et reconstruction de l’Empire ottoman à la République de Turquie » le 26 février 2022.
 
Mustafa ÇELEBİ, Doctorant en urbanisme à l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble, et Serhat ÖZHAN, Doctorant en génie urbain à l’université Gustave Eiffel, informeront le public sur la destruction et reconstruction des villes kurdes par les forces occupantes depuis l’Empire ottoman.
 
Hamit BOZARSLAN, historien et professeur à l’EHESS, assurera la modération lors du débat.
 
« Cette présentation se concentre sur les transformations spatiales et sociales dans les villes qui ont été soumises à une grande destruction après la guerre, pendant les dernières années de l’Empire ottoman et toute la durée de la République de Turquie. En outre, elle attire l’attention sur les pratiques de la même tradition politique dans le même territoire mais dans deux siècles différents concernant la guerre, la destruction, l’administration et les aménagements des villes et les changements spatiaux et sociaux.
 
Dans la première partie, le cas de la ville de Van est examiné. Les dynamiques de l’urbanisation de la région de la dernière période ottomane jusqu’à 1915, la destruction spatiale et sociale causée par la guerre russo-ottomane de 1915 et le génocide arménien sont discutés. A travers des analyses iconographiques et spatiales, la réorganisation de la ville, les tentatives de relocalisation et le changement de la structure socio-spatiale de Van que les « modernistes » de Jeunes Turcs ont voulu réaliser dans la période post-génocide, sont expliqués.
 
La deuxième partie de la présentation se focalise sur les processus de destruction et de reconstruction d’après-guerre qui ont eu lieu dans 12 villes du Kurdistan de Turquie (Dargecit, Nusaybin, Sirnak, Surici, Cizre, Silopi, Hezex, Gever, Bismil, Derik, Silvan, Lice) en 2015 et 2016.
 
Les dynamiques politiques et sociales de la région de la période ottomane à nos jours sont abordées, puis les pertes humaines dues à la guerre, les dimensions de la destruction dans les villes, les processus de reconstruction sont présentés dans une perspective synthétique. Par la suite, des situations particulières (règlements juridiques, décrets-lois, expropriation de terres, etc.) et des éléments marquants (UNESCO, symboles historiques et culturels) notamment dans les villes de Sur, Cizre, Şırnak et Nusaybin, qui ont été affectées par la guerre et la destruction, sont décrites. Dans la dernière partie, les processus spatiaux et les effets de la destruction de la guerre qui ont eu lieu dans la même période sont détaillés à travers le cas de Nusaybin. Cette partie se compose de Kayyum, de contradictions juridiques dans le processus de planification et de TOKI (Administration du développement du logement social en Turquie) et explique de manière concrète les comportements autoritaires et les pratiques urbanistiques de l’État en cas d’urgence. »
 

RDV le samedi 26 février, à 15 heures
Institut kurde de Paris
106 rue La Fayette, 75010 Paris

TURQUIE. La militante kurde, Sevil Rojbin Çetin est détenue depuis juin 2020, sans jugement

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TURQUIE / BAKUR – Torturée et arrêtée le 26 juin 2020, Sevil Rojbin Çetin se trouve toujours en prison, sans jugement. Le procès de la militante kurde a été reporté au motif que les témoins secrets n’avaient pas assisté à l’audience.
 
L’audience du procès intenté contre Sevil Rojbin Çetin, militante du Mouvement des femmes libres (Tevgera Jinên Azad – TJA) et membre du Parti démocratique des peuples (HDP) pour « appartenance à une organisation terroriste [PKK] », s’est tenue au 2e tribunal pénal de Van.
 
Çetin a assisté à l’audience via le système d’information audio et visuel (SEGBİS) de la prison de Diyarbakır (Amed), où elle est détenue. L’audience s’est déroulée en présence de son avocat et de sa famille et a été suivie par le député HDP Van Muazzez Orhan, ainsi que par la co-maire de la municipalité de Tusba, Ayşe Minaz, qui a été destituée par l’État turc.
 
Audience reportée
 
Çetin a répété ses déclarations, tandis que ses avocats ont exigé sa libération. Le conseil du tribunal a décidé de maintenir Çetin en prison au motif que les témoins secrets n’avaient pas assisté à l’audience. Le procès a été reporté au 12 mai.
 
Rojbin Çetin a été arrêtée lors d’une perquisition à son domicile à Diyarbakır le 26 juin 2020, Journée de lutte contre la torture et de solidarité avec les victimes de la torture. Lors de son arrestation, les policiers l’ont torturée en lâchant un chien contre elle. La détention de Çetin a été prolongée à trois reprises.
 
 

ROJAVA. Une jeune Yézidie sauvée des gangs de DAECH qui voulaient l’emmener en Turquie

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SYRIE / ROJAVA – Les forces arabo-kurdes ont sauvé une jeune femme yézidie des mains des terroristes de DAECH qui voulaient l’emmener en Turquie. La jeune femme a retrouvé sa famille à Shengal où elle avait été capturée il y a 8 ans avec des milliers de femmes et enfants devenus esclaves de DAECH.
 
Une jeune femme nommée Roza Emin Bereket, qui a été sauvée de l’Etat islamique, a déclaré : « Ils ont décidé de nous emmener en Turquie. Mais les FDS nous ont sauvés en chemin. »
 
Roza Emin Bereket, une jeune femme yézidie capturée par des mercenaires de l’Etat islamique il y a 8 ans et secourue au Rojava par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), a retrouvé sa famille à Shengal.
 
La cérémonie par laquelle la jeune femme a été réunie avec sa famille a eu lieu à Shengal où DAECH a commis un génocide il y a 8 ans. Roza, dont le père, la mère et les frères et sœurs sont toujours portés disparus après avoir été enlevés par l’Etat islamique, a été accueillie par son oncle.
 
La jeune femme a déclaré : « Le 3 août 2014 est le jour le plus noir de notre vie. Lorsque les mercenaires de l’Etat islamique ont attaqué Shengal, ils ont massacré notre peuple, l’ont séparé les uns des autres. Ils ont violé des femmes et les ont vendues sur des marchés aux esclaves. (…) Ils ont utilisé la torture psychologique. J’étais à Deir ez-Zor. Ils avaient décidé de nous emmener en Turquie. Je remercie les FDS et les forces Asayish [Forces de sécurité intérieur] de nous avoir sauvés. Ils nous ont amenés au camp de Kobanê où vivaient les réfugiés yézidis. Ils ont parlé avec Şêx Faruk, l’un des anciens des Yézidis. Puis ils m’ont emmenée à Shengal, chez famille, je les remercie beaucoup.
 
J’étais très heureuse de voir ma famille. Mais je suis triste parce que je ne peux pas voir ma mère. Mais je crois que les FDS la libérera et je pourrai l’accueillir. »
 
La grand-mère de Roza, Xense Xelef, a remercié les FDS d’avoir ramener sa petite-fille.
 
L’oncle de la jeune femme a déclaré : « Roza est ma nièce. Elle a été capturée par des mercenaires de l’Etat islamique avec tous les membres de sa famille. Deux de ses sœurs et un frère ont également été secourus. Mais sa mère, son père et quelques autres frères et sœurs sont restés aux mains de l’État islamique. Roza a été sauvée il y a un mois. Elle est restée avec les Yézidis au Rojava. Maintenant Roza est là. Je suis éternellement reconnaissant à tous ceux qui ont aidé. »
 

SYRIE. Un agent travaillant pour les renseignements turcs arrêté à Manbij

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SYRIE / ROJAVA. Un terroriste travaillant pour les renseignements turcs (MIT) ont arrêté à Manbij avec des armes, des munitions et des stupéfiants. Il était chargé de commettre des attentats et d’assassiner des civils ainsi que des responsables militaires et politiques de l’Administration autonome arabo-kurde. (D’autres sources parlent de 4 terroristes capturés.)
 
Les unités antiterroristes (YAT) du Conseil militaire de Manbij ont frappé des mercenaires sous commandement turc qui mènent des attaques dans la région. Selon le communiqué du YAT, un agent des services secrets turcs (MIT) a été arrêté. L’agent présumé du MIT est Khaled Muhammad Salama (Abu Uday). Le communiqué indique qu’il a été « déterminé qu’il avait été recruté comme agent par les services secrets turcs MIT à Manbij ». L’homme était surveillé depuis le 3 janvier 2022 et a finalement été arrêté jeudi. Attaques planifiées contre des politiciens Parmi les documents saisis figurent des photos du domicile du vice-président du Parti Avenir de la Syrie, Abu Araj. Apparemment, l’agent arrêté planifiait une attaque contre la maison du politicien. Une photo des coordonnées où il avait posé une mine a également été découverte. Ces documents sont utilisés pour prouver au MIT que les ordres ont été exécutés. Au cours de l’interrogatoire, ses deux épouses, Amal Nema et Nagham Sobhi, ont confirmé le lien de Salama avec le MIT. Salama était en contact permanent avec l’agent du MIT Abu Ibrahim Azaz, qui lui avait également fourni la mine à utiliser dans l’attaque contre la maison du politicien Abu Araj. Salama a envoyé à Azaz des photos de la cible. Après l’arrestation de Salama, Azaz a contacté sa femme, Amal Nema, et a exigé que la bombe soit remise à quelqu’un qu’il enverrait. Nema a également été arrêté. Elle a admis sa participation lors de l’interrogatoire. Leurs déclarations ont été confirmées par la deuxième épouse de Salama, Nagham Sobhi. Armes et stupéfiants saisis Le YAT a saisi les objets suivants dans la maison : deux fusils d’assaut Kalachnikov, une mitrailleuse BKC, huit chargeurs Kalachnikov, deux RBC, deux lance-roquettes B7, trois grenades B7, des munitions BKC, un bombe, trois kilogrammes d’héroïne, etc.
 

LYON. Soutien à la campagne «Justice pour les kurdes» le dimanche 27 février

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LYON – Les militants kurdes de Lyon et leurs ami.e.s organisent une journée d’information le dimanche 27 février sur la situation des luttes de libération au Kurdistan et sur l’avancée de la révolution sociale au Moyen Orient. RDV à midi, au Centre culturel Mésopotamie, 11 rue Mazagran.
 
« Alors que les bombardements turcs s’intensifient en Syrie et en Irak. Que la répression s’abat sur les soutiens ici comme ailleurs. Il est plus que temps d’exiger le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne.
 
Dimanche 27 février à l’association culturelle Mésopotamie convivialité et soutien aux luttes internationalistes seront au programme à partir de 12h.
 
Alors que les bombardements turcs s’intensifient en Syrie et en Irak. Que la répression s’abat sur les soutiens ici comme ailleurs. Il est plus que temps d’exiger le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne.
 
C’est dans ce cadre qu’une campagne « Justice pour les kurdes » est lancée au niveau international.
 
L’association culturelle Mésopotamie vous invite à venir signer la pétition, partager des spécialités kurdes, échanger sur la situation des luttes de libération au Kurdistan et sur l’avancée de la révolution sociale au Moyen Orient.
 
Venez nombreuses et nombreux. »
 

TURQUIE. Attaque armée contre un bureau du parti HDP

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TURQUIE – Le bureau du Parti démocratique du peuple (HDP) à Adana/Yüreğir a été attaqué par une ou plusieurs assaillants dans la nuit de 17 février qui ont tiré des coups de feu et lancé des explosifs contre le local. Ce parti d’opposition « pro-kurde » est régulièrement victime d’attaques armées qui ont déjà fait des morts et des blessés.
 
Le bureau du Parti démocratique du peuple (HDP) à Adana/Yüreğir a été attaqué par une ou plusieurs assaillants dans la nuit de 17 février qui ont lancé des explosifs contre le local.
 
L’attaque a également provoqué un incendie qui a été éteint par les riverains, tandis que des membres du HDP se sont rendus au bâtiment du district et ont averti la police.
 
De temps en temps, des attaques racistes sont perpétrées en Turquie contre les bâtiments du HDP. Le 17 juin, un assaillant armé a pris d’assaut le bâtiment du HDP dans la province d’Izmir en Turquie et a tué la militante Deniz Poyraz.
 
Le 28 décembre, encore une fois, un assaillant armé à Istanbul, en Turquie, a tenté en vain de prendre d’assaut un bureau du HDP et n’a été arrêté que lorsque la police est arrivée après une longue attente.
 

Un documentaire primé montre les triomphes et les défis de la révolution féministe du Rojava

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Le documentaire, « De l’autre côté du fleuve, » suit le parcours d’une jeune femme syrienne, Hala, qui quitte sa famille – qui était favorable à l’État islamique (DAECH) – peu après la libération de Manbij en 2016 par les Forces démocratiques syriennes (FDS, alliance arabo-kurde), pour rejoindre les forces de sécurité (Asayîş) de l’autre côté de l’Euphrate. Le documentaire est sorti dans les salles allemandes en janvier 2022.
 
L’agence de presse kurde, ANF ​​s’est entretenu avec Antonia Kilian, réalisatrice du documentaire « De l’autre côté du fleuve » (The Other Side of the River).
 
Antonia Kilian Lorsque la cinéaste Antonia Kilian est venue au centre de formation d’Asayîş à Serekaniye en 2016, elle a voulu documenter le processus de libération des femmes dans l’ombre de la guerre contre Daech. L’une des jeunes femmes qui y avaient commencé leur formation a accepté d’être accompagnée par la caméra et de partager son histoire avec la cinéaste de Kassel. Le film accompagne Hala, 19 ans, dans sa formation militaire et politique au centre de formation de la ville aujourd’hui occupée par la Turquie et ses milices islamistes. Le public apprend que Hala s’est enfuie de l’autre côté de la rivière avec sa sœur pour échapper au mariage forcé avec un adepte de l’État islamique. Elle a rejoint les Unités de libération des femmes dans le but déclaré de retourner à Manbij et de libérer ses jeunes sœurs des mains de leur père oppresseur. Après avoir terminé la formation, elle est en fait transférée dans son ancienne ville et Kilian la suit dans la ville déchirée par la guerre. Les membres de l’Asayîş sont confrontés à une population comptant de nombreux sympathisants de Daech et à une situation sécuritaire précaire. Pour Hala, la confrontation avec sa famille est aussi très dure, puisque son père la menace de mort car elle a violé le prétendu « honneur » familial en fuyant. Lorsqu’elle apprend que sa sœur de douze ans est sur le point d’être mariée de force, la situation s’aggrave. Avec le destin individuel du personnage principal, le film montre non seulement la libération que les femmes en particulier ont vécue lorsqu’elles ont vaincu l’État islamique, mais aussi la lutte ardue pour répandre les idéaux démocratiques et égalitaires dans une société façonnée par la dictature et le patriarcat. De plus, le public apprend les considérations personnelles difficiles et les décisions des personnes qui rejettent et combattent cette mentalité patriarcale. « De l’autre côté du fleuve » est ainsi un instantané impressionnant de l’époque de la libération révolutionnaire au Rojava et, bien qu’en vue d’un destin individuel, condense les problèmes, les possibilités et les espoirs associés à la révolution. La musique de film du groupe « Shkoon » reprend les citations des personnages de leurs chansons et leur donne une voix musicale. Lors d’une tournée de festivals l’année dernière, le film a reçu entre autres le Prix du film de Hesse et le Prix du film documentaire du DOK.fest Munich. ANF ​​a rencontré Antonia Kilian à Hambourg: « The Other Side of the River » est projeté en Allemagne. Avez-vous déjà été en mesure de recueillir les commentaires du public ? Nous sortons actuellement le film en Allemagne. L’année dernière, nous avons participé à 35 festivals dans le monde entier. Les retours sont très divers, selon le nombre de personnes qui ont déjà traité avec le mouvement de libération kurde. Beaucoup ont dit: « Oh wow, nous ne savions même pas que quelque chose comme ça existait ». Beaucoup ne peuvent même pas imaginer qu’il existe une chose telle que les femmes féministes en Syrie. Ce sont des gens qui n’en ont jamais entendu parler. Et puis il y a ceux qui ont rencontré et connu la révolution et se sont montrés solidaires. Ensuite, il y a d’autres questions à se poser. Et, bien sûr, je trouve toujours très excitants les retours et les discussions avec des gens de Syrie, de Turquie et d’Irak, c’est-à-dire des gens dont ce film dépeint la réalité. C’est extrêmement important pour moi d’entendre ce que les gens pensent du film et ce qu’ils en pensent. La sortie du film a-t-elle été retardée par le coronavirus ? Non, ce n’est pas si rare que vous fassiez d’abord une tournée de festivals et que lorsque vous avez trouvé un distributeur, il vous dise quel est le bon moment pour sortir le film en salles. C’est toujours difficile, mais peut-être particulièrement difficile en ce moment. Mais les deux projections à Berlin étaient complètes, le cinéma était bien rempli ici à Hambourg et j’ai déjà beaucoup de retours de personnes de toutes les villes d’Allemagne qui veulent voir le film. Je crois que malgré la pandémie ou justement à cause de la durée de la pandémie, les gens ont envie d’aller au cinéma, de vivre le film à l’écran et d’en discuter ensuite. Vous étiez au Rojava pendant un an en 2016. Quand le film a-t-il été terminé ? Nous avons eu notre première mondiale l’année dernière en mai 2021 au festival du film documentaire DOK.fest à Munich et malheureusement c’était en ligne car il est tombé au milieu du deuxième verrouillage. C’était dommage après cinq ans de travail de devoir ensuite présenter le film en ligne. C’est donc d’autant plus agréable maintenant, bien sûr, de faire cette tournée de cinéma dans toute l’Allemagne, de vraiment s’asseoir au cinéma avec de vraies personnes. Ensuite, il a fallu de 2017 à 2021 pour terminer le film ? J’étais au Rojava de 2016 à 2017 puis j’y suis retourné deux mois pour finir l’histoire. Après cela, il y a eu un an et demi de collecte de fonds pour la production. Il y avait une quantité incroyable de matériel qui devait être traduit, préparé pour l’édition, puis il nous a fallu encore un an et demi pour l’éditer. Alors avec mon monteur Arash Asadi, que j’ai rencontré aussi au Rojava, qui était lui-même journaliste et cinéaste, nous avons ensuite monté le film en Allemagne. C’est un long processus, bien sûr, mais dans l’ensemble, c’était des conditions très difficiles dans lesquelles nous avons travaillé et vécu. Il est impressionnant de voir à quel point le film donne un aperçu de la vie et de la famille du personnage principal, Hala en particulier, mais aussi d’autres personnes. Avez-vous encore des contacts avec les protagonistes ? Oui, je suis toujours en contact avec Hala. Avec sa commandante aussi. J’ai son numéro de téléphone et parfois nous nous envoyons des textos. Et, bien sûr, avec l’équipe du film. Nous sommes donc des amis très, très proches et sommes en contact quotidien. Vous avez rencontré les amis avec qui vous avez travaillé sur le film pendant le tournage, n’est-ce pas ? Exactement, je suis allée au Rojava seul et la première personne que j’ai connue était Sevinaz Evdike. Elle est elle-même cinéaste et l’une des co-réalisatrices de la commune cinématographique du Rojava à Serêkaniyê. J’ai vécu avec elle pendant un an et elle m’a beaucoup aidé à faire le film. Chaque fois que je rentrais du tournage pour voir Sevinaz, nous regardions le matériel ensemble, elle traduisait un peu, nous discutions et j’ai beaucoup appris d’elle. Nous avons maintenant une profonde amitié. Puis, comme je l’ai dit, j’ai rencontré Arash Asadi, un journaliste et cinéaste iranien qui était également venu au Rojava. Nous avons commencé le montage des premières scènes ensemble sur place dans la commune du film. Arash est également le co-scénariste du film. À mon retour après un an, j’ai rencontré la cinéaste et photographe syro-kurde Guevara Namer à Berlin, qui a ensuite rejoint le projet en tant que productrice et co-auteure. J’étais alors aussi sur le deuxième voyage avec eux. C’est l’équipe et je pense que c’est une équipe très compétente et forte. C’était très amusant de travailler avec eux. Vous étiez déjà actif dans le mouvement de solidarité avant de commencer à faire des films. Vous avez également été en contact avec les idées de libération des femmes. Comment cela vous a-t-il affecté ? Il se passait beaucoup de choses, oui. Bien sûr, j’ai beaucoup appris. J’y suis allée parce que j’étais fascinée par l’idéologie et par les femmes que j’avais déjà rencontrées en Allemagne ou dans les régions kurdes de Turquie, et avec lesquelles je me sentais connectée et auprès desquelles je pouvais obtenir un soutien dans mon propre processus d’émancipation. Ce qui était important pour moi, c’était aussi de mieux comprendre la situation spécifique de la Syrie, ce que le pays avait vécu jusqu’à présent, également par rapport à la Turquie et au nord de l’Irak. Cela n’a été rendu possible que grâce à des discussions avec mon équipe et d’autres amis. Ils m’ont aidé à comprendre beaucoup mieux et plus profondément les connexions sur place. Nous avons donc réussi à ce que le film ne reste pas en surface, mais montre aussi des contradictions, montre des situations complexes, se rapproche des familles, se rapproche de Hala et rend aussi vivante une situation difficile et déchirée. Il était important pour moi que toutes ces questions que j’ai trouvent leur place dans ce film. Je voulais que ce ne soit pas juste une narration ennuyeuse, mais qu’il montre vraiment la complexité et les contradictions. Je crois que c’est le cas dans tous les processus révolutionnaires, qu’il y a simplement beaucoup de contradictions qui doivent être affrontées et traitées. Il est important pour un processus démocratique de signaler ces contradictions, d’en discuter et d’être ouvert à de telles discussions.
Principaux prix remportés « The Other Side of the River » a été projeté dans plus de 35 festivals de films internationaux et a remporté les prix suivants, entre autres : 2021 Meilleur film documentaire, Hessian Film and Cinema Award Prix ​​​​de la production de films documentaires VFF 2021, DOK.fest Munich 2021 Meilleur documentaire, Five Lakes Film Festival 2021 Meilleur documentaire sur caméra, Warning Berlin Documents mondiaux 2021, Documents MX Grand Prix 2021, Kinenova Skopje 2021 Meilleur film documentaire, Festival du film de Biberach L’œuvre a également été présélectionnée pour European Film Awards 2021.