Plus de 18 000 manifestants arrêtés en Iran et au Rojhilat

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IRAN / ROJHILAT – Depuis le 17 septembre, début des manifestations anti-régime provoquée par le meurtre de Jina Mahsa Amini, une jeune femme kurde de 22 ans pour un voile « mal porté », le régime iranien a arrêté plus de 18 000 personnes, dont la majorité sont kurdes. Des centaines d’autres ont été tuées, tandis qu’on parle de plus de 4000 blessés rien que dans les régions kurdes du pays. Les manifestants baloutches sont également massacrés par des tirs directs des forces gouvernementales. Depuis le début des manifestations en cours en Iran et au Rojhilat, des manifestations ont eu lieu dans 156 régions ainsi que 143 universités. Le Centre iranien des droits humains a annoncé que depuis le début des manifestations en cours en Iran et au Rojhilat, des manifestations ont eu lieu dans 156 régions ainsi que dans 143 universités. Par ailleurs, au moins 448 manifestants, dont 62 enfants, ont été tués par les forces gouvernementales qui ont également arrêté plus de 18 000 personnes, dont 565 étudiants universitaires et 110 enfants, jusqu’à présent. Les détenus sont soumis à la torture, tandis que certains sont violés (adolescents, femmes, hommes) et que plusieurs d’entre eux risquent la peine de mort.

TURQUIE. Un Kurde de Kobanê en prison depuis 18 ans à la place d’un autre suspect 

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Süleyman Şeyho est un Kurde originaire de Kobanê. Il fut arrêté par la police turque en 2004 alors qu’il s’était rendu dans la ville kurde de Siirt en Turquie. Ne parlant pas le turc, il a signé différents documents que la police turque lui a présentés. Ensuite, il a été condamné à la réclusion à perpétuité en tant que Muhammed Ahmed, un résident de Derik / Hassaké. Le père de Suleyman Şeyho a ajouté un acte de naissance officiel signé par les autorités syriennes prouvant sa vraie identité lors de son procès qui a duré plusieurs années et l’Association des droits humains (İHD) a saisi le bureau du procureur général de Siirt, pour qu’il enquête sur l’identité de Suleyman Şeyho. Cependant, la justice turque a ignoré les preuves et demandes de testes d’ADN et condamné Şeyho à réclusion à perpétuité au bout de 3 ans de procès. Par la suite, cette peine a été confirmée par la Cour suprême. A cause de son identité non reconnue, aucun membre de la famille de Suleyman Şeyho n’a pu lui rendre visite en prison car techniquement, ils ne sont pas sa famille selon les autorités turques.
Les parents de Süleyman Şeyho avec leur livret de famille et une photo de leur fils emprisonné injustement en Turquie
Dans une lettre envoyée depuis la prison, Suleyman Şeyho a déclaré : « Je suis en prison depuis 18 ans à la place de quelqu’un d’autre. Je ne sais pas combien de temps ce cauchemar va durer. J’ai tout essayé mais rien n’a changé. Toutes les portes sont fermées sur moi. Je veux crier à tue-tête « Je suis Süleyman Şeyho! » Peut-être qu’alors ils m’entendront. Mais je n’en suis pas très sûr. J’ai perdu toute once d’espoir au cours des 18 dernières années. » La lettre de Suleyman Şeyho peut être lue (en anglais) sur le site du Centre de documentation sur les violations dans le nord de la Syrie (VDC-NSY) : 18 years in prison for a name resemblance: I am Süleyman Şeyho!

Appel de Francfort pour la fin de la guerre anti-kurde de la Turquie

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L’association d’amitiés germano-kurde fondée à Francfort-sur-le-Main, Städtefreundschaft Frankfurt-Kobanê e.V. exhorte le gouvernement fédéral allemand à intervenir immédiatement auprès de la Turquie, ONU et OTAN pour mettre fin à la guerre d’agression turque visant les Kurdes syriens et d’Irak. Voici le communiqué de Städtefreundschaft Frankfurt-Kobanê e.V.: Appel de Francfort Le gouvernement turc bombarde la région autonome du nord-est de la Syrie depuis le 19 novembre, sur des bases mensongères. Des avions de guerre, des drones et de l’artillerie sont utilisés contre les zones autour des villes de Derik, Qamishlo, Hassaké, Deir Ezzor, Manbij et Kobanê. Plus de 300 obus d’artillerie sont tombés à proximité de la ville d’Afrin, que la Turquie occupe illégalement depuis 2018. Plus de 40 personnes, dont au moins 11 civils, sont déjà mortes depuis le début des attaques dans la région autonome du nord-est de la Syrie. À Kobanê, un hôpital Covid qui a été minutieusement construit avec des dons de l’Allemagne et un centre de santé rural ont été complètement détruits. Les frappes aériennes et tirs d’artillerie turcs ciblent essentiellement les écoles, les cliniques, les silos à grains, les stations-service et les champs pétrolifères. C’est une guerre contre l’humanité. « Mentalement, les gens ne peuvent plus tolérer un état de menace constante. Vous ne pouvez plus vivre dans la peur constante. La vie normale a toujours été impossible. L’endurance n’est plus possible. Ils disent que ce sera la dernière guerre », rapporte Amina J., qui se trouve actuellement dans le nord – est de la Syrie. Nous, qui soutenons politiquement, financièrement et en personnel le développement du système de santé, des projets du mouvement des femmes et de la société civile dans le nord-est de la Syrie, condamnons l’attaque illégale du gouvernement turc contre le nord-est de la Syrie et la région autonome du Kurdistan irakien. Nous condamnons le silence de l’OTAN et du gouvernement fédéral allemand. La ministre allemande de l’Intérieur, Nancy Wesser, a insisté pour que les frappes militaires contre les Kurdes soient modérées, et cela signifie seulement qu’ils acceptent en principe une guerre d’agression et une violation du droit international. Par conséquent, nous appelons le gouvernement fédéral allemand à intervenir immédiatement auprès de la Turquie, des Nations unies et de l’OTAN pour mettre fin à la guerre d’agression et permettre l’arrivée de l’aide humanitaire dans le nord-est de la Syrie. Tout comme le gouvernement allemand condamne la violation du droit international par la Russie en Ukraine, il doit également condamner la guerre d’agression menée par la Turquie contre le peuple kurde en Syrie et dans le nord de l’Irak. *En 2016, des membres de divers groupes et associations kurdes et allemands, ainsi que des individus, se sont regroupés au sein de l’association « Städtefreundschaft Frankfurt-Kobanê e.V.«  et se sont fixé pour objectif de réaliser un jumelage de villes entre Francfort et la ville de Kobanê, au nord de la Syrie. Un tel partenariat reconnaît la construction d’une société pacifique fondée sur les principes démocratiques et l’État de droit qui s’y déroule, qui représente un modèle de politique de paix pour toute la région, et en même temps, il peut également marquer une étape importante vers la reconnaissance les réalisations du peuple du Rojava.

IRAN Le footballeur kurde, Vouria Ghafouri détenu à la prison d’Evin

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IRAN – Le footballeur kurde joueur de l’équipe nationale iranienne, Voria Ghafouri n’a pas été libéré, contrairement aux informations de certains médias d’État. Il a été envoyé à la prison tristement célèbre d’Evin où sont détenus des centaines de prisonniers politiques d’Iran. Voria Ghafouri, membre du club de football du Khuzestan, a été arrêtée à Ahvaz et transportée par avion à Téhéran. Après avoir été interrogé, il a été envoyé au quartier 209 de la prison d’Evin, également connue sous le nom de centre de détention du département des renseignements. La famille de Wiria Ghafouri a tenté de lui rendre visite aujourd’hui à la prison d’Evin, mais elle s’est vu refuser l’accès et n’a même pas été autorisée à avoir une conversation téléphonique. Les téléphones de Voria Ghafouri et de son épouse Mona Ardalan ont été confisqués après son arrestation. Les forces du département du renseignement ont pris d’assaut la maison de Voria Ghafouri à Ahvaz le jeudi 24 novembre 2022. Il a ensuite été arrêté devant sa femme et ses enfants et transporté par avion à Téhéran. Voria Ghafouri est un joueur de l’équipe nationale de football d’Iran et du club Esteghlal de Téhéran. Hengaw

IRAN. Le régime arrête un deuxième universitaire kurde

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IRAN / ROJHILAT – Behrouz Chamanara, ancien directeur de l’Institut d’études du Kurdistan et professeur adjoint du Département de langue et littérature kurdes de l’Université du Kurdistan, a été arrêté à Sanandaj (Sînê) le 25 novembre. Il y a quelques jours, Jamil Bahrami, un académicien de l’Université du Kurdistan, avait été arrêté après une déclaration de soutien aux manifestations estudiantines faite lors d’un rassemblement devant cette même université, puis transféré vers un lieu inconnu.
Jamil Bahrami
Les forces du ministère du Renseignement ont enlevé Chamanara alors qu’il se rendait chez lui. Depuis, sa famille n’a plus aucune nouvelle de lui. L’universitaire kurde, qui avait récemment subi d’intenses pressions de la part des forces de sécurité en raison des sit-in et des manifestations d’étudiants et de professeurs de l’Université du Kurdistan, n’avait pas quitté l’université. Mais le 25 novembre, suite à une visite au gouvernorat du Kurdistan pour parler des manifestations en cours à l’Université du Kurdistan, il a été enlevé par les forces de sécurité alors qu’il rentrait chez lui. Chamanara est originaire d’Ilam et vit à Sanandaj.

Les drapeaux kurdes restent criminalisés en Allemagne 

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ALLEMAGNE – Dans sa réponse à la question d’un député concernant la criminalisation des « drapeaux kurdes » en Allemagne, le gouvernement fédéral a déclaré qu’il laissait à la discrétion des États fédéraux le soin de prendre des mesures contre le port des drapeaux jaune-rouge-vert. La criminalisation des drapeaux YPG et YPJ dans différents États ces dernières années a conduit à de nombreuses poursuites judiciaires, perquisitions domiciliaires et descentes de police lors de manifestations. Maintenant, le gouvernement fédéral précise que même montrer le drapeau jaune, rouge et vert peut être criminalisé par les États fédéraux. Secrétaire d’État, Günter Krings a répondu à une question du député André Hahn (DIE LINKE) : « Porter le drapeau de la soi-disant Fédération démocratique du nord de la Syrie, également connue sous le nom de Rojava, n’est pas interdit en soi en Allemagne, mais chaque fois qu’il est effectué par une organisation déjà interdite [PKK] de manière à favoriser leur cohésion ou à faire référence à leurs objectifs à des fins de propagande, les autorités compétentes des États fédéraux doivent décider au cas par cas si le drapeau ci-dessus doit être inclus. » ANF

AUTRICHE: Marche pour le climat et le mouvement kurde ensemble dans la rue

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VIENNE – L’association des Kurdes d’Autriche (Feykom) a participé à la manifestation contre la dépendance aux combustibles fossiles organisée samedi à Vienne dans le cadre de la la marche pour le climat (climate strike en anglais) également pris part à la manifestation. Marche pour la paix et la justice climatique Plusieurs centaines de militants du mouvement climatique, de diverses organisations de gauche et du mouvement de libération kurde ont manifesté samedi à Vienne pour la paix et la justice climatique. La manifestation était dirigée contre les hausses de prix dans le secteur de l’énergie et pour un passage aux énergies renouvelables. Le groupe viennois de la campagne de solidarité internationale Rise Up 4 Rojava, qui a appelé à un bloc de solidarité au Kurdistan, a souligné que le mouvement pour la justice climatique et les mouvements de solidarité pour la révolution en Iran et au Kurdistan doivent travailler ensemble. Selon une porte-parole de Rise Up 4 Rojava, les régimes iranien et turc ont profité de la dépendance de l’Europe au pétrole et au gaz. C’est l’une des raisons pour lesquelles ils sont également courtisés par les politiciens autrichiens. Ce n’est que récemment qu’une délégation iranienne s’est rendue à Vienne pour négocier le programme nucléaire iranien. Et l’Autriche cherche aussi à se rapprocher de la Turquie : le maire de Vienne, Michael Ludwig, s’est récemment rendu à Ankara pour prolonger l’accord de coopération entre les deux capitales. Le chancelier fédéral autrichien Karl Nehammer et le président du Conseil national Wolfgang Sobotka ont également rencontré le président turc Erdogan et des représentants de son régime cet été. « Nous voulons que la coopération de l’Autriche avec les régimes iranien et turc cesse ! Et pour cela il faut rompre avec la dépendance aux entreprises fossiles, » a déclaré Rise Up 4 Rojava Vienne. Dans son discours, le groupe System Change Not Climate Change a appelé, entre autres, à l’expropriation de sociétés d’extraction et de commercialisation des énergies fossiles (pétroles, charbons, gaz naturel…), dont Association de l’industrie de l’huile minérale (Der Fachverband der Mineralölindustrie – FVMI). ANF  

KURDISTAN. 17 soldats turcs tués par la guérilla kurde à Qandil

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IRAK / KURDISTAN – Alors que les menaces d’invasion turco-iraniennes contre le Rojava et le Kurdistan irakien sont sur toutes les lèvres, hier, la guérilla kurde a attaqué les positions de l’armée turque à Girê Cûdî, au Kurdistan irakien, tuant 17 soldats et détruisant 10 positions de l’armée turques. Les HPG (branche armée du PKK) ont déclaré que leurs combattants ont mené l’opération de vengeance révolutionnaire contre les soldats turcs dans la zone de résistance de Girê Cûdî, à l’ouest de Zap, située dans les zones de défense de Medya. Ils ont tué 17 soldats turcs et détruit une dizaine de positions de l’armée turque.

TURQUIE. Diffusion d’images de torture infligée à Garibe Gezer, prisonnière kurde morte en prison

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TURQUIE – La prisonnière politique kurde, Garibe Gezer était victime de torture et de viol en prison. Elle est morte de façon suspecte le 9 décembre 2021 dans la prison de Kocaeli / Kandıra. Jinnews a eu accès aux images de la torture subie par Garibe Gezer en prison. Après l’assassinat de Gezer, le bureau du procureur avait imposé une ordonnance de confidentialité sur le dossier et les avocats ont été empêchés de travailler. Toutes les demandes faites par les avocats à ce jour ont été classées sans suite. En mars 2022, les avocats saisissent la Cour constitutionnelle turque (AYM) pour dénoncer la violation des articles 17, 40, 36 et 141 de la Constitution et des articles 3, 6 et 13 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH). Cependant, il n’y a pas eu de réponse à la demande jusqu’à présent. La torture à laquelle Gezer a été soumise en prison a été dévoilée dans des images consultées par l’agence féminine kurde Jinnews. Dans les images, on voit Gezer traînée au sol par des gardiens de prison qui l’emmènent dans une cellule d’où ils sortent plusieurs minutes plus tard. Les avocates de Gezer, Eren Keskin, Jiyan Kaya, Jiyan Tosun et Elif Taşdöğen, ont déclaré que bien qu’il existe des preuves de la torture de Gezer, le bureau du procureur général de Kandıra a décidé qu’il n’y avait pas de place pour des poursuites pour « manque de preuves ».

Marches à Londres et à Paris en solidarité avec les femmes d’Iran et du Kurdistan

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Le collectif irano-kurde, Jin, Jiyan, Azadi (Femme, vie, liberté) organise deux marches aujourd’hui à Paris et Londres pour la révolution féministe en Iran et au Kurdistan. A Paris, la manifestation partira de la place de la République à 14 heures. A Londres, la marche organisée par le collectif Jin, Jiyan, Azadi est soutenue par la campagne Paix au Kurdistan. Le point de rendez-vous est à 14 heures (heure locale) devant la BBC à Portland Place. Voici l’appelle du Collectif « Jin, Jiyan, Azadi »  « Depuis 43 ans, le régime de la République islamique d’Iran opprime le peuple de diverses manières en le privant de son droit à une vie libre et heureuse. Dans cette structure oppressive et discriminatoire, les femmes, les nations opprimées (Baloutches, Arabes, Kurdes, Turcs, etc.), la classe ouvrière et les minorités sexuelles/genrées et religieuses ont été confrontées à une oppression et à une marginalisation multiforme. Dès les premiers jours de sa prise de pouvoir, ce régime patriarcal a opprimé les femmes, les a obligées à porter le hijab, entre autres injustices inscrites dans sa constitution. Dans le même temps, la composition multiethnique, religieuse et linguistique de la société iranienne a toujours été un terrain sur lequel le régime a systématiquement poursuivi ses politiques de pillage économique, de répression politique et d’assimilation culturelle au lieu de célébrer la diversité et le pluralisme de la population. La destruction par le régime du droit à la vie a coïncidé avec l’augmentation de la pauvreté, des inégalités et la destruction de l’environnement. Cependant, tout au long de ces années sombres d’oppression, d’intolérance politique et d’étouffement, l’esprit inébranlable de la résistance du peuple n’a pas faibli, que ce soit dans les foyers, dans les rues, dans les écoles ou dans les usines. L’indignation publique qui a suivi le meurtre par la République islamique d’Iran de la jeune Kurde Jina Amini le 16 septembre a uni la résistance divisée sous le nom de la Révolution de Femme, Vie, Liberté. Depuis plus de deux mois, cette révolution est devenue la base de la revendication du droit à la liberté et à la vie pour tous. La révolution de Femme, Vie, Liberté, qui débuté au Kurdistan, a maintenant atteint le stade qui se rassemble sous le slogan « Femme, Vie, Liberté » des adolescents, des jeunes, des femmes, des travailleurs ainsi que les autres segments marginalisés de la société : tous disent non à ce régime sanguinaire. Cette révolution nationale de grande ampleur, qui s’est accompagnée d’une répression sanglante et de tortures à l’encontre des révolutionnaires, a coûté jusqu’à présent la vie à des centaines de personnes. Afin de soutenir la révolution de Femme, Vie, Liberté à l’intérieur de l’Iran, la résistance du Kurdistan et du Baloutchistan et de faire entendre la voix de tous les combattants de la liberté contre la République Islamique d’Iran, nous, en tant que collectif, Jin, Jiyan, Azadi avec la collaboration des femmes, des forces progressistes et démocratiques du Kurdistan et de l’Iran ainsi que des partis démocratiques d’Europe, en particulier français, organiserons un rassemblement de masse à Paris le 26 novembre 2022. Notre action coïncide avec la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre : occasion importante pour exprimer notre soutien aux femmes qui mènent la Révolution de Femme, Vie, Liberté et qui sont devenues les premières victimes de la répression. Par conséquent, nous invitons tous les partis épris de liberté à participer à ce rassemblement avec leurs propres aspirations et symboles afin qu’il devienne un rassemblement massif et influent en soutien à la Révolution de Femme, Vie, Liberté au Kurdistan et en Iran. Date et lieu : 26 novembre 2022, de 14 h à 17 h/Paris, départ : place de la République » Collectif « Jin, Jiyan, Azadi »