ROJAVA. Un dirigeant kurde d’Irak est arrivé au Rojava
SYRIE / ROJAVA – Le chef de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) l’un des deux partis au pouvoir dans la région autonome kurde d’Irak, Bafel Talabani s’est rendu au Rojava / Syrie du N-E, où il a rencontré le général Mazloum Abdi, commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS).
Le président de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), Pafel Talabani, s’est rendu dans les régions du nord et de l’est de la Syrie et a rencontré plusieurs dirigeants des FDS et des responsables du Parti de l’union démocratique (PYD).
Selon les informations, la visite s’inscrivait dans le cadre de la confirmation du soutien de l’UPK aux FDS dans sa guerre contre les mercenaires de l’Etat islamique (DAECH / ISIS), en plus de renforcer l’unité nationale entre les partis kurdes et de soutenir la révolution du Rojava et l’administration autonome.
Talabani a tenu une série de réunions au cours desquelles il a rencontré le commandant en chef des FDS, Mazloum Abdi, et le commandant américain du CJTFOIR (coalition internationale anti-EI) Matthew McFarlane, pour parler des développements antiterroristes pour préserver la stabilité de la région. Il a également rencontré les coprésidents du PYD, Asia Abdullah et Saleh Muslim, et une membre du l’organe présidentiel du PYD, Fawza Youssef.
Au cours de la visite, Talabani a affirmé le soutien de l’UPK aux FDS dans sa guerre contre les mercenaires de l’État islamique, et a souligné la nécessité de renforcer l’unité nationale entre les partis kurdes et de soutenir la révolution du Rojava et l’administration autonome.
ANHA
KURDISTAN. DAECH tue 8 civils dans la province de Diyala
IRAK / KURDISTAN DU SUD – La nuit dernière, les terroristes de DAECH ont attaqué le village d’al-Bubali, dans le district de Diyala, tuant huit civils et blessant cinq autres. Dimanche, l’EI avait déjà tué neuf policiers fédéraux dans la province kurde de Kirkuk.
DAECH profite des attaques turques visant le Rojava et le Kurdistan irakien
Les attaques turques contre le Kurdistan du Sud et le Rojava semblent mobiliser l’EI dans ses attaques. Les autorités du Rojava / Syrie du N-E ont averti à plusieurs reprises que les attaques signifieraient qu’elles ne pourraient plus combattre l’EI aussi vigoureusement qu’avant, et ont souligné le danger que le groupe terroriste se réorganise et redevienne une menace importante pour la région et au niveau international.
L’EI expulse des habitants des villages kurdes du nord de l’Irak
Par ailleurs, l’EI s’est regroupé dans les zones kurdes du nord de l’Irak occupées par les milices chiites pro-Iran depuis le référendum d’indépendance du Kurdistan de 2017. A cela s’ajoute le manque d’unité entre les forces kurdes de l’UPK et du KDP. Il existe une scission militaire entre les deux principales forces de la région du Kurdistan dans les zones touchées. Cela permet les interventions des pays voisins, l’occupation par l’armée turque et la liberté de mouvement des gangs de l’EI. Dans la région de Kerkûk, les Kurdes sont particulièrement touchés par les activités de l’EI : ils sont expulsés et ne peuvent entrer dans leurs villages. L’EI s’appuie également sur des agriculteurs arabes dans la région de Mossoul et de Diyala. La région est devenue un terreau fertile pour l’EI, qui cible particulièrement les Kurdes. (ANF)
IRAN. Exécution secrète d’un prisonnier baloutche à Zahedan
IRAN – Le prisonnier baloutche Qasim Salarzahi, condamné à mort pour des accusations liées à la « drogue », a été exécutée secrètement à Zahedan le 17 décembre.
Au cours des six premiers mois de cette année, 251 personnes, dont de nombreux Kurdes et Baloutches, ont été exécutées dans diverses prisons iraniennes.
Qasim Salarzahi, 40 ans, a été condamné à mort pour des accusations liées aux « drogue ». Il était marié et père de trois enfants. Il fut condamné à mort en 2018 et été exécuté le 17 décembre dernier sans que sa famille en soit informée.
L’exécution de ce prisonnier n’a pas été annoncée par les médias iraniens ou des sources officielles.
Au cours des six premiers mois de cette année, 251 personnes, dont de nombreux Kurdes et Baloutches, ont été exécutées dans diverses prisons iraniennes. Ce nombre d’exécutions enregistrées montre une forte croissance par rapport à la même période l’an dernier. Au cours des six premiers mois de l’année dernière, 117 personnes ont été exécutées. Ainsi, le gouvernement iranien a exécuté cette année plus de deux fois plus de citoyens que l’année dernière.
ROJAVA. Construction d’un nouvel hôpital à Kobanê
SYRIE / ROJAVA – Alors que la Turquie a détruit une grande partie des infrastructures des régions kurdes de Syrie, les autorités sanitaire du canton de Kobanê ont annoncé qu’un nouvel hôpital était en construction dans la région.
Le Conseil de la santé de la région de l’Euphrate a annoncé lundi à la presse qu’il avait lancé la construction d’un nouvel hôpital à Kobanê.
Ehmed Mehmûd, co-président du conseil de santé, a annoncé que l’hôpital serait mis en service dans un an et demi, et fournirait tous les services de santé avec une capacité de 180 lits.
L’hôpital sera construit sur une superficie de 11 000 mètres carrés sur la route d’Alep, au sud de Kobanê, et comprendra 5 étages et un sous-sol.
Le Conseil a ajouté que le projet coûterait 3 millions de dollars (près de 18 milliards 600 millions de livres syriennes). (ANF)
Le monde en 2022: La guerre russe en Ukraine a dérouté tout le monde, les crises arabes continuent
En 2022, le monde a connu de nombreux développements, mais l’événement le plus important a été l’invasion militaire russe en Ukraine, tandis que certains pays arabes ont connu des crises politiques et que la Turquie empêtrée dans une crise économique grave a cherché à rétablir ses relations avec des États du Moyen-Orient tout en intensifiant les attaques anti-kurdes au Rojava (nord de la Syrie) et au Kurdistan irakien.
L’agence ANHA a fait un diaporama politique et militaire du monde en 2022 alors qu’on s’apprête à accueillir l’année 2023. Le voici:
Le mouvement militaire russe en Ukraine a commencé au cours de l’année 2022 ; qui a provoqué une escalade avec l’Occident et cela a grandement affecté l’économie mondiale, tandis que la détérioration de l’économie turque a incité Erdogan à résoudre ses différends avec les pays de la région, y compris l’Égypte et les États du Golfe, alors que les crises et les guerres se poursuivaient dans le monde à un moment où le changement climatique menace la population mondiale de vagues de violence plus graves.
Début de l’escalade entre l’Occident et la Russie
2 janvier – Démission du Premier ministre soudanais, Abdullah Hamdok, après son échec à former un gouvernement.
24 janvier – Le groupe Ansar Allah (Houthis) a annoncé le ciblage des Émirats arabes unis (EAU) et de l’Arabie saoudite avec des missiles balistiques dans une « vaste opération militaire ».
30 janvier – Washington prévoit d’envoyer des troupes en Europe de l’Est au milieu des tensions croissantes au sujet de l’Ukraine.
30 janvier – Le président israélien arrive aux EAU pour la première visite depuis la normalisation des relations entre les deux pays.
31 janvier – Les Nations Unies ont annoncé que les talibans avaient tué 100 membres de l’ancien gouvernement afghan et des collaborateurs des forces internationales.
Un deuxième gouvernement en Libye et Poutine décide d’entrer en guerre.
4 février – Le président russe Vladimir Poutine rencontre son homologue chinois au milieu d’une escalade des tensions avec l’Occident et annonce un partenariat « sans frontières ».
6 février – La justice irakienne a suspendu la candidature du membre du PDK Hoshyar Zebari à la présidence de l’Irak à cause des « accusations de corruption ».
10 février – Le parlement libyen choisit Fathi Bashagha comme Premier ministre, au mépris du gouvernement de Dbeiba.
15 février – La Cour suprême fédérale d’Irak a rendu une décision selon laquelle la loi sur le pétrole et le gaz du gouvernement du Başûr (Kurdistan du Sud) était inconstitutionnelle, et ce dernier a rejeté l’ordonnance de la Cour suprême fédérale.
21 février – Le président russe Vladimir Poutine annonce la reconnaissance par Moscou de l’indépendance des régions de Donetsk et Louhansk.
24 février – Poutine décide de lancer une opération militaire en Ukraine.
Sanctions mutuelles entre la Russie et l’Occident, tandis que la Turquie rétablit ses relations avec l’Arabie saoudite
8 mars – Le président américain Joe Biden annonce une interdiction des importations de pétrole et de gaz russes.
13 mars – Des missiles balistiques ont été largués sur la capitale du Kurdistan irakien, Erbil (Hewler), Téhéran a déclaré qu’il visait des « bases israéliennes secrètes ».
16 mars – L’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson se rend en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis pour discuter du pétrole et de la Russie.
31 mars – Le parquet turc demande la clôture du dossier sur l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, pour le renvoyer à l’Arabie saoudite.
2 avril – Une trêve de deux mois entre la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et les Houthis entre en vigueur.
16 avril – Le bilan des inondations en Afrique du Sud s’élève à environ 400 morts et les pluies entravent les efforts de secours.
23 avril – Ankara ferme son espace aérien aux avions civils et militaires russes se dirigeant vers la Syrie.
27 avril – La Russie arrête les livraisons de gaz à la Pologne et à la Bulgarie.
28 avril – pour la première fois depuis le meurtre de Khashoggi. Erdogan s’est rendu à Riyad.
La Russie s’oppose à l’adhésion de l’Ukraine, la Finlande et la Suède à l’OTAN
18 mai – La Finlande et la Suède soumettent leurs demandes d’adhésion à l’OTAN.
20 mai – L’armée russe déclare le contrôle total du complexe Azovstal à Marioupol.
31 mai – L’OTAN organise des exercices Defender of Europe en Pologne, il s’agit du plus grand déploiement de l’armée américaine
1er juin – Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a participé au sommet des ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe en Arabie saoudite.
2 juin – L’armistice au Yémen est prolongé de deux mois supplémentaires.
12 juin – Le président du Parlement irakien approuve la démission des députés du bloc sadriste.
15 juin – Accord égypto-israélo-européen sur l’exportation de gaz pour trouver des alternatives au gaz russe.
20 juin – Le ministre israélien de la Défense déclare qu’Israël est en train de construire une « coalition de défense aérienne au Moyen-Orient » dirigée par les États-Unis.
22 juin – Pour la première fois depuis le meurtre de Khashoggi, le prince héritier saoudien s’est rendu en Turquie.
28 juin – pendant trois jours, l’OTAN s’est réunie dans la capitale espagnole, Madrid
30 juin – L’Amérique, l’Iran et le médiateur européen : les pourparlers de Doha avec l’Iran se terminent sans aucun progrès
Le dollar dépasse l’euro, la crise irakienne s’intensifie
1er juillet – Le président tunisien Kais Saied propose un nouveau projet de constitution, accordant au président de la République de larges pouvoirs, en contradiction flagrante avec le système parlementaire actuel du pays.
7 juillet – Le Premier ministre britannique Boris Johnson démissionne après une série de scandales.
Un nouvel accord aérien entre Israël et la Turquie est le premier entre eux depuis 1951
9 juillet – Le président sri-lankais Gotabaya Rajapaksa a fui sa résidence officielle dans la capitale, Colombo, après que des milliers de personnes ont manifesté contre la crise économique.
13 juillet – L’euro est tombé sous le dollar américain pour la première fois en vingt ans.
13 juillet – Une vague de chaleur « extraordinaire » a balayé des régions d’Europe, dévoré des forêts en France et en Espagne, et la sécheresse a menacé la moitié des terres européennes.
15 juillet – Joe Biden se rend en Arabie saoudite, pour participer au sommet de Djeddah ; pour convaincre l’Arabie saoudite de la nécessité d’augmenter l’approvisionnement mondial en pétrole pour atténuer la crise énergétique déclenchée par la guerre russo-ukrainienne.
22 juillet – Moscou et Kiev signent des accords séparés avec la Turquie et les Nations Unies ; En ce qui concerne l’exportation de céréales et de produits agricoles ukrainiens bloqués dans les ports de l’autre côté de la mer Noire.
27 juillet – Les partisans d’Al-Sadr ont pris d’assaut le parlement irakien pour protester contre la nomination du cadre de coordination de Muhammad Shia ‘al-Sudani à la tête du gouvernement après l’avoir pris d’assaut le 30 juillet, annonçant un sit-in ouvert. Le sit-in s’est terminé le 23 août.
Espoirs sur l’accord nucléaire iranien et tension sino-américaine
1er août – Le président américain Joe Biden a annoncé le meurtre du chef d’Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri lors d’un raid américain mené le 31 juillet en Afghanistan.
2 août – La présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, arrive à Taiwan malgré les avertissements chinois.
3 août – Les parties au conflit au Yémen ont convenu de prolonger l’armistice de deux mois supplémentaires.
– Le leader du mouvement sadriste, Muqtada al-Sadr, a exigé la dissolution du parlement irakien et la tenue d’élections anticipées. Il a également demandé à ses partisans de poursuivre leur sit-in au parlement de Bagdad jusqu’à ce que ses demandes soient satisfaites.
4 août – Les négociations sur le dossier nucléaire iranien reprennent après une pause de plusieurs mois.
– L’armée chinoise a entamé des manœuvres militaires lors de la visite de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, et la visite s’est terminée le 7 août.
8 août – L’Union européenne a présenté un « texte final » de l’accord nucléaire, et l’Iran a confirmé qu’il avait fourni des « avis supplémentaires ».
17 août – Israël annonce la reprise de relations diplomatiques complètes avec la Turquie.
18 août – L’armée française annonce qu’elle gardera 3 000 soldats dans la région du Sahel après son retrait du Mali.
22 août – Les exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud sont les plus importants depuis 2018.
24 août – Des combats éclatent entre le Front de libération du Tigré et les forces gouvernementales dans le nord de l’Éthiopie après une trêve de cinq mois.
28 août – Le Pakistan annonce que plus d’un millier de personnes ont été tuées et des millions affectées ; en raison des inondations causées par le changement climatique.
29 août – Muqtada al-Sadr s’est retiré de la politique « pour toujours » et ses partisans ont pris d’assaut le palais présidentiel, tuant 30 partisans de Muqtada al-Sadr et en blessant 570 autres lors d’affrontements avec des groupes pro-iraniens. Al-Sadr a donné soixante minutes à ses partisans pour arrêter toutes les manifestations.
31 août – La Russie a complètement arrêté le flux de gaz vers la France.
Soulèvement au Rojhilat (Kurdistan d’Iran) et dans les villes iraniennes et le gouvernement d’Al-Dabaiba a signé un nouvel accord avec la Turquie
16 septembre – Assassinat de la jeune femme kurde, Jina Mahsa Amini, alors qu’elle était détenue par la police des mœurs pour un « voile mal porté », déclenchant la colère populaire en Iran, au Kurdistan du Sud et dans le monde.
18 septembre – La police tunisienne a convoqué des dirigeants du « Mouvement Ennahda » des Frères musulmans, dont Rashid Ghannouchi et l’ancien ministre Ali Al-Areedh, pour enquêter sur la question de l’envoi de mercenaires en Syrie et en Irak.
23 septembre – La Russie organise des référendums pour annexer Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporijia, et Poutine annonce l’annexion officielle de quatre régions ukrainiennes à la Russie le 30 septembre.
3 octobre – Le gouvernement Dabaiba a signé un accord avec l’État d’occupation turc pour explorer le pétrole et le gaz, au milieu du rejet du parlement libyen, de l’Égypte et de la Grèce.
5 octobre – « OPEP Plus » coupe la production de pétrole pour soutenir les prix, et Washington considère que l’alliance « se tient aux côtés de la Russie ».
8 octobre – Une voiture piégée a endommagé un pont stratégique reliant le continent russe et la Crimée, et Poutine a blâmé les services de renseignement ukrainiens pour l’attaque.
11 octobre – Le Liban et Israël parviennent à un accord sur la démarcation des frontières maritimes.
13 octobre – Après un an de paralysie politique, le parlement irakien élit Abd al-Latif Rashid à la présidence et nomme à son tour Muhammad Shia al-Sudani pour former le gouvernement, tandis que le Conseil irakien des représentants accorde la confiance à son gouvernement le 27 octobre.
14 octobre – Dans le but de réprimer la liberté d’expression, le Parlement turc a adopté une loi prévoyant l’emprisonnement des « diffuseurs d’informations trompeuses ».
Le vide politique est la profondeur des crises au Liban et Netanyahu est revenu au pouvoir
30 octobre – Michel Aoun quitte le palais présidentiel et le spectre d’un vide politique menace d’aggraver la crise libanaise.
1er novembre – Le Sommet arabe se tient à Alger, en l’absence des dirigeants de plusieurs pays arabes.
2 novembre – Les parties au conflit en Éthiopie concluent une trêve.
3 novembre – Le bloc dirigé par Netanyahu remporte la majorité des sièges à la Knesset.
4 novembre – Les tensions se sont intensifiées entre les deux Corées après que 180 avions nord-coréens ont été détectés et que Séoul a déployé des avions de guerre furtifs.
6 novembre – Le 27e Sommet sur le climat est lancé à Charm el-Cheikh, avec la participation d’environ 200 pays pour discuter de la lutte contre le réchauffement climatique et de ses répercussions.
10 novembre – La Russie ordonne à ses forces de se retirer de la ville ukrainienne de Kherson.
– une explosion rue Istiklal à Istanbul a fait 6 morts et 81 blessés.
14 novembre – Le Sommet du G-20 démarre en Indonésie.
29 novembre – La Russie reporte indéfiniment une réunion avec les États-Unis sur le nouveau traité START.
5 décembre – L’accord-cadre est signé entre l’armée soudanaise et les forces de l’opposition pour permettre la formation d’un gouvernement civil.
7 décembre – Le président chinois a tenu 3 sommets en Arabie saoudite, saoudo-chinois, golfe-chinois et arabo-chinois.
8 décembre – Le parlement libanais n’a pas réussi à élire un président pour la neuvième fois depuis la fin du mandat d’Aoun, la première session du parlement ayant eu lieu le 29 septembre.
ANHA: The world during 2022..Russian war in Ukraine confused everyone, Arab crises continue
IRAN. Mort d’un autre civil kurde torturé en détention
IRAN / ROJHILAT – L’ancien prisonnier politique kurde, Mohammad Haji Rasulpour a été arrêté deux fois à Bukan au cours de la révolution iranienne. Il est décédé aujourd’hui des suites de graves tortures subies en prison. De nombreux autres civils kurdes arrêtés ces derniers mois sont morts sous la torture.
Plus de trois mois se sont écoulés depuis le meurtre de Jina Mahsa Amini par la police des mœurs à Téhéran. Un meurtre de trop qui a provoqué une révolution féministe qui est probablement la plus grande menace pour le régime clérico-fasciste depuis sa création. Selon des organisations de défense des droits humains, au moins 480 manifestants, dont près de 100 femmes et enfants, ont été assassinés par les forces gouvernementales depuis le début de la révolution. Près d’un tiers de toutes les victimes sont mortes au Rojhilat (en kurde « Est » et qui englobe toutes les régions du Kurdistan situées dans le nord-ouest de l’Iran). Parmi les morts au Kurdistan iranien, il y a au moins dix personnes qui sont mortes à la suite de graves tortures.
Basari Mohammad Haji Rasulpour, 57 ans, a été arrêté deux fois dans sa ville natale de Bokan au cours de la révolution iranienne. Les sbires du régime l’ont arrêté une première fois le 1er octobre pendant environ trois semaines. Des groupes de défense des droits humains kurdes ont signalé à l’époque qu’il était soumis à des tortures graves et que ses proches craignaient pour sa vie. Le 23 novembre, Rasulpour a de nouveau été pris pour cible par les soi-disant Gardiens de la révolution. Au milieu de la journée, il a été enlevé dans son magasin du centre-ville de Bokan et de nouveau envoyé à la prison locale. Pendant des jours, on n’a eu plus de nouvelles de lui.
Le 13 décembre, Rasulpour a été temporairement libéré après avoir payé une caution de plus de 11 000 euros, alors qu’il était dans le comas à cause de la torture subie. Il a été immédiatement transporté à l’hôpital, où il est décédé aujourd’hui. Lors des funérailles à Ali Kand, le village où est né Mohammad Haji Rasul, les gens ont crié quand il a dit au revoir : « Mohammad, tu es immortel, car les martyrs sont immortels. »
Mohammad Haji Rasul est un ancien prisonnier politique, comme le rappelle l’ONG Kurdistan Human Rights Network (KHRN). Il avait été condamné cinq mois de prison pour « propagande en faveur d’un parti d’opposition » [Parti démocratique du Kurdistan d’Iran – PDK-I]. Rasul a purgé sa peine de décembre 2021 à avril 2022.
Le KHRN met en garde contre davantage de morts en détention et d’exécutions
Pendant ce temps, le KHRN a appelé à plusieurs reprises la communauté internationale les États à agir face à la situation dramatique dans les prisons iraniennes. Au moins 18 200 manifestants ont été arrêtés depuis le début de la révolution iranienne. Le KHRN et d’autres groupes de défense des droits humains ont constamment souligné que même derrière les barreaux, les manifestants restent vulnérables aux exécutions extrajudiciaires, à la torture et à d’autres mauvais traitements, y compris le viol. Le KHRN suppose un nombre élevé de décès non signalés parmi les manifestants détenus. Le groupe a également déclaré que des dizaines de personnes risquaient actuellement d’être exécutées ou condamnées à mort en lien avec les manifestations.
Deux manifestants exécutés
Deux manifestants, Mohsen Shekari et Majidreza Rahnavard, tous deux âgés de seulement 23 ans, ont été exécutés par le régime iranien il y a quelques jours. Ils ont été accusés de « faire la guerre à Dieu ». En réponse aux exécutions, de nouvelles grèves et manifestations ont été annoncées dans tout l’Iran, à partir de ce lundi. Des travailleurs des industries du pétrole et de l’électricité et des chauffeurs routiers ont également pris part aux manifestations. Les commerces (bazars) ont également cessé de fonctionner à nouveau. (ANF)
TURQUIE. Deux maires kurdes condamnés à 11 ans de prison chacun
TURQUIE / KURDISTAN – Les anciens co-maires kurdes d’Hakkari, Dilek Hatipoğlu et Nurullah Çiftçi ont été condamnés chacun à 11 ans de prison.
Dilek Hatipoğlu et Nurullah Çiftçi, anciens co-maires de Hakkari, sont en procès après que la Cour constitutionnelle (AYM) a jugé que leur droit à un procès équitable avait été violé.
Hatipoğlu et Çiftçi ainsi que leurs avocats ont assisté lundi à l’audience qui s’est tenue devant la 2e Haute Cour pénale de Hakkari. Le député du Parti démocratique des peuples (HDP) Sait Dede et l’ancienne co-maire HDP d’Erciş, Diba Keskin, ainsi que de nombreuses personnes ont assisté à l’audience.
Dans son plaidoyer, Dilek Hatipoğlu a rappelé qu’un procès équitable n’avait pas eu lieu depuis 8 ans. Elle a déclaré : « Les conditions d’un procès équitable sont un droit fondamental qui doit être respecté. Le tribunal doit garantir des conditions et un délai appropriés pour exercer mon droit à la défense. Les conditions carcérales ne sont pas propices à un procès équitable. Suite à la décision de la Cour constitutionnelle, j’ai été amené de la prison, qui est à 1 300 kilomètres, pour l’audience. Mon transport par un véhicule de transfert de prisonniers et mon isolement pendant 15 jours dans la prison où j’ai été transféré, ont constitué des obstacles à ma défense. J’exige des conditions appropriées pour un procès et une défense équitables et ma libération. »
Prenant la parole après, Nurullah Çiftçi a souligné qu’il était privé de son droit à la défense car il avait été détenu pendant 8 ans.
Çiftçi a déclaré : « Le transport par un véhicule circulaire depuis la prison, qui se trouve à des centaines de kilomètres, est un obstacle à mon droit à la défense. La distance de la route et les conditions carcérales m’empêchent de me défendre mentalement et physiquement. J’exige le sursis à exécution d’une peine, des conditions de procès équitables et ma libération. »
Le tribunal a considéré le plaidoyer en faveur d’un procès équitable comme une utilisation du « droit de garder le silence ».
Dans son avis sur le fond, le procureur a demandé que la décision de justice antérieure soit confirmée et qu’il soit conclu qu’il n’y a pas lieu de surseoir à l’exécution de la peine.
Le tribunal a rejeté la demande de libération, confirmant la peine précédente de 11 ans et 3 mois pour chaque élu.
ANF
PARIS. Marche de solidarité avec les femmes et peuples en lutte en Iran
PARIS – Des activistes kurdes et iranien.es appellent à manifester ce mercredi 21 décembre en solidarité avec les femmes et peuples en lutte en Iran depuis plus de 3 mois.
Voici le communiqué du collectif Roja – Paris appelant à manifester:
Appel à manifester pour la nuit de Yalda*, mercredi 21 décembre
Inaugurons l’hiver en solidarité avec les luttes d’émancipation en Iran contre la République islamique !
Trois mois sont passés depuis l’assassinat de Jina Mahsa Amini et les manifestations en Iran n’ont fait que se multiplier et se diversifier. Les mots d’ordre se répandant sur l’ensemble du territoire : pour les droits des femmes, pour la fin des discriminations et des violences à l’encontre des Kurdes, des Baloutches, des Arabes. Pour faire tomber ce régime assassin. Pour mettre fin à toute forme d’inégalités et d’exploitation.
En face, la République Islamique d’Iran fait ce qu’elle sait faire. Tuer dans la rue. Exhumer les corps enterrés. Voler les cadavres. Torturer. Violer. Mettre en scène des aveux forcés. Faire entrer les tanks, les blindés et les mitrailleuses Douchka au Kurdistan. S’introduire dans les maisons et procéder à des arrestations. Lancer la machine des exécutions, avec les pendaisons de Mohsen Shekari et Majid Reza Rahnavard.
Départ du cortège à 18h30, place de République, vers la fontaine des Innocents
*Shab-e-Yalda, Shab-e Tcheleh (Yaldā ou Chella) est une fête iranienne qui marque à la fois la plus longue nuit de l’année et les quarante premiers jours de l’hiver.
LYON. Réunion d’information à l’occasion du 8ème anniversaire de la libération de Kobané
LYON – En janvier 2015, malgré la suprématie militaire des gangs de DAECH, les Kurdes de Kobanê ont vaincu le monstre islamiste qui faisait trembler l’humanité après plusieurs mois de résistance acharnée. A la veille du 8e anniversaire de la libération du Rojava de DAECH, la région fait face à une nouvelle menace d’invasion, cette fois-ci venue de la Turquie voisine qui n’a pas digéré la défaite des terroristes islamistes et la révolution féministe et pluralistes du Rojava.
A l’occasion du 8e anniversaire de la libération de Kobané, l’association Amitiés kurdes de Lyon et la Maire du 1er arrondissement de Lyon organisent une réunion d’information concernant la situation politique, sociale et militaire au Rojava à l’ombre des attaques turques et menaces d’invasion de la région.
Les intervenants de la soirée d’information sont:
Laurence Boffet, conseillère municipale à la mairie du 1er, chargée des questions internationales. Vice-présidente de la Métropole de Lyon, Participation et initiatives citoyennes
Une représentante de l’association « UN PONTE PER »
L’objectif de l’UPP est la prévention des conflits armés et violents, en particulier au Moyen-Orient, à travers une série de campagnes d’information, d’échanges culturels, de projets de coopération, de programmes de consolidation de la paix et de la création de réseaux de justice sociale.
Un représentant de l’association « Amitiés kurdes de Bretagne »
Les Amitiés kurdes de Bretagne défendent les droits humains dans les différentes parties du Kurdistan et la reconnaissance des droits culturels et politiques du peuple kurde, ici et là-bas, depuis 25 ans.
RDV le 27 janvier, à 18h30
À la Mairie du 1er arrondissement de Lyon
2, place SATHONAY
69001 LYON