IRAN – L’alpiniste kurde, Mahsa Zarin Cheng a été assassinée sous la torture au ministère iranien de l’Information et son corps jeté au pied d’une montagne près de Téhéran, signalent plusieurs médias kurdes qui citent l’ONG des droits humains Kurdistan Human Rights Network (KHRN).
La militante Mahsa Zarin Cheng, 32 ans, qui a participé aux manifestations anti-régime déclenchées parle meurtre de Jina Mahsa Amini en septembre 2022 à Téhéran et qui aurait été détenue et torturée à plusieurs reprises pendant les manifestations, a disparu il y a quelques jours alors qu’elle était partie en escalade avec des amis. Le même jour, les forces du régime iranien ont fait une descente au domicile de l’athlète et ont confisqué ses effets personnels. Aucune déclaration officielle n’a été faite à la famille. Le 1er mai, le corps de l’athlète a été retrouvé au pied d’une montagne à Téhéran.
Dans un communiqué sur le sujet, l’Association des droits de l’homme du Kurdistan a annoncé que l’athlète avait été tuée et que sa famille avait été menacée par les renseignements iraniens pour qu’elle ne parle pas du meurtre de l’athlète qu’ils ont déguisé en « chute d’une hauteur en grimpant ».
Mahsa Zarin Cheng a été enterrée au cimetière de Behesht Reza, à Ilam, sous le siège des forces armées gouvernementales.
TURQUIE / KURDISTAN – L’État turc a imposé un couvre-feu à Nusaybin et ses 9 villages environnants dans la province kurde de Mardin au milieu d’opérations militaires d’envergure menées dans la région. On ne sait pas encore quand le couvre-feu prendra fin alors que la population s’apprête à se rendre aux urnes le 14 mai pour les élections présidentielles et législatives.
Le bureau du gouverneur de la province de Mardin a ordonné un couvre-feu incluant les quartiers Tekağaç, Sapanlı, Mağaracık, Arpalı, Bahminin, Kaleli, Şekrin, Yol, Güneli de Nusaybin à partir d’aujourd’hui, 2 mai. (Bianet)
IRAK / KURDISTAN – La Conférence internationale sur le génocide du peuple kurde et des Kurdes Feyli a débuté ce mardi à Erbil (Hewler), au Kurdistan irakien. C’est la première fois qu’une conférence scientifique réunissant des experts et des politiciens est organisé sur le génocide des Kurdes Feyli commis par Saddam Hussein il y a 43 ans.
Le 4 avril 1980, le régime irakien a lancé une campagne de nettoyage ethnique des Kurdes Feyli à Bagdad, Diyala, Kut, Khanaqin, Jalawla, Numaniyah, Mandali, Naft Khana, Badra, Gassan et de nombreux autres endroits, entraînant la mort de 600 000 Kurdes feyli.
Bien que le Haut Tribunal irakien en 2008 et le Parlement irakien en 2010 aient officiellement reconnu le génocide des Kurdes Feyli, ils n’ont pas obtenu la citoyenneté irakienne ni été indemnisés pour les crimes commis contre eux.
Ali Feyli, conseiller du président du PDK Barzani, a déclaré à Kurdistan 24 que la conférence mettra en lumière les crimes commis contre les Kurdes de Feyli par l’ancien régime irakien dans les années 1980.
Les Kurdes feylis faisait partie de l’élite commerciale irakienne durant la seconde moitié du XXème siècle, avant d’être exterminés par Saddam Hussein à cause de leurs origines ethniques et confessionnelles.
Photo via Sazan Mandalawi
Les Kurdes feyliéns, ou Feylis (kurde : فعیلی, Kurdên Feylî), sont un groupe ethno-religieux chiite kurde vivant dans le sud-est du Kurdistan et parlant le kurde du sud. Leur patrie d’origine, appelée Elam ou Îlam dans la langue maternelle, est située dans ce qui est aujourd’hui l’Iran et l’Irak. (Wikipedia)
TURQUIE / KURDISTAN – Le corps d’Enes Balcok, mort noyé dans une mare formée à la suite des travaux de construction d’une route, a été retiré de l’eau par les villageois dans la province kurde d’Agri.
Le corps d’Enes Balçok (11 ans), qui est tombé dans une mare formée par les travaux de construction routière près du village de Koşk du district de Tutak à Agirî, a été retrouvé quelques heures plus tard par les villageois. Le fils de Cesim Balçok, coprésident du district de Dutax du Parti démocratique des peuples (HDP), Enes Balçok, qui vit dans le village de Koşk, avait emmené leurs animaux au pâturage dans la matinée. On ne sait pas comment Balcok est tombé dans la mare formée par des travaux de construction routière.
Agence Mezopotamya
A Nuremberg, en Allemagne où les Kurdes sont criminalisés, des affiches électorales appelant les Turcs à voter pour le dictateur islamiste Erdogan ont été collées dans plusieurs quartiers de la ville.
L’agence ANF dénonce la soi-disant « neutralité » des responsables municipaux de Nuremberg et ajoute que « cela donne à craindre que Poutine ou d’autres criminels puissent bientôt faire connaître [à Nurenberg] leurs politiques inhumaines sans entrave ».Article d’ANF:
Vous ne pouviez pas en croire vos yeux. Des affiches électorales de l’AKP sont apparues dans plusieurs quartiers de Nuremberg montrant le président turc Recep Tayyip Erdoğan avec le titre « Doğru zaman, doğru adam » (« Le bon homme au bon moment »). Cette nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux et a suscité l’incompréhension et une grande indignation. Comment est-il possible que la publicité pour un dictateur soit approuvée dans une grande ville, ont demandé beaucoup d’utilisateurs de Twitter. Cette provocation est maintenant également un sujet dans les journaux nationaux et dans les principales nouvelles de l’ARD.
L’administration de la ville de Nuremberg a déclaré hier sur Twitter : « En raison de la campagne électorale, 25 affiches à l’extérieur de la vieille ville ont été approuvées dans le cadre d’une utilisation spéciale du 22 avril au 5 mai ».
On dit que les affiches ont disparu maintenant. Le journal régional « nordbayern.de » cite le porte-parole de la ville de Nuremberg, Andreas Franke : « La ville de Nuremberg est neutre dans les campagnes électorales allemandes et étrangères. Chacun a le droit d’apposer des affiches dans les limites de la loi. En raison du principe d’égalité de traitement, nous sommes obligés d’approuver de telles affiches, à condition qu’aucun contenu criminel ne puisse être vu sur les affiches. D’autres parties peuvent également faire des demandes et afficher des affiches. La raison pour laquelle les affiches n’y sont plus accrochées dépasse nos connaissances. Nous ne leur avons pas demandé de les enlever. » En d’autres termes : il n’y a pas d’instructions de la ville pour enlever les affiches, encore moins d’excuses de la part de l’administration municipale.
(…)
Lorsque les bureaucrates d’une administration municipale invoquent la « neutralité », cela donne à craindre que Poutine ou d’autres criminels puissent bientôt faire connaître leurs politiques inhumaines sans entrave.
LONDRES – Şerwan Tan, un adolescent kurde-britannique de 15 ans portant un costume traditionnel kurde et qui accompagnait son père pour voter à Londres, a été chassé du bureau de vote par des membres de l’AKP à cause de sa tenue kurde.
Des membres de l’AKP ont chassé un adolescent kurde à cause de son costume national kurde d’un bureau de vote à Londres, où les Kurdes soutenant le Parti de la gauche verte sont mobilisés en masse pour mettre fin au règne du dictateur islamiste Erdogan. Şerwan Tan portait une tenue bleue de la région d’Hakkari et accompagnait son père au bureau de vote au 1 Old Billingsgate Walk.
Le père de Şerwan Tan est originaire de Mardin et sa mère est britannique. L’adolescent kurde a attiré l’attention avec sa tenue kurde. Avant d’entrer dans le bureau de vote, Şerwan Tan s’est adressé à ANF et a déclaré : « Votez pour le Parti de la gauche verte pour la démocratie et la liberté en Turquie et partout dans le monde. Les femmes en Turquie ne jouissent pas de leurs droits. Nous avons besoin de l’égalité pour les hommes, les femmes et tout le monde. Plus de droits pour les habitants de Turquie. »
Şerwan Tan a été victime de harcèlement raciste de la part de membres de l’AKP après être entré dans le bureau de vote avec son père. Perturbés par le costume national de Şerwan, les observateurs de l’AKP ont demandé à Şerwan de quitter le bureau de vote. Les tensions se sont intensifiées lorsque le groupe AKP a affirmé que la ténue de Şerwan était un uniforme de guérilla et a appelé des gardes de sécurité pour le faire sortir. Certains électeurs ont réagi en disant : « C’est du fascisme. Vous êtes des fascistes. » Alors que les responsables de l’Alliance du travail et de la liberté ont déclaré que l’attaque raciste était une provocation contre la sécurité des élections, les gardes de sécurité ont fait sortir Şerwan du bureau de vote.
Şerwan Tan a déclaré: « Ils m’ont jeté dehors à cause de mes vêtements. Ceux qui ont fait cela sont des fascistes, qui ont prétendu que ma tenue était un ‘uniforme’. Ma tenue n’est pas un ‘uniforme’, c’est juste une tenue nationale kurde, et ma culture. Ma famille et les gens du Kurdistan le portent. Nous n’avons causé aucun problème ici. Mon père est venu ici pour voter, alors je voulais venir avec mes vêtements nationaux, mais ils m’ont expulsé. Ce sont des gens fascistes, ne sont pas de bonnes personnes pour la Turquie. C’est pourquoi nous votons pour le Parti de la gauche verte. »
Sibel Özçelik, membre de la Coordination électorale britannique du Parti de la gauche verte, a réagi à l’attaque raciste au bureau de vote. Elle a souligné qu’il n’y avait pas de code vestimentaire dans la région, ajoutant : « Ce à quoi Şerwan a été soumis, c’est le racisme et le fascisme. Malheureusement, la discrimination en Turquie est arrivée ici. C’est du fascisme et un crime ».
L’avocate a déclaré que la tenue de Şerwan était une tenue nationale. Elle a déclaré: « Des symboles qui représentent différentes croyances et opinions sont vus au bureau de vote et nous respectons cela. C’est une exigence de la démocratie. Cependant, des membres de l’AKP ont déclaré que la tenue de Şerwan était un « uniforme de guérilla » et lui ont demandé de quitter le bureau de vote. Il s’agit d’une demande illégale car il a été victime de discrimination à cause de sa tenue vestimentaire. C’est une discrimination totale. La personne dont nous parlons est un adolescent de 15 ans. C’est du pur fascisme. »
L’avocate a conclu : « Il est temps de s’unir contre le fascisme. Ne dites pas qu’un seul vote ne fait rien. C’est précisément votre vote qui permettra à Şerwan de venir ici librement. Luttons ensemble davantage pour l’avenir libre de Şerwan. »
ANF
ISTANBUL – A l’occasion de la Fête internationale des travailleurs du 1er mai, des travailleurs et des militants kurdes ont voulu marcher jusqu’à la célèbre place de Taksim interdite aux manifestants depuis plusieurs années. La police a attaqué la foule et arrêté au moins 38 personnes, dont la journaliste Zeynep Kuray.
La foule de protestants a été assiégée par la police pour les empêcher de se rendre sur la place Taksim. Les membres du syndicat des travailleurs Umut-Sen se sont réunis à Beşiktaş pour marcher jusqu’à la place Taksim. Le groupe a scandé « Vive notre lutte pour Taksim », « Vive le 1er mai » et « Taksim ne peut pas être interdit aux travailleurs » pendant la marche. Au bout d’un moment, les membres d’Umut-Sen ont rencontré la barricade de la police et ont protesté contre la police avec des slogans. Attaquant le groupe, la police a arrêté au moins 12 personnes ici. Alors que ceux qui résistaient à la détention scandaient des slogans, la police a utilisé la violence en leur couvrant la bouche. De plus, les journalistes qui suivaient la manifestation ont été bloqués.
La journaliste Zeynep Kuray arrêtée violement par la police20 détention
Les comités de jeunes, quant à eux, ont organisé une marche du côté du parc Maçka, avec une banderole sur laquelle on pouvait lire « Nous sommes plus qu’un dans la vie, plus qu’un dans la mort ». Criant les slogans « Révolte, révolution, liberté » et « Bijî Yek Gûlan » (slogan kurde « Vive le 1er mai »), le groupe a subi des attaques et des violences alors qu’il tentait de percer la barricade policière qui attendait à l’entrée du Parc. Ici, au moins 20 personnes ont été arrêtées.
Violence contre la journaliste Zeynep KURAY
La police a également attaqué la journaliste Zeynep Kuray, qui couvrait l’événement. Un policier a alors attrapé Kuray par les cheveux et l’a traîné par terre. Kuray a été placée en garde à vue bien qu’elle ait déclaré qu’elle était journaliste. D’autres journalistes ont été expulsés de la zone.
Des membres de la Plateforme de l’Union de lutte et des membres des syndicats İnşaat İş et Enerji Sen qui marchaient vers la place Taksim dans la matinée, ont également fait l’objet d’attaques policières et au moins 6 personnes ont été arrêtées.
Agence Mezopotamya
Photo de couverture via Fatos Erdogan
Le président turc Erdogan a déclaré lors d’une interview télévisée que la Turquie a liquidé le chef du groupe État islamique (EI) le 29 avril dans le canton kurde d’Afrin occupé par des groupes islamistes sous commandement turc.
« Le chef présumé de Daesh, nom de code Abou Hussein al-Qourachi, a été neutralisé lors une opération menée hier par le MIT (services secrets turcs) en Syrie », a déclaré Erdogan.
La journaliste Lindsey Snell a écrit sur Twitter que le terroriste en question se trouvait à Jinderes, un district du canton d’Afrin et que la Turquie avait empêché les journalistes locaux de couvrir l’opération. Elle déclare: « [Erdogan] ne mentionne pas qu’il [le chef de DAECH] avait été hébergé dans une base de Faylaq al-Sham soutenue par la Turquie à Jindires (dans une maison volée à un Kurde), et que la Turquie a interdit (…) aux journalistes locaux de couvrir l’opération. »
De nombreux militants kurdes accusent Erdogan d’avoir planifié cette opération uniquement pour tromper l’opinion publique turque à 13 jours des élections turques. En effet, on soupçonne l’État turc d’avoir garder au chaud le chef de DAECH dans le canton d’Afrin occupé par la Turquie pour le tuer au bon moment, à savoir quelques jours avant les élections présidentielles et législatives turques du 14 mai.
Un colonel turc à la retraite déclare que l’État tuc a donné des passeports verts destinés à ses hauts fonctionnaires aux terroristes du groupe État Islamique. Un scandale qui aurait été découvert quand une jeune Kurde yézidie, ancienne esclave de DAECH / ISIS réfugiée en Allemagne, a fait arrêter son violeur arrivé en Allemagne avec un de ces passeports turcs. (La vidéo du colonel Ümit Öztürk a été publiée sur Twitter par Türker ERTÜRK, un amiral turc à la retraite et auteur.)
Nous partageons avec vous cette affaire relatée par le site TR724 sous le titre « Scandale international : service de « passeport vert » du régime d’Erdogan aux militants de l’État islamique ! »
Un incident vécu par le colonel à la retraite Ümit Öztürk à l’aéroport d’Allemagne a révélé un scandale international causé par la Turquie. Selon l’incident qu’Ümit Öztürk a personnellement vécu, le passeport vert que la Turquie donne à ses hauts fonctionnaires a été remis à des groupes terroristes, y compris des membres de l’Etat islamique, qui ont été entraînés en Syrie et ont combattu dans différents pays.
J’ai été retenu à l’aéroport pendant 45 minutes
Expliquant qu’il a été interrogé par les équipes de renseignement américaines et allemandes à l’aéroport en Allemagne à cause de son passeport vert renouvelé, Öztürk a déclaré : « Ils m’ont dit que les mêmes passeports verts avaient été délivrés par des personnes d’origine inconnue, ouzbèkes et turkmènes, qui étaient formé en Syrie. D’après ce qu’ils ont dit, les passeports sont réels et passent tous les tests de sécurité. Comment et pour quelles raisons le ministère [turc] de l’Intérieur a-t-il remis ces passeports aux membres de l’État islamique, etc. ? »Ümit Öztürk décrit le scandale dans la vidéo qu’il a prise depuis l’aéroport brésilien de Sao Paulo :Je suis Ümit Öztürk, un colonel à la retraite. Je vis aux USA depuis 2012. Je suis dans le domaine de l’aviation. C’est mon passeport vert. Je l’utilise depuis 2002. J’étais fonctionnaire, mon Etat me l’a donné.Mon passeport vert a expiré. Je suis allé au consulat le plus proche et j’ai fait une demande de passeport. C’était les derniers jours de décembre. Ils ont dit: « Umit, vous êtes pilote, il faut trois mois pour que le passeport vert arrive, il vient d’Ankara. Nous vous donnerons un passeport rouge à usage temporaire. » J’ai dit ok, ils l’ont donné tout de suite.J’ai obtenu mon passeport vert 3 mois plus tard. (…) En mai, j’assiste à des salons de l’aviation. (…)Je suis parti pour assister au salon de l’aviation en Suisse en mai de l’année dernière. (…) J’ai atterri en Allemagne. C’est la première fois que j’utilisais ce passeport vert. (…) Les agents de sécurité de l’aéroport m’ont arrêté et m’ont emmené dans une pièce privée.Au bout d’un moment, les renseignements allemands et américains ont rempli la pièce. Ils m’ont interrogé. Cet événement a duré 45 minutes. Puis ils ont dit : ‘Umit, vous pouvez y aller, nous vous avons contrôlé. (…)Il y avait une surveillante là-bas. Je suis allé lui dire : « J’ai servi mon État pendant 26 ans. S’il y a quelque chose à propos de moi, s’il vous plaît faites le moi savoir. » Lorsqu’elle s’est rendue compte de mes bonnes intentions, elle a dit : « Monsieur Umit, ces passeports [turcs] verts ont été découverts sur certaines personnes qui sont entrées en Allemagne. Ce sont des gens qui ont été entrainés en Syrie. Des personnes d’origine ouzbèke et turkmène. C’était sur des gens qui venaient de là-bas. C’étaient des passeports turcs. Ils n’étaient pas des citoyens turcs. Puisqu’il n’y a pas de sceau sur votre passeport, nous vous avons inclus dans cette catégorie et l’avons évalué de cette façon. »Elle a même raconté un incident : Il y avait ces filles yézidies [anciennes esclaves détenues par DAEHC et qui se sont évadées en Syrie]. Une fille yézidie voit un homme dans un restaurant à Berlin, le reconnaît. L’homme est le violeur de cette fille. Elle appelle immédiatement la police, la police fait une descente. C’est comme ça que l’affaire explose [à grand jour]. (…) Un grand nombre de personnes qui sont entrées en Europe avec ces passeports est rattrapé. (…) La plupart d’entre eux seraient entrés en Géorgie. (…) On leur demande où ils se sont entraînés, où ils ont combattu, etc. (…) Mais il reste encore plus d’une centaines de personnes recherchées.(…)Maintenant, ce passeport est délivré par le ministère de l’Intérieur. Passeport délivré aux plus hauts fonctionnaires de l’État. J’ai également demandé à l’officière femme là-bas. Elle m’a dit : « Il n’y a pas de problème avec le passeport. Les passeports qui leur sont remis passent également tous les tests de sécurité. » Le ministère de l’Intérieur devrait répondre. On ne sait pas comment ce passeport a été donné à des gens (…), dont aux membres de DAECH.La version originale de l’article est accessible ici:Uluslararası skandal: Erdoğan rejiminden IŞİD militanlarına ‘yeşil pasaport’ hizmeti!
Suite aux récents appels haineux des islamistes visant les Yézidis réfugiés dans la région kurde d’Irak après que ces derniers aient réagi à la réinstallation des familles musulmanes sunnites à Sinjar accusées d’avoir rejoint DAECH et participé au génocide yézidi commis en août 2014, le journaliste Wahhab Hassoo exhorte les autorités kurdes d’Irak de mettre fin à ce climat haineux entretenu par des extrémistes islamistes du Kurdistan irakien. Hassoo a publié une série de Tweets et d’images et vidéos expliquant le déclenchement des attaques haineuses visant les Yézidis et les fausses informations qui ont fait des victimes yézidies des coupables, et des islamistes pro-DAECH des innocents.
Voici l’appel de Wahhab Hassoo publié sur Twitter sous forme d’un fil de discussion:Que s’est-il passé dans la région de Sinjar en Irak/Kurdistan ces trois derniers jours ? C’est un bref fil de discussion.Le gouvernement irakien a réinstallé certaines des familles musulmanes sunnites déplacées à Sinjar, où le génocide des Yazidis a été commis par l’Etat islamique en 2014. Les Yézidis ont protesté contre ce plan devant la mosquée islamique située à Sinjar, car selon certains témoins, il y avait parmi eux des musulmans sunnites qui ont soutenu et rejoint DAECH contre les Yézidis en 2014 (….) et a trahi les Yézidis (…).Après que cette manifestation ait été diffusée sur les réseaux sociaux, un groupe d’imams, des politiciens et des partis islamiques dirigés par le sectarisme ont diffusé une photo d’une mosquée et ont déclaré que les Yézidis l’avaient démolie et brûlé le Coran et attaqué les Yézidis [qu’ils ont qualifiés)] d’« adorateurs du diable et athées ».Cependant, selon le compte Twitter de Tech 4 Peace in English [qui vise à « révéler les mensonges qui circulent sur les réseaux sociaux dans le but de lutter contre la violence et le terrorisme en Irak et dans la région »] et les ministères officiels, toute l’histoire était fausse, car les vraies photos appartenaient à une mosquée située dans la ville de Diyala (en Irak), qui a été détruite par DAECH en 2014. La mosquée était n’est pas détruit par les Yézidis, mais par les musulmans eux-mêmes.Ainsi, ces imams et ces politiciens et partis dirigés par le sectarisme, au pouvoir en Irak depuis Saddam Hussein et même avant, ont tourné l’histoire à 180 degrés et ont déclaré que l’Ouma islamique et la Maison d’Allah étaient attaquées par les Yézidis, les qualifiant de satanistes et d’athées.Plusieurs enregistrements et messages vocaux montraient des musulmans (kurdes) parlant d’attaquer des réfugiés yézidis restés dans la région du Kurdistan d’Irak. Cependant, aucune mesure n’est prise par cette campagne de discours de haine contre les Yézidis, et ces personnes ne sont pas tenues pour responsables.Les médias, y compris Instagram, continuent de partager les fausses nouvelles. Sans surprise, des centaines de personnes dans les commentaires justifient le Génocide Yazidi commis par DAECH, disant que c’était formidable ce que DAECH a fait aux Yézidis. @Kurdistan [compte officiel du gouvernement régional du Kurdistan – KRG sur Twitter], il est temps d’agir ?Les chefs spirituels yézidis ont déclaré que les Yézidis ont toujours condamné toute attaque ou comportement inapproprié ou violence envers une coexistence pacifique et que dans la religion et la croyance yézidies : nous prions pour plus de 70 autres religions avant de prier pour nous-mêmes. » (…)Enfin, un chef (…) islamique a répondu honteux et a demandé à ces soi-disant imams défendant l’Islam ; où étiez-vous quand DAECH a détruit nos mosquées ? Où étiez-vous lorsque l’Etat islamique a tué, réduit en esclavage et violé des enfants et des femmes au nom de l’islam? Qu’avez-vous fait pour arrêter DAECH?L’activiste yézidi, Murad Ismael a fait valoir que « le temps est venu de promulguer une loi explicite et claire en Irak et dans la région du Kurdistan qui criminalise le racisme et l’incitation à la violence contre les Yézidis en tant que groupe ». Selon lui « L’établissement d’un cadre juridique solide réduira considérablement ces pratiques et donnera aux Yézidis une plus grande chance de réussir à traduire les contrevenants en justice ».