*Fondé en 2009, le Festival International du Documentaire Millenium est un événement international majeur qui se déroule chaque année à Bruxelles et propose le meilleur du documentaire international : une sélection inédite de films du monde entier, ainsi qu’une programmation belge des plus exigeantes. Engagé, le Festival Millenium révèle des documentaires dont les thèmes sont liés aux grands défis du 21e siècle (ODD), pour un monde plus juste et équitable. Fort de son partenariat avec les Nations Unies, le Festival a accueilli de nombreuses personnalités dont Antonio Banderas ou Julie Bertuccelli. Son manifeste: Conjuguer art et engagement. Bousculer les regards. Démultiplier les visions du réel. Pour sa 15ème édition-anniversaire, le Festival Millenium a pour Président d’honneur, le célèbre artiste dissident Chinois Ai Weiwei.
La cinéaste belgo-kurde, Nevine Gerits participe au festival de documentaires Millenium avec son film « Pacha, ma mère et moi »
CULTURE – « Pacha, ma mère et moi », le film de la jeune cinéaste belgo-kurde, Nevine Gerits sera projeté ce mercredi 29 mars à Ixelles, en Belgique, dans le cadre du Festival internationale de documentaires Millenium* qui a lieu cette année du 22 au 27 mars 2023.
Synopsis du « Pacha, ma mère et moi »
« Nevine porte l’héritage d’une mère kurde [Pervine Jamil, fille d’Ekrem Cemilpacha*], exilée et activiste au quotidien pour la cause de son peuple. Le film raconte cette confrontation mère-fille au cœur de la question de la transmission; quel héritage portons-nous ? Comment s’en libérer tout en donnant sens à nos racines et en aidant les générations futures à construire leur identité. »
Le film sera projeté en présence de Nevine Gerits.
*Ekrem Cemil Pacha (ou Ekrem Cemilpaşazade) est un grand politicien kurde (1891-1974) né à Diyarbakir (Amed) et décédé en exil à Damas. Il a été membre de plusieurs organisations nationalistes kurdes, dont l’Organisation kurde pour la liberté et l’unité (« Civata Azadî û Yekîtiya Kurdan ») et la Ligue Khoybûn (Xoybûn ou Hoyboun) fondée au Liban en 1927. Il a été persécuté par les autorités ottomanes. Dansa sa jeunesse, Ekrem Cemilpaşazade a été envoyé en Europe par sa famille pour des études de mathématiques et parlait kurde, turc, français, persan et arabe.
RDV ce mercredi 29 mars, à 19h
Au Cinéma Vendôme
18, Chaussée de Wavre
1050 IXELLES, BELGIQUE
SYRIE. Les gangs pro-Turquie battent un jeune Kurde accusé d’avoir participé aux manifestations de Janderes
SYRIE / ROJAVA – Un jeune Kurde d’Afrin a été sévèrement battu par les mercenaires pro-Turquie pour avoir porté des symboles kurdes et participé aux manifestations devant la maison des 4 civils tués à Janderes le 20 mars dernier, selon l’Organisation des droits humains à Afrin, canton kurde occupé par la Turquie et des gangs islamistes depuis mars 2018.
La faction Ahrar al-Charkiya a massacré 4 Kurdes et blessé 3 autres, tous membres d’une seule famille, dans le district de Jindires, à Afrin, le 20 mars pour avoir allumé un feu du Newroz. Le lendemain, les Kurdes, dont certains portaient des drapeaux du Kurdistan, et Arabes de Jinderes ont protesté contre la présence des gangs jihadistes dans la région et les massacres des civils et tous les crimes de guerre qu’ils commettent depuis des années.
Selon les informations publiées par l’Organisation des droits humains à Afrin, le jeune homme, Muhammad Abdo Haddo, du district Shiya, a été sévèrement battu par les mercenaires de la Brigade Sultan Souleymane Chah (Al-Amshat) », car il aurait porté des symboles kurdes lors de sa participation aux manifestations qui ont eu lieu devant la maison des quatre martyrs du district de Janderes.
Dans les détails, l’organisation a indiqué que les mercenaires se sont rendus chez le jeune homme après minuit et lui ont emmené dans la campagne entourant le district où ils l’ont battu violemment et le menacé de mort.
Par ailleurs, l’organisation a confirmé que le poste de contrôle des mercenaires situé à l’entrée du quartier Shiya du côté sud, sur la route du village Hammam, empêche les civils de se rendre dans le quartier de Janders et les harcèlent.
ANHA
La Turquie dénonce la décoration des commandants kurdes de Syrie au sénat français
L’ambassadeur de France à Ankara a été convoqué au ministère des Affaires étrangères où on lui a déclaré qu’Ankara dénonce fermement le Sénat français pour l’accueil des membres des YPG et la remise de médailles d’honneur.
Ce samedi 25 mars, l’Union des Entrepreneurs franco kurdes (UEFK) a organisé une réception du Newroz au Sénat français où les commandants des forces kurdes syriennes YPJ et YPG ont été décorés de médailles d’honneur pour leur bravoure face aux terroristes du groupe État Islamique.
Hervé Magro, l’ambassadeur de France à Ankara a été convoqué au ministère turc des Affaires étrangères.
Magro a été informé qu’Ankara « dénonce fermement que le Sénat français accueille des membres des YPG et leur décerne des médailles d’honneur ».
La porte-parole des YPJ (Unités de protection des femmes) Ruksan Mihemed et le porte-parole des YPG Nouri Mahmoud ont participé à la réception du Newroz donnée au Sénat de France et ont reçu des médailles d’honneur.
Le CDK-F dénonce l’ingérence turque
Le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F), qui avait invité les deux commandants kurdes à Paris, a condamné à son tour la convocation de l’ambassadeur français par Ankara, déclarant que cela porte « atteinte à la souveraineté française ».
« Nous condamnons fermement cette ingérence du gouvernement turc dans les affaires internes de la France et exhortons le Ministère français des Affaires étrangères à ne pas céder face à cette attitude qui porte atteinte à la souveraineté française », a écrit le CDK-F dans un communiqué publié ce soir.
Les Kurdes d’Irak se rendront aux urnes le 18 novembre 2023
IRAK / KURDISTAN – La région autonome du Kurdistan, dans le nord de l’Irak, a fixé des élections législatives au 18 novembre après un an de retard en raison d’un conflit entre deux grands partis kurdes.
Le porte-parole du gouvernement régional du Kurdistan (KRG), Dilshad Shahab, a annoncé dimanche la date des élections, telle que décidée par le président Nechirvan Barzani, et a appelé les autorités régionales et la Haute commission électorale indépendante à commencer les préparatifs.
En octobre dernier, le mandat du Parlement actuel a été prolongé d’un an en raison d’une controverse entre le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) au pouvoir et l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) au sujet du nouveau découpage des circonscriptions électorales.
Medya News
FRANCE. Le nouveau parti « pro-kurde », Yeşil Sol Parti ouvre un bureau électoral en région parisienne
PARIS – Le Parti de la gauche verte (Yeşil Sol Parti), ouvert pour remplacer le HDP aux élections turques du 14 mai 2023 en cas de fermeture définitive d’HDP, a ouvert hier un bureau électoral dans la banlieue parisienne de Drancy.
Des membres du Parti de la gauche verte, des sympathisants et des membres de la diaspora kurdes de Turquie ont assisté à la cérémonie d’ouverture. Après une minute de silence pour les martyrs de la révolution et pour les victimes des séismes du 6 février 2023 qui a frappé le Kurdistan, la Turquie et la Syrie, les représentants du Parti se sont adressés à la foule.
Les représentants et partisans du parti ont déclaré que le bureau électoral servirait de point de rencontre pour la promotion des politiques du parti.
Le bureau électoral sera le lieu central de la campagne du parti et les électeurs y trouveront des informations sur les politiques du parti. Le centre fournira également une plate-forme où les électeurs pourront communiquer directement avec le parti.
Le bureau électoral du Parti de la Gauche Verte sera ouvert aux visiteurs 7 jours sur 7.
L’adresse pour ceux qui veulent se rendre au bureau électoral du parti de la Gauche Verte:
90, Avenue Henri Barbusse
93700 DRANCY
ANF
Selahattin Demirtaş: L’opposition turque affronte « l’Alliance des talibans » lors des élections du 14 mai
TURQUIE – Avocat et politicien kurde détenu en otage par le régime turc depuis 2016, Selahattin Demirtas déclare que les élections présidentielles et législatives turques du 14 mai 2023 risquent d’être les dernières élections pendant lesquelles notamment les femmes pourront s’exprimer, qualifiant de « l’Alliance des talibans » les partis islamistes et d’extrême-droite turcs réunis derrière le président sortant Recep Tayyip Erdogan.
« L’Alliance talibane va d’abord se retrousser les manches pour s’emparer des droits des femmes. Par conséquent, les femmes devraient se présenter comme la force dirigeante des prochaines élections et devraient imprimer de leurs couleurs, leur marque sur ces élections », a déclaré l’ancien coprésident du HDP, Selahattin Demirtaş, dans un article qu’il a écrit depuis la prison.
L’alliance est devenue « le bloc le plus à droite, le plus régressif de l’histoire politique de la Turquie », a déclaré Demirtaş, soulignant l’ajout ces dernières semaines du Parti pour la cause libre (Hüda-Par, dirigé par des islamistes « kurdes ») et du Nouveau Parti parti de la prospérité (YRP, parti islamiste) à l’Alliance populaire, qui comprend également le Parti du mouvement nationaliste (MHP) d’extrême droite et le Parti de la grande unité (BBP).
« Ils ont entraîné le pays au bord de la destruction. Ils n’ont ni récit nouveau ni solution nouvelle. S’ils gagnent les élections malgré cela, toute la responsabilité incombe à l’opposition », a déclaré Demirtaş, ancien coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP).
Les partis d’opposition doivent utiliser toute leur énergie pour développer des projets concrets sur des questions fondamentales telles que la reconstruction des villes, l’économie, la démocratie, la justice, l’agriculture, le tourisme, l’éducation et la santé, a déclaré Demirtaş, ajoutant qu’ils devraient également avertir la société des dangers, de ce qu’il qualifie de « l’Alliance Taliban ».
Le HDP est la principale cible de cette alliance talibane, a déclaré Demirtaş, dans un article qu’il a écrit en prison. « Ils ont choisi le HDP comme ennemi. Le HDP devrait être prudent, sensible et expliquer à toute la Turquie son programme de parti et ses politiques de solution tout au long de la période de campagne en utilisant la rhétorique la plus raisonnable sans compromettre le bon sens », a-t-il déclaré.
« Ce pourrait être la dernière élection, en particulier pour les femmes », a déclaré Demirtaş à propos des élections générales du 14 mai en Turquie. « Parce que l’Alliance talibane va d’abord se retrousser les manches pour s’emparer des droits des femmes. Par conséquent, les femmes devraient se présenter comme la force dirigeante des prochaines élections et devraient mettre leurs couleurs, leur marque sur ces élections », a déclaré le politicien, ajoutant qu’il espérait que tous les partis d’opposition imposeraient un quota de 50% de femmes dans leurs listes de candidats.
Une victoire de l’opposition aux élections ouvrira la voie à une période de changement, a déclaré Demirtaş, notant que cela ne signifiera pas que tous les problèmes de la Turquie seront soudainement résolus. Mais, si l’opposition perd les élections, le 15 mai « la Turquie se réveillera sous un régime taliban », a-t-il noté.
Demirtaş a demandé : « La République de Turquie, au cours de son deuxième siècle, ressemblera-t-elle à l’Afghanistan ou à la Suisse ? On vous donnera la réponse à cette question parce que c’est vous qui détenez le sceau [à imposer sur les bulletins des votes] », a-t-il déclaré aux électeurs de Turquie.
Medya News
TURQUIE. Arrestation de 3 policiers turcs suite à la torture d’un adolescent kurde
TURQUIE / KURDISTAN – Le 21 mars 2023, le jour du nouvel-an kurde (Newroz), un adolescent kurde de 14 ans a été torturé par des policiers turcs à Lice, dans la province de Diyarbakir (Amed), pour avoir célébré le nouvel-an avec d’autres enfants autour d’un feu de Newroz. Il a été ensuite été ligoté et jeté dans un marécage. Il a été retrouvé par un villageois et hospitalisé aussitôt. Trois des cinq policiers impliqués dans cette affaire ont été arrêté « blessures volontaires » tandis que deux autres ont été remis en liberté, a déclaré Nahit Eren, président du barreau de Diyarbakır. « Les actes relèvent du crime de torture », a-t-il écrit sur Twitter.
Plus tôt dans la journée, le bureau du gouverneur de Diyarbakır a déclaré que les cinq officiers avaient été suspendus de leurs fonctions et qu’une enquête administrative avait été ouverte contre eux.
L’enfant identifié aux initiales YD a été hospitalisé après avoir été soumis à des coups et blessures le 21 mars et est sorti de l’hôpital un jour plus tard, a indiqué le bureau dans un communiqué.
YD avait été convoqué au commandement de la gendarmerie du quartier des Lice pour identifier les agents qui l’avaient battu. L’enfant avait identifié les trois policiers en présence d’un procureur mais sans la présence de leur avocat, a rapporté l’agence Mezopotamya (MA), citant la famille de l’enfant.
Bianet
PARIS. Les commandants des YPJ et YPG décorés au Sénat lors de la réception du Nouvel-an kurde
PARIS – Ce samedi 25 mars, l’Union des Entrepreneurs franco kurdes (UEFK) a organisé une réception du Newroz au Sénat français où les commandants des forces kurdes syriennes YPJ et YPG ont été décorés de médailles d’honneur pour leur bravoure face aux terroristes du groupe État Islamique.
Des sénateurs et politiciens français ont également assisté à la réception, où de nombreux militants, artistes et personnalités kurdes étaient présents.
Parmi les invités de la réception figuraient les commandants des Unités de défense du peuple (YPG) et des femmes (YPJ), qui forment l’épine dorsale des Forces démocratiques syriennes (FDS). Lors de la réception organisée par l’Union des Entrepreneurs franco kurdes (UEFK), la porte-parole des YPJ Roxana Muhammad et le porte-parole des YPG Nouri Mahmoud ont reçu des médailles d’honneur des mains du sénateur Xavier Iacovelli.
Par ailleurs, le 24 mars, une délégation du Rojava a été reçu par le Vice-président du Sénat, Pierre Laurent.
La délégation était composée du coprésident du Conseil exécutif de l’AANES, Bedran Çiya Kurd, représentant du Rojava en France, Khaled Issa, coprésident du Département des relations extérieures du Rojava, Abdulkarim Omar, la porte-parole des YPJ (Unités féminines de défense) Rûksan Mihemed et le porte-parole des YPG (Unités de défense du peuple) Nouri Mahmoud.
Déclarant que les sacrifices consentis par les FDS contre l’Etat islamique sont précieux, Pierre Laurent a exprimé ses condoléances à ceux qui ont perdu la vie lors du séisme du 6 février 2023 et à 4 Kurdes d’une même famille qui ont été tués par le groupe armé Ahrar al-Charkiya sous commandement de la Turquie pour avoir allumé le feu du Newroz à Cindires.
Photo via Arya Jemo
TURQUIE. Le fils d’un journaliste kurde assassiné veut être député pour une « commission vérité »
TURQUIE / KURDISTAN – Dicle Anter, dont le père Musa Anter a été assassiné à Diyarbakir en 1992 par des paramilitaires turcs, déclare que les meurtres non résolus sont la boîte noire de la Turquie. 31 ans après l’assassinat de son père, il sera candidat à la députation sous l’étiquette du Parti de la gauche verte (nouveau parti créé par le HDP face aux menaces de fermeture le visant).
Dicle Anter, fils du journaliste et écrivain kurde Musa Anter tué par le JITEM* il y a 31 ans, est candidat à la députation pour les élections du 14 mai prochain.
En cas d’élection, Dicle Anter va travailler pour la résolution des milliers de meurtres non élucidés commis essentiellement les régions kurdes pendant les années 1990.
Le fils de Musa Musa a expliqué à Bianet pourquoi il avait posé sa candidature et ce qu’il souhaitait faire au Parlement.
« Les meurtres non résolus sont la boîte noire de la Turquie »
Anter a des propositions de recherche et de solutions aux meurtres non résolus (faili meçhul cinayetler) qui se sont produits en Turquie, notamment dans les années 1990. Il a déclaré qu’il allait travailler afin d’établir une commission vérité au cas où il serait élu.
Révéler la vérité sur ces meurtres aura un effet direct sur l’avenir de la Turquie, estime Anter et ajoute: « Les meurtres non résolus sont la boîte noire de la Turquie. Lorsqu’ils seront révélés, la Turquie aura un avenir très différent. Lorsque la lumière sera faite sur les boîtes noires, nous pourrons faire de grands pas dans les domaines de la justice, de la paix et de la liberté. »
Le pays dont il rêve
Anter veut vivre dans un pays où règnent la paix et l’amour. Il a décrit ses rêves pour l’avenir de la Turquie :
« Je rêve d’une société où les gens ne se tirent pas dessus, ne s’énervent pas, peuvent se parler, chercher des solutions par le dialogue et non par la violence, et utilisent un langage non pas polarisant mais inclusif. »
À propos de Musa Anter
Musa Anter, né en 1920 à Nusaybin, était un écrivain, poète, journaliste et activiste kurde persécuté pendant des décennies par le régime fasciste turc pour avoir milité contre le colonialisme turc au Kurdistan.
Musa Anter, alias Apê Musa (littéralement «oncle Musa» en kurde), qui a écrit des articles dans le quotidien Ozgur Gundem et l’hebdomadaire Yeni Ulke, a été tué par balle à Diyarbakir (Amed). Attirés de son hôtel par un appelant qui lui a demandé de l’aider à régler un litige immobilier, Anter et un ami sont partis en taxi avec un inconnu, âgé entre 25 et 30 ans. Quand ils ont commencé à soupçonner qu’un piège était en train d’être tendu, ils ont exigé de sortir du taxi. L’homme qui les accompagnait est également sorti et, ayant marché devant eux, a commencé à leur tirer dessus avec un pistolet.
Anter a été touché par quatre balles et est décédé peu après. L’ami, touché par deux balles, a été grièvement blessé. Amnesty International a signalé qu’un pistolet de 9 coups de 9 mm avait été utilisé lors de l’attaque, qui aurait eu lieu en périphérie de la ville près d’un poste de police et d’un poste de contrôle de la circulation. Anter, qui ne vivait pas à Diyarbakir, visitait la ville pour signer ses livres lors d’un festival culturel.
*JİTEM: Organisation de renseignement de gendarmerie turque (Jandarma İstihbarat ve Terörle Mücadele ou Jandarma İstihbarat Teşkilatı – JİTEM), était actif surtout dans dans les années 1990.
IRAK. Une délégation du gouvernement kurde se rend à Bagdad
IRAK – Une délégation du gouvernement de la région autonome du Kurdistan se rend aujourd’hui à Bagdad sur fond de différents sur le dossier d’exportation du pétrole kurde via la Turquie et coupes budgétaires dont souffre la région kurde.
Hier, le président du gouvernement de la région du Kurdistan, Masrour Barzani, s’est exprimé sur Twitter concernant la décision du tribunal arbitral de la Chambre de commerce internationale à Paris qui a donné raison à Bagdad dans l’affaire qui opposait l’Irak à la Turquie sur les exportations de pétrole du Kurdistan irakien via la Turquie. Barzanî a déclaré que la communication mutuelle avec Bagdad est une bonne base pour surmonter la décision d’arbitrage de la Cour Internationale d’Arbitrage.
Barzani n’a pas commenté la décision de la Cour Internationale d’Arbitrage de la Chambre de Commerce Internationale (CCI). Cependant, mais a déclaré que la délégation de la région du Kurdistan se rendra à Bagdad ce dimanche pour poursuivre les négociations avec Bagdad sur la base de la bonne volonté.
On sait que la décision du PDK d’exporter du pétrole de manière indépendante via la Turquie en 2014 a provoqué la colère de Bagdad qui coupé drastiquement le budget alloué à la région kurde. Depuis, la partie kurde accuse le gouvernement central de piller ses hydrocarbures tandis que Bagdad veut avoir le contrôle total sur l’exploitation des hydrocarbures du pays, y compris ceux de la région autonome du Kurdistan.