PARIS – Le Mouvement des femmes kurdes en France (TJK-F) invite le public à la 6e édition du Festival des Femmes – Rojbin qui a lieu le dimanche 18 juin, à Paris. Le festival de cette année est dédié à la mémoire d’Evîn Goyî, membre du TJK-F assassinée dans un attentat terroriste le 23 Décembre 2022 à Paris.
Programme du sixième Festival des Femmes Kurdes « Fidan Dogan – Rojbin »
Les musiciennes Bermal Çem, Mizgin Tahir*, soprano originaire du Rojava en tournée en France, Beyan, musicienne originaire de Kirmaşan (Rojhilat), le duo Dida & Pîya et le groupe de musique féminin JIN MA monteront sur la scène lors du 6e Festival des Femmes Kurdes, en plus des danses folkloriques kurdes (govend) et tamoule, ainsi que des prises de parole. Des ateliers ludiques pour enfants sont également prévus.
Voici le communiqué du TJK-F: 6ème Festival des Femmes Kurdes Fidan Dogan – Rojbin
« Jin, jiyan, Azadî », « notre vengeance sera la révolution des femmes »« Le Mouvement des femmes kurdes en France vous invite à participer au 6ème Festival des Femmes kurdes, en hommage à Fidan Dogan-Rojbin. Les femmes kurdes préparent le 6ème Festival des Femmes Fidan Doğan (Rojbin). Le festival, organisé sous le slogan « Jin Jiyan Azadî, notre vengeance sera la révolution des femmes », se tiendra sur la Place Stalingrad.Le festival de cette année est dédié à Emine Kara (Evîn Goyî), membre du Mouvement des femmes kurdes en France assassinée dans un attentat terroriste le 23 Décembre 2022 à Paris.Les femmes Kurdes sont aujourd’hui le pilier principal du combat pour la libération du peuple kurde et défendent les valeurs émancipatrices de la lutte des femmes partout dans le monde. Héritières d’une longue tradition de résistance elles s’inscrivent malgré les répressions et la guerre, dans la réalisation d’un projet de société démocratique, féministe et écologique. Cet événement culturel rendra hommage aux luttes des femmes au niveau international, à Rojbin qui a mené son combat en France. Rojbin s’est engagée dans la révolution féminine kurde sur les traces de la figure emblématique de la résistance: Sakine Cansiz. Elle s’est associée et a aussi initié beaucoup d’activités contre toutes les formes du système patriarcal. En concrétisant sa démarche contre les féminicides, elle a suivi le chemin d’Olympes de Gouges, d’Emma Goldman, Clara Zetkin, Dulcie September, Sakine Cansiz, et beaucoup d’autres militantes pour l’émancipation des femmes. Nous appelons toutes les femmes à se mobiliser pour renforcer la solidarité internationale entre toutes les femmes de la planète. »Mizgîn Tahir*Voici le programme de la tournée de Mizgin Tahir en France18 juin Festival des Femmes Rojbin, Paris, 12h Place Stalingrad20 juin Festival Nuits Metis, 21h projection-débat (Retour en terre yézidie et 18 minutes au Pays de Mizgîn de Mylène Sauloy), Cinéma Comoedia, Miramas23 juin Festival Nuits Metis, 10h 16h Coopération internationale & échanges culturels, Miramas3 concerts, création avec Eric Longsworth, Daniel Mille, Gianna Caronni:– 2 juillet Concert Théâtre des Aires, Die– 5 juillet Concert Jazz Festival de Crest– 8 juillet Concert Festival Oasis Bizzart, Dieulefit7 juillet, Festival Oasis Bizzart, restitution atelier école de musique CAEM, Halle Dieulefit8 juillet, Festival Oasis Bizzart, 10h, café-rencontre « Femme Vie Liberté » avec la poétesse kurde iranienne Shadi Fathi15 juillet, Ferme du Bonheur, concert Lieder Schubert avec Bernard Cavanna et son trio, NanterreUn projet porté par Marcho Doryila, avec la Bizzart Nomade, Passé Minuit en Accords, Nuits Métis, la Ferme du Bonheur, Les Deux Terres
PARIS – A partir de samedi 17 juin, les femmes kurdes d’Europe organisent 3 festivals dédiés cette année à Evîn Goyî, tuée lors de l’attentat terroriste du 22 décembre 2022 à Paris, sous le slogan « Jin, Jîyan, Azadî » (femme, vie, liberté).
Le Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-E) dédie cette année les festivals féminins en Europe à Evîn Goyî, militante kurde assassinée à Paris. Les événements en Allemagne, en France et en Suisse démarrent samedi avec le Festival des Femmes Zîlan à Gelsenkirchen, en Allemagne.
Le TJK-E invite les ami.e.s du peuple kurde aux trois festivals de femmes: Le 17 juin, le Festival des femmes de Zîlan aura lieu à Gelsenkirchen, en Allemagne, le 18 juin, le Festival des femmes Rojbîn à Paris, en France, le 25 juin, le Festival des femmes Sakine Cansız aura lieu à Zurich, en Suisse. Les trois événements sont dédiés à la mémoire de la révolutionnaire kurde Evîn Goyî (Emine Kara), assassinée à Paris le 23 décembre 2022.
Programme du 17e festival de femme Zîlan (-Frauenfestival)Festival des femmes Zîlan : Une tradition kurde depuis 2004
Le premier festival des femmes Zîlan a eu lieu à Gelsenkirchen en 2004. L’année suivante, le mouvement des femmes dédie le festival aux internationalistes Uta Schneiderbanger (Nûdem) et Ekin Ceren Doğruak (Amara), décédées dans un accident de voiture au Kurdistan du Sud le 31 mai 2005. Dans les années qui ont suivi, des thèmes centraux du mouvement des femmes ont été au centre de l’attention, tels que la lutte contre le concept d’honneur (« Nous ne sommes l’honneur de personne, notre honneur est notre liberté! ») et contre le féminicide (« Les femmes sont la vie, ne tuez pas la vie! »). En 2013, des milliers de femmes ont déclaré leur détermination à poursuivre le combat des révolutionnaires Sakine Cansız (Sara), Leyla Şaylemez (Ronahî) et Fidan Doğan (Rojbîn), assassinées par les services secrets turcs à Paris. D’autres festivals étaient consacrés aux femmes combattantes à Kobanê et Shengal. Après l’invasion turque d’Afrin en 2018, la devise était : « Défendre Afrin, c’est défendre la révolution des femmes ». Après une pose de deux ans à cause de la pandémie du Coronavirus, le festival s’est tenu à Francfort l’année dernière. La 17e édition du Festival des femmes de Zîlan a pour devise « Du Kurdistan au monde: Jin Jiyan Azadî ! ».
Les musiciennes et des groupes de danse, Jin Ma, Mizgîn Tahir, Kevana Zêrîn, Eylem Aktaş, Beser Şahin et Firmesk monteront sur la scène lors du 17e festival des femmes Zîlan.Programme du 6ème Festival des Femmes Kurdes En hommage à Fidan Dogan-RojbînProgramme du 10e festival des femmes Sakine Cansız (Sakine-Cansız-Frauenfestival)
Le TJK-E a publié un communiqué dans lequel, il déclare : « La philosophie « Jin Jiyan Azadî [femme, vie, liberté] » des femmes kurdes a pris un caractère universel en 2022 avec le soulèvement social après le meurtre de Jina Mahsa Amini du Rojhilat [Kurdistan oriental] par la police des mœurs et dans la lutte des femmes ont ouvert la voie à la solidarité mondiale des femmes. Contre les fausses libertés que le système impose aux femmes, les organisations de femmes ont établi leur propre ligne de bataille et accéléré la lutte contre la modernité capitaliste. Dans le premier quart du 21e siècle, il a été révélé que la philosophie basée sur la lutte des femmes joue un rôle fondamental dans la liberté de tous les peuples, une société sans classes et l’émergence de la vie démocratique.Les dirigeants essaient de façonner leur propre système et leur propre société avec des massacres, des génocides, des politiques d’exclusion et de guerre. Comme toujours, ils veulent diviser et écraser la lutte organisée des femmes kurdes. Pour cette raison, un attentat a été perpétré contre notre amie Nagihan Akarsel à Silêmanî. Ils craignaient le pouvoir de sa plume et ils croient que l’intensification de leurs sales guerres contre les femmes peut faire reculer la lutte des femmes. Pour cette raison, notre amie Evîn Goyî a été assassinée dix ans après le premier massacre de femmes kurdes à Paris. Cette attaque visait le combat que mènent les femmes kurdes sur le plan idéologique.Nous nous organiserons encore plus à la lumière de l’idéologie de libération des femmes et de la philosophie « Jin Jiyan Azadî ». La sale politique du système est une raison pour nous de nous battre. En embrassant l’héritage de nos disparues, nous construisons l’avenir d’une société libre.(…)Nous dédions les festivals de cette année à notre amie révolutionnaire Evîn Goyî, dont la grande contribution à la lutte des femmes éclairera notre avenir. »
SYRIE / ROJAVA – La Turquie a intensifié les attaques sanglantes ciblant les zones sous contrôle des Kurdes et du régime syrien. Plus de 16 personnes, dont des civils et des combattants, ont été tuées par des attaques de drones turcs depuis lundi. Par ailleurs, les attaques turques ont fait dix blessés. Sans l’intervention de la communauté internationale, le président turc, Erdogan continuera à s’abreuver du sang kurde.
Selon les données recueillies par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH / SOHR) les attaques de drones turcs ont tué au moins 16 personnes, dont des civils, et fait plus de dix blessés en 24 heures.
Les drones turcs ont sensiblement intensifié leurs attaques le 14 juin, ciblant des positions dans des zones contrôlées par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) et des zones où les forces kurdes et du régime sont déployées, où les militants de l’OSDH ont documenté sept attaques: quatre positions ciblées dans des zones contrôlées par les FDS et trois positions ciblées dans des zones où les Kurdes et le régime les forces sont déployées.
Les attaques de drones de mercredi ont tué 3 civils, dont un couple d’enseignants, et 15 combattants: cinq soldats du régime, six membres du Conseil militaire de Manbij et quatre commandants des FDS. En outre, 11 combattants ont été blessés lors de frappes des drones turcs dans la région.
SYRIE / ROJAVA – Le couple d’enseignants Mihemed Gabar et Şirîn Omer originaires du camp de réfugiés de Makhmour, au Kurdistan irakien, ont été blessés mercredi lors d’une attaque de drone turc qui a ciblé leur voiture sur la route entre Qamişlo et Tirbespiya. Ils sont décédés hier.
Au début de la révolution du Rojava, Mihemed Gabar a participé à la mise en place de l’enseignement de la langue kurde. Gabar était une jeune Kurde de Botan, au Kurdistan du Nord, dont la famille est partie à Makhmur à cause de la barbarie de l’armée turque dans les années 1990.
La Turquie a intensifié les attaques sanglantes ciblant les Kurdes du Rojava. Plus de 16 personnes, dont des civils et des combattants, ont été tuées par des attaques de drones turcs depuis lundi. Sans l’intervention de la communauté internationale, le président turc, Erdogan continuera à s’abreuver du sang kurde.
TURQUIE / KURDISTAN – Safiye Alagaş, la rédactrice en chef de l’agence féminine JINNEWS, a été remise en liberté surveillée après un an passé en prison. A sa sorti de prison à Diyarbakır (Amed), Alağaş a déclaré que ce sont les femmes et le journalisme kurde qui sont jugés en Turquie mais qu’elle est sûre que les beaux jours arriveront.
Accueillie par ses proches et collègues devant la prison de type D de Diyarbakir, Alagas a déclaré: « Après un an, je suis allée au tribunal aujourd’hui. Aujourd’hui, les femmes et le journalisme kurde sont jugés. Le journalisme en la personne des femmes a été jugé aujourd’hui. C’est une tache noire pour la Turquie. Je suis à la fois heureuse et très triste pour les amis que j’ai laissés derrière moi. Personne ne mérite d’être ici. Ce problème devrait être résolu dès que possible. Leur droit à la vie leur est enlevé. Je poursuivrai mon travail de presse libre et de femme journaliste kurde. Chaque obstacle a sa beauté, je suis sûre que de beaux jours viendront. »
Agence Mezopotamya
TURQUIE – Asiye Aydemir du collectif Mères du Samedi est décédée. Aydemir s’est battue pendant des années pour son fils Hüseyin Aydemir disparu en détention en 1995.
Hüseyin Aydemir
Hüseyin Aydemir, 34 ans et père de six enfants, vivait dans le village de Tûtê (Yaprak) à Lice, un des districts de Diyarbakir (Amed). A cette époque, Lice et ses villages ont également été incendiés par l’armée turque qui obligeait les villageois kurdes à migrer ou à devenir des gardes de village.
La maison d’Hüseyin Aydemir a été plusieurs fois perquisitionnée et sa famille exposée à la violence. Les soldats qui ont fait une descente dans la maison laissaient des messages à transmettre à Hüseyin que s’il ne se rendait pas, ils le tueraient là où ils le trouve et traîneraient son cadavre derrière un blindé.
Lors d’un raid, les soldats turcs ont arrêté son père qu’ils ont torturé pendant vingt jours. On lui a dit : « Dis à ton fils de venir se rendre. »
Huseyin Aydemir, qui ne pouvait pas rentrer chez lui dans ces conditions, a immigré avec sa famille d’abord à Diyarbakir puis à Adana. Cependant, il n’a pas pu échapper à la pression et aux menaces là-bas. Il a déménagé à Istanbul avec sa famille au milieu de 1995.
Aydemir est allé chez son compatriote et ami proche Fehmi Tosun à Avcılar le matin du 19 octobre 1995. Les deux amis ont quitté la maison vers 10 heures et n’ont pas pu revenir. Après avoir appris qu’ils avaient été détenus par des policiers en civil à Aksaray, leurs familles ont engagé toutes les poursuites judiciaires, en vain. Les deux hommes n’ont plus jamais été retrouvés. Leurs mères étaient parmi les femmes qui ont fondé le collectif des Mères du Samedi.
Depuis 28 ans, les mères du samedi s’arment d’œillets contre la police turque
Il y a 28 ans, les Mères du Samedi (en turc: Cumartesi Anneleri) descendaient pour la première fois sur la place Galatasaray, à Istanbul, pour exiger la fin des disparitions forcées et demander qu’on leur rende leurs proches portés disparus.
Les « mères du samedi » déclarent que l’État turc n’a jamais enquêté sérieusement pour établir la vérité sur ceux qui ont disparu après leur mise en détention par les autorités turques.
Selon l’Association des droits de l’Homme (IHD), entre 1992 et 1996, 792 disparitions forcés et meurtres (de journalistes, syndicalistes, médecins, enseignants, enfants ou simples paysans) par l’État ont été signalés dans les régions kurdes de Turquie.
Le 25 août 2018, les autorités turques ont annoncé que le gouvernement avait interdit la réunion. Suite à cette annonce, lors de leur 700ème manifestation pacifique, les mères de samedi ont subi des violences policières et plusieurs des participants ont été arrêtés, dont Emine Ocak, une mère de plus de 80 ans. Par la suite, la cour constitutionnelle turque a déclaré que la police avait violé le droit de manifester des Mères du Samedi, en les arrêtant. Mais manifestement la police d’Erdogan refuse de se conformer aux lois de son propre pays et attaque tous les rassemblements des mères du Samedi.
TURQUIE / KURDISTAN – La militante kurde, Ayşe Gökkan a porté plainte contre le commandant du groupe Ahrar al-Charkiya, Abou Hatem Shaqra, l’un des mercenaires djihadistes impliqués dans le meurtre brutal de la politicienne kurde syrienne Hevrin Khalaf. La plainte intervient après qu’on ait découvert la présence d’Abou Hatem Shaqra en Turquie où il a été diplômé de l’Université de Mardin Artuklu sous un faux nom.
La porte-parole du Mouvement des femmes libres (Tevgera Jinên Azad – TJA), Ayşe Gökkan, qui est incarcérée à la prison pour femmes de Sincan à Ankara, a porté plainte contre Abou Hatim Shaqra, un haut dirigeant du groupe de mercenaires Ahrar al-Sharqiya.
Ayşe Gökkan
Dans sa plainte pénale, Gökkan a souligné que Shaqra était responsable de nombreux meurtres, dont celui de la politicienne kurde Hevrin Khalaf. Des reportages récents dans les médias ont révélé ses études à l’Université Artuklu de Mardin. Abou Hatim Shaqra aurait utilisé le nom Ahmed İhsan Fayyad el-Hayes pour s’inscrire à l’Université d’Artuklu où il a obtenu son diplôme le 6 juin dernier.
« Je porte plainte contre l’Université d’Artuklu, l’ancien chef du renseignement Hakan Fidan, qui a aidé Shaqra à poursuivre les activités de son organisation en Turquie, d’autres responsables du renseignement et tous les agents publics qui protègent ces criminels », a déclaré Gökkan.
Gökkan a noté que les crimes commis par ce groupe de mercenaires étaient reconnus comme des crimes de guerre graves et qu’il était donc du devoir du bureau du procureur d’agir contre ces crimes et ces criminels.
Le groupe de mercenaires Ahrar al-Sharqiya est accusé du meurtre de nombreux civils, dont notamment la politicienne kurde Hevrin Khalaf, secrétaire générale du parti Avenir de la Syrie en 2019. En juillet 2021, le département du Trésor américain a imposé des sanctions au groupe pour ses crimes
Hévrin Khalaf
Hevrin Khalaf était une politicienne et militante des droits de l’homme, née dans la ville d’al-Malikiyah le 15 novembre 1984. Elle a été scolarisée à Malikiyah, avant de poursuivre ses études à la Faculté de génie civil de l’Université d’Alep.
Lors de la fondation du Parti Avenir de la Syrie le 27 mars 2018 à Raqqa, elle s’est investie de façon désintéressée dans la tâche de secrétaire générale. S’exprimant à l’occasion du 8e anniversaire du soulèvement populaire en Syrie, Havrin a exprimé sa conviction que la crise politique en Syrie ne peut être résolue par la guerre. Elle a déclaré : « Huit ans se sont écoulés. Les soulèvements populaires contre la crise et la lutte des peuples syriens ont été largement sacrifiés et transformés en guerre. La crise actuelle en Syrie, qui est la raison du déplacement et du meurtre des population, ne peut être réglée sans une solution politique. »
Dans chacun de ses discours, Havrin a souligné l’importance du dialogue entre les différentes forces politiques et communautés syriennes. Elle a insisté sur le fait que les peuples doivent déterminer leur propre avenir et façonner ensemble leur propre vie politique et sociale. A travers son combat politique, Havrin a appelé tous les milieux de la société et les acteurs politiques à participer à une solution démocratique à la crise en Syrie.
Avec le début de la guerre d’occupation turque contre les territoires de l’Administration démocratique autonome dans le nord et l’est de la Syrie le 9 octobre 2019, Havrin a résolument poursuivi son combat politique. Havrin Khalaf a joué un rôle inoubliable dans la révolution des femmes du Rojava et de la communauté des peuples avec sa vie et son travail.
Dans une embuscade le 12 octobre 2019, elle a été brutalement exécutée par des combattants d’Ahrar al-Sharqiya soutenus par la Turquie près de l’autoroute M4 au sud de Tal Abyad.
ANF
SYRIE / ROJAVA – Une cérémonie funéraire a eu lieu dans la ville kurde de Kobanê pour les six combattants du Conseil militaire de Manbij tombés martyrs lors d’attaques de drones turcs le 14 juin.
Le Conseil militaire de Manbij a dévoilé l’identité des six combattants tombés martyrs dans un communiqué.
« L’armée d’invasion turque a ciblé des civils travaillant sur leurs terres près de notre point du Conseil militaire de Manbij avec un drone hier (14 juin). Deux enfants ont été blessés à la suite de l’attaque. (…) Alors qu’ils tentaient de soigner les enfants blessés, la cible de drone, 5 de nos combattants, sont tombés martyres. (…) Ahmed Muhammad Muhammad (Murad), Abdulkarim Yunis Ubayd (Abu Misab), Abdullah Hassan Ibrahim (Abdullah), Mustafa Khalil Darwish (Faris) et Mustafa Sharif Al Abdullah (Mistafa).De même, notre combattant Welat Nebo Mihemed (Welat) est tombé martyr dans une autre attaque de drone au nord de Manbij.(…)Nous exprimons nos condoléances aux familles des martyrs et promettons de nous dresser de toutes nos forces contre les attaques de l’État turc envahisseur et de ses mercenaires. »
TURQUIE / KURDISTAN – Ferhat Şanlı et İdris Alptekin, deux jeunes Kurdes portés disparus il y a 4 jours, ont été retrouvés morts à Şırnak / Hezex (Idil).
Les corps de Ferhat Şanlı (22 ans) et İdris Alptekin (25 ans), qui sont partis à Cizre le 11 juin pour faire leurs courses n’avaient plus donné de signes. Ils ont été retrouvés dans le district Hezex (İdil) de Şirnex après que leurs familles ont porté plainte pour disparition.
Les corps de Şanlı et Alptekin ont été retrouvés sans vie 4 jours plus tard dans la région de Çiya Spi. Les corps ont été emmenés à la morgue de l’hôpital d’État de Şırnak pour l’autopsie.
Agence Mezopotamya
TURQUIE / KURDISTAN – Au moins 9 civils sont morts, 2 autres blessées lors d’un conflit armé qui a éclaté suite à une dispute sur le partage d’un champ de blé dans la province kurde de Diyarbakir (Amed).
Le conflit foncier entre les familles Alyamaç et Taş dans la localité de Şidada (Serçeler) du district de Bismil d’Amed s’est transformé en une bagarre armée. Au moins neuf personnes ont perdu la vie et deux personnes ont été blessées dans le champ de blé où incendie aurait éclaté suite à l’affrontement armé.
Agence Mezopotamya