Le président turc Erdogan a été « réélu » grâce au soutien de l’électorat nationaliste et islamiste à qui il a promis l’anéantissement des « terroristes kurdes » (qu’il s’agisse des Kurdes du Rojava ou ceux à l’intérieur des frontières turques ou encore au Kurdistan irakien).
D’après l’analyste turc, Fehim Tastekin, Erdogan va décevoir son électorat, essentiellement sur le dossier syrien. En effet, lors de pourparlers début mai, la Turquie et la Syrie ont convenu de poursuivre le dialogue vers la normalisation lors d’une réunion à quatre à Moscou impliquant la Russie et l’Iran. Néanmoins, Damas soutient que le retrait des forces turques de Syrie est une condition préalable à toute rencontre entre les dirigeants des deux pays, ce qui ne peut se faire sans le lâchage des groupes jihadistes syriens par la Turquie. De plus, Erdogan s’est engagé à renvoyer des réfugiés syriens vers la Syrie.
Concernant les Kurdes syriens qualifiés de terroristes par Erdogan, Fehim Tastekin affirme que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis encourageaient Damas – avec l’approbation tacite des États-Unis – à intégrer les forces kurdes dans l’armée syrienne dans le cadre des efforts visant à repousser l’influence iranienne. De tels mouvements vont également à l’encontre des intérêts d’Ankara.
L’adhésion à l’UE tombée à l’eau
Sur le dossier EU – Turquie, Tastekin déclare que l’hypothèse d’une adhésion de la Turquie à l’Union Européenne est un mirage lointain auquel plus personne ne croit, ni en Turquie ni en Europe.
Double jeu d’Erdogan entre l’OTAN et la Russie
Concernant la place controversée de la Turquie au sein de l’OTAN depuis le rapprochement d’Erdogan avec la Russie de Poutine ses dernières années, Tastekin déclare qu’on va assister à une continuité de double-jeu d’Erdogan qui maintiendra son partenariat avec Poutine, tout en restant au sein de l’OTAN, sans se débarrasser des systèmes de défense aérienne russes S-400.
L’analyste turc cite un responsable américain, en déclarant que « le rôle de pont de la Turquie entre l’Ouest et l’Est se poursuivrait, mais l’attention d’Ankara pourrait désormais se déplacer vers être ancrée à l’Est et disposée à tenir l’Ouest, c’est-à-dire l’Europe et les États-Unis, plus à distance. »
Article compet à lire sur al-Monitor: How Erdogan’s reelection will shift Turkey’s foreign policy goals
TURQUIE / KURDISTAN – Dans le bastion de la résistance kurde de Gever (Hakkari), plusieurs jeunes ont été arrêtés par la police des opérations spéciale dans la soirée qui a suivie les élections présidentielles turques. Des proches des jeunes rapportent les violences et menaces policières lors des raids.
Après l’annonce de la victoire électorale d’Erdoğan, la police des opérations spéciales a frappé à Gever (tr. Yüksekova) dans le nord du Kurdistan. Des dizaines de jeunes militants ont été arrêtés lors de raids. Des unités spéciales ont brisé les fenêtres et les portes des appartements et ont battus les jeunes pendant des heures. Actuellement, les détenus se trouvent au quartier général de la police de Yüksekova. Les noms de certaines des personnes arrêtées sont: Demhat Kurt, Diyar Şedal, Rahmi Terzioğlu, Isa Terzioğlu, Aras Yaşar, Uğur Şedal et Mustafa Bor.
Le médecin légiste qui a ausculté Mustafa Bor (photo de couverture) après la torture subie, a écrit dans son rapport médical qu’il s’agissait de « maux de tête ».
« Nous sommes venus tuer ton fils »La mère de Mustafa Bor, Cevahir Bor tenant un coussin ensanglanté
La mère de Mustafa Bor, Cevahir Bor, fait un récit choquant de l’opération policière. Son fils a été enfermé dans une pièce de la maison et torturé pendant deux heures, explique-t-elle. Les policiers lui ont dit : « Nous sommes venus pour tuer ton fils. »
Cevahir Bor rapporte que son domicile a été perquisitionné entre 4h et 5h du matin. La police spéciale est entrée dans la maison sans frapper au préalable, défonçant les portes et les fenêtres. La police a enfermé son fils Mustafa Bor dans une pièce et l’a torturé. Elle dit: « Des forces spéciales masquées sont entrées dans notre maison. Bien que je parle kurde et turc, je ne les comprenais pas, ils parlaient une langue différente, l’arabe je pense. Mes enfants de 7 et 16 ans ont également été attachés dans le dos et battus. »La chambre était pleine de sang« Les policiers m’ont bousculée et m’ont plaquée contre le mur », raconte Cevahir Bor. Ils l’ont frappé à la tête avec la crosse de leurs fusils et l’ont giflé et jetée contre le mur. « Ils m’ont retenue dans le couloir et ne m’ont pas laissée entrer dans la pièce. Nous avons été violentés et insultés pendant des heures. » Elle raconte que son fils a été enfermé dans la pièce de 5 heures du matin à 7 heures du matin et a été torturé. Cevahir Bor rapporte que les murs, les oreillers et le sol de la pièce étaient alors couverts de sang. Elle poursuit : « Les voisins, entendant les cris de mon fils et moi, se sont précipités pour l’aide, mais ils les ont pas laissés entrer dans la maison. »Des policiers déclarent qu’il vont tuer le jeune homme
Son fils a ensuite été traîné dans un véhicule blindé. Les violences policières s’y sont poursuivies. La mère dit : « Il n’ont donné aucune raison. Ils nous ont juste dit : « Nous sommes venus pour prendre Mustafa, nous sommes venus le tuer, nous allons le détruire. Nous ne pouvons pas le laisser vivre. Le visage de mon fils était méconnaissable. Ils ne m’ont même pas permis de lui donner un verre d’eau. Alors que deux policiers masqués torturaient mon fils dans la pièce, une policière dans le couloir m’a insultée et menacée en disant : « Je vais t’attacher les mains et te déchirer la bouche », ».
ANF
Le court métrage « Muzika li Pişt Sînor-Music Beyond Borders » (Musique au-delà des frontières), dénonçant l’interdiction de la musique kurde au Kurdistan sous l’occupation turque, est disponible sur YouTube.
Le court métrage « Muzika li Pişt Sînoran (Musique au-delà des frontières) », tourné par la société de production Botan International avec le soutien de l’ONG des droits humains Minority Rights Group International (MRGI), est disponible sur YouTube (à visionner ici: Muzika li Pişt Sînoran – Music Beyond Borders).
Le court métrage écrit par Murat Bayram est inspiré d’une histoire vraie. Il a été réalisé par Ekrem Yıldız et se concentre sur la période où la musique kurde était interdite.
Ce court métrage ramène les spectateurs dans les années 1980 en Turquie, où la langue et la musique kurdes étaient interdites. Le film montre des soldats turcs essayant d’empêcher que la musique soit jouée lors d’un mariage, pour se retrouver impuissants lorsqu’ils entendent le son de la musique venant d’un village kurde de l’autre côté de la frontière syrienne.
Ce film met en évidence la pression continue sur l’utilisation de la langue et de la musique kurdes par le régime turc et l’absence de changement au cours des 40 dernières années.
La musique du film a été composée par Serdar Canan. (ANF)
ALLEMAGNE – Le groupe folklorique kurde, Koma Şiyar a remporté le Prix des danses folkloriques du Kurdistan en interprétant une danse propre à la région de Riha/Wêranşar (Urfa/Viranşehir).
Le plus ancien festival de danses folkloriques du Kurdistan (Mîhrîcana Govendên Kurdistan) célébrant la culture kurde en Europe a eu lieu les 27 et 28 mai à Hanovre, en Allemagne. Lors de la 34e édition du Festival folklorique kurde, un premier Prix a été décerné au groupe folklorique Koma Şiyar dans le domaine de la recherche sur la culture kurde. Au total, 23 groupes folkloriques kurdes d’Allemagne, de Suisse et de France ont participé au festival.
Le dernier jour de l’événement de deux jours qui s’est tenu à Hanovre avec le slogan « Notre culture est notre identité », 23 équipes de danse (govend) ont exposé leurs compétences devant l’équipe du jury et des milliers de Kurdes qui ont assisté à l’événement.
Le Festival Mîhrîcan a été animé par Yılmaz Kaba et Berfin Hezil. L’événement a commencé par une minute de silence à la mémoire des martyrs qui ont participé au travail culturel kurde et de tous les artistes qui ont perdu la vie.
Les artistes kurdes Hozan Xanemîr, Diyar Mehrovî, Baran-Serhat et le trio Serhan ont également enflammé la salle avec leurs chansons (stran).
Le professeur de folklore vétéran Welî Botî, s’exprimant au nom du comité organisateur, a déclaré que Mîhrîcan est un festival culturel plutôt qu’une compétition, et a ajouté : « L’important est de soutenir cette culture et de la maintenir vivante ».
Le représentant de TEV-ÇAND, Dîrok Viyan, a déclaré que de telles activités sont la meilleure réponse aux politiques d’assimilation imposées par l’ennemi, et a ajouté : « Nous résistons avec la culture tout comme nous résistons dans la guerre et la politique, et nous continuerons à résister. »
Le co-président de l’Assemblée populaire de Hanovre, Rêwî Rêdur, a également déclaré qu’ils étaient honorés d’accueillir un tel événement et a déclaré : « Nous félicitons nos jeunes qui protègent notre culture ancienne ».Le groupe Salzgitter remporte le premier prix
Koma Şiyar, de la ville de Salzgitter, a remporté le premier prix cette année avec les danses spécifiques à la région de Weranşar, tandis que Koma Evîna Welat, qui a participé de Bâle, a remporté la deuxième place avec des danses de Bitlis ; Koma Laleş de Celle a remporté le troisième prix.
Les groupes folkloriques Koma Faraşîn et Koma Şehîd Delil Çiyager de Berlin ont été jugés dignes du prix spécial du jury, tandis que le prix du costume a été décerné à l’équipe féminine Koma Evîna Welat et le prix de la recherche à l’équipe Koma Kulîlkên Welat de Duisburg.
ANF
PARIS – Le lendemain de la « réélection » d’Erdoğan à la tête de la Turquie, les Kurdes traqués par le régime turc se disent déterminer à poursuivre la lutte face à Erdogan, malgré les menaces que font peser les forces armées turques et des milices jihadistes alliés.
De son côté, le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) a publié le communiqué ci-dessous exprimant ses inquiétudes suite à la réélection d’Erdogan et de la mise en œuvre de son plan de l’éradication du peuple kurde.
CDK-F: Face à Erdogan, la résistance du peuple kurde se poursuivraLe Conseil Démocratique Kurde en France exprime aujourd’hui son inquiétude suite à la réélection de Recep Tayyip Erdogan à la présidence de la Turquie. L’écho de l’histoire sombre semble plus fort que jamais avec cette victoire électorale.Le mécanisme du pouvoir en place et la composition du nouveau parlement turc sont malheureusement alignés sur une rhétorique anti-kurde qui est soutenue par un consensus d’une ampleur préoccupante. C’est un régime qui semble se préparer à réaliser ce qu’il n’a pas pu accomplir au siècle dernier: l’éradication du peuple kurde.Aujourd’hui, nous dénonçons avec force l’engagement tacite des grandes puissances internationales qui semblent soutenir la consolidation du pouvoir de l’AKP d’Erdogan en Turquie. Ces acteurs mondiaux, dans leur quête d’intérêts géopolitiques et géostratégiques, cautionnent, par leur silence, un plan d’annexion et d’occupation du Kurdistan du Sud (Kurdistan irakien) et du Rojava (Kurdistan syrien).Face à cette situation, nous tenons à affirmer haut et fort que la résistance kurde ne faiblira pas. Nous ne serons pas réduits au silence. Nous ne serons pas effacés. Nous continuerons à nous battre pour nos droits fondamentaux, pour notre survie et pour notre liberté.Il est essentiel que la communauté internationale prenne conscience des menaces que pose le nouveau régime turc extrémiste et salafiste à la démocratie, à la liberté, à la stabilité régionale et internationale, et aux droits fondamentaux des peuples de la région.Nous appelons l’opinion publique française, les partis politiques, les organisations associatives et syndicales à se joindre à notre résistance, à soutenir notre lutte pour la justice et la démocratie, et à condamner la répression du peuple kurde en Turquie et dans les autres parties du Kurdistan.Le Conseil Démocratique Kurde en France continuera de servir de porte-parole pour la cause kurde, en dénonçant les injustices que notre peuple subit et en luttant pour nos droits. Ensemble, nous résisterons.
Le président turc, Erdogan n’utilise pas les mercenaires syriens uniquement comme chair à canon dans ses guerres impérialistes au Kurdistan ou au Moyen-Orient, il les utilise également comme « électeurs » pour renfoncer son régime islamo-fasciste grâce à la nationalité turque accordée en masse aux extrémistes syriens et à leurs familles résidant en Turquie ou dans les régions syriennes occupées par la Turquie. En décembre 2022, certaines sources turques affirmaient que 466 000 Syriens avaient été inscrits sur les listes électorales turques. Le Haut conseil électoral turc avait ramené ce chiffre à 163 044 Syriens. Un de nombreux mercenaires syriens à avoir voté pour Erdogan est Mutasim Abbas, basé dans la région kurde d’Afrin occupée par la Turquie depuis mars 2018.
Le commandant de la faction Al Mu’tasim de la faction de l’Armée nationale syrienne (anciennement Armée syrienne libre), Mutasim Abbas a posé pour des photos alors qu’il votait aux élections présidentielles turques dimanche.
« Avec vous en paix et en guerre, Monsieur le Président. Erdoğan a aidé notre peuple et notre révolution… avec un islam civilisé face aux ténèbres », a déclaré Mutasim Abbas dans un tweet.
La faction basée à Alep est favorable à un processus de paix politique dans ce pays déchiré par la guerre mais s’oppose aux propositions de la Russie et des États-Unis. Il est en possession d’armes distribuées lors du programme de formation et d’équipement des États-Unis en 2014, et il a participé à la première opération transfrontalière de la Turquie sur le territoire syrien en 2016, l’opération Bouclier de l’Euphrate, suivie de l’opération Rameau d’olivier qui ont permis à la Turquie d’occuper plusieurs régions syriennes. Depuis lors, la faction Al Mu’tasim a été formée par les forces armées turques.
Le porte-parole de la division, Mustafa Sejari, a également tweeté en faveur d’Erdoğan, et a déclaré que la victoire électorale actuellement non officielle d’Erdoğan était « une victoire pour nous tous ».
Il y a environ 3,5 millions de Syriens en Turquie sous statut de protection temporaire, selon les chiffres officiels, alors que certaines estimations vont jusqu’à 10 millions. Selon le Haut Conseil électoral, 163 044 Syriens en Turquie ont obtenu la citoyenneté et ont donc le droit de vote. Les politiciens de l’opposition ont mis le nombre plus haut, entre 215 000 et 466 000 personnes.
Il y a environ 1,35 million de résidents nés à l’étranger ayant le droit de vote en Turquie, selon une étude du principal parti d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), dont 557 157 sont nés en Bulgarie et en Allemagne. Au total, quelque 64,1 millions de personnes ont le droit de voter aux élections en Turquie.
Medya Naws
Le sang a coulé après les élections présidentielles turques, comme l’avaient promis les sbires d’Erdogan. On signale le meurtre d’un enfant dans le canton kurde d’Afrin occupé par les forces turco-jihadistes, d’un partisan d’IYI parti à Ordu et de nombreux blessés dans les quartiers kurdes et alévis d’Istanbul.
Après l’annonce de la « réélection » d’Erdoğan, des groupes armés ont fait coulé du sang en Turquie et dans le canton kurde d’Afrin occupé par les forces turco-jihadistes. De son côté, Erdogan a promis devant ses supporters qu’il n’appliquerait jamais l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme concernant Selahattin Demirtas. Ses supporters l’ont applaudi en criant « pendaison pour Selo [Selahattin Demirtas] ».
Alors que le président turc Erdoğan, a annoncé lors de son meeting de victoire dimanche soir qu’il ne « libérerait jamais » l’ancien coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP), Selahattin Demirtaş, des dizaines de milliers de personnes présentes réclamaient haut et fort la peine de mort pour Demirtaş. Cette scène est symbolique de ce qui devait se passer le soir et la nuit en Turquie, au Kurdistan du Nord et dans les zones occupées du Rojava par les forces turco-jihadistes. Au cours de la nuit, on a signalé de nombreuses attaques des partisans d’Erdoğan avec ou sans uniforme.
Ordu: Le travailleur de campagne d’IYI Parti, Erhan Kurt assassiné
À Gülyalı, dans la province d’Ordu, dans la mer Noire, le travailleur électoral Erhan Kurt (IYI Parti) a été victime d’une attaque meurtrière par une foule en délire de partisans d’Erdoğan. L’attaque semble avoir eu lieu directement devant l’association de quartier du parti d’extrême droite IYI, allié au CHP. Le député du CHP, Seyit Torun, a déclaré : « À Gülyalı, Ordu, des soi-disant fêtards ont poignardé à mort notre jeune frère Erhan Kurt. Honte à cette haine et à ce discours haineux. Que ta place soit au paradis, cher frère. Nous ne laisserons pas cette affaire en suspens jusqu’à ce que ce meurtre soit traduit en justice et que tous les responsables soient punis ! »Alanya: les fascistes de l’AKP tirent devant les logements des familles kurdes
A Alanya, dans la province d’Antalya, il y avait une ambiance de lynchage après l’annonce de la victoire électorale d’Erdoğan. À Sugözü, une foule de partisans de l’AKP armé « en fête » s’est rassemblée devant les logements de familles kurdes et a commencé à tirer au milieu de slogans racistes. Des balles ont touché plusieurs maisons du quartier. Les familles qui craignaient pour leur vie ont appelé la police mais elle ne s’est pas déplacée.
Dans les provinces kurdes du nord d’Êlih (Batman), Colemêrg (Hakkari) et Amed (Diyarbakir), les attaques policières contre les manifestations dénonçant la fraude électorale ont donné lieu à de violents affrontements. Des affrontements ont également été signalés dans les quartiers kurdes et alévis d’Istanbul. Du gaz lacrymogène, des canons à eau et des balles en caoutchouc auraient été utilisés. On signale de nombreux blessés.
Afrin: Les djihadistes célébrant la victoire d’Erdogan tuent un enfant
Dans Afrin occupée, les groupes djihadistes fidèles à Erdoğan ont célébré la victoire du dictateur avec une frénésie particulière et ont tiré partout avec des mitrailleuses et des fusils d’assaut. On rapporte que trois habitants de Mehmûdiyê, à Afrin, ont été blessées par des tirs aveugles lors de la célébration de la victoire d’Erdoğan. Des informations non confirmées font également état d’un enfant tué par des partisans d’Erdoğan à Afrin.
ANF
PARIS – La 6e édition du Festival des Femmes Kurdes dédié à la militante Fidan Dogan (Rojbin) aura lieu le dimanche 18 juin, sur la place Stalingrad, à Paris.
Les musiciennes Bermal Çem, Mizgin Tahir, soprano originaire du Rojava, Beyan, musicienne originaire de Kirmaşan (Rojhilat), le duo Dida & Pîya et le groupe de musique féminin JIN MA monteront sur la scène lors du 6e Festival des Femmes Kurdes, en plus des danses folkloriques kurdes (govend) et tamoule, ainsi que des prises de parole. Des ateliers ludiques pour enfants sont également prévus.
Programme du 6ème Festival des Femmes Kurdes Fidan Dogan – Rojbin
Voici le communiqué du Mouvement des femmes kurdes en France (TJK-F) invitant les femmes à leur festival:
6ème Festival des Femmes Kurdes Fidan Dogan – Rojbin
« Jin, jiyan, Azadî », « notre vengeance sera la révolution des femmes »« Le Mouvement des femmes kurdes en France vous invite à participer au 6ème Festival des Femmes kurdes, en hommage à Fidan Dogan-Rojbin. Les femmes kurdes préparent le 6ème Festival des Femmes Fidan Doğan (Rojbin). Le festival, organisé sous le slogan « Jin Jiyan Azadî, notre vengeance sera la révolution des femmes », se tiendra sur la Place Stalingrad.Le festival de cette année est dédié à Emine Kara (Evîn Goyî), membre du Mouvement des femmes kurdes en France assassinée dans un attentat terroriste le 23 Décembre 2022 à Paris.Les femmes Kurdes sont aujourd’hui le pilier principal du combat pour la libération du peuple kurde et défendent les valeurs émancipatrices de la lutte des femmes partout dans le monde. Héritières d’une longue tradition de résistance elles s’inscrivent malgré les répressions et la guerre, dans la réalisation d’un projet de société démocratique, féministe et écologique. Cet événement culturel rendra hommage aux luttes des femmes au niveau international, à Rojbin qui a mené son combat en France. Rojbin s’est engagée dans la révolution féminine kurde sur les traces de la figure emblématique de la résistance: Sakine Cansiz. Elle s’est associée et a aussi initié beaucoup d’activités contre toutes les formes du système patriarcal. En concrétisant sa démarche contre les féminicides, elle a suivi le chemin d’Olympes de Gouges, d’Emma Goldman, Clara Zetkin, Dulcie September, Sakine Cansiz, et beaucoup d’autres militantes pour l’émancipation des femmes. Nous appelons toutes les femmes à se mobiliser pour renforcer la solidarité internationale entre toutes les femmes de la planète. »
Mouvement des femmes kurdes en France (TJK-F)
TURQUIE / KURDISTAN – Hier, la responsable du parti CHP pour Istanbul, Canan Kaftancıoğlu, a mis en garde les assesseurs des bureaux de vote contre l’éventualité d’utilisation frauduleuse du document 142 remis aux militaires et policiers pour voter dans n’importe quel bureau de vote, sans y être inscrit, mais devrait être rendu après le vote. (Lors des élections du 14 mai, des cas d’utilisations frauduleuses du document 142 avaient été signalés dans plusieurs régions kurdes.)
Hier, la responsable du parti CHP pour Istanbul, Canan Kaftancıoğlu, a mis en garde les membres du comité de vote contre les policiers qui peuvent voter plusieurs fois en utilisant le fameux document 142 (belge 142) qu’ils ont en leur possession.
Dans un message publié sur Twitter, Kaftancıoğlu a mis en garde les membres du comité de vote contre la possibilité que les agents de sécurité puissent voter plusieurs fois en utilisant le document 142 qui leur a été donné afin qu’ils puissent voter dans n’importe quel bureau électoral dans la région où ils sont missionnés pendant l’élection.
Le commandement général de la gendarmerie et la direction générale de la sécurité ont annoncé qu’ils porteraient plainte contre Canan Kaftancıoğlu pour « insultes et calomnies ».Qu’a dit Kaftancıoğlu ?
Canan Kaftancıoğlu, présidente du CHP İstanbul, a partagé un message hier (27 mai) dans lequel elle s’est adressée à tous les citoyens pour qu’ils siègent dans les commissions de vote lors du second tour des élections présidentielles.
Kaftancıoğlu a écrit : « A tous les présidents, membres et observateurs des commissions de vote;Les policiers peuvent voter avec l’original du document numéro 142, et ils doivent soumettre le document au président de la commission de scrutin ! Examinez attentivement le document. Ne laissez pas les personnes qui souhaitent voter dans votre bureau avec un photocopie ou avec un autre document. »« Si vous surprenez quelqu’un en flagrant délit, faites un rapport. Parlez-en à l’avocat commis d’office à votre bureau de vote et n’oubliez pas de déposer plainte contre la personne. Vous pouvez également cracher au visage de la personne, mais ce n’est pas nécessaire. Parce que c’est un acte que seules les personnes sans vergogne peuvent faire. »
Via Bianet
BRUXELLES – L’Institut kurde de Bruxelles et la Plate-forme démocratique iranienne organisent la conférence « Insurrection menée par des femmes en Iran : l’Iran à la croisée des chemins entre répression ou révolution ? » le 6 juin au parlement européen. L’événement qui aura lieu entre 10h et 18h dans la salle Spinelli 1G2 du Parlement européen, est organisé en partenariat avec la Gauche européenne, les Socialistes et démocrates progressistes et les Verts européens.
Voici le programme de la conférence, à laquelle participeront des députés européens, des militantes du mouvement des femmes, des représentants des organisations de travailleurs et des partis politiques:
Costas Mavrides, membre du PE du groupe Alliance des socialistes et démocrates progressistes (S&D) au Parlement européen, ouvrira la conférence; Le porte-parole de la Plateforme démocratique iranienne Azad Karimi et la militante du mouvement des femmes Ellahe Sadr prononceront des discours.
Origines historiques de la crise actuelle
Le premier panel animé par la militante kurde Rojin Mukriyan discutera des origines de la crise actuelle en Iran. Les invité.e.s du panel sont: François Alfonsi, député membre du groupe des Verts/Alliance libre européenne et membre du groupe d’amitié kurde au PE, le professeur Abbas Vali, le porte-parole du parti démocratique azerbaïdjanais-iranien Simin Sabri, Meysam Beit Seyed, l’un des dirigeants syndicaux iraniens et organisateurs de manifestations ouvrières dans la région arabe d’Ahvaz, militante des droits humains, chef de projet UNPO Shima Silavi, militante du mouvement des femmes baloutches, Fariba Balouch.
Les responsabilités des Kurdes dans la démocratisation de l’Iran
Dans le deuxième panel qui se tiendra dans l’après-midi, « Perspectives et responsabilités kurdes dans la démocratisation de l’Iran » seront discutées.
Parmi les intervenant.e.s de cette section, qui sera animée par Diman Sohrabi, figurent Ebrahim Alizadeh, porte-parole de l’Organisation du Kurdistan du Parti communiste iranien, KOMALA, leader du Parti démocratique du Kurdistan iranien (PDKI), Mustafa Hijri, et Siamand Moeini, co-président du Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK).
Le panel sera suivi d’une session de questions-réponses.
Propositions de solutions
Le troisième panel, animé par Soheila Shariari, s’intitule « La voie à suivre : propositions de solution ». Dans cette section, la parlementaire du groupe de gauche du Parlement européen – GUE/NGL Silvia Modig, le porte-parole du Parti populaire du Baloutchistan Nasser Boladai, le secrétaire général de la lutte arabe pour la libération d’Al-Ahvaz Said Hamidan et la représentante de l’Association des femmes libres du Kurdistan oriental Maryam Fathi feront des présentations.
La conférence s’achèvera par un discours de clôture.
ANF