Rafles anti-kurdes à Londres

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LONDRES – Ce matin, la police anglaise a mené un raid contre le centre kurde basé dans le Borough londonien de Haringey. Six personnes ont été arrêtées par la police antiterroriste britannique dans le cadre d’une enquête sur le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation interdite au Royaume-Uni.
 
Des policiers britanniques ont attaqué le centre communautaire kurde et les domiciles de nombreux activistes kurdes à Londres, la capitale de l’Angleterre. Les recherches au centre communautaire kurde de Haringey se poursuivent. Les entrées et sorties de la rue où se trouve le bâtiment ont été fermées.

La coprésidente de l’Assemblée populaire kurde britannique (KHM), Türkan Budak, le personnel parlementaire Ercan Akbal, l’écrivain et homme politique kurde Ali Poyraz et le représentant des Affaires étrangères de l’Assemblée populaire kurde Agit Karataş ont été arrêtés.

On a appris que le frère da la coprésident du KHM, Türkan Budak, Hayri Budak, a été blessé lors de la perquisition à sa maison.

 Le journaliste Amed Dicle a dénoncé la criminalisation du peuple kurde par le Royaume-Uni et signalé que sur son comte Twitter (X) que « Ces raids autoritaires coïncident étrangement avec la visite du ministre britannique des Affaires étrangères en Turquie et avec le voyage du ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan à Londres. Quelles sont les sales affaires qui se concluent à huis clos ? Le Royaume-Uni est-il désormais complice des politiques oppressives de la Turquie contre le peuple kurde ? La lutte pour la liberté des Kurdes ne peut pas et ne sera pas étouffée. L’inclusion des peuples européens dans cette lutte pour la liberté ne peut pas non plus être empêchée ou criminalisée. Il ne s’agit pas seulement d’une attaque contre la communauté kurde, mais d’une attaque contre les principes de la démocratie et de la dignité humaine. Honte à cette hypocrisie ! »

TURQUIE. Libération d’un poète kurde emprisonné pendant 30 ans

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TURQUIE – L’écrivain et poète kurde İlhan Sami Çomak tenu en otage depuis plus de 30 ans, sort de la prison aujourd’hui. Sa libération avait été repoussée de trois mois en août dernier.
 
Çomak a été arrêté en 1994 à Istanbul, à l’âge de 21 ans, alors qu’il étudiait la géographie à la faculté des sciences et des lettres de l’université d’Istanbul. Il a été accusé d’avoir déclenché un incendie de forêt au nom du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un parti interdit, et a également été accusé de « s’être livré à des activités séparatistes ».
 
Il a été torturé en détention puis pendant sa détention, après son arrestation officielle. Il a été jugé par la Cour de sûreté de l’État (DGM), un tribunal militaire. Son procès a duré six ans. Il a été acquitté d’avoir déclenché un incendie de forêt, mais a ensuite été condamné à mort pour avoir prétendument été membre du PKK, avoir participé à une attaque au cocktail Molotov, avoir participé à l’affrontement armé à Lice, Diyarbakır et avoir prétendument attaqué un avant-poste de la police militaire. Sa condamnation à mort a été transformée en prison à vie après l’abolition de la peine de mort.
 
En 2000, la Cour de cassation turque a confirmé la condamnation de Çomak. En 2001, il a saisi la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), déclarant que son procès devant un tribunal militaire (à la suite d’un coup d’État dans le pays) était illégal en raison du manque d’indépendance du juge.
 
En 2006, la Cour européenne des droits de l’homme a jugé que Çomak avait été jugé de manière non indépendante et a ordonné à la Turquie de verser une indemnisation et à ce que Çomak soit rejugé.
 
La décision de la CEDH a été mise en œuvre avec huit ans de retard. Le 16 janvier 2014, la 10e Haute Cour pénale d’Istanbul a jugé que Çomak avait le droit de demander un nouveau procès. Le 11 mars 2014, Çomak s’est à nouveau présenté devant le tribunal. Sa demande d’être jugé en liberté sous caution a été rejetée. Çomak a de nouveau été condamné à la réclusion à perpétuité. La Cour de cassation a confirmé cette décision, malgré l’absence de preuves concrètes.
 
Pendant plus de 30 ans passés en prison, İlhan Sami Çomak a publié 9 recueils de poésie écrits en turc, dont « Bonjour, Terre », « Je suis venu à toi », « Mer ouverte », « Je suis toujours vivant », « La vie, je t’aime tant », et son autobiographie « Comment ne pas déranger la fourmilière ». En kurde, sa langue maternelle, il a également écrit des poèmes sous le titre de livre « Çiyayê Girtî » (La montagne captive). Ses premières œuvres poétiques choisies en traduction anglaise ont été publiées par Smokestack Books en Grande-Bretagne en septembre 2022, sous le titre « Separated from the Sun » (Séparé du soleil).  La poésie de Çomak a été traduite en anglais, norvégien, russe, allemand et gallois. Il est membre de l’Association des écrivains turcs du PEN et de l’Union des écrivains turcs. De plus, il est membre honoraire à vie d’organisations telles que le PEN norvégien, le PEN autrichien, le PEN Cymru au Pays de Galles, le PEN irlandais et le PEN kurde.

TURQUIE. Une femme condamnée pour terrorisme après avoir partagé un article du Guardian

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TURQUIE – Peri Pamir a été condamnée à cinq ans de prison avec sursis après avoir publié un article du journal Guardian sur la Britannique Anna Campbell, tuée alors qu’elle combattait avec les forces kurdes dans la ville assiégée d’Afrin, au Rojava (dans le Nord de la Syrie).
 
Une femme qui a partagé sur les réseaux sociaux un article du Guardian à propos d’une Britannique tuée en combattant avec les forces kurdes en Syrie a décrit comment elle a été reconnue coupable à deux reprises de « partage de propagande terroriste » par un tribunal d’Istanbul.
 
Dans sa publication Facebook de 2018, qui renvoie vers l’article, Peri Pamir, une chercheuse retraitée de 71 ans, a qualifié Campbell, membre des Unités de défense de la femme (en kurde : Yekîneyên Parastina Jin, YPJ), de « jeune idéaliste » et a évoqué la bataille entre l’État islamique (EI) et les combattant.e.s kurdes. « Selon vous, quelle idéologie l’emportera à la fin ? », a-t-elle demandé.
 
L’enquête sur la publication Facebook de Pamir a été le début d’un calvaire qui doit durer jusqu’en 2029. Ces dernières années, les autorités turques ont accusé des centaines de milliers de ses citoyens d’avoir publié sur les réseaux sociaux des contenus constituant des « actes de terrorisme », dont 132 310 personnes l’année dernière seulement, selon le ministère de l’Intérieur.
 
Plus de 9 000 personnes ont été arrêtées pour ces motifs, selon l’organisation de défense des droits humains Freedom House, qui a déclaré que « le partage de contenu pro-kurde en ligne a donné lieu à des sanctions pénales ».
 
 

IRAN. Les forces iraniennes tuent une femme kolbar à Nowsud

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IRAN / ROJHILAT – Parshang Qobad Zahiri, une femme kolbar de 26 ans, mère d’un enfant de trois ans, a été mortellement abattue par des gardes-frontières iraniens dans la région kurde de Nowsud. Après le meurtre de Zahiri, le père et le frère de la victime ont été arrêtés par les forces de sécurité iraniennes.
 
Selon un rapport reçu par l’ONG Hengaw, le vendredi 22 novembre 2024, Parshang Qobad Zahiri, une femme kolbar du village de Haneh-Garmaleh dans le district de Nowsud du comté de Paveh, a succombé aux blessures causées par des tirs de gardes-frontières dans un hôpital de Kermanshah (Kirmaşan) ou Kermanchah.
 
Une source sérieuse a révélé que les forces frontalières ont ouvert le feu sur Zahiri près de la région frontalière de Haneh-Garmaleh, près du Kurdistan irakien, mardi 19 novembre. Elle avait été touchée dans le dos.
 
Il est à noter que le père de Zahiri, Edris Qobad Zahiri, et son frère ont été arrêtés par les forces de sécurité de la République islamique d’Iran.

Selon les données partagées par Kolbernews, 142 kolbars ont été blessés ou ont perdu la vie au cours des six premiers mois de cette année dans les régions frontalières de l’Azerbaïdjan occidental, du Sine et du Kirmashan en raison des attaques directes des forces iraniennes, du froid, des explosions de mines et des chutes de hauteur. Il a été signalé que 10 d’entre eux avaient moins de 18 ans.
 
Qui sont les kolbars?    Kolber (ou kolbar) est dérivé des mots kurdes « kol » et « bar ». Kol (ou pişt) signifie « dos », bar signifie « charger ». Les Kolbars gagnent leur vie en transportant des marchandises sur leur dos à travers des frontières dangereuses. Les marchandises qu’ils transportent comprennent des cigarettes, des téléphones portables, des couvertures, des articles ménagers, du thé et, rarement, des boissons alcoolisées. Ils doivent emprunter des routes dangereuses entre le Kurdistan du Sud et le Kurdistan de l’Est. Les marchandises apportées sont vendues à des prix relativement élevés dans les centres commerciaux comme à Téhéran. Cependant, les kolbars qui effectuent le transport de marchandises au prix de leur vie ne reçoivent qu’un très petit salaire.   Kasibkar fait référence à ces personnes qui reçoivent les marchandises que les kolbars transportent au Kurdistan du Sud et trouvent des acheteurs dans les villes.

TURQUIE. Arrestation de cinq journalistes, un poète et un réalisateur kurdes

TURQUIE / KURDISTAN – 231 personnes, dont cinq journalistes, un poète, un écrivain, un caricaturiste, un réalisateur kurdes, ont été arrêtés lors de perquisitions matinales menées ce matin dans 30 villes.
Les noms des écrivains et journalistes arrêtés sont : Erdoğan Alayumat (journaliste), Tuğce Yılmaz (journaliste), Bilge Aksu (journaliste), Ahmet Sünbül (journaliste), Roza Metina (journaliste), Bilal Seçkin (journaliste). ), Mehmet Ücar (journaliste ), Suzan Demir (journaliste), Ardın Diren (traducteur-réalisateur), Doğan Güzel. (dessinateur), Hicri İzgören (écrivain), Ömer Barasi (traducteur-écrivain), Suzan Demir (journaliste) et Bawer Yoldaş (directeur de la maison d’édition kurde Pirtuka Kurdî).

Deux journalistes, dont la reporter de Bianet Tuğçe Yılmaz, n’étaient pas présentes à leur domicile au moment des perquisitions. Yılmaz a ensuite été mise en détention lors de sa convocation dans un commissariat de police. 

Le ministre Ali Yerlikaya a annoncé que 231 personnes avaient été arrêtées lors de perquisitions d’aujourd’hui menées dans 30 provinces.
 
La police turque a mené ce matin des opérations simultanées à Istanbul et dans les provinces kurdes de Batman (Elih) et Diyarbakır (Amed), arrêtant cinq journalistes, un poète et un réalisateur kurdes. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une enquête menée à Eskişehir.

Arrestation de cinq journalistes, dont trois femmes

 
La police a perquisitionné l’ancien domicile de Tuğçe Yılmaz (photo de couverture), journaliste de Bianet, à Istanbul. Elle a ensuite été convoquée au commissariat de police et placée en garde à vue. Tuğçe Yılmaz a été transférée à Eskişehir.
 
Parmi les personnes arrêtées figuraient les journalistes Erdoğan Alayumat et Bilge Aksu à Istanbul, Roza Metina, présidente de l’Association des femmes journalistes de Mézopotamie (MKG), et Ahmet Sümbül à Diyarbakır, ainsi que le journaliste Mehmet Uçar à Batman.
 
Par ailleurs, le domicile de la journaliste Gülcan Dereli a été perquisitionné alors qu’elle n’était pas présente et son statut reste incertain. Les perquisitions aux domiciles des détenus étaient toujours en cours au moment de la rédaction du rapport.
 

Un réalisateur et un poète détenus à Diyarbakir

 
Hicri İzgören, poète et écrivain de 74 ans, membre de l’Union des écrivains turcs, de l’Association des auteurs littéraires et du PEN, a été arrêté à Diyarbakır (Amed) à la suite d’une descente à son domicile. Le poète Hicri İzgören, l’écrivain Ömer Barasi, le caricaturiste Doğan Güzel et le  réalisateur Ardin Diren ont été placés en détention à Diyarbakır.
Hicri İzgören, poète et écrivain kurde

TURQUIE. Rafles anti-kurdes dans 7 provinces

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TURQUIE / KURDISTAN – Destitutions des maires démocratiquement élu.e.s, arrestations des activistes et responsables politiques, de manifestants pacifiques et de journalistes… une répression implacable s’abat sur les Kurdes de Turquie depuis qu’Erdogan et son allié D. Bahçeli ont évoqué une « ouverture kurde » il y a à peine quelques semaines.
 
Ce matin, la police turque a mené des raids ciblant les milieux kurdes dans 7 provinces à travers tout le pays. Parmi les détenu.e.s, il y a des journalistes, syndicalistes, élu.e.s locaux, membres du DEM Parti. La plupart des arrestations seraient liées aux protestations contre l’usurpation des municipalités kurdes.
 
Des dizaines de personnes, dont le co-maire de Peyas, Cengiz Dündar, et la présidente de l’Association des femmes journalistes de Mésopotamie (MKGD), Roza Metina, ont été arrêtées lors de perquisitions dans de nombreuses villes.
 
Des perquisitions ont été menées dans de nombreuses villes, notamment Amed, Istanbul, Mêrdîn, Şirnex et Ankara. À Amed, le maire de Peyas (Kayapınar), Cengiz Dündar, la présidente de l’Association des femmes journalistes de Mésopotamie (MKG), Roza Metina, le journaliste Ahmet Sümbül, le directeur Ardin Diren et de nombreux enseignants membres du Syndicat des travailleurs de l’éducation et des sciences (Eğitim-Sen) ont été détenu.
ISTANBUL
Lors des perquisitions à Istanbul, les journalistes Erdoğan Alayumat et Bilge Aksu, Nimet Tanrıkulu, l’une des fondateurs de l’Association des droits de l’homme (İHD), Sevtap Akdağ, vice-président de la Commission du travail du Parti pour l’égalité des peuples et de la démocratie (Parti DEM), İsa Özğan, Bahattin Bingöl, Halis Kandilci, Faysal Özdaş, Hamza Kaan, Leyla Doğan, Fersende Aksoy ve Mehmet Yaşar Abatan ont été arrêtés. On signale que les perquisitions avaient été effectuées dans le cadre d’une enquête basée à Eskişehir.
CANAKKALE
Lors des perquisitions à Çanakkale, 11 jeunes, Bedirhan Şeker, coprésident du district de Gökçeada du parti DEM et Savaş Sarıbulak, responsable du parti, ont été arrêtés. Les raisons de ces arrestations n’ont pu être connues.
ÊLIH
Le journaliste Mehmet Uçar a été arrêté lors d’une perquisition à son domicile à Batamnt (Êlih).
MÊRDÎN
Lors des perquisitions dans le quartier Artuklu de Mardin (Mêrdîn), Mehmet Şimdi (40 ans), Mehmet Şimdi (22 ans), Mehmet Nur Şimdi (22 ans), Medine Şimdi (20 ans) et Roni Şimdi (17 ans), ainsi qu’Hevidar Taş, Serhat Aktaş, Arif Elban et Arife Elban a été placé en garde à vue. Les personnes arrêtées ont été emmenées à la Direction provinciale de la sécurité. Ces personnes seraient arrêtées pour avoir participé aux protestations contre l’usurpations des mairies kurdes par des administrateurs (kayyum / kayyim).
SIRNEX
De nombreuses personnes ont été arrêtées lors de perquisitions dans le quartier Cizîr de Şırnak (Şirnex).
RIHA
Quatre personnes ont été arrêtées lors de perquisitions à Urfa (Riha). L’ancien coprésident du district de Karaköprü du parti DEM, Ulaş Çoban, Kubilay Yıldız, Ayfer Haykır et Mehmet Demir ont été arrêtés.
La mère de HA, contre laquelle un mandat d’arrêt avait été émis, aurait été battue lors d’une perquisition dans une maison située dans le quartier rural d’Atgûden, à Hewag (Bozova).
Les personnes détenues ont été conduites à la Direction provinciale de la sécurité. (Agence Mezopotamya)

TURQUIE. Au moins 200 femmes détenues lors du défilé du 25 novembre à Istanbul

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TURQUIE – Comme chaque année, lors des célébrations de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre, la police turque a usé de la violence envers les femmes qui sont descendues dans la rue à travers le pays, y compris dans les régions kurde du pays où on a osé interdire le slogan kurde « Jin, jyan, azadi » (femme, vie, liberté).
 
 
 
 
Rien qu’à Istanbul, au moins 200 femmes ont été arrêtées lors de la manifestation féministe d’Istanbul aujourd’hui à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre. A Diyarbakir, au Kurdistan du Nord sous l’occupation turque, la police a attaqué les femmes après la marche des femmes d’aujourd’hui.
 

IRAN. Le régime a arrêté l’activiste kurde, Sairan Khosravi

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IRAN / ROJHILAT – Sairan Khosravi, une militante kurde des droits des femmes de Sanandaj, a été arrêtée par les forces de sécurité iraniennes le 19 novembre. Ni sa famille, ni ses avocats ne savent toujours pas où elle est détenue depuis. Selon un rapport reçu par l’ONG Hengaw, Sairan Khosravi a été arrêtée aux premières heures du mardi 19 novembre 2024 par des agents du département du renseignement à Sanandaj. Une source fiable a révélé que les forces de sécurité sont entrées au domicile de Khosravi à Sanandaj, en utilisant des tactiques d’intimidation, et l’ont arrêtée sans présenter de mandat de perquisition. Les détails concernant les raisons de son arrestation et les accusations portées contre elle restent inconnus à ce stade.

ROJAVA. Les bombardements turc font un mort et trois blessés civils à Shahba

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SYRIE / ROJAVA – Un civil a été tué et trois enfants ont été blessés lors de bombardements turcs d’aujourd’hui ciblant un village du canton kurde de Shahba.
 
Le bombardement récente de l’armée d’occupation turque sur le village de Halisa dans la campagne d’Afrin et du canton de Shahba, a causé la mort de Muhammad Arif Haj Mahmoud (40 ans), un habitant de Jandaris district d’Afrin, et blessé les enfants Hussein Muhammad Hassan Khalaf (9 ans), Murad Muhammad Haj Mahmoud (14 ans) et Russell Muhammad Khalaf (13 ans). Ce dernier se trouve dans un état critique.

EUROPE. Déferlante féministe contre les violences masculines

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PARIS – Le samedi 23 novembre, des dizaines de milliers de femmes (dont des Kurdes) et des hommes ont défilé à Paris avec des pancartes dénonçant les violences sexistes et sexuelles, classement sans suite des affaires de viols, précarité féminine, mariage d’enfants, excision, les guerres, l’exploitation des femmes migrantes… lors de la manifestation féministe à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre. Des manifestations similaires ont eu lieu à travers toute l’Europe, tandis que à des milliers de kilomètres de là, au Kurdistan colonisé par la Turquie, le gouverneur de la province kurde de Diyarbakır (Amed) a interdit le slogan « Jin, jyan, azadi » (femme, vie, liberté) lors de la marche féministe de ce soir organisée à Sur dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre.
Des policiers présents sur les lieux de la manifestation ont averti les femmes disant que le slogan « Jin, jiyan, azadi » était une « propagande d’une organisation terroriste ».

Lors de la manifestation féministe, la police a tenté d’empêcher les femmes de crier le slogan « Jin, jiyan, azadi* », en prétendant qu’il s’agissait d’une « terminologie organisationnelle [PKK] ».
  Et voici quelques images du défilé parisien d’hier   Lors du défilé parisien, les femmes kurdes portaient des photographies de Pakhshan Azizi, Varisha Moradi, prisonnières politiques kurdes condamnées à mort par le régime iranien. Il y avait également une pancarte demandant la libération de Zeinab Jalalian, une autre prisonnière politique kurde tenue en otage en Iran.