IRAK / KURDISTAN – Le régime iranien et les milices chiites irakiennes pro-Téhéran ont intensifié les attaques contre le Kurdistan d’Irak, dans le but d’affaiblir les Kurdes et leur autonomie régionale.
Dans le cadre de l’escalade régionale liée à la guerre Iran-Israël-États-Unis de 2026, l’Iran et les milices chiites irakiennes pro-Téhéran (notamment Saraya Awliya al-Dam, Ashab al-Kahf et le réseau de la « Resistance islamique en Irak ») frappent systématiquement le Kurdistan irakien depuis le 28 février.
Ces dernières 24 heures (17-18 mars), deux attaques majeures ont de nouveau visé la région d’Erbil : un drone kamikaze a frappé Koysinjaq (Koya), district connu pour abriter des camps de partis d’opposition kurdes iraniens (PDKI et Komala), provoquant un important incendie. Parallèlement, trois explosions successives ont retenti près de l’aéroport international d’Erbil, à proximité d’une base américaine, avec des débris tombés dans des zones résidentielles.
Ces frappes ne sont pas accidentelles. Selon de multiples sources, l’Iran et ses milices irakiennes visent délibérément les régions kurdes pour plusieurs raisons : punir le Kurdistan irakien d’héberger les partis d’opposition kurdes iraniens (PDKI, Komala, PAK…), frapper les bases Peshmerga et les infrastructures civiles, et exercer une pression sur les forces américaines présentes. Plus de 200 attaques (missiles et drones) ont déjà touché le Kurdistan irakien depuis le début du conflit, dont une majorité concentrée sur Erbil et ses environs.
Les autorités kurdes dénoncent une stratégie claire de Téhéran et de ses proxies irakiens : transformer le Kurdistan irakien en champ de bataille secondaire pour affaiblir les Kurdes et leur autonomie. La situation reste très tendue à Erbil, où les sirènes et interceptions aériennes sont désormais quotidiennes.