SYRIE / ROJAVA – La base militaire turque située dans le village de Kafr Jannah, dans le canton kurde d’Afrin, reste l’une des plus grandes bases de l’armée coloniale occupante turque dans la région. Des images récentes confirment la présence continue de troupes turques et de leurs infrastructures fortifiées.
Depuis l’invasion de mars 2018 (opération « Rameau d’Olivier »), l’armée coloniale occupante turque et ses proxies islamistes (factions de l’Armée nationale syrienne / ANS) commettent de manière systématique des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dans le canton kurde d’Afrin.
Les violations documentées par l’ONU, Human Rights Watch, Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains comprennent :
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Rapts et vols : Plus de 8 700 enlèvements et arrestations arbitraires de civils kurdes, demandes de rançons pour les civils kidnappés.
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Meurtres et viols : Tortures généralisées, viols, des femmes et des mineures réduites en esclavage sexuel, exécutions extrajudiciaires et meurtres sous la torture.
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Spoliation économique : Pillage systématique et appropriation massive des habitations, des terres agricoles, des oliveraies et des biens appartenant aux populations kurdes.
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Ingénierie démographique : Changement démographique forcé (nettoyage ethnique) par l’usage de la terreur, des extorsions et des expulsions systématiques.
En tant que puissance occupante, la Turquie exerce un contrôle effectif sur Afrin et porte la responsabilité directe de ces crimes selon le droit international. Elle arme, finance, commande et protège ses proxies islamistes qui commettent la majeure partie de ces exactions sur le terrain.
Huit ans après l’invasion, l’armée coloniale turque maintient toujours ses bases militaires dans plusieurs villages d’Afrin, empêchant le retour libre des populations kurdes déplacées et perpétuant un régime de colonisation et d’oppression. Cette occupation coloniale turque vise à effacer l’identité kurde d’Afrin, à modifier durablement sa démographie et à annexer de fait cette terre kurde historique.
Face à cette situation, les revendications kurdes demeurent claires :
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Le départ immédiat de l’armée coloniale occupante turque et de ses proxies.
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La restitution des biens spoliés à leurs propriétaires légitimes.
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La fin de l’impunité et le lancement d’enquêtes internationales pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
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Le retour sécurisé, libre et digne de toutes les populations kurdes déplacées.