IRAK / KURDISTAN – Alors que le cessez-le-feu est officiellement en vigueur dans la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, les forces iraniennes et leurs proxies irakiens continuent d’attaquer impunément les groupes d’opposition kurdes basés au Kurdistan irakien. Les Kurdes ne participent pourtant en rien à ce conflit.
Depuis le début de la guerre, le Kurdistan irakien a subi près de 800 attaques (drones et missiles). Rien que depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, au moins 16 frappes supplémentaires ont été enregistrées, portant le total à environ 719 attaques selon certaines sources kurdes, avec un bilan déjà lourd : au moins 18 morts et 94 blessés dans la région.
Dernier exemple en date :
Dans la province de Hewlêr (Erbil), des attaques de drones menées par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) ont visé des camps du Parti démocratique du Kurdistan d’Iran (PDK-I) à Erbil et dans la région de Khalifan. Ces frappes ont coûté la vie à deux femmes peshmergas :
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Neda Miri, originaire de Sanandaj (Sine),
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Samira Allahyari, originaire de Divandarreh.
Le jeune Shahin Azarbarzin, fils d’un peshmerga, a également été tué, tandis que son père a été grièvement blessé.
L’Iran et ses milices alliées en Irak poursuivent ainsi une campagne systématique de massacres contre les Kurdes irakiens, qui ne représentent aucune menace pour Téhéran dans le cadre de la guerre actuelle. Ces attaques répétées visent à terroriser et affaiblir les bases arrière de l’opposition kurde iranienne, tout en bafouant ouvertement le cessez-le-feu.
Ces faits soulignent une réalité alarmante : même en période de « trêve », le régime iranien continue son entreprise de répression et d’élimination ciblée contre le peuple kurde, des deux côtés de la frontière.