SYRIE / ROJAVA – Il y a deux mois, un jeune Kurde a été tué après avoir été attaché à une voiture et traîné sauvagement dans les rues de Sarrin par des membres de tribus arabes. (Attention, image sensible !)
Ce jeune, un civil, était entré par erreur dans la ville en compagnie de sa famille.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a documenté le meurtre particulièrement brutal d’un jeune Kurde, père de deux enfants, le 18 janvier à Sarrin, dans la campagne de Kobané (Ain al-Arab).
Selon les informations recueillies, l’homme s’était perdu dans la ville lorsqu’il a été attaqué par des hommes armés affiliés à des tribus locales. Il a été violemment battu à coups de bâton, étranglé avec une ceinture, puis traîné dans les rues de manière humiliante. Il a succombé à ses blessures.
Son corps a été remis à sa famille le mardi suivant, dans le cadre d’un échange de prisonniers et de dépouilles entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et le Gouvernement intérimaire syrien.
Cet incident illustre l’effondrement sécuritaire, les graves violations des droits humains et l’impunité qui règnent dans certaines zones de la campagne est d’Alep et du nord-est de la Syrie.
Cet acte de barbarie s’inscrit dans un contexte de violences beaucoup plus large. En janvier 2026, lors de l’offensive lancée contre les Kurdes syriens, d’innombrables civils kurdes — dont de nombreuses femmes et enfants — ont été tués avec une extrême brutalité par des forces affiliées au gouvernement de Damas, des milices locales et des groupes soutenus par la Turquie.