IRAN. Diversion militaire et risque d’escalade pour les Kurdes
KURDISTAN. Erbil secouée par de fortes explosions
IRAK / KURDISTAN – Ce soir aussi, la ville kurde d’Erbil (Hewler) a été secouée par des explosions dues aux drones / ou missiles. On ne sait pas encore s’il s’agit d’attaques lancées depuis l’Iran ou par des milices chiites irakiens pro-Iran.
De fortes explosions ont été entendues mercredi soir dans la ville kurde d’Erbil (Hawler). Un des cites ciblés est un grand complexe résidentiel du quartier chaldéen-syriaque-assyrien d’Ankawa, à Arab’ilo (Erbil) qui a été gravement endommagé cette nuit par des tirs de roquettes et/ou de drones.
Auparavant, des factions chiites affiliées à la soi-disant « Résistance islamique » au sein des Forces de mobilisation populaire (FMP) avaient annoncé des attaques ciblant les intérêts américains à Hawler à l’aide de drones.
Depuis plusieurs jours, les régions kurdes d’Irak sont la cible d’attaques iraniennes alors que la guerre entre l’Israël / Etats-Unis vs l’Iran fait rage dans tout le Moyen-Orient.
SUISSE. Les femmes en campagne contre la guerre à la veille du 8 mars
SUISSE – A l’approche de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, et face à la nouvelle l’escalade du conflit au Moyen-Orient provoquée par l’intervention américaine et israélienne en Iran, des militantes de différentes nationalités, dont des kurdes, ont lancé créé le collectif « Libérez toutes les femmes (Free all women) » et lancé une pétition du même nom contre les violences faites aux femmes en temps de guerre.
Lancée en ligne sous le nom « Libérez toutes les femmes », la campagne se déroulera également physiquement dans cinq villes suisses le 7 mars.
Les militantes ont déclaré : « Face à la reprise du chaos lié à la guerre, des femmes de diverses communautés se rassemblent à l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars, pour s’unir contre les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre. C’est un pas dans la bonne direction. Et pourtant, des femmes d’horizons différents – chrétiennes, laïques, kurdes, yézidies, musulmanes, juives – se tiennent consciemment côte à côte. »
La violence sexuelle n’est pas un sous-produit de la guerre. Ce n’est pas un simple hasard ; c’est une arme de guerre délibérément utilisée à des fins de destruction, d’humiliation et d’intimidation.
En cette période de polarisation, les espaces d’empathie et de tolérance face à l’incertitude se font de plus en plus rares. Ce projet vise également à répondre à ce besoin.
En tant qu’État garant des Conventions de Genève, la Turquie a des obligations claires en vertu du droit international humanitaire et devrait jouer un rôle actif dans ces domaines.
Le samedi 7 mars, des signatures seront recueillies à des stands installés dans les principales villes de Suisse : Zurich, Berne, Bâle, Lausanne et Genève. Les signatures recueillies seront soumises au Parlement fédéral suisse.
Les quatre principales revendications de la campagne sont :
1. Mise en œuvre contraignante et mesurable de la résolution 1325 de l’ONU ; objectifs transparents, rapports et actions concrètes.
2. Tenir l’auteur des faits responsable : coopération active avec la Cour pénale internationale de La Haye, sanctions, principe de compétence universelle et gel des avoirs.
3. Un soutien sûr et défini pour les victimes : financement spécifique, traitement des traumatismes et programmes de protection.
4. Pas de place pour le deux poids deux mesures en matière de diplomatie : une condamnation claire quel que soit l’auteur des faits et une politique étrangère cohérente.
La déclaration appelait également à ce que les violences sexuelles en temps de guerre soient considérées comme un crime de guerre, à la solidarité avec toutes les victimes et à une prise de position contre toutes les formes de discrimination et d’humiliation inhumaines.
Lieux où les signatures seront recueillies le 7 mars :
1- Zurich : Tessinerplatz (Bahnhof Enge) 15h-17h
2- Berne : Kornhausplatz 15h-17
3- Bâle : Tellplatz 15h-17h
4- Lausanne : Place des Pionnières 15h-18h
5- Genève : Place Molard-Fontaine 13h-17h
La campagne peut être suivie sur le site Free All Women
IRAN. 2 400 morts en six jours de guerre
IRAN / ROJHILAT – En six jours d’attaques israélo-américaines ciblant l’Iran, dont les régions kurdes, au moins 2 400 personnes (310 civils et 2 090 militaires iraniens) ont perdu la vie selon les statistiques de l’ONG hengaw.
Répartition des victimes et étendue géographique des attaques
Civils
Pertes massives des forces gouvernementales au Kurdistan et dissimulation des statistiques
IRAN. Fin du régime iranien dans les régions kurdes ?
IRAN / ROJHILAT – L’analyste en politique et en sécurité internationale, Ceng Sagnic déclare que les groupes kurdes vont prendre le contrôle des régions kurdes d’Iran dans les prochains jours, sans que le régime iranien s’y oppose…

Les forces du régime [iranien] ne résisteront pas. »

Les USA ont trahi les Kurdes, les Russes encore plus !
KURDISTAN – En pleine guerre Iran vs USA et Israël, on reparle de la trahison américaine en Syrie où on a jeté en pâture les Kurdes (fer de lance de la coalition internationale anti-EI) aux gangs de Damas qui ont écrasé l’autonomie du Rojava. Mais quid des trahisons russes envers les Kurdes qui sont pourtant plus anciennes et nombreuses que celles des USA ? Voici une liste de « trahisons russes » ayant ciblé les Kurdes depuis le XXe siècle.
La Russie, championne toutes catégories de la trahison kurde : de Mahabad au retrait de Qamishlo en 2026
1923–1930 : « Kurdistan rouge »
1946 : République du Kurdistan à Mahabad
Syrie / Rojava — les répétitions se poursuivent
La Turquie fera tout pour écraser un soulèvement kurde en Iran
Les Kurdes « victimes collatérales » de la guerre Iran vs Israël/USA
ROJHILAT. Révolte des prisonniers à Mahabad
IRAN / ROJHILAT – Dans la ville kurde de Mahabad, les prisonniers ont mis le feu à leurs couverture pour dénoncer les conditions carcérales après le bombardement d’un centre militaire iranien à Mahabad.
Le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan a rapporté qu’après que les États-Unis et Israël ont mené une opération (hamala) contre l’un des centres Basij liés aux Gardiens de la révolution, les murs de nombreuses maisons et lieux de travail autour de la prison de Mahabad ont été endommagés.
Selon le réseau, après l’attaque, des détenus ont brûlé leurs couvertures pour protester contre leurs conditions de détention. Les forces iraniennes seraient intervenues en tirant des gaz lacrymogènes sur les prisonniers.
Pendant ce temps, les familles des détenus se rassemblaient devant la prison pour s’informer du sort de leurs enfants. Les autorités ont annoncé que certains détenus étaient libérés sous caution, tandis que d’autres bénéficiaient d’une libération provisoire.
Il a également été rapporté qu’à la suite de la récente augmentation des attaques contre l’Iran, les conditions de détention des prisonniers dans les prisons du Rojhilat (Kurdistan oriental) se sont encore détériorées.
Par ailleurs, plusieurs sources signalent que des attaques israéliennes et américaines ont partiellement détruit les murs de la prison d’Evin. Aucune information n’a pu être obtenue concernant l’état des prisonniers politiques de la prison d’Evin.
La Fashion Week de Milan marquée par la solidarité avec les femmes kurdes
ITALIE – Invitée à Fashion Week de Milan, la jeune créatrice kurde Melissa Nur a transformé le podium en un espace de réflexion et de responsabilité sociale, associant la mode aux droits humains et à la solidarité entre les peuples avec sa collection « Fashion for Freedom ».
La délégation kurde était représentée par la jeune créatrice Melissa Nur, âgée de 16 ans. Fondatrice de la marque Rojmi, la jeune styliste a choisi ce nom, contraction de « roj », qui signifie « soleil » en kurde, et « Mi », qui symbolise Milan. Ce nom crée un pont symbolique entre le Kurdistan et l’Italie. La jeune créatrice souhaite, par sa présence, faire rayonner le soleil du Kurdistan dans la capitale italienne de la mode.

Dans la culture kurde, on dit que les femmes s’éveillent avant le soleil, car c’est elles qui lui donnent naissance. C’est la femme qui apporte au monde la lumière, le savoir, la science et l’hospitalité. Cette image forte a guidé le défilé : les femmes sont la source de la vie et de la lumière, non seulement symboliquement, mais aussi socialement et culturellement.
L’événement a été marqué par une intervention de Nurgul Çokgezici, professeure kurde à l’UniUMA de Milan. Psychologue, pédagogue et criminologue, Mme Çokgezici est également la mère de la jeune créatrice. Son discours a profondément ému l’auditoire et a été longuement applaudi. Le défilé de mode a réuni des représentants de pays en conflit et de divers groupes ethniques, tous unis par les valeurs communes de liberté et de dialogue.
Le symbole de la collection était la tresse, emblème historique de l’identité féminine. Ces dernières années, la tresse est devenue un symbole de résistance et de lutte pour les droits dans de nombreux endroits, notamment après un incident au Rojava : un militant djihadiste a tué une jeune Kurde et a brandi sa tresse comme un trophée. Cet acte a profondément marqué l’opinion publique internationale et a transformé la tresse en un symbole de mémoire et de protestation.
Selon des militants, porter des tresses comme symbole de protestation peut entraîner des poursuites judiciaires en Turquie. Dans son discours, la professeure Çokgezici a exprimé sa solidarité envers les femmes victimes de violences, de discriminations et d’exclusion institutionnelle et économique ; elle a souligné que leur combat est non seulement culturel, mais aussi social et politique.
De nombreux créateurs et marques ont également adopté le symbole de la tresse sur les podiums milanais ; rubans et couleurs s’entremêlaient. Parmi eux figuraient les drapeaux du Kurdistan et du Rojava. Des tresses de différents pays étaient combinées en une seule grande tresse, symboliquement complétée par la tresse du pays hôte, l’Italie.
Le défilé s’est conclu sur une image collective forte : des cultures entremêlées sans perdre leur identité, unies par la valeur commune de la liberté. Le calendrier de la mode, souvent perçu comme une semaine consacrée au style et au marché, nous a cette fois rappelé que la mode peut aussi être une voix, une conscience et un pont entre les peuples.
Via Rupela Nu
IRAN. Pahlavi réitère ses menaces ciblant les opposants kurdes
L’Iran déploie des troupes dans les zones kurdes
IRAN / ROJHILAT – Selon certaines informations, les Gardiens de la révolution iraniens ont déployé des troupes au sol à Rojhilat (Kurdistan oriental).
Les attaques menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran se poursuivent pour le quatrième jour consécutif. De nombreux centres militaires, des bases des Gardiens de la révolution, des installations du ministère du Renseignement, des commissariats de police, des forces de garde-frontières et un centre judiciaire ont été visés par des missiles et des avions de combat.
Les attaques se sont également étendues aux villes de Diwandareh, Piranshahr, Marivan, Naqadeh, Sanandaj, Urmia, Ilam, Kermanshah, Sarpol-e Zahab et Saqqez, dans le Rojhilat (Kurdistan oriental). Il a été rapporté que les forces de la Garde-frontière du Rojhilat ont également été prises pour cible.
D’après des informations recueillies sur place, les Gardiens de la révolution iraniens ont déployé un grand nombre de soldats au sol dans les villes situées le long de la frontière avec le Kurdistan (Rojhilat). Dans certaines villes, notamment Sardasht, Piranshahr et Oshnavieh, des soldats ont été stationnés dans des mosquées et des écoles.
Il a également été rapporté que des membres des Gardiens de la révolution et des forces de sécurité, ainsi que leurs familles, ont quitté leurs domiciles au Rojhilat Kurdistan en raison des frappes aériennes.
Les pertes militaires les plus importantes ont été enregistrées à Kermanshah, Urmia et Sanandaj, où de nombreuses zones civiles ont été visées en plus des centres militaires. Aucune déclaration officielle n’a encore été faite concernant le bilan humain de ces attaques. (ANF)