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TURQUIE. Hausse inquiétante de décès suspects de femmes à Van

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TURQUIE / KURDISTAN – Dans la province de Van, au moins 14 femmes sont mortes dans des circonstances suspectes en moins de 9 mois. Le mouvement des femmes kurdes, TJA déplore l’absence d’enquête malgré les preuves de violences et appelle à des réponses structurelles face aux féminicides.

Dans la province de Van, au nord du Kurdistan, le nombre de décès suspects de femmes continue d’augmenter. Selon les organisations de femmes, au moins 14 femmes sont décédées dans des circonstances inexpliquées au cours des huit premiers mois de cette année seulement. Le Mouvement des femmes libres (Tevgera Jinên Azad, TJA) met en garde contre une tendance alarmante. De plus en plus de décès de femmes sont classés hâtivement comme des suicides sans enquête sérieuse, malgré des indices de violence.

Rojbin Bor, militante du TJA, évoque une agression politique contre les femmes et déplore l’impunité de leurs auteurs. « Ces décès ne sont pas des incidents isolés ; ils témoignent d’un système patriarcal », déclare-t-elle. « Le corps des femmes porte des traces de violence, mais il n’y a pratiquement aucune enquête. De nombreux cas sont considérés comme des suicides, même si les preuves suggèrent le contraire. »

Jin News : Des centaines de cas, presque aucune enquête

L’agence de presse féminine Jin News, qui publie régulièrement une chronique sur les violences sexistes, a recensé le féminicide d’au moins 28 femmes en Turquie rien qu’en juillet. Vingt-cinq autres sont mortes dans des circonstances suspectes. La plupart de ces cas ne sont pas rapportés par les médias et les enquêtes restent souvent lettre morte.

La situation est également dramatique à Van, où, selon le TJA, les effets de la politique de guerre spéciale de l’État sont particulièrement visibles. Plusieurs femmes qui avaient demandé de l’aide ont été retrouvées mortes. « Le décès de Sinem Demir en est un exemple. À notre arrivée sur les lieux, son corps présentait des traces évidentes de violence et de traînées », rapporte Rojbin Bor. « Néanmoins, son décès a été enregistré comme un suicide. »

« Silence et banalisation au lieu de protection »

Derrière de nombreux décès se cachent des histoires de violences conjugales, de menaces et d’extrême pauvreté. Selon le TJA, nombre des femmes tuées à Van s’étaient adressées à plusieurs reprises à la police et aux autorités, cherchant protection auprès de leur famille ou de refuges pour femmes. « À maintes reprises, elles avaient prédit : « Il va me tuer. » Pourtant, ces affaires se sont soldées par un échec, sans conséquences juridiques pour les auteurs présumés », explique Bor.

« L’État protège les auteurs, pas les femmes. Les hommes savent que même s’ils commettent des violences, ils n’ont rien à craindre. Beaucoup disent : « Je vais faire trois mois de prison, puis je serai de nouveau libre. » Et malheureusement, c’est souvent vrai », ajoute la militante.

Bor souligne la dimension politique : l’abolition de la Convention d’Istanbul et les attaques contre la loi 6284 sur la protection contre la violence ont contribué à un climat social propice à la violence masculine. Le pouvoir judiciaire n’agit pas de manière neutre, mais laisse les hommes violents s’en tirer impunément, souligne-t-elle.

Les réseaux ne suffisent pas : des réponses structurelles sont nécessaires

En collaboration avec l’Association des droits de l’homme (IHD), les barreaux et les organisations de femmes, le TJA s’efforce de mettre en place des réseaux de protection pour les femmes concernées. Cependant, ce travail est limité tant que l’État ne remplit pas sa responsabilité de protection.

« Ce dont nous avons besoin, ce sont des mesures à long terme : des projets de lutte contre la pauvreté féminine, des centres d’appel d’urgence ouverts 24 h/24 et, surtout, un système judiciaire agissant avec cohérence », déclare Bor. « C’est le seul moyen de créer un environnement où les femmes peuvent vivre en sécurité, sans mourir. » (ANF)

ROJAVA. Des gangs de la Turquie s’emparent de 1000 oliviers d’Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Des mercenaires de la Turquie viennent de saisir 1 000 oliviers d’un Kurde d’Afrin sous l’occupation turque en vue de voler la récolte d’olives.

Les mercenaires de l’occupation turque, les Divisions al-Hamzaet et al-Amshat, ont confisqué environ 1 000 oliviers appartenant à la famille Bilal Oso du village d’Ali Jaru, dans le district Bulbula d’Afrin.

Des sources locales ont rapporté que les mercenaires avaient peint les troncs des arbres en rouge en signe de confiscation et pour s’approprier la récolte. Cela s’est produit malgré le récent retour au village de l’épouse âgée de Bilal Oso pour s’occuper des oliveraies.

La « nouvelle » Syrie : dernières nouvelles

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BRUXELLES – Le journaliste Chris Den Hond a interrogé les représentants du Rojava / Syrie du Nord et d’Est en Europe sur la situation politique en Syrie ainsi que les pourparlers engagés entre les autorités kurdes et Damas au sujet de l’autonomie locale du Rojava. Voici l’interview réalisée par Chris Den Hond.

La « nouvelle » Syrie : dernières nouvelles

Voici les dernières informations sur la situation politique en Syrie que j’ai récoltées après un entretien ce mercredi avec des responsables du bureau Rojava de Bruxelles/Europe.

En Syrie, les discussions se poursuivent entre Iham Ahmed et Mazloum Abdi pour les autorités politiques et militaires du Nord et l’Est de la Syrie d’un côté et Al-Chibani, ministre des affaires étrangères syrien et le président Ahmed Al Charaa pour le gouvernement de Damas.

Autonomie militaire ?

Il y a quelques jours, lors d’une réunion à Amman, Tom Barrack, envoyé spécial des États-Unis pour la Syrie a fait volte-face et plaide maintenant pour une Syrie décentralisée. C’est le contraire de ce qu’il avait dit il y a deux ou trois mois quand il s’était mis sur la position turque : « pas de fédéralisme, une nation, une langue… » Tom Barrack a ajouté à Amman que les YPG et YPJ (milices kurdes syriennes) ne sont pas liées au PKK et qu’ils sont des alliés des États-Unis. Il a suggéré aussi que Mazloum Abdi, le chef militaire des FDS, devrait pouvoir discuter directement avec Fidan Hakan, le ministre turc des affaires étrangères.

Une chose est désormais très claire : Mazloum Abdi, Ilham Ahmed, Salih Muslim et autres responsables du Rojava ont déclaré sans ambiguïté « qu’un retour à la situation comme avant 2011 n’est pas négociable, c’est exclu. » Donc pas une Syrie centralisée comme avant. Les FDS sont prêts à faire partie intégrale dans l’armée syrienne comme bataillon autonome, lié à l’armée de Damas, avec une coordination avec Damas, mais militairement autonome. Même Tom Barrack a déclaré: « Les FDS ont une grande expérience. Elles devraient pouvoir se déployer dans tout le territoire syrien. » Ce n’est pas l’ambition des FDS, mais c’est sûr que l’organisation politique et militaire des FDS et AANES fait des jaloux du côté Druze et Alaouites.

Öcalan a déclaré cette semaine, concernant YPG et YPJ, que le Rojava est une ligne rouge. Tout le monde est prêt à défendre le Rojava. Les FDS gardent leurs armes parce qu’il y a Daesh et tous les djihadistes encore dans la région. Si on désarme les FDS maintenant, les Kurdes vont subir le même sort que les Druzes et les Alaouites. « Si Damas ou Ankara exigent le désarmement des FDS, on arrête tout le processus de paix en Turquie, » a-t-il déclaré. Même des responsables du Gouvernement Régional du Kurdistan en Irak ont dit que si le Rojava est de nouveau attaqué, « on va aider les frères. »

Lors des pourparlers avec les responsables kurdes, le président Ahmed al Chara a dit : « On peut discuter de toutes les formes, sauf de la séparation. » Ilham Ahmed était à Damas récemment pour discuter ce que ça veut dire concrètement. Est-ce que Damas accepterait maintenant des structures décentralisées et autonomes, malgré la pression de la Turquie? À voir.

Contrôle des frontières, éducation, les déplacés internes 

Ilham Ahmed à Damas a aussi discuté avec le ministre Al-Chibani le contrôle des frontières avec une possible ouverture entre les villes jumeaux de Qamishli et Nuseibin et la réouverture de l’aéroport de Qamishli. L’Administration autonome du Rojava propose que ça soit des postes de frontière gérés en commun : AANES + Damas.
Un autre point de discussion concerne les universités : reconnaissance des diplômes. La langue kurde est de facto reconnue maintenant.

Retour des déplacés d’Afrin est lié au sort de Ashrafiye et Cheick Maksoud, les quartiers à majorité kurde à Alep. Ces quartiers sont liés et gérés conjointement avec Damas. Les milices syriennes pro-turques refusent de quitter Afrin et la zone entre Tal Abyad et Serekeniye. Normalement les familles vont élire un comité pour leur protection, mais ça ne se fait pas (encore), parce que sous pression de la Turquie, les milices pro-turques refusent de s’en aller.

Les récentes informations sur l’exportation de pétrole par la Syrie est à vérifier, parce que l’acheminement du pétrole de Rumeilan, Shuweidiya vers Tartous pour raffinage est normalement pour utilisation interne. C’est pas claire cette histoire.

Israël

Entre Israel et la Turquie, il y a des grosses tensions avec comme enjeu : qui aura quelle influence dans la nouvelle Syrie. Le PKK et Öcalan refusent l’aide d’Israël. Öcalan a déclaré que Ankara et Damas ont intérêt à accepter l’offre de paix des Kurdes, parce que leur but est le vivre ensemble entre les peuples. Si cette offre échoue, ça sera les États-Unis et Israël qui vont modeler la région, et leur but c’est la séparation des peuples. « L’Israël joue ses propres intérêts et est prêt à vendre même les Druzes s’il se trouve mieux demain », a déclaré Öcalan.

Chris Den Hond, avec le bureau Rojava à Bruxelles pour l’Europe

TURQUIE. Un projet humanitaire dirigé par des femmes à Bismîl

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TURQUIE / KURDISTAN – L’Assemblée des femmes de la ville de Bismîl, dans la province kurde de Diyarbakir (Amed), dirige un projet humanitaire, en faisant notamment de la mélasse du jus de raisin et des légumes distribués aux familles pauvres de la région. Elles espèrent que ce projet sera adopté dans d’autres localités.

Dans la localité kurde de Bismil, l’Assemblée des femmes ainsi que des employé.e.s de la mairie vont dans les vignobles, cueillir les grappes de raisin qu’elles pressent dont elles font bouillir le jus pendant plus de 4 heures afin d’obtenir une mélasse (dims) très sucrée qui se conservera pendant plusieurs mois. Elles la distribuent ensuite aux familles pauvres auxquelles elles apportent également des légumes de saison. Elles espèrent que ce projet sera adopté dans les localités voisines frappées par une pauvreté endémique.

SYRIE. Le Royaume-Uni soutient les Frères musulmans (responsable kurde)

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SYRIE / ROJAVA – Lors d’une réunion organisée par le Conseil démocratique syrien (CDS), un responsable kurde a affirmé que les Britanniques œuvrent à protéger leurs intérêts régionaux en soutenant les Frères musulmans, dont les bastions incluent Londres et, auparavant, Le Caire. La Turquie, alignée sur ce courant, a fait obstacle au dialogue de Paris, tandis que la France et les États-Unis ont privilégié la mise sur la table d’un modèle de décentralisation.

Hassan Mohammed Ali

Hassan Mohammed Ali, coprésident du Bureau des relations publiques du Conseil démocratique syrien (CDS ou SDC), a révélé les acteurs qui entravent le dialogue et les négociations à Paris entre les représentants du nord-est de la Syrie et le gouvernement de transition syrien. Il a également souligné le déclin des structures étatiques centralisées et l’émergence d’un âge d’or pour la décentralisation, lors d’une réunion des partis politiques syriens à Alep.

La réunion, organisée par le Bureau des relations publiques du CDS, s’est tenue dans son centre d’Alep, dans le quartier de Sheikh Maqsoud, et a réuni des représentants de plusieurs partis politiques syriens, aux côtés de Hassan Mohammed Ali.

Hassan a ouvert son discours en soulignant la nécessité d’une transparence politique de la part de tous les partis, notant que cette responsabilité incombe principalement à la DDC dans un contexte de prolifération de récits médiatiques « véhiculés par des médias embauchés qui promeuvent l’information en fonction de leurs politiques de diffusion ».

Il a souligné que le Moyen-Orient se dirige vers une transformation, une tendance mise en évidence par les développements historiques, à commencer par les mesures pratiques prises pendant la première guerre du Golfe et la chute du régime baasiste irakien.

Les systèmes centralisés ne conviennent plus

Hassan a soutenu que les États formés après l’ère Sykes-Picot ne sont plus compatibles avec la mondialisation, l’évolution rapide du système économique mondial et la révolution de l’information. Cette incompatibilité a incité les acteurs bénéficiant de ces évolutions à intervenir dans la région depuis les années 1990, proposant de nouvelles divisions territoriales sous diverses appellations, notamment « Nouveau Moyen-Orient » et « Grand Moyen-Orient ».

Il a expliqué que les frontières actuelles ne sont plus fonctionnelles et que l’objectif principal est d’appliquer le modèle européen à la région, en transformant les frontières rigides en frontières flexibles pour répondre aux besoins du système économique mondial.

Hassan a affirmé que les acteurs promouvant la mondialisation et le système économique mondial ont saisi l’opportunité offerte par le Printemps arabe pour mettre en œuvre leurs politiques, démanteler les régimes établis et créer des entités naturelles bénéficiant d’un pouvoir central affaibli. Il a cité des exemples tels que la fragmentation des frontières entre la Libye et le Tchad, la division du Yémen en entités et les multiples entités syriennes, en particulier les zones d’influence turque devenues transfrontalières.

L’incapacité de la Turquie force les négociations kurdes

Hassan a souligné le rôle de l’Iran dans la facilitation de l’influence transfrontalière, notamment à travers le projet du Croissant chiite, qui s’étend de Téhéran à Sanaa en passant par Damas, Beyrouth et Bagdad. Cependant, les multiples interventions de l’Iran ont fini par affaiblir sa position et saper le soi-disant « Axe de la Résistance ».

Concernant la Turquie, autrefois fière de sa politique étrangère « zéro problème » sous le Premier ministre Ahmet Davutoğlu, Hassan a souligné que ses interventions injustifiées en ont fait une cible après l’Iran. Cependant, la confrontation de la Turquie diffère de celle de l’Iran ; elle est avant tout politique plutôt que militaire. Face à l’endiguement, la Turquie a cherché le dialogue avec le leader kurde Abdullah Öcalan comme alternative stratégique après avoir échoué à résoudre la question kurde par la force.

Commerce et économie Ouvrir les frontières

Hassan a également souligné l’exclusion de la Turquie des grandes initiatives économiques, notamment le corridor indo-européen, en raison de ses positions peu favorables. Il a souligné que les États centralisés ne peuvent garantir la stabilité et que, sans un environnement propice au commerce et à l’investissement, leur avenir ne peut être prolongé. Il a fait référence aux déclarations de Tom Barrack concernant la fin de l’ère Sykes-Picot, ainsi qu’aux propos de l’ancien président américain Donald Trump selon lesquels les puissances européennes ne feraient plus la leçon aux États régionaux, ce qui impliquerait un renforcement des échanges et de la connectivité interrégionaux.

La Syrie décentralisée arrive

Hassan a conclu que les frontières politiques en Syrie ne seront pas redessinées, mais deviendront flexibles, tandis que le modèle d’État centralisé, qui entrave le commerce régional, sera remplacé par la décentralisation. La Syrie, compte tenu de son importance géostratégique, jouera un rôle clé dans cette transformation. Il a rappelé que la Turquie servait auparavant de modèle « proto-israélien » face à l’Union soviétique ; après l’effondrement de l’URSS, la Turquie a perdu une grande partie de son influence stratégique. Actuellement, les acteurs économiques, en particulier les États du Golfe, sont les principaux moteurs régionaux de l’élaboration des politiques.

Les acteurs qui bloquent le dialogue de Paris

Concernant le transfert des négociations entre les représentants du nord-est syrien et le gouvernement de transition de Paris, Hassan a affirmé que les intérêts britanniques visent à protéger leurs intérêts régionaux en soutenant les Frères musulmans, dont les bastions incluent Londres et, auparavant, Le Caire. La Turquie, alignée sur ce courant, a fait obstacle au dialogue de Paris, tandis que la France et les États-Unis ont privilégié la mise sur la table d’un modèle de décentralisation. (ANHA)

IRAN. En août, 28 prisonniers ont été exécutés au Kurdistan « iranien »

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IRAN / ROJHILAT – En août 2025, les autorités iraniennes ont exécuté 28 personnes, dont une femme, au Kurdistan « iranien » en plus de l’arrestation de 27 citoyens kurdes.

Selon le rapport mensuel publié par l’Organisation des droits de l’homme du Kurdistan, des statistiques alarmantes ont été enregistrées concernant les exécutions et les arrestations au Kurdistan oriental. Le rapport indique qu’au cours du seul mois d’août, 28 personnes, dont une femme, ont été exécutées, tandis que 27 civils kurdes ont été convoqués ou détenus par le ministère iranien du Renseignement.

Le rapport indique également que les autorités judicaires iraniennes ont prononcé des peines arbitraires au cours de la même période, totalisant 64 ans d’emprisonnement, en plus de 24 mois et 17 jours de peine avec sursis, contre 12 civils Kurdes pour des accusations « dénuées de fondement juridique ».

Le chef du pouvoir judiciaire iranien, Hossein Mohseni Ejei, a annoncé lors d’une conférence de presse que les autorités avaient arrêté plus de 2 000 personnes au cours du dernier conflit de 12 jours entre l’Iran et Israël.

Pendant ce temps, le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan a rapporté que depuis le début des frappes israéliennes, les forces de sécurité et de renseignement iraniennes ont arrêté plus de 335 militants et citoyens kurdes dans des villes comme Ilam, Urmia, Sanandaj (Sînê), Kermanshah (Kirmaşan), Téhéran et Khorasan du Nord, sans mandat judiciaire. (ANHA)

IRAN. Disparitions forcées : Outil du régime iranien pour effacer ses crimes

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IRAN / ROJHILAT – « Depuis la révolution de 1979, les prisonniers politiques kurdes sont systématiquement victimes de disparitions forcées. Nombre d’entre eux ont été fusillés dans des tribunaux improvisés, souvent sans procès. De l’arrestation à l’enterrement [dans des fosses communes gardées secrètes], tout le processus s’apparentait souvent à une disparition forcée », écrit l’ONG de défense des droits humains Hengaw dans un rapport publié à l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparition forcée du 30 août.

Voici le rapport complet de Hengaw :

Disparitions forcées : un outil de la République islamique d’Iran pour effacer les crimes – Liste des victimes après le mouvement « Femme, Vie, Liberté »

Définition de la disparition forcée

La disparition forcée désigne l’enlèvement ou la détention de personnes par des agents de l’État, ou avec leur consentement, suivi du refus de révéler leur sort ou le lieu où elles se trouvent. Dans certains cas, des groupes armés non étatiques sont également responsables.

En vertu du droit international, la disparition forcée constitue un crime grave et une grave violation des droits humains. Les victimes sont privées de protection juridique et exposées à la torture, aux violences sexuelles, aux exécutions extrajudiciaires et à d’autres graves abus. Les familles sont plongées dans une incertitude prolongée, souvent pendant des années. Même dans les rares cas de libération, les survivants subissent des conséquences psychologiques et physiques durables.

La disparition forcée prend différentes formes : détention secrète, refus de révéler les lieux d’emprisonnement, rétention des corps des prisonniers exécutés et dissimulation des lieux de sépulture.

La pratique des disparitions forcées en République islamique d’Iran

Depuis sa création, la République islamique d’Iran a systématiquement recours aux disparitions forcées contre les opposants politiques et les groupes jugés irréconciliables avec son système.

Disparition forcée au Kurdistan

Suite à la Révolution de 1979 et à la fatwa de Khomeiny des 18 et 19 août 1979 appelant au djihad contre le Kurdistan, des milliers de Kurdes furent tués par l’armée, le CGRI et les forces de sécurité. La découverte de fosses communes à Sanandaj (Sine), Qorveh, Ilam et Ourmia témoigne de disparitions forcées systématiques.

Depuis la révolution de 1979, les prisonniers politiques kurdes sont systématiquement victimes de disparitions forcées. Nombre d’entre eux ont été fusillés dans des tribunaux improvisés, souvent sans procès. De l’arrestation à l’enterrement, tout le processus s’apparentait souvent à une disparition forcée.

Des preuves historiques indiquent que des membres du Parti démocratique du Kurdistan iranien et de Komala ont été enterrés dans des fosses communes à Qorveh, dans la zone désertique environnante où des membres de la communauté baha’ie avaient également été inhumés. En juillet 2016, les autorités iraniennes ont utilisé des bulldozers pour détruire et niveler ce site, qui contenait au moins 20 corps de combattants kurdes (peshmargas), dans une tentative apparente d’effacer les traces du crime.

La politique de disparitions forcées se poursuit. Les prisonniers politiques kurdes sont fréquemment enlevés sans procédure régulière, détenus au secret et soumis à une détention secrète. Les familles sont régulièrement privées d’informations sur leur sort ou leur lieu de détention. Dans de nombreux cas, les exécutions ont lieu en secret, les autorités refusant de restituer les corps ou de révéler les lieux d’inhumation, ce qui place les victimes directement sous le coup de la définition de disparition forcée.

Si le Kurdistan a porté le plus lourd fardeau – reflétant l’histoire de la région marquée par une résistance civile et politique à grande échelle – cette pratique ne se limite pas aux Kurdes. Les autorités iraniennes ont également ciblé d’autres minorités ethniques et nationales, notamment les Arabes, les Baloutches et les Turkmènes, recourant systématiquement aux disparitions forcées comme outil de répression politique.

Disparitions forcées systématiques de baha’is après la révolution de 1979

Le 21 août 1980, les forces de sécurité ont fait irruption dans un bâtiment de la rue Naft à Téhéran et arrêté onze dirigeants élus de la communauté baha’ie. Depuis lors, aucune information vérifiée n’a été révélée concernant leur sort ni leur lieu de détention. Les autorités de la République islamique d’Iran ont systématiquement refusé de reconnaître leur détention ni d’assumer la responsabilité de leur disparition forcée.

Cela faisait partie d’une campagne plus vaste de persécution : confiscation de biens, fermeture de sites religieux, arrestations massives, exécutions et dissolution des structures administratives bahá’íes en 1983. Un an plus tard, en janvier 1982, huit membres du deuxième conseil de direction bahá’í ont été exécutés.

Disparitions forcées de prisonniers politiques de gauche et de Moudjahidines au cours de l’été 1988

Entre juillet et septembre 1988, la République islamique d’Iran a commis l’un des crimes les plus graves et les plus systématiques de son histoire contre les prisonniers politiques, ciblant principalement les membres d’organisations de gauche et des Moudjahidine du peuple. Des milliers de dissidents politiques – dont beaucoup avaient déjà été jugés et condamnés – ont été exécutés extrajudiciairement et soumis à des disparitions forcées. Leurs corps ont été enterrés en secret, dans des fosses communes anonymes. À ce jour, ces lieux d’inhumation restent cachés aux familles, tandis que les autorités continuent de les détruire et de les profaner systématiquement. Le plus important de ces sites, le cimetière de Khavaran, est toujours en cours de démolition par les forces gouvernementales.

Malgré de nombreuses preuves et des dossiers bien documentés attestant de l’implication directe de responsables iraniens dans ces massacres, aucune autorité, passée ou présente, n’a jamais été tenue responsable de ce qui constitue des crimes contre l’humanité. Au contraire, plusieurs personnes ayant joué un rôle central dans ces atrocités ont depuis été nommées à de hautes fonctions au sein de l’État, notamment ministre de la Justice, chef du pouvoir judiciaire, et même président.

Disparitions forcées de dissidents au-delà de leur appartenance nationale/ethnique, religieuse ou politique

Au-delà de sa persécution systématique des minorités nationales, ethniques et religieuses, la République islamique d’Iran a systématiquement eu recours aux disparitions forcées contre ses opposants politiques de tous horizons. Au fil des décennies, des dissidents ont été enlevés, détenus dans des lieux tenus secrets et assassinés en secret dans le cadre de campagnes de répression organisées par l’État, notamment par des meurtres en série d’intellectuels. Ces crimes ont été délibérément dissimulés, laissant des familles sans vérité ni justice.

Dans les rares cas où, sous la pression nationale ou internationale, les autorités ont autorisé des cérémonies d’enterrement ou rendu les corps aux familles, des éléments clés du processus d’enlèvement et d’exécution relèvent toujours de la définition internationalement reconnue de la disparition forcée.

Hengaw : Les disparitions forcées systématiques commises par la République islamique d’Iran constituent des crimes contre l’humanité

L’Organisation Hengaw pour les droits de l’homme, s’appuyant sur des preuves documentées et des rapports d’institutions internationales, dont les Nations Unies, souligne que la politique systématique de disparitions forcées de la République islamique d’Iran constitue un crime clair contre l’humanité.

Selon l’article 2 de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, la disparition forcée est définie comme l’arrestation ou l’enlèvement d’une personne par les autorités d’un État, ou par des personnes agissant avec l’autorisation ou l’appui de l’État, suivi du refus de reconnaître la détention ou de révéler le sort de la victime ou le lieu où elle se trouve. Lorsque de telles pratiques sont menées de manière généralisée et systématique contre une population civile, elles sont qualifiées de crimes contre l’humanité au sens de l’article 7 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

En Iran, des milliers de prisonniers politiques – notamment lors des massacres des années 1980, et plus particulièrement en 1988 – ont été exécutés extrajudiciairement et victimes de disparitions forcées. Les lieux de sépulture de nombreuses victimes restent cachés, tandis que les fosses communes connues ont été systématiquement détruites par les autorités. Les familles et les survivants se sont vu refuser le droit à la vérité et à la justice et, depuis plus de quatre décennies, sont également victimes de menaces, de harcèlement et de persécutions.

Selon le droit international et les rapports officiels de l’ONU, cette tendance ne résulte pas de violations isolées, mais reflète une politique délibérée de la République islamique d’Iran visant à éliminer les opposants politiques et à réprimer la société civile et politique. L’Organisation de défense des droits humains, Hengaw, qualifie donc explicitement les disparitions forcées en Iran de crimes systématiques et, conformément aux définitions des Nations Unies, de crimes contre l’humanité. L’organisation souligne l’urgence d’une justice internationale et de garanties de vérité et de justice pour les victimes et les survivants.

Depuis sa création, Hengaw est confrontée à des menaces sécuritaires constantes, notamment au risque d’arrestation arbitraire et de disparition forcée. Sur la base des preuves disponibles, Hengaw tient la République islamique d’Iran pour responsable de la disparition forcée de son membre Hossein Bagheri, connu sous le nom de Zhakan Baran, et a appelé à plusieurs reprises la communauté internationale à prendre des mesures urgentes et efficaces dans cette affaire.

La liste suivante comprend les noms des personnes qui, après le début du mouvement Femme, Vie, Liberté (Jin, Jiyan, Azadi), ont été arrêtées ou exécutées par la République islamique, et dont le sort, les lieux de sépulture et les procédures judiciaires restent inconnus.

La liste des Kurdes portés disparus après avoir été arrêtés par le régime iranien est à consulté sur le site de Hengaw.

ROJAVA. Les gangs de la Turquie kidnappent trois Kurdes à Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Des mercenaires de la Turquie ont enlevé trois jeunes Kurdes dans un village d’Afrin lors de funérailles, sans qu’on sache où ils ont été emmenés, ni ce qu’on leur reproche.

Selon les sources locales, des mercenaires de l’occupation turque ont enlevé hier soir trois jeunes hommes du village de Kafr Safra, situé dans le district de Jandaris de la campagne occupée d’Afrin, alors qu’ils assistaient à une cérémonie funéraire.

Les sources ont expliqué que les mercenaires ont attaqué la tente funéraire à bord de cinq véhicules et emmené les trois jeunes hommes vers un lieu inconnu. Leurs familles ont refusé de révéler leur identité par crainte de harcèlement et de menaces après l’enlèvement.

Des témoignages de l’intérieur du village ont indiqué que six habitants du quartier de Sheikh Maqsoud à Alep étaient venus à Kafr Safra pour assister à une cérémonie funéraire organisée par leurs proches, avant que des mercenaires ne fassent un raid sur les lieux et n’en kidnappent trois d’entre eux.

Cette escalade survient trois jours seulement après une campagne de pillage systématique du village de Bouzika, dans la campagne d’Afrin, menée par des hommes armés masqués affiliés aux mercenaires de la Turquie. (ANHA)

ROJAVA. Les Asayish déjouent une tentative d’évasion de 60 membres de l’EI du camp al-Hol

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SYRIE / ROJAVA – Les Forces de sécurité intérieure (en kurde : asayîş) ont déjoué une tentative d’exfiltration de 60 femmes et enfants de DAECH du camp al-Hol, rapporte l’agence North Press.

Les Forces de sécurité intérieure du nord et de l’est de la Syrie (Asayish) ont déjoué mardi une tentative de faire sortir clandestinement environ 60 femmes et enfants de familles de membres étrangers du groupe État islamique (DAECH / ISIS) du camp de Hawl dans le nord-est de la Syrie, a déclaré mercredi à North Press une source de sécurité bien informée.

La source, qui a requis l’anonymat, a déclaré que l’opération impliquait un camion et un véhicule Kia. Les Asayish ont découvert le plan, arrêté les personnes impliquées et mis fin à la tentative.

Il a ajouté que des enquêtes sont en cours pour découvrir toutes les circonstances de l’incident et déterminer toutes les parties qui y sont liées.

Jihan Hannan, directrice du camp Hawl, a confirmé l’incident à North Press, déclarant seulement que « les forces de sécurité ont réussi à le contrôler et à le déjouer », sans fournir plus de détails.

TURQUIE. Un cimetière arménien profané à Ağrı

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TURQUIE / KURDISTAN – Dans un cimetière arménien de la province d’Agiri, des ossements humains ont été sortis des tombes et entassés au milieux des pierres tombales, signale un cite d’information kurde. 

Des ossements humains ont été découverts dans le cimetière arménien historique du village d’Akori, dans le district d’Idir. De nombreux ossements humains ont été découverts entre deux pierres du cimetière, situé au pied du mont Gilidax (Ağrı).

Selon l’agence Welat,  aucune enquête n’a été ouverte ni menée concernant les ossements. On ignore qui les a ramassés et abandonnés au milieux des pierres. La possibilité qu’ils aient été ramassés et abandonnés par des visiteurs du cimetière ou par des bergers est envisagée. Des rumeurs circulent également selon lesquelles les ossements auraient été retirés de tombes creusées par des chasseurs de trésors. 

SYRIE. Les gangs de Jolani s’en prennent aux étudiants kurdes de l’Université d’Alep

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SYRIE – Les membres de la Sûreté générale d’al-Sharaa (Jolani) ont interrompu hier la cérémonie de remise des diplômes des étudiants de la Faculté d’architecture de l’Université d’Alep, insultant les étudiants kurdes et confisquant leurs instruments de musique, sans que l’administration universitaire réagisse.

La Faculté d’architecture de l’Université d’Alep a été le théâtre hier d’un incident controversé après qu’une patrouille de la Sécurité générale affiliée au gouvernement de transition a pris d’assaut une cérémonie de remise de diplômes organisée par un certain nombre d’étudiants kurdes et a brusquement interrompu l’événement.

Selon des témoins, la patrouille est entrée dans la salle dans une atmosphère tendue et a insulté les étudiants. Ils ont ensuite confisqué les instruments de musique utilisés lors du spectacle.

L’incident a déclenché une vague de colère parmi les étudiants et leurs familles, tandis que l’administration de l’université est restée silencieuse et n’a pas encore émis de commentaire officiel. (ANHA)

Öcalan : Rojava est ma ligne rouge

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TURQUIE / KURDISTAN – Alors que les menaces turques s’intensifient envers les Kurdes du Rojava, le chef historique du PKK a déclaré que le « Rojava est ma ligne rouge (…). Exclure les Kurdes et éliminer leurs acquis n’apportera aucun bénéfice à la Turquie. »

Pervin Buldan, membre de la délégation d’Imralı du DEM Parti, a parlé sur JINTV du processus de paix et de société démocratique et de la dernière rencontre avec Öcalan.

Öcalan : Rojava est notre ligne rouge

Pervin Buldan a déclaré qu’Abdullah Öcalan avait évalué la situation dans le nord et l’est de la Syrie et l’évolution de la situation en Syrie. Buldan a expliqué qu’Öcalan avait discuté de ces questions avec la délégation de l’État, ajoutant : « Avec nous, avec la délégation du DEM, il n’a parlé que de politique turque, mais je sais qu’il l’a répété à plusieurs reprises : « La Syrie et le Rojava sont ma ligne rouge. Pour moi, cet endroit est différent. » » Il a évoqué ce point à plusieurs reprises concernant la Syrie. Je tiens toutefois à souligner qu’il n’a pas procédé à une évaluation avec nous concernant la Syrie et le Rojava. Il en a principalement discuté avec la délégation de l’État, a débattu de la question sur place et a même déclaré que si l’occasion et les circonstances se présentaient, il considérait important d’établir également un contact avec eux. Il a effectivement souligné à plusieurs reprises l’importance de la communication avec le Rojava. Il a exprimé son souhait de discuter avec eux, de débattre avec eux et d’examiner ensemble la voie à suivre et la décision à prendre. Cela n’a pas encore eu lieu, mais si des progrès sont réalisés à l’avenir et qu’une telle opportunité se présente, peut-être grâce à des réunions et des contacts avec des responsables du Rojava, nous pensons que la question sera résolue plus facilement. »

Pervin Buldan a également attiré l’attention sur les déclarations du gouvernement concernant le nord et l’est de la Syrie, commentant : « La Turquie, dans ce sens, sur la question du Rojava et de la Syrie, doit se tenir aux côtés du peuple kurde. Exclure les Kurdes de cette région, lancer une opération contre eux ou détruire les acquis du peuple kurde n’apporte aucun bénéfice à la Turquie, et les Kurdes de Turquie ne l’accepteront pas non plus. Cela doit être clairement compris, et je crois qu’il est nécessaire de réfléchir plus rationnellement et de prendre les bonnes décisions afin de résoudre le problème par la bonne voie et la bonne méthode. 

Par conséquent, la Turquie suit également de près l’évolution de la situation en Syrie, les accords, les négociations avec le gouvernement de Damas, etc. Cependant, les Kurdes sont extrêmement sensibles à ce sujet. Le Rojava est la région la plus sensible pour le peuple kurde.

Ainsi, quels que soient les progrès accomplis en faveur de la démocratisation en Turquie, la moindre perte au Rojava, ou une opération dans ce pays, provoquerait de graves ravages parmi le peuple kurde. Une telle approche serait inacceptable. Personne ne l’accepterait. Et surtout, M. Öcalan ne l’accepterait pas.

Je crois que si la Turquie aborde cette question avec une compréhension commune, en soutenant le peuple kurde, en respectant ses acquis et en reconnaissant son droit à vivre dans chaque région avec ses propres acquis, sa propre langue, son identité et sa culture, et en cherchant à résoudre ce problème sur une base démocratique, légale et constitutionnelle, alors la Turquie elle-même en sortira gagnante. Ainsi, non pas en partant d’une position de perte ou de cause de perte, mais en gagnant et en aidant les autres à gagner, une compréhension commune et un consensus pourront véritablement résoudre ce problème. »

Trois concepts clés

Pervin Buldan a déclaré qu’Öcalan avait mis l’accent sur trois concepts clés : « Nous pouvons considérer les questions de société démocratique, de paix et d’intégration comme un tout. Les placer séparément ou déconnectés les uns des autres serait une erreur, ce serait une erreur. » M. Öcalan a souligné l’importance de prendre des mesures rapides et synchronisées qui puissent entrelacer tous ces éléments et de veiller à ce que l’intégration devienne enfin une réalité.

Permettez-moi de le dire ainsi : une commission a été constituée. Elle a commencé ses travaux et son objectif est d’adopter des lois le plus rapidement possible. Car sans lois d’intégration, rien ne peut être mis en œuvre. Bien sûr, nous pouvons parler de paix, de démocratisation, nous pouvons certainement discuter des injustices et de l’anarchie en Turquie et de la manière dont de nouvelles lois pourraient être adoptées pour y remédier. Mais l’intégration est une question bien différente.

Aujourd’hui, des milliers de personnes se trouvent dans les montagnes, les armes à la main. Certes, une cérémonie de dissolution a eu lieu symboliquement. Le PKK a déclaré son démantèlement. Mais il reste des personnes armées. Ces individus doivent désormais déposer les armes et rentrer en Turquie, et les obstacles qui les empêchent de participer à la vie politique démocratique doivent être levés. Cela ne pourra se concrétiser que grâce aux lois issues de la commission. » (ANF)