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Grève féministe en solidarité avec les femmes du monde entier, notamment iraniennes, afghanes et kurdes

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PARIS – De nombreux collectifs, associations de femmes, syndicats et partis politiques appellent à la grève féministe le 8 mars en solidarité avec les femmes du monde entier à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

Voici leur appel:

Le 8 mars, ce n’est ni la fête des mères, ni la fête des femmes, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

Nous appelons à la grève féministe en solidarité avec nos sœurs du monde entier, notamment iraniennes, afghanes et kurdes qui subissent une remise en cause de leurs droits fondamentaux et qui payent parfois de leur vie leur résistance acharnée à l’oppression. Nous soutenons nos sœurs ukrainiennes confrontées à une guerre cruelle et meurtrière dont un grand nombre vit en exil ou ont à affronter la peur des bombardements et les exactions des soldats russes. Nous soutenons nos sœurs féministes russes qui manifestent contre ces menées militaristes au prix souvent de leur liberté.

Nous appelons à la grève féministe pour gagner l’égalité au travail et dans nos vies, pour garantir notre indépendance économique.

En France, le gouvernement s’attaque de nouveau et frontalement aux femmes avec une réforme des retraites, qui va les percuter de plein fouet. Au cœur de la lutte contre cetteréforme, le 8 mars est l’occasion de mettre sur le devant de la scène la situation et les revendications des femmes et d’amplifier la mobilisation.Le 8 mars 2020 a été la dernière manifestation avant l’enterrement de la réforme des retraites à points ! Faisons du 8 mars 2023 celui du retrait de cette nouvelle réforme de régression sociale majeure. Ensemble, nous gagnerons !

Toujours payées un quart en moins, concentrées sur les emplois moins bien rémunérés et à temps partiels, les femmes sont de plus en plus nombreuses à ne pas pouvoir boucler les fins de mois. Au lieu de sanctionner les entreprises qui discriminent, au lieu d’augmenter les salaires et les pensions,de lutter contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes, ce gouvernement et le patronat veulent imposer une réforme des retraites violente et injuste. Contraintes par des salaires plus faibles et des carrières plus courtes du fait de la prise en charge des enfants et des aîné·es, nous touchons déjà aujourd’hui une pension en moyenne inférieure de 40% à celle des hommes. Reporter encore l’âge de départ, alors que nous sommes nombreuses à partir en retraite avec une carrière incomplète dégradera encore notre situation. Nous refusons de travailler plus pour gagner moins ! Au contraire, mener des politiques volontaristes pour l’égalité des salaires et des taux d’emploi procurerait des cotisations supplémentaires supérieures au déficit invoqué par le gouvernement pour justifier la réforme des retraites.

Handicapées, nous subissons d’autant plus les violences sexistes, y compris sexuelles, qu’elles soient privées, institutionnelles, médicales, ou économiques. Nous ne voulons plus être invisibles, privées de nos droits à l’auto-détermination, à l’éducation, à l’autonomie, à l’emploi, aux soins, et à la procréation pour celles souhaitant devenir mère. Nous voulons notre indépendance économique, l’accessibilité universelle de l’ensemble de l’espace public, des logements, des écoles et lieux de formations, professionnels ou de loisirs.

Travailleuses sans papier, nous voulons être déclarées et pouvoir cotiser. Pas question, comme le fait le projet de loi asile immigration, de donner les pleins pouvoirs aux patrons pour décider de notre régularisation !

Privées d’emploi, nous ne voulons pas que la durée de notre indemnisation, comme le prévoit désormais la loi, dépende des aléas de la conjoncture économique.

Nous refusons de subir les effets du projet de loi sur le logement Kasbarian-Bergé actuellement en discussion qui criminalise les locataires et occupantes précaires mises dans l’illégalité en accélérant les mises à la rue, précarisant encore davantage celles qui subissent des violences et des inégalités.

Nous appelons à la grève féministe pour défendre le droit à l’avortement toujours menacé ou criminalisé dans le monde. En France, ce droit doit être inscrit dans la Constitution ! Il doit aussi être effectif sur l’ensemble du territoire avec le maintien et la réouverture de maternités et hôpitaux de proximité.

#MeToo a mis en lumière que les violences contre les femmes et les filles étaient partout. Nous voulons enfin en tous lieux être respectées et 2 milliards pour l’accompagnement des victimes, la mise en œuvre des politiques de prévention pour assurer la fin des violences sexistes et sexuelles. Nous en avons assez de l’impunité des agresseurs ! Nous voulons une réelle solidarité avec les victimes ! Nous voulons que les lois existantes soient complétées et appliquées !

De bons salaires, de bonnes retraites, c’est la garantie de notre indépendance économique. Pas question, de dépendre de nos pères, de nos conjoints ou de toute forme de patriarcat !

Nous voulons du temps pour vivre, un vrai partage des tâches domestiques et parentales, une réduction du temps de travail pour toustes ! Nous voulons des services publics pour socialiser ces tâches et prendre en charge nos enfants et nos parents !

Nous voulons avoir les moyens de faire nos choix de vie et de vivre librement notre orientation sexuelle et nos identités. Nous voulons mettre fin aux attaques et discriminations misogynes, racistes et LGBTQIAphobes. Celles-ci sont relayées par les discours de l’extrême droite dont l’ADN est la haine de l’« autre ».

Nous voulons une éducation non sexiste, la mise en place effective d’une éducation à la sexualité et au consentement, la fin des stéréotypes dans les manuels scolaires et une orientation scolaire et professionnelle non genrée.

Le 8 mars, on s’arrête toutes et on manifeste. On fait la grève féministe.

On montre la solidarité et la force des femmes. Le 8 mars, on grève, on débraye, on agit. Faisons du bruit à 15h40, heure à laquelle chaque jour les femmes arrêtent d’être payées. Le 8 mars, toustes ensemble, on envahit les rues contre la réforme des retraites, pour l’augmentation des salaires, contre les violences sexistes et sexuelles et en solidarité internationale avec les femmes du monde entier.

Ras le bol du patriarcat !

 

1ères signataires :

Organisations nationales : Association Nationale des Études Féministes (ANEF), Association Mémoire Traumatique et Victimologie, ActionAid France, APEL-Egalité, Attac France, CCFD-Terre Solidaire, CGT,Collectif National Droit des Femmes, Collectif pour une Parentalité Féministe, CNT-Solidarité Ouvrière, Collectif « féministes tunisiennes », la FAGE, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Femmes Égalité, Femmes Solidaires, Femmes de la résistance, Fondation Copernic, FSU, Fédération Nationale des centres d’information sur les droits des femmes et des familles (FNCIDFF), Fédération des Associations des Marocains en France, Las Rojas, La Relève Féministe, les Effronté-es, Ligue des femmes iraniennes pour la démocratie (LFID) L’Assemblée des Femmes, La Place des Grenouilles, Las Rojas, Les Rosies, Marche Mondiale des Femmes France, Mémoire traumatique et victimologie, Mouvement des Femmes Kurdes (TJK-F), Mouvement des mères isolées, #NousToutes, On arrête Toutes !, Organisation de Solidarité Trans (OST), Osez le féminisme, Planning familial, People’s Health Movement France (PHM), Réseau féministe « Ruptures », Stop aux Violences Obstétricales et Gynécologiques France, Union des femmes socialistes (SKB)France, UNEF (union nationale des étudiant•e•s de France ), Union Syndicale Solidaires,

Organisations locales : Assemblée Féministe Paris-banlieues, Collectif CIVG Tenon, Collectif 65 pour les Droits des Femmes, Collectif Féministe Les Dionysiennes, Collectif féministe narbonnaise, CGT ÉDUC’ACTION 75, Interorga féministe de l’Hérault, Maison des Femmes Thérèse Clerc Montreuil, Le Planning Familial 94, ZORA Paris, Fédération Régionale des Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles du GrandEst, Fédération Régionale des CIDFF d’Auvergne Rhône-Alpes, La Taverne Ludique (Caen)

En soutien : Europe Ecologie Les Verts (EELV), Ensemble!, Gauche Eco Socialiste, Génération S, Humains et dignes, La France Insoumise (LFI), Les Jeunes Écologistes, Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF), NPA, Parti Communiste des Ouvriers de France, Parti communiste français, Parti de Gauche, Parti Socialiste (PS), Place publique, Rejoignons-nous, Union Communiste Libertaire

 

La Turquie a commis un nouveau crime à Shengal

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IRAK / SHENGAL – Malgré le séisme mortel qui a frappé la Turquie, Erdogan continue à attaquer la Syrie et l’Irak où il massacre les Kurdes et les Yézidis. Ce midi, une frappe aérienne turque a ciblé les forces de sécurité yézidies à Shengal, tuant le combattant Şêrzad Şemo Kasım.

Ce midi, l’État envahisseur turc a effectué une frappe aérienne sur un véhicule de la force de sécurité locale yézidie (Ezidxane Asayish) dans le centre de la ville yézidie de Shengal (Sinjar) au Kurdistan d’Irak.

L’attaque d’aujourd’hui est survenue après une attaque de drone turc qui a visé un véhicule appartenant aux YBŞ (unités de résistance de Shengal) à Khanasor (Xanesor) le 27 février. L’attaque a coûté la vie aux commandants de YBŞ Pîr Çeko et Agir Cefri.

ROJAVA. La Turquie cible les rescapés du séisme

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SYRIE / KURDISTAN – Le séisme dévastateur du 6 février n’a pas fait obstacle à la machine de guerre turque, qui a comme objectif principal l’anéantissement des Kurdes et des peuples de la région. Les forces armées turques et leurs alliés jihadistes ont attaqué les rescapés du séisme par des obus, drones et des armes chimiques interdites.

Après le tremblement de terre dévastateur du 6 février qui a frappé le Kurdistan du Nord et la Turquie, et touché plusieurs zones en Syrie, le Commandement général des Forces démocratiques syriennes (FDS) a annoncé aussitôt qu’elles sont prêtes à fournir une assistance immédiate pour les rescapés du séisme sur le territoire syrien, et le 10 février, l’administration autonome a appelé à mettre de côté les divergences politiques et à se concentrer sur la situation humanitaire.

D’autre part, le coprésident de l’organe exécutif de l’Union de la communauté du Kurdistan (KCK, aile militaire du PKK), Cemil Bayik, a annoncé le 10 février un cessez-le feu unilatéral à cause du séisme qui a frappé la région. Cependant, l’État turc occupant, qui a comme projet principal l’extermination du peuple kurde et des habitants de la région au lieu de sauver la vie des millions de rescapés du séisme, a commis davantage de meurtres.

Le 6 février, l’armée d’occupation turque a bombardé les environs du district de Tal Rifaat avec des armes lourdes.

Le 8 février, le centre des médias des Forces de sécurité intérieure dans le nord et l’est de la Syrie a annoncé que leur membre Abd al-Rahman al-Jalmud a été tu dans un attentat terroriste.

Le 9 février, l’armée d’occupation turque a bombardé le village d’Al-Khalidiyah, la ville d’Al-Hishah et la route internationale M4 dans le district d’Ain Issa. Elle a également bombardé les position de la guérilla à proximité du village de Saida et de Jamjo, à Sheladize, dans la région d’Amediyah, au Kurdistan irakien, avec des armes chimiques interdites deux fois de suite, tout en utilisant des obus de chars et des soldats au sol.

Le 10 février, l’armée d’occupation turque a bombardé les fronts de résistance près de la région de Jamjo, au Kurdistan irakien avec des armes lourdes. Les combattants se sont défendus et ont tué un soldat de l’occupation.

Le 11 février, les villages de Saida, Al-Khalidiyah, Taiba et la route internationale ont été soumis à d’intenses bombardements par l’armée d’occupation turque. Les tranchées de la guérilla ont également été bombardées 27 fois avec des canons et des armes lourdes par l’armée d’occupation.

Le 12 février, un drone d’occupation turque a pris pour cible une voiture sur la route menant au village de Manaz, dans la campagne ouest de la ville. Un membre du Mouvement pour une société démocratique, Mahmoud Bashar (nom de guerre Mahmoud Kobani), a été assassiné. Les soldats de l’armée d’occupation turque ont également tué 3 jeunes hommes (Ismail Hamdi Al-Abdullah et Alaa Hussein Al-Omar (20 ans) de la ville d’Azaz, et Muhammad Rami Rustam (24 ans) de la ville de Darat Azza, en de manière brutale, alors qu’ils tentaient d’entrer sur le territoire turc pour secourir leurs familles coincées sous les décombres, près du village de Deir Sawan, dans le district de Shera, dans la campagne occupée d’Afrin.

Le 14 février, les avions de querre turcs ont bombardé la place de la plaine de Kafia à Gara, à 5 reprises.

Le 15 février, l’armée d’occupation a bombardé à l’arme lourde la place de la Résistance au Mont Cudi et a bombardé les tranchées de la résistance près du village de Saida avec des armes interdites dans le district de Sheladize.

Le 16 février, l’armée d’occupation turque a bombardé le district de Tal Rifaat du canton d’al-Shahba, tuant le vieil homme Youssef Abed (70 ans) et blessant un autre civil.

Les 15 et 16 février, l’armée d’occupation turque a bombardé les tranchées de la résistance dans la colline FM près du village de Saida et de la place Jamjo avec des bombes, des chars et des armes lourdes 43 fois.

Le 17 février, l’armée d’occupation a poursuivi ses attaques contre la guérilla, bombardant leurs zones avec des hélicoptères de combat, des chars, des obus et des armes lourdes à 38 reprises.

Le 18 février, l’armée d’occupation turque a bombardé la route M4, la maison de repos d’Al-Nakhil, le village de Saida et l’ancien camp d’Ain Issa dans la campagne orientale du district d’Ain Issa. Le même jour, les tranchées de la résistance sur la place de la résistance de la colline Cudi près du village de Saida et la place Jamjo ont été bombardées avec des canons, des chars et des armes lourdes 63 fois.

Le 19 février, l’armée d’occupation a bombardé les zones où les combattants de la guérilla étaient stationnés, 6 fois avec des avions de combat et 63 fois avec des chars, de l’artillerie et des armes lourdes.

Le 20 février, l’armée d’occupation turque a poursuivi son attaque sur les sites de la guérilla, et elle a été bombardée 46 fois avec des chars, de l’artillerie, des armes lourdes et des dizaines de fois avec des avions de combat.

Le 20 février, l’armée d’occupation turque a bombardé les villages de Hawija, Fatsa et la partie orientale du district d’Ain Issa à l’arme lourde.

Le 22 février, une voiture sur la route entre Qamishlo et Tirbe Spi a été attaquée par un drone de l’armée d’occupation turque près du village de Bweira, à l’est de la ville de Qamishlo, tuant Khalil Manjeh et en blessant une autre personne.

Le 23 février, l’armée d’occupation turque a bombardé 25 fois les tranchées de la résistance près du village de Saida avec des bombes interdites et des matériaux au phosphore lancés à partir de chars. Il a également bombardé les collines d’Amidiya et Judy 83 fois avec des bombes, des canons, des chars et des armes lourdes.

Le 24 février, un attentat à la voiture piégée perpétré par les services de renseignement turcs (MIT), dans la région d’Al-Shaqif, au nord du quartier Sheikh Maqsoud à Alep, a entraîné la mort d’un membre du Comité économique, Hamza Kobani (Mehmet Yildirim), et la blessure de 3 autres. Le même jour, l’armée d’occupation turque a bombardé 17 fois des sites de résistance près du village de Saida avec des bombes au phosphore et des bombes interdites. La région de la colline FM et la région de Jamjo ont également été bombardées 65 fois avec des canons et des chars.

Le 25 février, les Forces de sécurité intérieure ont annoncé la mort de l’un de ses membres (Mutashar Al-Ahmad) lors d’une attaque terroriste alors qu’il accomplissait son devoir national de défendre sa terre. Le camp d’Ain Issa et la route internationale 4M ont également été bombardés à l’arme lourde. Les zones de guérilla ont également été bombardées deux fois par des avions de combat, 6 fois par des hélicoptères, 65 fois par des chars et des obus et 17 fois par des armes contenant du phosphore et des produits chimiques interdits.

Le 26 février, les positions de la guérilla kurde ont été bombardés une fois par des avions de combat de l’armée d’occupation, et 43 fois par des chars, des obus d’artillerie et des armes lourdes. Les tranchées de la guérilla près du village de Sida ont été bombardées à 15 reprises par des obus chargés de phosphore. L’armée d’occupation turque a également bombardé le village d’Al-Kouzeliya dans la campagne sud du district le long de la route internationale M4 et le village d’Umm Al-Kif dans la campagne ouest avec de l’artillerie lourde.

Le 27 février, une voiture a explosé près de l’école primaire, Rufaida Al-Aslamiya, dans le quartier Al-Kallasa de la ville d’Al-Hasakah, blessant un combattant et deux citoyens, dont une femme de 70 ans nommée Amina Khalil Darwish (70 ans). Le camp d’Ain Issa et les villages de Sidon et Khalidiya ont été bombardés à l’arme lourde.

Les unités de résistance de Şengal ont également annoncé la mort de deux de ses commandants, Bir Gekko (Saad Ali Badal) et Aker Jafri (Khairy Khidr Khalaf), et un autre blessé après avoir été pris pour cible par les drones de l’État d’occupation turc dans le village de Bahrava, à Shengal.

Une femme (Wadha Ali Al-Fares) a également été blessée au pied gauche après avoir été ciblée par l’armée d’occupation turque à proximité du village d’Al-Dardara, à l’est du district de Tal Tamr, canton d’Al-Hasakah, alors qu’elle faisait paître ses moutons.

ANHA

Un jeune Kurde blessé grièvement par des fascistes turcs au Danemark

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À Esbjerg, au Danemark, un groupe de racistes turcs a attaqué un jeune Kurde de Kobanê et l’a grièvement blessé à l’arme blanche.

La victime s’appelle Muhammad Oso. Il est actuellement aux soins intensifs.

Selon des informations, une famille kurde d’Afrin a sauvé la victime des mains des assaillants et a informé la police de l’attaque.

Rudaw

Une militante kurde à l’origine de la nouvelle loi britannique interdisant le mariage d’enfant

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La jeune militante kurde, Payzee Mahmod et sa soeur ont été mariées de force au Royaume-Uni alors qu’elles étaient encore adolescentes. Sa soeur a été tuée par sa famille pour avoir fui son mari violant. Payzee, qui a pu échapper à la violence domestique et sexuelle, a fondé une association de lutte contre les mariages d’enfants et les « crimes d’honneur ». Elle vient d’obtenir une belle victoire avec l’entrée en vigueur de la loi interdisant le mariage des mineurs de moins de 18 ans.

La nouvelle loi est entrée en vigueur le 27 février en Angleterre et au Pays de Galles. Cette législation introduit une interdiction du partenariat civil et du mariage pour les 16 et 17 ans sans exception.

Diana Nammi, directrice exécutive de l’association IKWRO – Women’s Rights Organisation (Organisation des droits des femmes), a déclaré : « C’est un grand pas en avant pour les droits des enfants en Angleterre et au Pays de Galles. Nous avons fait campagne pour ce changement pendant une décennie parce qu’aucun enfant ne devrait être soumis aux préjudices à vie qui accompagnent le mariage des enfants. J’exhorte tout le monde à faire connaître cet important changement à la loi et à demander de l’aide s’ils connaissent un enfant à risque de mariage précoce. »

Payzee Malika (Mahmod), responsable de la campagne, Child Marriage Survivor (Survivante de mariage d’enfant) a déclaré : « Je suis ravie au-delà des mots aujourd’hui. J’ai été tellement passionnée par l’idée de mettre fin au mariage des enfants après ma propre expérience et celle de ma sœur Banaz, voir que ce jour est enfin arrivé me donne de l’espoir pour l’avenir que nous créons pour les filles. J’ai maintenant hâte de voir cette loi s’étendre à l’Écosse et à l’Irlande du Nord. »

À propos d’IKWRO

IKWRO est une organisation caritative de premier plan qui fournit un soutien spécialisé aux femmes et aux filles d’origine moyen-orientale, nord-africaine (MENA) et afghane, qui risquent d’être victimes d’abus fondés sur l’honneur, de mutilations génitales féminines, de mariages forcés, de mariages d’enfants et de violences domestiques. et d’autres formes de violence contre les femmes et les filles. Elle gère un refuge et fournissons des conseils, un plaidoyer, des conseils et une formation et une campagne pour améliorer les lois et les politiques. Sa mission est de faire progresser les droits des femmes et des filles afghanes et de la région MENA, de lutter contre la discrimination et la violence à l’égard des femmes et des filles, et de donner aux femmes et aux filles les moyens d’accéder à leurs droits et privilèges au Royaume-Uni.

 

KJK: « L’existence de l’humanité dépend de la lutte pour la liberté des femmes »

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La communauté des femmes du Kurdistan débute sa campagne pour la prochaine Journée internationale des droits des femmes du 8 mars sous le slogan : « Avec Jin, Jiyan, Azadî, nous marchons vers la révolution des femmes ».

La Communauté des femmes du Kurdistan (Komalên Jinên Kurdistan – KJK) a annoncé le début de sa campagne à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars. La campagne sous le slogan « Avec Jin-Jiyan-Azadî à la révolution des femmes » s’adresse à la fois aux femmes kurdes et aux femmes du monde entier. Dans le communiqué suivant, la KJK appelle à la création d’un mouvement mondial des femmes.

« La révolution des femmes n’est pas qu’un rêve »

« La Journée des droits des femmes du 8 mars approche. Nos luttes croissantes pour la liberté des femmes (…) ne se limitent plus à un instant, un jour ou un lieu, mais se vivent partout et à tout moment. La lutte pour la liberté des femmes est devenue universelle. Le fait que les révolutions des femmes ne sont pas que des rêves est démontré par les développements libres dans la vie des femmes et les résultats des luttes concrètes qui sont menées sous diverses formes et nuances au Kurdistan, au Moyen-Orient et dans différentes parties du monde, en particulier au Rojava. Il est donc fort probable que le XXIe siècle soit celui des révolutions des femmes.

L’humanité espère la résistance et la lutte croissantes menées par les luttes pour la liberté des femmes contre le système patriarcal. Des sociétés entières réclamant liberté, démocratie et justice s’unissent autour de la lutte sous la houlette des femmes. Cela devient un désir général de vaincre l’État en tant qu’outil du système patriarcal avec son injustice et sa cruauté et de créer à sa place une vie autonome et écologique.

Dans ce contexte, notre idéologie de libération des femmes basée sur le Jineolojî, notre paradigme de la liberté, notre résistance des femmes et notre organisation a joué un rôle pionnier important dans le cheminement de l’humanité vers la beauté, l’égalité, la justice et la liberté. L’importance stratégique de la lutte pour la liberté de nos femmes grandit de jour en jour face aux problèmes globaux et massifs auxquels l’humanité est confrontée. Il devient de plus en plus clair que l’humanité a désespérément besoin de la pensée, de l’action, de l’organisation et de la recréation de la vie par des femmes libres. Il ne serait pas exagéré de dire que l’existence humaine dépend du développement des luttes de libération des femmes.

« Nous promettons de mettre en œuvre la révolution des femmes »

Nous nous souvenons de nos morts avec gratitude et renouvelons notre engagement à faire de la révolution des femmes une réalité. A l’occasion de cette Journée de la Résistance, nous voulons commémorer les 129 ouvrières qui ont été brûlées vives le 8 mars 1957 lors d’une grève dans une usine textile à New York, USA, et toutes les femmes du monde qui se sont battues avec beaucoup de courage et de sacrifice pour la liberté, de Clara Zetkin et Rosa Luxemburg à Sakine Cansız, Viyan Caf, Şirin Elemhuli, Şîlan Kobanê et Arîn Mîrkan. Nous saluons les soulèvements de femmes qui nous ont été récemment confiés par Jina Amini au Kurdistan oriental et toutes les femmes militantes dans les quatre parties du Kurdistan, en Afghanistan, au Moyen-Orient et dans le monde.

Nous commémorons toutes les étoiles YJA et HPG tombées en 2022 et nous nous souvenons de femmes comme Sara Tolhildan, Rûken Zelal, Mizgîn, Rojda, Avzem, Nalîn, Norşîn Efîn, Mizgîn Koçero, Melsa Muş et Esmer. Vous avez représenté notre lignée radicale de libération des femmes à Zap et Avaşîn, qui se répand dans le monde entier, au plus haut niveau. Nous commémorons avec respect nos amis Bêrîvan Zîlan, Delal Nurhak, Jiyan Tolhildan, Peyman Bagok, Çiçek Harunî et Zeynep Saruhan qui sont tombés dans différents domaines de notre lutte, ainsi que Evîn Goyî et Zîlan Konya qui ont été cruellement assassinés à Paris et Silêmanî.

Au fur et à mesure que notre lutte de libération des femmes se développe, les attaques du système patriarcal au pouvoir, en particulier de l’État fasciste turc, se généralisent. Les dirigeants de notre mouvement sont ciblés, assassinés ou emprisonnés. D’autre part, les filles et les femmes kurdes sont contraintes à la prostitution, à la consommation de drogue et aux agents utilisant les méthodes les plus brutales de guerre spéciale. Partout, les femmes ripostent avec une grande assurance, détermination et passion.

Au-delà de nos morts, nous sommes également conscients de la résistance de nos mères kurdes, des familles des morts, des jeunes filles et des femmes, malgré toutes les souffrances et les difficultés. Notre lutte de libération des femmes gagnera définitivement et le régime patriarcal laid, immoral et impitoyable sera vaincu. Sur cette base, le 8 mars, Journée internationale de lutte des femmes travailleuses, nous commémorons une fois de plus avec respect et gratitude toutes nos chutes à la liberté. Le 8 mars nous célébrons nos mères de la paix, nos camarades en prison, nos combattants dans les montagnes, nos amis handicapés, nos peuples, nos amis, nos camarades internationaux, nous célébrons toutes les femmes qui luttent pour la liberté. Dans ce contexte, nous renouvelons notre engagement à lutter pas à pas pour la révolution des femmes.

« La libération d’Öcalan, une tâche centrale »

Les idées de liberté de notre cerveau Abdullah Öcalan se sont répandues dans le monde entier. La diffusion et la mise en œuvre de ces idées et notre lutte pour sa liberté physique est une tâche fondamentale de la lutte pour la liberté des femmes. Le paradigme de la liberté et la philosophie de Rêber Apo se répandent rapidement dans le monde. Bien que Rêber Apo ait été emprisonné dans le cadre d’un système d’isolement massif et de torture pendant 24 ans, il est lu et analysé par le peuple et les forces de l’opposition qui veulent une vie meilleure, juste, humaine et honnête, et ses pensées alimentent la mise en œuvre dans pratique.
(…)
Abdullah Öcalan nous a montré avec sa pratique qu’il est un vrai camarade et ami des femmes. Dans cette optique, à l’occasion de la Journée internationale de la femme travailleuse le 8 mars 2023, nous saluons Rêber Apo avec beaucoup de gratitude, d’amour et de respect. Nous célébrons sa position libérale et la résistance Imrali. La véritable guerre est menée contre Imrali. Rêber Apo offre une résistance globale. Sa liberté est la liberté des femmes. Notre combat pour sa liberté physique est stratégique. Dans ce contexte, il est de notre devoir en tant que mouvement de femmes d’assurer la liberté physique de notre cerveau et de diffuser ses pensées, ses perspectives et son mode de vie.

« Mettre fin au régime fasciste »

La catastrophe du tremblement de terre au Kurdistan du Nord et le fait que les politiques du régime fasciste AKP/MHP ont aggravé les conséquences de cette catastrophe sont évidents. À cet égard, nous devons mener notre lutte pour mettre fin au régime fasciste AKP/MHP rapidement et efficacement.

Des millions de personnes ont été touchées, se sont retrouvées sans abri et ont fui, et des dizaines de milliers ont perdu la vie. Ce n’est pas le tremblement de terre qui tue, mais la politique sociale inhumaine de l’AKP. Dans nos zones sismiques, les gens souffrent beaucoup, pleurent et éprouvent des difficultés. Tout notre peuple, y compris les femmes, devrait défendre les victimes du tremblement de terre et fournir toute forme d’aide et de soutien. Les femmes doivent défendre les zones sismiques. A l’occasion du 8 mars, soyons solidaires des femmes et de nos peuples en ces jours difficiles. Sortons de cette terrible catastrophe avec une grande solidarité féminine et sociétale. En tant que femmes, nous devons faire encore plus pour renverser le gouvernement fasciste et l’évincer du pouvoir. Nous devons intensifier notre combat pour la libération des femmes.
(…)
Nous, les femmes du Moyen-Orient, les peuples et les diverses identités religieuses devons unir nos forces pour faire tomber le gouvernement le plus antisocial, misogyne et antipopulaire du Moyen-Orient. N’oublions pas que si nous battons le gouvernement AKP/MHP, le représentant de l’esprit patriarcal cruel en Turquie, un courant démocratique émergera au Moyen-Orient. Cela apportera une bouffée d’air et un souffle de liberté aux femmes et aux peuples du Moyen-Orient et du monde.

« Les femmes, la vie, la liberté »

Les soulèvements en Iran et au Rojhilat (Kurdistan iranien), qui ont commencé sous la direction de femmes avec le slogan « Jin Jiyan Azadî » et ont saisi toute la société, sont une première dans l’histoire du Moyen-Orient et du monde. La révolution iranienne est la révolution du Moyen-Orient. Les femmes et les peuples iraniens peuvent réussir s’ils unissent leurs forces organisées et combattent ensemble.

Après l’assassinat de Jina Mahsa Amini par la police des mœurs iranienne le 16 septembre 2022, les peuples d’Iran et du Kurdistan oriental, dirigés par des femmes, se sont soulevés contre l’État patriarcal et ont entamé un combat pour la liberté sous le slogan « Jin, Jiyan, Azadî « .

Pour la première fois dans l’histoire du Kurdistan, du Moyen-Orient et de l’humanité, les peuples se soulèvent ensemble contre un régime oppressif et cruel sous un slogan féminin. « Jin, Jiyan, Azadî » est devenu un slogan global et universel, car les sociétés voient leur liberté dans la liberté des femmes. Cette situation montre également le degré de diffusion du paradigme apoiste et le haut niveau d’acceptation dont jouissent les idées de liberté des femmes au Moyen-Orient et dans le monde.

A l’occasion du 8 mars, nous félicitons et saluons la résistance des femmes et des peuples d’Iran, du Kurdistan oriental et du Baloutchistan contre l’Etat iranien.

Il est également très important que les peuples azerbaïdjanais, persan, arabe, baloutche et arménien en Iran puissent se battre ensemble. Les femmes en Iran et au Kurdistan doivent jouer un rôle de premier plan dans le développement à la fois de l’unité nationale kurde et de l’unité des peuples d’Iran. Bien que les soulèvements en Iran soient soumis aux fluctuations économiques, ils se développeront désormais de manière continue. Les femmes et les peuples d’Iran en sont conscients. Ils n’accepteront jamais l’esclavage.

En Afghanistan, le gouvernement des talibans veut maintenir les femmes afghanes dans l’obscurité totale. Il y a une grande guerre contre la liberté d’expression et de voix des femmes. Les femmes afghanes poursuivent très courageusement leur résistance sous diverses formes. Sur cette base, nous saluons leur résistance.

La résistance de la guérilla

Nos combattantes de la guérilla YJA Star ont montré des réalisations exceptionnelles dans le développement de la résistance de la guérilla et de l’autodéfense de notre pays dans la guerre contre l’État turc dans les régions de Zap et d’Avaşîn. Pour la première fois, les femmes kurdes ont représenté avec autant de force et d’efficacité l’expansion de la résistance dans tous les domaines. Et cette résistance des femmes a empêché l’État fasciste turc d’avancer et d’obtenir des succès à Zap et à Avaşîn.

À l’occasion du 30e anniversaire de la fondation de l’Armée des femmes, les YJA Stars ont tourné une nouvelle page dans l’histoire de la lutte pour la liberté des femmes avec leur attitude réussie et créative et leur participation à la lutte à Zap et Avaşîn. Le niveau atteint par les commandants et les combattants dans les montagnes a influencé toute la guerre. C’est une première dans l’histoire de l’humanité et des femmes.

En 2021 et 2022, l’YJA Star a développé une position de premier plan dans la direction et l’organisation de la lutte, dans la résistance souterraine dans les systèmes de tunnels, dans la réalisation d’actions, et dans la formation et l’organisation de la guérilla. Ils ont été les pionniers de la construction de la guérilla de la modernité démocratique. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les femmes ont joué un rôle aussi stratégique dans la lutte d’un peuple et d’une armée de manière aussi organisée, quantitativement et qualitativement remarquable. À cet égard, notre organisation de guérilla féminine YJA Star a réussi à mener à bien ses tâches et à jouer un rôle stratégique dans la création d’une guérilla moderne.

Notre révolution des femmes au Rojava réalise pas à pas la réorganisation de la société en termes de liberté des femmes. Le Rojava est la zone la plus importante pour le développement du mouvement des femmes kurdes. La garantie de la révolution au Rojava est le travail pour la libération des femmes. La construction du confédéralisme démocratique des femmes à travers les communes, les assemblées, les académies et les coopératives dans les domaines social, politique, économique, diplomatique, de la santé, de la presse, de la culture, de l’autodéfense, de l’éducation et du jineolojî, ainsi que le développement du système de la coprésidence et la représentation paritaire dans tous les domaines revêtent une importance essentielle. La lutte pour construire une nouvelle vie se développe sur la base du développement d’un système de vie alternatif. Des milliers de femmes ont participé et travaillent à la révolution du Rojava. Des milliers de femmes kurdes, arabes, arméniennes, assyriennes et turkmènes y participent avec une grande confiance. Le développement et la participation rapides des femmes arabes sont frappants. L’alliance kurdo-arabe qui s’est développée entre les peuples et les femmes du Moyen-Orient conduit à la propagation et à l’acceptation rapides du modèle d’une nation démocratique dans cette région. Les femmes sont ici des pionnières. Sous cette forme, notre révolution des femmes au Rojava est une révolution dont les femmes du monde peuvent tirer des conclusions très importantes, en tirer profit et s’en inspirer.

« Lutte pour la liberté des femmes dans le monde »

Face au pillage capitaliste, à l’exploitation et à la destruction de l’environnement, le paradigme démocratique, écologique et libérateur des femmes de Rêber Apo est la solution aux crises. La deuxième révolution des femmes comprend également la solution aux crises causées par la sale guerre. La modernité capitaliste a culminé dans la guerre contre la société et la nature comme méthode pour surmonter sa crise profonde. En effet, on peut dire qu’en 2022 nous avons vu des évolutions qui résument le 21ème siècle. Dans presque toutes les régions du monde, l’avidité du profit de la modernité capitaliste cause de grandes destructions dans le sol, dans l’eau, dans les forêts, dans l’air, partout dans la nature, dans chaque être vivant, dans la société et parmi les femmes. Avec la guerre, l’industrialisation et la terrible culture du consumérisme, un assaut se produit menant à l’anéantissement de l’homme. D’autre part, il y a une lutte démocratique généralisée menée par les femmes pour se défendre, défendre la société et la nature. Le monde de la modernité capitaliste et le monde de la modernité démocratique sont dans un conflit intensifié. Le problème le plus fondamental auquel sont confrontées les forces démocratiques est l’incapacité d’unir les structures existantes d’organisation et de lutte en forces communes et continues. De ce point de vue, notre mouvement de femmes travaille à construire une force fédératrice efficace avec la création de l’alternative au confédéralisme mondial des femmes.

Si l’on regarde le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord en général, on constate une nette augmentation des violences faites aux femmes et des agressions sexistes, mais aussi un réveil et une mobilisation des femmes. On peut dire qu’en 2022 les mouvements de femmes ont clairement pris de l’ampleur, même s’ils n’ont pas encore atteint le niveau pour pouvoir répondre de manière globale à cette crise très profonde au Moyen-Orient. La question qui mérite une attention particulière et qui est abordée ici est que cette recherche par les femmes ne doit pas rester dans les limites du système et ne doit pas être consommée par des politiques formelles d’égalité. Parce qu’il y a un danger que la question de la liberté des femmes ne soit pas résolue par une révolution des femmes, mais sur la base d’une politique étatique patriarcale, en intégrant les femmes dans le système patriarcal et en leur accordant certains droits formels. Ceci est destiné à distraire les femmes de leur lutte. Par exemple, un astronaute tunisien sera envoyé dans l’espace, une fillette de douze ans originaire d’Arabie saoudite sera désignée comme la plus jeune écrivaine et les femmes seront autorisées à conduire des voitures. Ce serait une erreur d’y voir une évolution de la liberté des femmes. De cette façon, on tente de tromper et de distraire avec de petites choses les femmes qui se trouvent dans une situation extrêmement difficile. L’objectif est d’empêcher que la lutte des femmes ne se radicalise et que la ligne de liberté ne soit poursuivie plus avant. Dans la lutte pour la liberté des femmes au Moyen-Orient, qui sont privées de tous droits, il est d’une grande importance de prêter attention à ce danger, de l’éliminer et d’agir avec une perspective plus large de la lutte. Pour cette raison, les femmes doivent être très prudentes et attentives à ces questions.

Une approche qui a attiré l’attention dans les pays occidentaux ces dernières années est le nombre croissant de femmes dans l’administration gouvernementale. En outre, les ministres des Affaires étrangères d’Allemagne, de Suède, du Canada et de Norvège ont mis la politique étrangère féministe à l’ordre du jour, ont posé pour une photo commune lors de la conférence de l’OTAN et ont déclaré : « Nous sommes l’OTAN ». C’est un piège très sérieux pour le mouvement féministe et pour les femmes. Il s’agit d’empêcher la radicalisation des femmes. Les femmes devraient être attirées du côté du système patriarcal. Car alors que l’on parle de politique étrangère féministe ou « nous sommes l’OTAN » ou que les femmes sont présentes à différents niveaux de l’État, la plupart des féminicides et des massacres de personnes sont causés par la guerre, la pauvreté, le viol, la prostitution, la drogue, attaques écologiques menées par ces États et organisations. Un tel féminisme et une politique étrangère féministe ne peuvent exister. Les massacres de peuples et de femmes ne peuvent être commis au nom des femmes. Il tente de créer une perception horriblement déformée de la liberté et de l’égalité. Ainsi, la lutte des femmes devrait être contenue, détournée du droit chemin et engloutie par le patriarcat.

Il existe un monde de mensonges qui couvre la liberté et l’égalité d’une perception déformée et comprend une spirale de violence poussée à l’extrême. Encore une fois, l’énergie et la lutte des femmes sont subtilement attirées dans le système. Ces dernières années, les femmes en Occident, en Amérique latine et dans différentes parties du monde ont commencé à dire de plus en plus fort que le principal coupable est l’État, le système patriarcal. Ils ont mené des actions et des protestations contre elle. Afin de déformer cette conscience éveillée, d’ébranler la conscience organisée et politique existante et de la détourner de son essence, toutes sortes de phénomènes sont utilisés dans la guerre spéciale contre les femmes comme la politique du féminicide. Alors que d’une part la violence à l’égard des femmes augmente, d’autre part, les luttes des femmes continuent de se développer. Comme l’a expliqué Rêber Apo, le XXIe siècle sera un siècle de femmes.

Cette image montre le profond chaos et la crise que la modernité capitaliste a provoqués. Le seul remède à un chaos aussi profond est le paradigme démocratique, écologique et libérateur des femmes de l’apoisme. L’idéologie de libération des femmes, l’organisation, l’autodéfense et la science des femmes, les Jineolojî, prétendent développer la solution aux problèmes de toutes les femmes et de la société autour de ce paradigme. La révolution des femmes du Rojava qui s’est déroulée sur cette base en est l’exemple le plus concret.

En ce sens, nous sommes à une époque où la révolution des femmes a atteint un sommet qualitatif et quantitatif à l’échelle mondiale et s’est mondialisée. Ce soulèvement des femmes inclut désormais la société et les hommes qui veulent être libérés. On assiste à l’émergence progressive de groupes significatifs d’hommes qui n’acceptent pas et protestent contre le système masculin dominant. Si nous nous organisons bien en 2023 et dans les années à venir et si nous pouvons développer fortement notre travail de développement alternatif, notre lutte de libération des femmes fera de nombreux nouveaux sauts qualitatifs révolutionnaires et deviendra sociale.

Aujourd’hui, en tant que femmes kurdes, nous sommes le pouvoir des femmes le mieux organisé dans les quatre parties du Kurdistan et à l’étranger. Nos organisations jouent un rôle efficace dans toutes les sphères de la vie, de l’autodéfense à la culture, des affaires à l’éducation, de l’organisation et de l’administration démocratiques de la sphère politique au développement de l’éthique et de l’esthétique. En ce sens, nous en tant que mouvement de femmes kurdes déclarons sous le slogan « BI JIN JIYAN AZADÎ RE BER BI ŞOREŞA JINÊ! » (Avec Jin Jiyan Azadî à la révolution des femmes) que nous voulons développer davantage notre combat pour la liberté tant au niveau local que mondial avec une nouvelle offensive.

Cette offensive vise une mobilisation sociale sérieuse. Cela devrait aller de l’autodéfense à la santé, de l’éducation à l’économie, de la diplomatie à la culture, de l’éducation des enfants à la sphère sociale. Aujourd’hui, il y a partout des occasions d’organiser un terrain d’entente contre l’augmentation des politiques et des attaques sexistes dans le monde, en particulier au Moyen-Orient. En ce sens, notre mouvement poursuit la compréhension et l’approche pour construire et développer un front démocratique des femmes partout dans le monde, en particulier au Kurdistan. Au lieu d’adopter une attitude attentiste et passive, le mouvement se développera sur la base de l’objectif d’offrir à la société et aux hommes des initiatives,

D’une part, nous poursuivrons l’offensive ‘Dem dema Azadiyê ye’ (Temps pour la Liberté) que nous menons avec la Communauté des Sociétés du Kurdistan (KCK) pour la liberté physique de Rêber Apo, en même temps nous construirons le Le Front des femmes et notre système de femmes s’étendent et se développent.

Nous dédions notre offensive à Evîn Goyî, Zîlan Konya, Bêrîvan Zîlan, Delal Nurhak, Peyman Bagok, Jiyan Tolhildan, Çiçek Harunî, Ekin Ankara, Delal Şoreş, Mizgîn Ronahî, Sara Tolhildan, Rûken Zelal et les martires de 2022 qui sont impliquées dans la réalisation et ont fait de grands efforts et sacrifices dans la révolution des femmes, ainsi que Şilêr Resulî et Jina Amini, qui ont également été assassinées par la violence de l’État.

Pour cette raison, notre offensive « Avec Jin, Jiyan, Azadî à la révolution des femmes », comme l’offensive de ces dernières années, jouera un rôle historique important. N’oublions pas que notre mouvement est aussi un mouvement de construction sociale. Il s’agit de pénétrer tous les domaines de la société à travers le pouvoir organisé des femmes, de créer une vie basée sur l’indépendance et la confiance en soi. C’est ce que signifie ‘Xwebûn’ (être soi-même).

Sur cette base, nous devrions faire du XXIe siècle un siècle où la liberté sociale se développera sur la base de la liberté des femmes dans une lutte commune avec les forces de la démocratie et de la liberté dans le monde. Ensemble, élargissons la lutte sociale menée par les femmes.

Développons le confédéralisme démocratique des femmes contre les forces de l’État et du pouvoir et menons le combat ensemble. Traduisons notre philosophie de la vie libre en une vie organisée basée sur « Jin, Jiyan, Azadî », le slogan du fédéralisme démocratique des femmes.

Compte tenu de la catastrophe du tremblement de terre au Kurdistan du Nord, nous voulons soutenir les femmes de la région. Montrons notre soutien. Transformons toutes les manifestations et événements du 8 mars en plates-formes où l’AKP est dénoncé. Montrons notre soutien à toutes les femmes combattantes dans le monde, en particulier aux soulèvements en Iran et au Kurdistan oriental.

Lorsque la coopération et l’amour des femmes se développent dans la conscience de la liberté, l’énergie la plus constructive et la plus positive du monde surgit. Développons sans cesse la solidarité et l’unité des femmes et la valeur des femmes. Sur cette base, nous devrions participer aux manifestations du 8 mars de la manière la plus puissante et montrer avec notre pratique comment le 21e siècle devient le siècle des femmes.

Nous répétons Jin, Jiyan, Azadî. »

ANF

TURQUIE. Le 8 mars, des féministes et des politiciennes se rendent au chevet des femmes touchées par le séisme

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TURQUIE / KURDISTAN – Le Mouvement des femmes kurdes (Tevgera Jinên Azad-TJA) et l’Assemblée des femmes du Parti HDP ont annoncé qu’elles se rendront auprès des femmes sinistrées du séisme à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars.

Le TJA et l’Assemblée des femmes du Parti HDP ont annoncé qu’ils organiseront des actions dans les 10 villes touchées par les tremblements de terre du 6 février, précisant que cette année, le slogan du 8 mars sera « La solidarité des femmes maintient en vie ». L’Assemblée des femmes du HDP a lancé son programme avec le slogan « Nous ne sommes pas seules, nous sommes ensemble – Jin, Jiyan, Azadi ».

Les membres du TJA et l’Assemblée des femmes du parti démocratique des peuples (HDP) apporteront avec elles les kits qu’elles ont préparés pour les femmes sinistrées du séisme. Au départ des régions de la mer Egée, de Marmara, d’Anatolie centrale, de Serhat et d’Amed, des femmes organiseront des activités de solidarité avec les femmes à Hatay, Antep (Dilok), Maraş (Gurgum), Adiyaman (Semsûr), Malatya (Meleti), Urfa (Riha), Adana, Diyarbakir (Amed), Kilis et Osmaniye.

Voici le programme du 8 mars du TJA et de l’assemblée des femmes d’HDP:

* Les femmes de TJA, qui se réuniront à Serhat, seront à Malatya le 1er mars avec les députées HDP Dilan Diet Taşdemir, Gülistan Kılıç Koçyiğit et Şevin Coşkun.

* Les membres du TJA de la région égéenne et les députées HDP Tülay Hatimoğulları et Serpil Kemalbay seront à Hatay le 3 mars.

* La co-présidente du HDP Pervin Buldan, la porte-parole de l’Assemblée des femmes HDP Ayşe Acar Başaran seront à Hatay le 4 mars.

* Des femmes des villes d’Anatolie centrale seront à Antep le 4 mars avec la vice-présidente du groupe HDP, Meral Danış Beştaş, les députées Filiz Kerestecioğlu et Muazzez Orhan.

* Des femmes de la région de Marmara seront à Maraş le 6 mars avec les députées HDP Oya Ersoy, Hüda Kaya, Züleyha Gülüm et Dilşat Canbaz.

* Les femmes de la TJA, ainsi que la députée HDP Feleknas Uca, seront à Urfa le 1er mars, tandis qu’à Amed le 3 mars, les femmes seront rejointes par Dersim Dağ et Remziye Tosun. Les femmes seront à Siirt le 5 mars avec la députée Nuran İmir. La porte-parole du HDP Ebru Günay et la députée Pero Dündar partiront de Mardin (Merdin) pour Adiyaman le 4 mars.

* Dans le cadre du programme, la coprésidente du HDP, Pervin Buldan, s’exprimera lors de la réunion du groupe parlementaire des femmes le 7 mars.

* En outre, le TJA organisera des marches à Van, Batman, Siirt, Şirnak et Mardin le 8 mars.

ANF

FRANCE. Les femmes kurdes préparent le 8 mars sous le slogan « Femme Vie Liberté »

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PARIS – Chaque année, les femmes kurdes de France organisent et participent en masse aux événements et manifestations liés à la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars. Cette année, elles seront dans la rue sous le slogan « Jin, jiyan, azadî » (femme, vie, liberté) en hommage à la révolution féministe en Iran provoquée par le meurtre de Jina Mahsa Amini, une jeune Kurde tuée par la police des mœurs à Téhéran le 16 septembre 2022 pour un voile « mal porté ».

Le Mouvement des femmes kurdes en France (Tevgera Jînen Kurd li Fransa – TJK-F) a annoncé qu’elles organiseront une conférence de presse ce mercredi 1er mars, devant le siège du Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) où Evin Goyi fut abattue avec deux autres militants kurdes lors de l’attaque terroriste du 23 décembre 2022.

Le TJK-F a joint à son annonce une image des militantes kurdes exécutées par les services secrets turcs à Paris le 9 janvier 2013 (Sakine Cansiz, Fidan Dogan, Leyla Saylemez) et le 23 décembre 2022 (Evin Goyî).

Voici l’annonce du TJK-F:

« Du Kurdistan au monde entier, Femme Vie Liberté!
Dans le cadre du 8 Mars 2023, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le Mouvement des femmes kurdes organise un communiqué presse le mercredi 1er mars à 14h devant le Centre Démocratique Kurde* (…). »

Le TJK-F qui a organisé de nombreux événements caritatifs en soutien aux victimes du séisme qui a frappé le Kurdistan le 6 février dernier participera aux défilé du 8 mars avec son propre cortège et ses pancartes et slogans.

*Le centre culturel kurde Ahmet Kaya
16 Rue d’Enghien
75010 PARIS

L’artiste kurde, Runak Rasoulpour est à Paris pour une expo-atelier

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PARIS – L’Institut kurde de Paris accueille la graphiste et illustratrice Runak Rasoulpour pour une exposition et un atelier de fabrication de pommes aux clous de girofle symbolisant l’amour et la paix.

Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, l’Institut kurde de Paris accueille une exposition des œuvres de Runak Rasoulpour, illustratrice et graphiste kurde originaire du Kurdistan iranien d’où est parti la révolution  « Jin jiyan azadi » (femme, vie, liberté) suite au meurtre de Jina Mahsa Amini par la police des mœurs à Téhéran à cause d’un voile « mal porté ».

Pomme aux clous de girofle: Symbole d’amour et de paix

La pomme aux clous de girofle (en kurde, Sêva Mêxekrêj) est une ancienne tradition kurde symbolisant l’amour et la paix. Les amoureux en fabriquent et les offrent à leurs bien-aimé.e.s pour déclarer leur amour. Une autre signification est qu’elle symbolise la paix. Les personnes offensées les unes par les autres expriment leurs vœux de paix en offrant des pommes avec des clous de girofle.

Pommes aux clous de girofle, photo via Seywan Saeidian

Le compagnon de vie de Runak Rasoulpour, peintre et sculpteur Seywan Saeidian travaille depuis près de 20 ans pour faire connaître et internationaliser cette tradition kurde en organisant des ateliers à travers le monde pendant la Saint-Valentin. Cette année, les deux artistes ont dédié la pomme aux clous de girofle aux prisonniers politiques et aux familles des martyrs de la révolution « Femme, Vie, Liberté » en Iran.

Quelques heures avant le vernissage de son exposition, Runak Rasoulpour animera un atelier de fabrication de pomme aux clous de girofle, toujours au siège de l’Institut kurde de Paris.

L’atelier de fabrication de pommes aux clous de girofle a lieu le samedi 4 mars, à 14 heures, au siège de l’Institut kurde de Paris, 106, rue La Fayette, 75010 Paris.

Le Vernissage de l’exposition de Runak Rasoulpour aura lieu à 17h

Exposition ouverte au public du 4 au 18 mars
du lundi au vendredi de 14h à 18h

La vie artistique d’une famille qui a fui le régime iranien

Chez le couple d’artistes originaires de Mahabad, Runak Rasoulpour et Seywan Saedian l’art est devenue une affaire de famille. En effet, étant l’enfant d’un père sculpteur, peintre, photographe, graphiste, cinéaste, poète et d’une mère graphiste, illustratrice, artiste travaillant la céramique, le petit Passari n’a pas dû réfléchir longtemps avant de se lancer à son tour dans le travail artistique en créant notamment des sculptures métalliques ou participant aux créations de films d’animation aux côtés de sa mère.

Runak Rasoulpour est graphiste, illustratrice, artiste travaillant également la céramique.

Seywan Saedian est sculpteur, peintre, photographe, designer, cinéaste, poète. Il est spécialisé dans la réalisation de sculptures en métal par la ferraille.

Passari, 12 ans, a fait ses premiers pas dans l’art à travers la sculpture mais travaille surtout autour de l’animation aux côtés de sa mère Runak.

Pour plus d’information sur le travail de Runak Rasoulpour, Seywan Saeidian et leur fils Passari, visitez leur site Pasari Art Production https://pasariartproduction.com/seva-mexekrej

IRAK. La Turquie tue deux commandants yézidis à Shengal

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IRAK / SHENGAL – Malgré le séisme mortel qui a frappé la Turquie, Erdogan continue à attaquer la Syrie et l’Irak où il massacre les Kurdes et les Yézidis.

Les commandants des forces yézidies YBŞ, Pîr Çeko et Agir Cefrî ont été tués et une autre personne a été blessée par une attaque de drone turc aujourd’hui à Shengal. Le YBŞ tient la Turquie pour responsable de la poursuite du génocide de l’EI contre la communauté yézidie.

Le commandement général des unités de résistance de Shengal (YBŞ) a publié une déclaration sur l’attaque de drone d’aujourd’hui à Behrava, annonçant la mort des commandants de YBŞ Pîr Çeko et Agir Cefrî et la blessure d’une autre personne.

« Le 27 février 2023 à 11h35, l’État fasciste turc a mené une attaque de drone contre un véhicule. Deux de nos commandants ont été tués et un de nos compagnons a été blessé. Nos trois amis étaient en route pour rendre une visite de condoléances à un famille qui a perdu deux jeunes.

Les attaques de l’État turc sont une continuation du génocide contre les Yézidis. C’est une attaque contre le droit à l’autodétermination et à l’autodéfense de la communauté yézidie. De sales plans sont mis en œuvre à Shengal par le biais d’agents et de traîtres. Nous sommes déterminés à résister et à persister dans notre lutte. A nos martyrs et à notre peuple, nous donnons notre parole que nous continuerons la résistance et la lutte jusqu’à la victoire », a déclaré le commandement général des Unités de résistance de Sinjar (kurde : Yekîneyên Berxwedana Şengalê – YBŞ).

Selon la déclaration de YBŞ, le vrai nom de Pîr Çeko était Tohum Ali Bedel et il a rejoint le YBŞ depuis Zakho en 2016. En 2017, il a participé à l’offensive de libération contre l’Etat islamique à Raqqa. Il est ensuite venu à Shengal avec l’expérience de combat qu’il y a acquise. Il était l’un des principaux commandants du YBŞ et était connu pour son humilité et son courage.

Le vrai nom d’Agir Cefrî était Xeyrî Xidir Xelef et il a rejoint la lutte en 2014 après l’attaque de l’Etat islamique à Khanasor (Xanesor). Il a été témoin du génocide du peuple yézidi et s’est battu avec un grand dévouement pour la libération de Shengal.

ANF

Les femmes sinistrées du séisme ne seront pas oubliées le 8 mars

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TURQUIE / KURDISTAN – Les femmes du parti HDP ont débuté leurs activités liées à la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars sous le slogan kurde « Jin, jiyan, azadî » (femme, vie, liberté). A cette occasion, elles ont annoncé qu’elles mèneraient leurs activités également dans les régions frappées par le séisme du 6 février où les enfants et les femmes souffrent le plus.

Le Conseil des femmes du HDP a lancé le programme d’activités liées à la Journée internationale de la femme du 8 mars avec une action à Istanbul devant la jetée de Beşiktaş à Kadıköy. « Nous ne sommes pas seules, nous sommes ensemble ! » ont déclaré les femmes en scandant le slogan « Jin jiyan azadi » et en lançant le programme d’activités du 8 mars.

Les membres du Conseil des femmes du Parti démocratique du peuple (HDP) portaient une banderole sur laquelle on pouvait lire « Nous sommes ensemble » et les noms des villes où le tremblement de terre s’est produit avec des photographies reflétant la destruction.

Esengül Demir, co-porte-parole du Congrès démocratique des peuples (HDK), Ayşe Acar Başaran, porte-parole de l’Assemblée des femmes du HDP, Saliha Aydeniz, co-présidente du Parti des régions démocratiques (DBP), Çiğdem Kılıçgün Uçar, co-porte-parole du Parti de la gauche verte, membres du Conseil des mères de la paix et de nombreuses femmes ont assisté à l’action d’Istanbul.

La porte-parole du Conseil des femmes du HDP, Ayşe Acar Başaran, a déclaré : « Nous ne sommes pas seules. Nous nous lèverons avec nos propres forces et nous serons dans la rue le 8 mars avec notre organisation. Toute la société a été affectée par ce processus. Mais, comme toujours, nous avons vu que les femmes, les enfants et les autres groupes défavorisés étaient les plus touchés par cette crise. Tout en essayant de se dresser contre cette catastrophe, d’une part, les femmes ont lutté pour survivre en tirant leurs proches des décombres. D’autre part D’autre part, elles ont connu de grandes difficultés car le gouvernement n’a pas pu résoudre le problème du logement, de l’hygiène, de l’eau, du chauffage et de la nourriture. »

Başaran a souligné qu’elles iront dans la région du tremblement de terre pour y être solidaires avec les femmes le 8 mars, et a ajouté : « Nous avons tenu la main de nos amies, d’Adıyaman à Maraş, d’Antep à Hatay et de là à Malatya, et dit qu’elles ne sont pas seules. Nous réitérons que nous ne laisserons personne à la merci de ce gouvernement. Personne ne devrait perdre espoir. Nous serons sur le terrain avec notre organisation la plus solide. La lutte commune des femmes mettra fin à cet ordre pourri. Les femmes seront en première ligne pour s’assurer que les responsables seront arrêtés. »

ANF

Séisme en Turquie. Le Croissant rouge turc vend 2000 tentes à une ONG au lieu de les donner aux sinistrés

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CORRUPTION. Le Croissant turc (Kizilay) a vendu plus de deux mille tentes à l’ONG AHBAP au lieu de les distribuer aux sinistrés du séisme qui a frappé le sud-est du pays (région à majorité kurde-alévie). Cet énième scandale éclaboussant le régime d’Erdogan a été révélé hier, par le journaliste Murat Ağırel.

Le chroniqueur de Cumhuriyet, Murat Ağırel a révélé que le troisième jour du séisme, Kızılay, l’une des institutions turques critiquées pour leur intervention tardive dans la zone du séisme, a vendu 2050 tentes à l’ONG Ahbap du rockeur Haluk Levent. Ce dernier a dû avouer le coup de passe-passe valant 46 millions de livres turques (2,3 millions d’euros) suite aux révélations d’Ağırel.

Les Turcs qui ne font plus confiance aux autorités turques et leurs institutions s’étaient retournés vers AHBAP pour les dons aux sinistrés. Aujourd’hui, ils se sentent trahis par Ahbab qui a filé leur argent à Kizilay (qui a l’obligation de distribuer gratuitement ses tentes (déjà payées par l’argent public) aux sinistrés)… En Turquie, ce n’est pas le séisme qui a tué ces dizaines de milliers de personnes, mais la corruption qui a rongé la moelle épinière de l’État turc.