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IRAN. Les forces iraniennes tuent un kolbar kurde, en blessent 9 autres

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IRAN / ROJHILAT – Dimanche soir, les forces du régime ont ouvert le feu sur les kolbars kurdes dans la zone frontalière de Nousud, au cours duquel un Kolber a perdu la vie et neuf autres ont été grièvement blessés.

Selon Kolbernews, dans la soirée du dimanche 6 août, les forces du régiment frontalier ont ouvert le feu sur un groupe de Kolbers dans la zone frontalière de Nosud, entre le Kurdistan iranien et irakien, à la suite de quoi un Kolber nommé Aso Karimi a été blessé à la tête et au corps. a été retrouvé après près de 19 heures. Aso Karimi, 39 ans, marié et originaire de Paveh. A noter que 9 autres Kolbers ont également été grièvement blessés.

La plupart de ces kolbars ont été blessées à la tête, au dos, aux bras et aux jambes. Ehsan Rasouli a été blessé à la poitrine lors de l’attaque a été opéré à l’hôpital Quds, à Paveh. Selon ce rapport, les kolbars blessés ont été emmenés à l’hôpital de Quds dans la ville de Paveh.

Sur la base des statistiques enregistrées dans Kolbar News au cours des 6 premiers mois de 2023, 61 Kolbers sont morts dans les zones frontalières et les routes inter-routes des provinces de l’Azerbaïdjan occidental, du Kurdistan et de Kermanshah en raison des tirs directs des forces militaires du régime, avalanches et froid glacial, chutes dans les montagnes et des hauteurs et autres cas. Sur ce total, 11 kolbers (18 %) ont été tués et 50 kolbers (82 %) ont été blessés. Sur un total de 61 kolbers tués et blessés, 42 cas (69 %) ont été causés par des tirs directs des forces militaires.

IRAN. Les Kurdes mobilisés contre les feux de forêt à Mariwan

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IRAN / ROJHILAT – Dans les régions kurdes d’Iran, de violents incendies dévorent les forêts de Mariwan depuis des jours, sous le regard indifférent des autorités iraniennes. Malgré les attaques du régime, les Kurdes sont mobilisés pour sauver leur nature paradisiaque riche en faune et en flore.

Par ailleurs, l’ONG d’écologistes kurdes a lancé une campagne de dons via Paypal pour acheter du matériel pour combattre les incendies de forêts etc. Ces dons serviront à l’achat du matériel nécessaire pour éteindre le feu dans les forêts du Kurdistan et seront fournis aux militants écologistes de la région. Dons à effectuer ici: Participate in safeguarding Kurdistan’s environment by teaming up with Kurdish Green Activists

Des incendies de forêt dévastateurs font rage depuis des jours dans les zones de peuplement kurdes d’Iran, affectant particulièrement les réserves naturelles de Mariwan. Rien que dans la zone entourant le lac Zrêbar (Zarivar), à l’ouest de la ville, environ 500 hectares de végétation ont été détruits par les flammes, selon l’organisation environnementale Chya Sabz. Le feu s’était approché des villages de Kani Miran, Saad Abad et Sif, et bien qu’il ait été éteint plusieurs fois, il est reparti de nouveau en raison de la chaleur et des vents violents. L’incendie représente une grave menace pour l’homme et la nature.

A Darevaran, au nord de Mariwan, plus de mille hectares de forêt ont été détruits par les flammes. Le Chya Sabz a rapporté que les températures élevées et les vents violents avaient massivement favorisé le feu de forêt à plusieurs endroits. De plus, l’incendie a déclenché des explosions de mines terrestres qui se trouvaient au sol depuis la première guerre du Golfe (1980-1988). « Au cours des 16 années où le Chya Sabz a été actif dans la lutte contre les incendies de forêt, nous n’avons jamais connu un incendie aussi important et intense  », a déclaré le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan (KHRN), basé en France, citant un militant impliqué dans la lutte contre les incendies. « Les forêts adjacentes au village de Darevaran et aux villages voisins sont parmi les plus denses du Kurdistan. Et cela rend beaucoup plus difficile la maîtrise de l’incendie. »

Nichée dans les monts Zagros, Mariwan se trouve à la frontière fortement militarisée entre le Kurdistan de l’Est (Iran) et le Kurdistan du Sud (Irak). Pendant des années, des incendies criminels ciblés y ont été commis chaque été par l’armée iranienne et en particulier par les gardiens de la révolution. C’est un moyen de guerre courant dans l’arsenal de la politique anti-kurde de contre-insurrection et d’expulsion. À l’instar de l’État turc, le régime de Téhéran utilise la destruction ciblée de la nature pour mettre à genoux la population kurde et incendier le terrain des groupes d’opposition et des mouvements de guérilla, qualifiés d’« organisations terroristes ». Les volontaires sont convaincus que les gardiens de la révolution sont également responsables des incendies qui sévissent actuellement à Mariwan.

Alors que l’aide de l’État dans la lutte contre l’incendie est inexistante et que ce sont des associations telles que la Chya Sabz qui s’attaquent à l’enfer des flammes, ces initiatives d’entraide sont empêchées de fonctionner par le régime et de surcroît criminalisées. Selon les informations du KHRN, au moins cinq militants écologistes ont été arrêtés par les Gardiens de la révolution ces derniers jours et emmenés dans un lieu inconnu. Une vingtaine d’autres ont été blessés alors qu’ils tentaient d’éteindre les flammes à Mariwan. Dans deux cas, les volontaires ont subi des blessures si graves qu’il n’a pas été possible de les soigner sur place. Ils ont dû être transportés à l’hôpital et sont toujours soignés. Mi-juillet, une opération de lutte contre les incendies à Rojhilat a même fait un mort.

ONG Chya

Pendant ce temps, les foules se ruent dans un camp mis en place par les Chya Sabz dans la plaine de Mariwan pour coordonner les efforts de lutte contre les incendies et fournir des volontaires. De tout le Rojhilat et d’autres régions d’Iran, des femmes et des hommes, des plus jeunes aux plus âgés, affluent dans le camp pour aider. Quatre noms sont sur toutes les lèvres : Sharif Bajour, Omid Hohnepooshi, Rahmat Hakiminia et Mohammad Pajoohi. Les quatre écologistes sont morts en août 2018 en éteignant un incendie de forêt à Mariwan.

ANF

ALLEMAGNE. Des membres du Bundestag demandent l’interdiction des loups gris turcs

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BERLIN – Les membres des partis politiques CDU, FDP et des Verts multiplient les appels à l’interdiction de la mouvance fasciste turque « loups gris », « la plus grande organisation d’extrême droite en Allemagne ».

La mouvance fasciste turque des Loups Gris semant la terreur en Europe et traquant les Arméniens, Kurdes et opposants de Turquie, est la plus grande organisation d’extrême droite en Allemagne et bénéficie d’une impunité quasi total sur le sol allemand, malgré les appels de certains politiciens allemands demandant son interdiction.

Au-delà des lignes de parti, les politiciens allemands font pression pour l’interdiction des « loups gris » fascistes turcs et de leurs organisations du mouvement « Foyers idéalistes » (en turc, « Ülkü Ocakları »). Dans sa structure globale, c’est « la plus grande organisation d’extrême droite en Allemagne et, avec sa vision du monde ultra-nationaliste, raciste et antisémite, un danger pour notre démocratie libérale », a déclaré le membre CDU du Bundestag Christoph de Vries cité par le journal Welt.

De Vries a parlé de « liens croissants entre les loups gris et l’AKP turc et le président (Recep Tayyip) Erdoğan. Cela montre qu’il est urgent d’agir. L’appel du Parlement à une interdiction est donc plus d’actualité que jamais, et le ministère fédéral de l’Intérieur est bien avisé de prendre au sérieux la volonté multipartite déclarée du Bundestag ».

Aucun progrès substantiel dans l’examen de l’interdiction des Loups Gris

Fin 2020, la CDU/CSU, le SPD, le FDP et les Verts au Bundestag, dans une motion commune, appelaient entre autres le gouvernement fédéral à examiner les interdictions organisationnelles contre les associations des loups gris. De Vries a déclaré que peu de choses semblent s’être produites à cet égard depuis lors. « Pour autant que je sache, il n’y a pas eu de progrès substantiels dans l’examen de l’interdiction d’organiser, ce qui est également lié au fait que les activités des associations se sont arrêtées pendant la période du coronavirus, comme partout ailleurs. »

Le membre CDU du Bundestag Christoph de Vries a souligné qu’une interdiction des loups gris doit toujours être juridiquement solide et inattaquable devant les tribunaux. « Mais nous espérons que la procédure d’interdiction sera menée par le ministre fédéral de l’Intérieur avec le sérieux et la cohérence nécessaires, y compris l’utilisation nécessaire des ressources », a déclaré de Vries.

Politicienne du parti FDP: la société et la politique allemandes sont spécifiquement influencées

L’experte des affaires intérieurs du parti FDP, Linda Teuteberg a fait une déclaration similaire. Selon elle, l’idéologie antisémite et raciste des « loups gris » exige une « réponse claire de l’État de droit bien fortifié et libre ». Elle s’attend à ce que « le ministre fédéral de l’Intérieur examine sérieusement si et comment une interdiction des associations associées aux « Loups gris » peut être appliquée devant un tribunal ». En prenant des mesures décisives contre toute menace à l’ordre fondamental libéral-démocratique, « il ne devrait y avoir aucune remise culturelle ».

Teuteberg a également averti que le mouvement « essayait d’influencer la société et la politique allemandes de manière ciblée, notamment par le biais d’associations et d’activités légalistes. Quiconque sympathise avec l’idéologie inhumaine des « loups gris » ou la propage activement ne peut être un partenaire dans l’État de droit démocratique pour l’intégration ou dans le dialogue interreligieux ».

Kaddor : Interdire le mouvement des « Foyers Idéalistes » de manière cohérente et correcte

La députée verte et érudite islamique Lamya Kaddor s’est prononcée explicitement en faveur d’une interdiction : « À mon avis, une interdiction du mouvement Ülkücü (« Loups gris ») en tant que l’un des plus grands mouvements nationalistes d’extrême droite en Allemagne serait cohérente et correct ». Kaddor a souligné que l’Office fédéral pour la protection de la Constitution attribue le mouvement des « Loups Gris » au domaine de l’extrémisme lié à l’étranger.

Une porte-parole du ministère fédéral de l’Intérieur a déclaré au journal « Welt » que le gouvernement fédéral ne commente généralement pas les considérations d’interdiction – « qu’il y ait ou non une raison pour de telles considérations dans des cas individuels ». Dans le cas contraire, « il y aurait un risque que les personnes potentiellement concernées agissent en conséquence, nuisant ainsi à l’efficacité des mesures officielles opérationnelles ou les contrecarrant ».

Les Loups gris

« Loups gris » (tr. «Bozkurtlar» ou «Bozkurtçular») est le terme désignant les extrémistes de droite turcs qui se décrivent comme des « idéalistes ». En Turquie, l’ultra-nationaliste MHP est leur représentant politique et allié de l’AKP du président Recep Tayyip Erdoğan. Les forces de sécurité de la police, de l’armée et de la gendarmerie turques sont également infiltrées par des partisans du MHP.

Dans le passé, les soi-disant loups gris ont commis à plusieurs reprises des actes de violence, des attaques de type pogrom et des meurtres politiques d’ennemis déclarés. La plupart des victimes étaient des Kurdes, des Grecs,Arméines, des Alévis, des réfugiés syriens et des militants de gauche.

Selon l’Office fédéral pour la protection de la Constitution, le « mouvement Ülkücü » compte environ 11 000 adeptes en Allemagne. Leurs organisations faîtières les plus importantes en Allemagne sont « Almanya Demokratik Ülkücü Türk Dernekleri Federasyonu » (ADÜTDF – Fédération des associations idéalistes démocrates-turcs en Allemagne), « Avrupa Türk-İslam Birliği » (ATİB – Union des associations turco-islamiques en Europe) et « Avrupa Türk Kültür Dernekleri Birliği » (ATB – Union des associations culturelles turques d’Europe).

ANF

KURDISTAN. Un drone turc tue un civil kurde à Duhok

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IRAK / KURDISTAN – Un drone turc a frappé un véhicule d’un civil kurde dans le village Çemankê à Duhok, tuant un civil et blessant un autre grièvement. Hier, un autre attaque de drone appartenant à la Turquie avait également fait des victimes en ciblant un véhicule à Chamchamal, dans la province kurde de Souleimaniye.

Un drone turc a attaqué le véhicule d’un civil du village de Çemankê, dans la province de Duhok, au Kurdistan irakien. Lors de l’attaque contre la voiture un civil kurde a été tué et un autre a été blessé grièvement.

Les civils ciblés partaient arroser leurs potagers dans la région. Lors de l’attaque, Alan İsmail a été tué et Haşim Şakir a été grièvement blessé.

Alan Ismail était marié depuis quelques mois et était le fils du chef du village.

IRAN. Une prisonnière politique kurde a cousu ses lèvres en protestation contre le refus de sa libération

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IRAN / ROJHILAT – La prisonnière politique kurde Soheila Mohammadi a cousue ses lèvres et entamé une grève de la faim pour protester contre la violation de son droit de sortir de prison ou d’obtenir une libération conditionnelle. Elle a purgé trois ans d’une peine de cinq ans qui lui a été infligée par le régime iranien pour affiliation présumée au Parti pour une vie libre au Kurdistan (en kurde : Partiya Jiyana Azad a Kurdistanê – PJAK).

On rapporte que le 5 août, Soheila Mohammadi, une prisonnière politique kurde détenue dans la prison centrale d’Ourmia, a cousu ses lèvres et a entamé une grève de la faim en signe de protestation à la prison centrale d’Ourmia, en Iran.

Sa protestation est une réponse au refus de son droit d’être libérée de prison ou d’obtenir une libération conditionnelle. Soheila Mohammadi n’a pas encore obtenu de libération conditionnelle, bien qu’elle ait purgé trois ans d’une peine de cinq ans, qui a été imposée en raison de liens présumés avec le Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK).

La prisonnière politique Soheila Mohammadi a été arrêtée par des agents du renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) à l’automne 2020 et condamnée à 5 ans de prison pour appartenance au Parti de la vie libre (PJAK). Mohammadi s’est vu refuser le droit à la libération conditionnelle au cours des trois dernières années, une situation exacerbée par la pression continue du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).

En février 2023, Mohammadi, 30 ans, a tenté de se suicider en s’infligeant des coups de couteau à la poitrine pour protester contre les pressions imposées par les forces de sécurité gouvernementales, qui ont constamment refusé sa libération conditionnelle ou toute autre forme de libération. Ses codétenues sont intervenues juste à temps, lui sauvant la vie.

Le Parti de la vie libre du Kurdistan (PJAK) est un groupe armé de gauche kurde qui s’oppose à la République islamique.

Medya News

TURQUIE. Refus d’impression de cartes de visite parlementaires en kurde

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TURQUIE – La députée HDP, Ayten Kordu a fait une demande officielle auprès du Parlement turc pour l’impression de cartes de visite parlementaires bilingue zazakî -turque ; La demande n’a pas été approuvée au motif que les langues autres que le turc sont soumises à une redevance. Les frais appliqués aux langues étrangères ne peuvent concerner la langue kurde, a déclaré la députée qui a condamné la discrimination linguistique dont sont victimes les millions de citoyens du Kurdistan « turc ».

Ayten Kordu, membre du parlement (MP) du Parti de la gauche verte représentant Dersim, a récemment demandé l’impression de cartes de visite parlementaires en turc et en zaza / dimilî ou kirmanckî qui est un des dialectes kurdes. Sa demande a été rejetée car l’impression dans des langues non turques entraîne des frais.

Kordu a soumis une pétition dénonçant le rejet comme discriminatoire, déclarant : « Nous ne pouvons pas accepter cette pratique discriminatoire à l’encontre des langues autres que le turc, en particulier le kurde ». Elle n’a reçu aucune réponse.

La députée a critiqué la politique : « Le kurde et le zazaki sont les langues des citoyens de ce pays. Il est inacceptable de les traiter comme des langues étrangères ». Elle a accusé le gouvernement de révéler son « entrave à la coexistence des peuples » en ne tolérant pas deux langues sur une carte de visite.

Kordu a également préparé une question parlementaire pour le président du Parlement, lui demandant de justifier la facturation de frais pour les cartes kurdes alors que les cartes turques sont gratuites. Elle se demandait quand sa demande de cartes bilingues en attente depuis longtemps serait traitée.

Le rejet met en lumière les inquiétudes concernant la politique de la Turquie envers sa population kurde. Kordu et d’autres députés ont soutenu que de telles actions discriminent les langues kurdes et obligent les députés à payer des frais supplémentaires pour représenter leurs électeurs kurdes. Ils disent que la diversité linguistique doit être célébrée et non entravée par des frais et des formalités administratives.

 

ROJAVA. Viol de 3 femmes à Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Les groupes paramilitaires affiliés à la Turquie ont violé 3 femmes dans le district de Bilbilê du canton kurde d’Afrin.

Des membres du groupe armé Sultan Murad ont violé 3 femmes dans le district de Bilbilê du canton d’Afrin. Les terroristes avaient extorqué de l’argent aux trois femmes en leur ayant promis de les faire passer en Turquie, puis les ont violées près de la frontière turco-syrienne. L’agence ANHA qui a rapporté l’information n’a pas précisé la date de ces crimes ciblant les trois femmes.

Des crimes inhumains tels que viols, violences, féminicides et enlèvements ciblant les femmes ont été documentés dans d’autres régions occupées par l’État turc et ses mercenaires, en particulier à Afrin.

Bien que ces crimes contre les femmes soient commis et documentés devant le monde entier, les forces internationales et les organisations de défense des droits de l’homme restent silencieuses contre l’État turc et ses gangs.

KURDISTAN. Un drone turc cible un véhicule dans la campagne de Sulaymaniya

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IRAK / KURDISTAN – Un drone turc a ciblé ce matin un véhicule dans la campagne de Chamchamal, dans la province kurde de Sulaymaniya. On signale des victimes.

La Turquie a effectué une frappe aérienne près du village de Çinarto dans le district de Çemçemal de la province de Silêmaniyê. Un incendie s’est déclaré dans la région après le bombardement.

Les Kurdes scandalisés par les propos d’un responsable américain qui nie le changement démographique à Afrin

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Le projet de la Turquie d’installer des réfugiés syriens dans les anciennes régions kurdes du nord de la Syrie n’était pas le signe d’une volonté de modifier la démographie, a prétendu le porte-parole du département d’État américain Miller qui a affirmé qu’il ne considérait pas l’intention de la Turquie d’installer un grand nombre de réfugiés syriens dans les régions anciennement kurdes du nord-ouest de la Syrie comme une étape vers un changement démographique.

Un journaliste a déclaré mercredi lors d’un point de presse du département que la Turquie a déclaré son intention de renvoyer environ un million de Syriens déplacés vers la Syrie et a également l’intention d’installer un grand nombre de réfugiés syriens dans les anciennes régions kurdes du nord-ouest de la Syrie.

Notant que les dirigeants kurdes du nord de la Syrie disent qu’il s’agit d’un arrangement visant à modifier la structure démographique de la région, en particulier à Afrin, le journaliste a demandé au porte-parole du département d’État, Matthew Miller, de commenter.

Miller a d’abord remercié la Turquie pour « soutenir généreusement » des millions de réfugiés syriens, a ajouté que « les droits de tous les Syriens doivent être respectés », a encouragé « toutes les parties à agir de manière à promouvoir la coexistence pacifique », mais n’a pas commenté la situation spécifique. dont parle le journaliste.

Lorsque le journaliste a demandé si le porte-parole ne voyait pas cela comme une intention de modifier la démographie à Afrin, Miller a répondu « Non ».

Déplacement des Kurdes d’Afrin

De grandes parties du nord de la Syrie ont été occupées par la Turquie lors de campagnes militaires visant à chasser les milices kurdes et à empêcher les Kurdes de se diriger vers l’autonomie. La ville à majorité kurde d’Afrin a été occupée lors d’une campagne baptisée « Opération Rameau d’Olivier » en mars 2018, entraînant le déplacement immédiat de plus de 300 000 Kurdes.

Les Kurdes de la région ont également été durement touchés sur le plan économique, les trois quarts des oliveraies ayant été saisies illégalement par des groupes armés opérant sous commandement militaire turc.

Alors que les oliviers, l’huile d’olive (l’une des meilleures au monde) et ses sous-produits constituent la principale source de revenus de la région, ces sources ont commencé à être traitées comme des richesses à piller librement par les forces turques et leurs mandataires. Dans les années qui ont suivi l’occupation, des dizaines de millions de dollars de marchandises ont été systématiquement sorties clandestinement d’Afrin pour être distribuées et vendues sur le marché mondial, selon un rapport de 2021.

Le ministre turc de l’Agriculture, Bekir Pakdemirli, a déclaré au Parlement en novembre 2018 que 600 tonnes d’olives étaient « entrées dans le pays ».

« Nous ne voulons pas que les revenus tombent entre les mains du PKK [Parti des travailleurs du Kurdistan] », a-t-il déclaré. « Nous voulons que les revenus d’Afrin… nous parviennent. Cette région est sous notre hégémonie. »

Réaction à Miller

Bedran Ciya Kurd, le coprésident du département des affaires extérieures de l’Administration autonome du Nord et de la Syrie (AANES) dirigée par les Kurdes, a réagi vendredi à Matthew Miller, affirmant que son évaluation n’était pas fondée sur des faits.

« Tout le monde se souvient de l’incident lorsque le président turc Recep Tayyip Erdogan a présenté une carte lors de la réunion de l’Assemblée générale des Nations unies, qui montrait les zones vers lesquelles trois millions de Syriens devraient être expulsés de force », a-t-il déclaré sur Twitter.

« L’objectif principal de cette carte est l’élimination de l’existence kurde par l’exécution d’une opération complète de changement démographique dans la région. Récemment, Erdogan a parlé du rapatriement de millions de Syriens résidant en Turquie dans les zones occupées par la Turquie, y compris Afrin afin d’achever ce que la Turquie a commencé depuis le début de son occupation de la région d’Afrin, où des dizaines de colonies ont été établies sur la propriété des citoyens kurdes. »

Dans un message publié sur Twitter, le politicien kurde, membre du du Congrès national du Kurdistan (KNK), Adem Uzun a violement critiqué les propos de, déclarant que: « Nous condamnons le porte-parole du département d’État [ pour ses] commentaires irresponsables et inexacts niant la politique turque de changement démographique systématique à Afrin. Son affirmation contredit les rapports des ONG, de l’ONU, Département d’État- et les propres mots d’Erdoğan. »

 

La Turquie a tué une écologiste allemande au Kurdistan irakien

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IRAK / KURDISTAN – Eva Maria Steiger, alias Elefteria Hambi, était une militante écologiste et anarchiste allemande qui avait rejoint les Unités féminines kurdes (YPJ) en 2018. Après un an passé au Rojava Syrie, elle est partie rejoindre les Forces de défense du peuple (HPG) à Gara, nord de l’Irak, où elle a perdu la vie dans une frappe aérienne turque le 25 novembre 2019.

Steiger avait choisi le nom d’Elefteria Fortulaki, une femme grecque, mère de deux enfants qui s’est immolée en 2006 pour dénoncer le massacre des Kurdes, et de la forêt de Hambach, la forêt ancienne de l’ouest de l’Allemagne dans laquelle des militants écologistes avaient campé pour se protéger contre le rasage commercial.

Les YPJ ont publié un communiqué en hommage à Eva Maria Steiger déclarant que « Nous sommes fières de notre camaraderie avec Elefteria Hambi ».

« Nous avons toujours la libération de toutes les femmes comme fondement. Des camarades comme Elefteria nous guideront dans la création du système de confédéralisme démocratique », ont déclaré les YPJ.

Le Commandement général des Unités féminines de défense (YPJ) a publié un communiqué rendant hommage à la révolutionnaire internationaliste Elefteria Hambi (Eva Maria Steiger), dont le décès a été annoncé le 2 août dernier par le HPG. Selon le communiqué du HPG de mercredi, Elefteria Hambi est tombée en martyr lors d’une attaque menée par l’armée d’invasion turque avec des avions de guerre dans la région de Sêdarê à Garê le 25 novembre 2019.

Voici le communiqué des YPJ publié le 4 août:

« La révolution des femmes du Rojava a retenti dans le monde entier et est devenue une source d’espoir pour toutes les femmes dont le cœur bat pour la liberté. Même si le système de la modernité capitaliste prétend être le plus désirable, les femmes à travers l’histoire sont toujours en quête de vérité.

La révolutionnaire internationaliste Elefteria Hambi d’Allemagne a consacré sa vie à la lutte contre un système qui annihile les femmes. Avant de rejoindre les rangs des YPJ, elle était engagée dans des luttes anticapitalistes et faisait partie de différents groupes anarchistes. Les étincelles de notre lutte se sont propagées de nos terres et à travers le monde ont inspiré notre camarade Elefteria à choisir un nouvel endroit pour vivre et combattre. La révolution du Rojava lui a montré que ses idées d’une vie libre n’étaient pas de lointaines utopies et que les idées dont elle rêvait étaient mises en pratique au Rojava.

Notre camarade Elefteria avait un caractère courageux, loyal et engagé. L’avoir dans nos rangs marque le caractère universel des YPJ. Dans la lutte pour la liberté mondiale, elle a choisi le Kurdistan comme lieu de combat.

Elle croyait vraiment que si les droits des femmes étaient violés quelque part, la liberté ne serait jamais atteinte dans ce monde. Dans le but d’atteindre la liberté et un véritable esprit désintéressé, elle a consacré chaque instant de sa vie à la libération des femmes et à une société libérée.

Jusqu’à la fin de sa vie, elle a été liée aux principes de la liberté et a cherché à refléter les principes d’une société démocratique et écologique dans sa propre personnalité, avec la libération des femmes en son centre.

Qu’elle ait choisi de vivre selon ce paradigme était visible à chaque étape de sa vie. La camarade Elefteria a rejoint la dernière bataille contre l’État islamique. Elle a choisi de lutter contre la plus sombre de toutes les forces avec la conscience que ce serait au nom de la liberté et de la dignité de tous les peuples. Des camarades comme Elefterya ont guidé notre lutte contre l’EI jusqu’à ce jour. En tant que camarades d’Elefteria, nous nous engageons à poursuivre son chemin et à toujours protéger notre terre des attaques.

Après la lutte contre DAECH, la camarade Elefteria est allée dans les montagnes libres du Kurdistan et a consacré sa vie à la liberté des peuples. Elle marchait sur les sentiers des montagnes comme si elle avait aspiré pendant des milliers d’années à trouver le chemin de la liberté. Elle ne s’est jamais considérée comme étrangère ou différente de ses camarades.

Ce qui l’a attirée dans les montagnes libres du Kurdistan, c’est la philosophie de Reber Apo. Elle s’est engagée pour la cause et a marché sur le chemin de la liberté jusqu’à ce qu’elle rejoigne la caravane des martyrs en 2019.

La lutte d’Elefteria a éliminé les frontières que les puissances hégémoniques imposaient pour séparer les peuples. Nous sommes fières de notre camaraderie avec l’internationaliste et révolutionnaire Elefteria et nous lui promettons, ainsi qu’à tous nos martyrs, que nous remporterons la victoire dans notre lutte.

En tant que YPJ, nous exprimons nos plus sincères condoléances à ses amis et à sa famille et à tous les peuples du monde qui croient en la liberté.

En tant que YPJ, nous avons toujours la libération de toutes les femmes comme fondement. Des camarades comme Elefteria nous guideront dans la création du système de confédéralisme démocratique. »

ANF

#JinJiyanAzadi
#womenlifefreedom
#FemmeVieLiberté

ROJAVA. Un drone turc tue plusieurs combattants kurdes près de Qamishlo

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SYRIE / ROJAVA – Hier, un drone turc a ciblé un véhicule des combattants kurdes dans près de Qamishlo. L’attaque a fait quatre victimes, dont Aram qui avait perdu son bras lors combats contre l’État islamique et Diyar qui s’était marié il y a un mois…

Diyar et Aram

L’attaque de drones turcs de jeudi contre un véhicule à Qamishlo visait les membres des Forces démocratiques syriennes. Un commandant et trois combattants ont été tués et deux autres ont été blessés entre Qamişli et Amûdê. On ne connait pas encore l’identité de toutes les victimes et blessés.

Jusqu’à présent, ni les États- Unis, ni la Russie, deux pays présents dans le nord de la Syrie, n’ont réagi aux massacres des Kurdes qui ont combattu DAECH.

Il y neuf ans, DAECH commettait le génocide yézidi

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Le 3 août 2014, les Kurdes yézidis ont été victimes du 74e pogrom commis par l’État islamique qui a tué, violé, kidnappé des milliers de civils yézidis, dont des femmes et enfants, à Shengal, dans le nord de l’Irak.

Les Kurdes Yazidis (Êzidîs), qui vivent dans la région mésopotamienne depuis des milliers d’années, ont, à travers l’histoire, toujours été victimes de génocides et de cruelles trahisons et massacres et, le 3 août 2014, ont subi le 74e génocide, ou  Ferman (décret).

Les Kurdes yézidis, qui appellent « Ferman » (décret en kurde) les génocides perpétrés contre eux, sont tombés cette fois sous l’emprise de l’anéantissement presque total, de la captivité et de l’asservissement par les gangs féroces de l’EI. Mais ce qui était plus étouffant pour les Yézidis que la mainmise de l’Etat islamique, c’était la trahison qui s’est vêtue d’un vêtement noir.

UN GÉNOCIDE BIEN PRÉPARÉ

Lorsque les gangs de l’Etat islamique se tenaient aux portes de Shengal, des milliers de peshmergas et d’asayish membres du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) présidé par Masoud Barzani, qui contrôlait jusqu’à ce moment-là la ville de Shengal, se sont rapidement enfuis sans tirer une seule balle. . À la suite de la fuite des peshmergas du PDK, des milliers de Yézidis ont été massacrés par les gangs de l’EI, des milliers d’autres ont été enlevés, principalement des femmes et des enfants, et vendus sur les marchés comme esclaves. Fait intéressant, peu de temps avant le génocide, les forces du PDK ont saisi toutes les armes et armes dont disposaient les yézidis à l’époque et ont arrêté trois des douze guérilleros des Forces de défense du peuple (HPG) et des Troupes féminines libres (YJA-Star ), qui est venu au secours des Yézidis en fuite. Tout cela rendait en effet très clair,

LE RAPPORT DE L’ONU SUR LE GÉNOCIDE

Selon les enquêtes du Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies, rendues publiques en octobre 2014, les résultats des attaques lancées le 3 août 2014 sont les suivants :

– environ 5000 hommes yézidis ont été massacrés

– une centaine d’hommes yézidis ont été décapités

– 7000 filles et femmes yézidies ont été enlevées et vendues sur les marchés aux esclaves

– Plusieurs filles et femmes yézidies ont été violées

– Certaines femmes yézidies ont été forcées d’épouser des commandants de l’Etat islamique

Le nombre estimé de cas inconnus était beaucoup plus élevé que ce qui était écrit dans le rapport des Nations Unies.

LES GENOCIDES CONTRE  LES YAZIDES  A TRAVERS L’HISTOIRE

Les Yézidis, qui pratiquent l’une des religions les plus anciennes de Mésopotamie, ont subi au cours de l’histoire 74 génocides. La plupart de ces meurtres de masse ont été perpétrés par l’empire ottoman. Parce que la plupart de ces génocides visant à anéantir la communauté yézidie ont été ordonnés par les principaux Shahs ottomans via un fiat, les Yézidis kurdes ont donc surnommé ces génocides avec le terme kurde pour «décret». Le premier génocide a été ordonné en l’an 1246 par le seigneur de Zengi de Mossoul, Bedreddin Lulu, le dernier par le néo-ottoman AKP et son allié KDP et perpétré par les gangs DAECH. Dans chaque génocide, le nom de l’islam a été utilisé.

Certains des génocides qui ont été perpétrés au cours de l’histoire contre la communauté yézidie et pour la plupart ordonnés par les Shahs ottomans, sont répertoriés ici :

* En 1246 le massacre de Lalesh, dirigé par le seigneur de Zengi de Mossoul Bedreddin Lulu

* Au 16ème siècle, le meurtre de masse des Yazidis à Shêxan a été ordonné par une fatwa de Shekhulislami Osmani Ebu Siud Efendi et par un décret donné par le Sultan Suleyman

* En 1638 le gouverneur d’Amed, Melek Ahmed Pacha fit exécuter un massacre à Shengal

* En 1650, le massacre des Yézidis a été décrété par Murad IV, perpétré par le gouverneur de Van, Shemsi Pacha à Mossoul

* En 1715, un massacre fut commis à Shengal par le gouverneur de Bagdad, Hasan Pacha

* En 1733, meurtre de masse des Yézidis à Shexan par le gouverneur de Bagdad Ahmed Pacha

* En 1752 meurtre de masse à Shengal par le gouverneur de Bagdad, Suleyman Pacha

* Entre 1732 et 1733, Nadir Shah a ordonné le massacre des Yézidis entre Surdash et Kirkouk

* En 1733, le meurtre de masse des Yézidis au bord du lac Zap par les Celiliyan

* En 1735, Nadir Shah commanda le massacre des Yézidis à Mahabad, Saldûz et Meraxi

* En 1742, Alî Takî Han, l’un des fidèles de Nadir Shah, commet un massacre du peuple yézidi à Saldûz

* En 1743, Nadir Shah a perpétré un massacre des Kurdes yézidis à Kirkouk, Hewler et Altunköprü

* En 1773, Nadir Shah ordonna un massacre de Yézidis au bord du lac Zap

* En 1787, les Celiliyan ont commis un meurtre de masse contre les Yézidis à Shexan

* En 1798, le sous-gouverneur de Bagdad Abdulazaz Bin Abdullah Beg a perpétré un massacre contre les Yézidis à Shexan

* Entre 1753 et 1800, les shahs ottomans ont ordonné le pillage, l’imposition de lourdes taxes, l’esclavage et les génocides des Kurdes yézidis (environ six attaques majeures ont été menées à Shengal, Shexan et Mossoul)

* En 1809, le gouverneur de Bagdad Suleyman Pacha a ordonné un massacre des Yézidis à Shengal

* En 1824, massacre contre les Yézidis à Shengal ordonné par le gouverneur de Bagdad Ali Pacha

* Entre 1832 et 1834, les massacres ont été commandés par le Seigneur de Soran Muhammed Pacha

* En 1835, le gouverneur de Mossoul Muhammed Ince Bayraktar fit perpétrer un massacre à Shengal

* En 1836, Reshid Pacha fit commettre un massacre à Shengal

* En 1837, Hafiz Pacha fit commettre un massacre à Shengal

* En 1844, des massacres de yézidis ont eu lieu à Botan

* En 1892, la politique d’islamisation d’Abdulhamit II sur la communauté yézidie a conduit à des meurtres de masse des yézidis

Pour des informations plus détaillées, il est conseillé de lire le livre « Yazidis dans les griffes des fatwas, génocides et massacres » écrit par le Prof. Dr. Kadri Yildirim et le livre intitulé « Un peuple défiant les génocides, les Yazidis » du journaliste Mazlum Özdemir.

LE MASSACRE DE 2007

L’un des massacres les plus récents contre les Kurdes yézidis a eu lieu en 2007. Le 14 août 2007, des attaques ont été menées par quatre camions chargés de bombes dans les villages de Siba Shex Xidir et Til Izer de Shengal. En conséquence, 300 personnes ont été tuées. Aucune enquête n’a été ouverte dans cette affaire. Il a été rapporté que ce massacre a été perpétré par un groupe de gangs appelé Ensar El Sune affilié à Al-Qaïda, qui tentait à l’époque de prendre pied au Kurdistan du Sud. Cependant, de nombreuses sources affirment que le Front turkmène d’Irak (ITC) a été impliqué dans l’attaque, qui a été forgée par les services secrets turcs au Kurdistan du Sud.

Les yézidis ont qualifié cette attaque jusqu’au 3 août 2014 de « dernier décret ».

STATUT DE SHENGAL AVANT LE GÉNOCIDE DU 3 AOÛT

Les Yézidis kurdes vivaient principalement dans le district Shexan de Duhok, le district Shengal de Mossoul et les villages des districts environnants. En 1975, sous le régime Baas irakien, les Yézidis ont été réinstallés de force. Dans chaque génocide auquel ils ont été confrontés, le peuple yézidi s’est sauvé des bras protecteurs du mont Shengal. Mais en 1975, ils ont été expulsés de force des villages des montagnes et réinstallés à Khanasor, Til Izer, Sinune, Siba Shex Xidir, Kocho et Dugurê et une quinzaine d’autres villages sur les contreforts de la montagne.

Quand, en 2003, les États-Unis sont intervenus en Irak et ont renversé le régime de Saddam Hussein, une nouvelle constitution a été préparée pour l’Irak. Selon l’article 140 de cette constitution, Shengal a été laissé comme une soi-disant «zone contestable» entre le gouvernement du Kurdistan du Sud et le gouvernement central d’Irak. Un référendum était également prévu pour 2007 à Shengal, mais jusqu’à aujourd’hui, ce référendum n’a jamais été réalisé.

Cependant, contrairement aux villes de Kirkouk, Jalawla, Khanaqin et Tuz Khurmatu, le PDK a établi sa monocratie à Shengal. La ville aurait été « sous la protection » des peshmergas et des asayish du PDK et de la police fédérale irakienne.

LA SITUATION DE SHENGAL AVANT LE GÉNOCIDE DU 3 AOÛT

Après avoir imposé son règne absolu sur le Shengal en 2003, le PDK a promu les traditions arriérées de la société et a profité jusqu’au bout du système de castes des cheiks, grâce auquel il a maintenu le peuple yézidi sous son contrôle. Le PDK a même utilisé la foi des Yézidis à son propre avantage et a soutenu ce système de cheikh, gardant un œil sur l’ensemble du peuple yézidis.

L’un des commandants des unités de résistance de Shengal (YBŞ) Tîrêj Şengal a parlé avec l’ANF du dernier génocide des Yézidis et du système que le PDK avait mis en place à Shengal, en disant : « Ils ont fait de tous ceux qui allaient vers eux leurs Peshmergas et leur ont payé un salaire. Ils leur ont dit, allez manger et boire et prenez votre argent, mais ne réfléchissez pas. Ils n’ont pas apprécié quand les gens parlaient de choses comme l’honneur, la liberté et les valeurs. Alors les gens sont restés désorganisés et sans éducation jusqu’à la fin. »

PRESSIONS SUR LES FEMMES DANS LA  SOCIÉTÉ YÊZIDIE

Xoxê Dexîl, membre du Mouvement pour la liberté des femmes yézidies (TAJÊ), a parlé de la société yézidie avant le déclenchement du génocide et a attiré l’attention sur la violence et les pressions auxquelles les femmes yézidies étaient soumises dans la société, en disant : « Le statut des femmes était très faible dans la société yézidie, presque inexistante. En d’autres termes, une femme était aussi bonne, autant que les pressions qu’elle subissait et autant qu’elle était réduite au silence ! Mais il ne faut pas laisser échapper la résistance continue de femmes contre cela. Pourtant, ces luttes étaient pour la plupart limitées à quelques personnes privées. Cependant, quand nous avons vu après le génocide les femmes du Rojava et celles de la guérilla, nous avons commencé à nous organiser avec leur aide. »

VERS LE GÉNOCIDE DU 3 AOÛT

Le 10 juin 2014, lorsque l’Etat islamique a envahi Mossoul, Shengal a couru plus de danger que tout autre district de Mossoul. Le chef du peuple kurde Abdullah Öcalan a lancé de nombreux avertissements pour la protection de Shengal. Dans le cadre de ces prévisions d’Öcalan, le PKK a envoyé une unité de 12 guérilleros au mont Shengal. Face aux menaces imminentes croissantes qui planaient sur Shengal, la direction du PKK est entrée en contact avec le PDK et a attiré l’attention sur la gravité de la situation. Le PKK a clairement indiqué qu’il pouvait envoyer une partie de ses forces à Shengal, mais le PDK n’a pas répondu à cet appel lancé par le PKK.

UNE FORCE DE 11000 HOMMES BIEN ÉQUIPÉS ÉTAIT SUR PLACE

Après avoir envahi Mossoul, les gangs de l’Etat islamique ont chargé Tal Afar, un quartier de la communauté turkmène à proximité immédiate de Shengal. Un grand nombre de Turkmènes chiites ont fui vers Shengal. Les gangs étaient maintenant sur le point d’attaquer ensuite Shengal. Cependant, au lieu de commencer les préparatifs nécessaires, le PDK a soudainement commencé à saisir les armes et armes du peuple yézidis en leur disant : « Nous vous protégerons ». Selon des statistiques officielles qui ont été révélées par la suite, avant les attaques barbares des gangs de l’EI contre Shengal, le nombre de membres peshmergas et asayish du Kurdistan du Sud et de la police fédérale irakienne, de la police de la circulation et des unités armées qui étaient affiliées à d’autres groupes politiques les partis comprenaient au total 11 000 personnes positionnées à Shengal et dans les villages environnants.

« ILS ÉTAIENT ICI POUR DE L’ARGENT, ET ONT FUI QUAND LE DANGER APPROCHAIT »

Le commandant de l’YBŞ Tîrêj Şengal a donné les informations suivantes sur la force militaire à Shengal : « À cette époque, lorsque les gangs de l’EI ont pris le contrôle de toutes les zones autour de Shengal les unes après les autres, nous ne pensions toujours pas que nous pourrions être les prochains. Parce que nous étions encerclés par une armée massive de peshmergas et même de soldats irakiens. Et nous leur faisions confiance. Ils nous disaient : « Nous allons vous protéger ». Mais malheureusement, ils ont fui lorsque les attaques ont commencé. Ce n’est que lorsque nous leur avons demandé pourquoi ils s’étaient nous comprenons qu’ils ne considéraient pas cet endroit comme leur sol et n’avaient été conscrits au « devoir de défendre » que pour l’argent. Voyant le danger approcher, ils ont fui dès qu’ils en ont reçu l’ordre, sans même se retourner une fois. »

ILS SONT SAISIS DES ARMES DE  JEUNES YAZIDIS

Le coprésident du Conseil autonome de Shengal, Qehtan Xelîl, a rappelé que les peshmergas du PDK avaient saisi toutes les armes et armes des jeunes yézidis peu avant le début du génocide et a déclaré : « Sur la traversée de Shengal à Tal Afar, le PDK avait mis Lorsque l’Etat islamique a balayé les ravages, toutes les armes des jeunes yézidis leur ont été retirées ici. Ils nous ont assuré avec des mots comme : « Nous vous protégerons, ne vous inquiétez pas, vous n’avez pas besoin de prendre Et ils ont saisi toutes les armes là-bas. Cependant, pendant le génocide, ils n’ont même pas tiré une balle, ils n’ont pas donné un seul martyr (…). Ils se sont tous enfuis. »

ANF