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ROJAVA. Les FDS liquident 37 mercenaires de la Turquie à Tichrine

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SYRIE / ROJAVA – Des drones, de l’artillerie et des mercenaires de la Turquie ciblent Kobanê, Aïn Issa et le barrage de Tishreen. Les forces arabo-kurdes ont porté un coup mortel aux mercenaires de la Turquie près du barrage de Tichrine. On fait état de morts des deux côtés ainsi que de 5 terroristes capturés par les Forces démocratiques syriennes (FDS) qui ont par ailleurs abattu un drone turc (Bayraktar TB2) à Qara Qozaq.
 
Selon l’Observatoire syriens des droits de l’homme (OSDH / SOHR) les factions pro-turques de l’Armée nationale ont violé l’accord de cessez-le-feu en lançant une attaque surprise contre les positions des FDS et des formations militaires qui leur sont affiliées autour du barrage de Tishreen et du pont de Qaraqozak dans la campagne est d’Alep. Cela a conduit à des affrontements armés entre les deux parties, au cours desquels les FDS ont réussi à capturer cinq
 
 
L’État turc et ses mercenaires alliés ont attaqué aujourd’hui le barrage de Tishrin sur trois fronts. Les attaques ont été repoussées et 37 mercenaires ont été tués.
 
Les attaques de l’État turc occupant et de ses mercenaires contre le barrage de Tishrin de trois côtés ont été repoussées par le Conseil militaire de Manbij (MMC) et les combattantes des Unités de défense des femmes (YPJ).
 
Au moins 37 mercenaires ont été tués et de nombreux autres blessés suite à la résistance du Conseil militaire de Manbij et des combattants du YPJ, qui ont repoussé les attaques.
 
Alors que les affrontements se poursuivent à pleine intensité, le Conseil militaire de Manbij et les combattants du YPJ ont lancé une opération de nettoyage contre les mercenaires.
 
Le barrage de Tishrin, qui a récemment fait l’objet d’intenses attaques de la part de l’État turc et de ses alliés, et qui est tombé en panne à la suite de ces attaques, est sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS). La résistance des combattants du Conseil militaire de Manbij, des FDS et des YPJ (Unités de défense des femmes) contre les attaques se poursuit. Le barrage de Tishrin, où de violents affrontements ont eu lieu pendant des jours, a été mis hors service le 10 décembre, privant d’électricité le canton de Kobanê.

Hommage à Ayşe Şan, diva de la musique kurde

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TURQUIE / KURDISTAN – Ayşe Şan (Eyşe Şan), reine de la musique kurde ayant subi la double oppression (le patriarcat et le colonialisme) en tant que femme et kurde, nous a quitté le 18 décembre 1996 à l’âge de 58 ans.
 
Née à Diyarbakır (Amed), Eyşe  est considérée comme l’une des plus grands chanteurs de la musique kurde contemporaine.
 
Le père d’Eyşe était un dengbêj (conteur kurde traditionnel). Eyşe commence à chanter à soirées de chant traditionnels, puis, à partir de 1958, malgré l’opposition de sa famille, a se produire en public.
 
Après une tentative infructueuse de mariage, qui lui avait été imposé, elle s’est installée à Antep (Dilok), où elle a commencé à enregistrer des chansons turques pour la radio locale, chanter en kurde étant alors interdit. Puis, elle est partie à Istanbul, où elle enregistre son premier album en langue kurde en 1963. La première chanson qui contribue à sa notoriété est Ez Xezalım [Je suis une gazelle]. En 1972, suite à des tracas administratifs, elle s’est installée en Allemagne. Une de ses chansons les plus connues, Qederê [Oh le destin], est écrite après la mort de sa fille de 18 mois.
 
En 1979, elle s’est rendue au Kurdistan irakien, où elle a rencontré de nombreux musiciens et chanteurs kurdes telles que Mihemed Arif Cizîrî, Îsa Berwarî, et Tahsin Taha. Le morceau d’Arif Cizîrî, Eysana Elî, lui est dédiée. À partir de années 1980, elle s’est installée à Izmir. Dans les années 1990, elle écrit en réaction à l’oppression des Kurdes des chansons telles que Werin pêsmerge [Venez les combattants kurdes]. Elle a écrit également des chansons sur la condition des femmes telles que Derdê hewîyê [Chagrin de polygamie] ou encore Hey wax dayê [Ô mère]. tout sa vie, elle a dû faire face à la double oppression (le patriarcat et le colonialisme).

ROJAVA. Une délégation catalane rend visites aux YPJ, forces féminines kurdes

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SYRIE / ROJAVA – Une délégation de parlementaires catalans poursuit sa visite dans la région en soutien à la résistance du Rojava. Dans le cadre de cette visite, la délégation a rendu visite au quartier général des Unités de protection des femmes (en kurde : Yekîneyên Parastina Jin – YPJ).
La délégation, composée du parlementaire Rubén Wagensberg et du parlementaire et président du Parti de l’unité populaire, Carles Albert, a rencontré Rohilat Afrin, membre du commandement général des unités de protection des femmes, Roxan Mohammed, porte-parole des YPJ, et Avinar Derik et Destina Halab, membres du Conseil militaire du YPJ, pour évaluer les récents développements.
 
Les deux parties ont discuté des menaces qui pèsent sur la révolution des femmes dans la région du Nord et de l’Est de la Syrie, ainsi que des conséquences de la chute du régime Baas et des forces extrémistes qui ont déjà étendu leur domination dans la région, et qui auront un impact sur le futur système de gouvernance syrien.
 
Rohilat Afrin, membre du commandement général des YPJ, a décrit la résistance des Forces démocratiques syriennes face aux attaques de l’occupation comme « un moment historique et crucial » pour les peuples de la région. Elle a déclaré : « Le Moyen-Orient est en train d’être repensé, et il y a donc de nombreuses interventions, en particulier en Syrie, où les forces paramilitaires et les groupes armés sont utilisés pour remodeler la région. Cela crée des risques importants pour la sécurité régionale, l’avenir de la société et les femmes. »
 
Rohilat Afrin a souligné : « Notre objectif et notre devoir au sein des Unités de protection des femmes sont de protéger les femmes et les communautés de ces risques. Attaquer les femmes revient à détruire la société. Par exemple, il n’y a pas de place pour les femmes dans le nouveau gouvernement formé à Damas. De plus, avec les attaques de la Turquie dans la région du nord et de l’est de la Syrie, la résurgence des mercenaires de l’EI est également devenue une priorité. Les cellules de l’EI voient ces moments comme une opportunité de se réorganiser, ce qui constitue également une nouvelle menace pour le monde entier. »
 
La délégation a souligné que le peuple de Catalogne soutient la juste cause du peuple du nord et de l’est de la Syrie. « Le peuple doit rester vigilant et s’opposer aux attaques de l’occupation turque dans la région du nord et de l’est de la Syrie », a-t-elle déclaré, affirmant que le système d’administration autonome est un projet important pour les communautés kurdes et arabes, ainsi que pour tout le Moyen-Orient. « Ce système est également essentiel pour le monde entier ».
 
Rohilat Afrin a exprimé sa gratitude envers le peuple de Catalogne « au nom des unités de protection des femmes, en particulier des combattantes en première ligne qui résistent aux attaques des mercenaires et de l’occupation turque ». Elle a souligné que dans de telles circonstances, il est également important de reconnaître que le dévouement et le soutien des femmes et du peuple de Catalogne à la résistance dans le nord et l’est de la Syrie sont une source de fierté. (ANHA)

PARIS. Les Kurdes vont commémorer les martyrs de Paris

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PARIS – Les associations kurdes CDK-F et le TJK-F ont publié le calendrier des manifestations et des commémorations qui se tiendront à l’occasion des dates anniversaires des deux massacres* ayant ciblé des activistes kurdes à Paris le 9 janvier 2013 et le 23 décembre 2022.

Le Mouvement des femmes kurdes en France (TJK-F) et le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) ont publié le calendrier d’actions pour la commémoration des martyrs de Paris: Sakine Cansız (Sara), Fidan Doğan (Rojbîn) et Leyla Şaylemez (Ronahî), assassinées à Paris en janvier 2013, et Emine Kara (Evîn Goyî), Mehmet Şirin Aydın (Mîr Perwer) et Abdurrahman Kızıl assassinés en décembre 2022. Les manifestations et commémorations débuteront le 21 décembre avec le slogan « Les commanditaires, on les connait, mais la France se tait ».

Le calendrier d’actions et commémorations

Lundi 23 décembre : minute de silence devant le centre culturel kurde Ahmet Kaya (11h37), prises de parole (14h) et commémoration (18h).
affiche de la première commémoration des martyrs de Paris le 23 décembre 2024
Jeudi 9 janvier : Rassemblements devant les consulats français. La marche blanche qui partira du Centre culturel kurde Ahmet Kaya se terminera au 147 rue La Fayette où se trouvait le Bureau d’information kurde de Paris (11h) et où Sakine, Fidan et Leyla furent assassinées le 9 janvier 2013. Conférence avec la participation d’avocats des familles des victimes à la Mairie du 10ème arrondissement de Paris (18h00)

Samedi 11 janvier : rassemblement et marche (10h). La marche débutera devant la Gare du Nord.

 

*Massacres de Paris ayant ciblé les Kurdes

 
Dans la journée du 9 janvier 2013, trois militantes kurdes, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez, sont assassinées par un agent turc dans le 10e arrondissement de Paris. L’assassin présumé est mort en prison mais les commanditaires derrière ce triple féminicide sont restés impunis et l’État français a classé l’affaire « Secret défense ».
 
 
Alors que les Kurdes restaient mobilisés pour que la lumière soit faite ce triple assassinat politique, un autre attentat les a frappé de nouveau en 2023, toujours dans le 10e arrondissement de Paris. En effet, le 23 décembre 2023, un attentat terroriste a ciblé le centre kurde de la rue d’Enghien, dans le Xe arrondissement de Paris. Emine Kara (Evîn Goyî), une responsable du Mouvement des femmes kurdes, au chanteur Mehmet Şirin Aydın (Mîr Perwer) et le retraité Abdurrahman Kizil furent assassinés par un tueur qui a été arrêté par des employés d’un salon de coiffure kurde où il s’était rendu pour massacrer d’autres Kurdes…

SYRIE. Les Kurdes proposent une « zone démilitarisée » à Kobanê

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SYRIE / ROJAVA – Alors que les agressions militaires turques ciblant les forces arabo-kurde du Rojava restent inquiétantes, le commandant général des DFS a proposé l’instauration d’une « zone démilitarisée » à Kobanê, dans le Nord de la Syrie. Une zone qui serait remise aux forces de sécurité sous la supervision et la présence américaine. Mais le porte-parole du Pentagone a réagi aux propos d’Abdi, en déclarant que la priorité des Etats-Unis en Syrie restait la lutte anti-DAECH, sous entendant que les USA ne sont pas intéressés par la gestion d’une « zone démilitarisée » près de Kobanê.
 
Une « zone démilitarisée » à Kobanê ?
 
Il y a quelques heures, Mazloum Abdi, commandant des Forces démocratiques syriennes (FDS), a proposé la création d’une « zone démilitarisée » à Kobané. Il a déclaré sur son compte Twitter (X): « Réaffirmant notre engagement ferme à parvenir à un cessez-le-feu complet dans l’ensemble de la Syrie, nous annonçons notre disponibilité à proposer l’établissement d’une zone démilitarisée dans la ville de Kobané, avec le redéploiement des forces de sécurité sous la supervision et la présence américaine. »
 
La réponse américaine n’a pas tardé. En effet, interpellé sur la proposition faite par Mazloum Abdi, le porte-parole de Pentagone, le général Pat Ryder a déclaré que la mission des USA en Syrie était centrée sur la lutte contre le groupe Etat-Islamique (EI / DAECH / ISIS). Cette réponse a créé l’inquiétude chez bon nombre de Kurdes qui craignent un nouveau massacre au Rojava en cas d’invasion turque.

Habitants de Kobanê: « Nous réécrirons l’histoire grâce à la résistance de nos forces »

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SYRIE / ROJAVA – Des personnalités politique et des habitants de la ville kurde de Kobanê ont condamné les attaques turco-jihadistes et ont déclaré qu’ils réécriront l’histoire de Kobanê comme ils l’ont fait face à DAECH / ISIS il y a neuf ans.
 

Hier, les habitants de Kobanê ont manifesté contre les attaques de l’occupation turque et en soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS). Ils ont déclaré vouloir vivre « dans une Syrie démocratique qui préserve les droits de toutes les composantes ».

 

Des personnalités politiques et des activistes de la ville de Kobanê, affiliée au canton de l’Euphrate dans le nord et l’est de la Syrie, ont parlé à l’agence ANHA des attaques qui sont menées dans le nord et l’est de la Syrie.

Hassan Mamo, membre du conseil du Parti de l’union démocratique (PYD) de la ville de Kobani, a condamné les attaques contre le nord et l’est de la Syrie et a déclaré : « L’objectif de l’État d’occupation turc et de ses mercenaires est de briser notre volonté, mais la détermination et la résistance historique de nos combattants contre les attaques de l’occupation turque continuent. »

« Voici nos combattants qui font preuve d’une résistance sans précédent »

Mamo a expliqué que les combattants opposent une résistance sans compromis et ne permettront pas à l’État d’occupation turc et à ses mercenaires de mettre en œuvre leurs plans. Il a poursuivi en affirmant : « Les combattants dans toutes les régions opposent une grande résistance et leur lutte contre l’occupation ne peut être vaincue.

 L’occupation turque et ses mercenaires doivent immédiatement cesser de lancer des attaques, car nos combattants ne permettront pas à l’occupation de mettre en œuvre ses plans. »

210 mercenaires tués et 20 drones détruits

Pour sa part, Wahida Suleiman, membre du Kongra Star de la ville de Kobanê, a déclaré que les Forces démocratiques syriennes écrivaient des épopées historiques et a déclaré : « Nos forces ont fait face aux attaques de l’occupation turque et de ses mercenaires et ont fait preuve d’une résistance sans précédent, et avec cet esprit de résistance, elles ont pu éliminer 210 mercenaires affiliés à l’État d’occupation turc, et endommager et détruire de nombreux chars, véhicules et motos, en plus de détruire environ 20 drones. »

Wahida a souligné que peu importe les efforts déployés par l’Etat d’occupation turc et ses mercenaires pour saper la volonté des combattants, ils n’atteindront pas leurs objectifs et échoueront à chaque fois qu’ils tenteront d’affronter nos forces. « Nous réécrirons l’histoire avec la résistance de nos combattants. »

Mustafa al-Damir, membre du bureau organisationnel du PYD dans le canton de l’Euphrate, a souligné que les graines de la résistance ont toujours été plantées dans leurs cœurs, et a poursuivi son discours ainsi : « Notre résistance deviendra toujours plus forte, et nous ferons face à toutes les tentatives visant à porter atteinte à la sécurité de notre région et à les vaincre. Elles ne peuvent pas faire face à nos forces, les forces de l’existence et de la dignité. Nous réécrirons l’histoire à nouveau avec la résistance et la lutte de nos forces. » (ANHA)

 

Un représentant du Rojava rencontre les partis de gauche au Parlement européen

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STRASBOURG – Une délégation conduite par le représentant européen de l’Administration démocratique autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (DAANES), Abdulkarim Omer, est actuellement à Strasbourg pour des discussions sur la situation en Syrie au Parlement européen.
 

La délégation, qui comprend également les représentants du DEM Europe Eyüp Doru et Fayik Yağızay et le président du HDP Cahit Kırkazak, a rencontré lundi des membres de la gauche. Le sujet de la discussion, à laquelle ont également participé les coprésidents du groupe de la gauche européenne, Manon Aubry et Martin Schirdewan, a été le nouvel équilibre des forces en Syrie après le renversement du dirigeant de longue date Bachar al-Assad par la milice islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), les attaques continues de la Turquie et de sa force mandataire SNA contre les DAANES et les problèmes politiques, militaires, humanitaires, économiques et de sécurité qui y sont associés, ainsi que la menace croissante de ce qu’on appelle l’État islamique.

Lors des discussions d’hier, le représentant du Rojava pour l’Europe, Abdul Karim Omar a exhorté l’Europe à œuvrer pour que cessent les conflits armés en Syrie et à empêcher la Turquie d’envahir le Rojava où la Turquie va commettre un nettoyage ethnique en massacrant et en expulsant les Kurdes syriens de leurs terres.
 
Le représentant de l’Administration autonome de la Syrie du Nord et d’Est en Europe a appelé le bloc des partis de gauche au Parlement européen à prendre ses responsabilités à un moment où la Turquie tente une fois de plus d’exterminer le peuple kurde et d’éradiquer l’Administration autonome démocratique du nord et de l’est de la Syrie. Il a souligné la nécessité d’adopter une résolution pour mettre fin aux hostilités dans toute la Syrie.
 
Le représentant de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie a rencontré le Bloc des partis de gauche au Parlement européen à Strasbourg, en France.
 
Le mardi 16 décembre 2024, le représentant de l’Administration autonome démocratique en Europe, Abdul Karim Omar, a prononcé un discours lors de la réunion des partis de gauche au Parlement européen à Strasbourg.
 
Dans son discours, Abdul Karim Omar a évoqué la situation en Syrie après la chute du régime autoritaire baathiste, qui a opprimé et commis des crimes contre tous les Syriens pendant des décennies, en particulier le peuple kurde. Il a souligné les mesures exceptionnelles imposées aux Kurdes, notamment l’emprisonnement de milliers des meilleurs jeunes kurdes, la privation de citoyenneté de centaines de milliers d’entre eux, les massacres systématiques, l’arabisation des noms de villes et de villages, les changements démographiques et d’autres crimes.
 
Omar a souligné la nécessité pour la communauté internationale, en particulier l’Union européenne, de suivre de près la situation en Syrie afin de parvenir à un changement national et démocratique à l’avenir. Il a souligné l’importance d’impliquer toutes les composantes de la population syrienne, en particulier le peuple kurde et les communautés du nord et de l’est de la Syrie, dans le processus politique visant à construire une nouvelle Syrie démocratique décentralisée en tant que patrie partagée par tous les Syriens.
 
Omar a évoqué les attaques menées par des mercenaires de « l’Armée nationale » soutenus par la Turquie contre Tal Rifaat et Shahba, qui ont entraîné des crimes contre des civils sans défense et provoqué une nouvelle vague de déplacements forcés d’Afrin vers des zones plus sûres dans le nord et l’est de la Syrie. « Ils sont désormais exposés au froid rigoureux de l’hiver », a-t-il déclaré.
 
Omar a poursuivi en expliquant que l’occupation turque et l’attaque de ses mercenaires contre Manbij ont conduit à de nouveaux meurtres, massacres et crimes, ainsi qu’à une nouvelle vague de déplacements. Il a noté que « la Turquie se prépare maintenant à attaquer Kobané, la ville qui est devenue un symbole de liberté et de résistance contre le terrorisme de l’EI ».
 
Abdul Karim Omar a exhorté les parlementaires à assumer leurs responsabilités alors que la Turquie tente une fois de plus d’exterminer le peuple kurde et de démanteler l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie. Il a appelé l’Union européenne à travailler sur les points suivants :
 
1. Faire pression sur la Turquie pour qu’elle cesse ses attaques contre le nord et l’est de la Syrie, qui, si elles se poursuivent, pourraient conduire à la fuite de milliers de membres de l’EI des centres de détention et de dizaines de milliers de leurs familles des camps. Cela aurait des conséquences catastrophiques pour la région et la communauté internationale, et déclencherait de nouvelles vagues de migration vers l’Europe.
 
2. Adopter une résolution visant à mettre fin aux hostilités en Syrie afin d’initier un dialogue politique entre les différentes composantes [minorités ethniques et religieuses] de la Syrie.
 
3. Assurer la participation kurde et l’inclusion de l’Administration démocratique autonome dans le processus politique, tout en garantissant les droits du peuple kurde et des autres composantes dans la future constitution syrienne.
 
4. Fournir une aide humanitaire et des secours aux personnes déplacées de Shahba, Tal Rifaat et Manbij le plus rapidement possible, étant donné l’incapacité de l’administration autonome à assumer seule cette charge.

Bozarslan : La question kurde ne se limite pas à un seul pays, c’est une affaire régionale

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PARIS – Le professeur Hamit Bozarslan a souligné la nécessité pour les Kurdes de parvenir à une intégration interne et a souligné que la question kurde, du fait de la colonisation supra nationale du Kurdistan, ne se limite pas à un seul pays mais est une affaire régionale.

L’agence de presse, ANF s’est entretenue au sujet de la question kurde avec Hamit Bozarslan, historien et politiste spécialiste du Moyen-Orient, de la Turquie et de la question kurde enseignant à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Alors que la dynamique au Moyen-Orient est en train de changer, le professeur Hamit Bozarslan a souligné la nécessité pour les Kurdes de parvenir à une unité intra-kurde et a souligné que la question kurde ne se limite pas à un seul pays mais est une question régionale qui doit être comprise comme telle.

En Turquie, les discussions sur la résolution de la question kurde ont refait surface après que le chef du Parti du mouvement nationaliste (MHP), Devlet Bahçeli, a serré la main des députés du Parti de la démocratie (DEM) et a ensuite passé un appel téléphonique au sujet du leader kurde Abdullah Öcalan, emprisonné dans des conditions difficiles depuis 26 ans. À l’heure où l’équilibre des forces au Moyen-Orient est en train de changer, quelle est la signification de la déclaration de Bahçeli ? L’État turc cherche-t-il réellement à résoudre la question kurde, un sujet qu’il évite même de nommer ? Et que signifie pour Bahçeli le fait de s’adresser directement à Öcalan ? Quel avenir pour les Kurdes alors que la dynamique régionale change une fois de plus ?

 

Manque de transparence

Soulignant le manque de transparence dans les discussions sur la résolution de la question kurde en Turquie, le professeur Bozarslan a noté : « La déclaration de Bahçeli a été largement débattue en Turquie, y compris dans les cercles kurdes. Analyser ces développements est très difficile car le plus grand obstacle est le manque de transparence. Qui est impliqué dans ce processus ? Quels acteurs en font partie ? Le MHP se représente-t-il lui-même ou représente-t-il d’autres forces ? Quelles sont les tensions au sein de l’AKP concernant la question kurde ? Nous ne connaissons pas les réponses à ces questions. »

Résoudre la question kurde n’est pas le véritable objectif

Bozarslan a suggéré que les développements au Moyen-Orient pourraient avoir poussé Bahçeli à faire une telle déclaration, ajoutant : « Lorsque Bahçeli a lancé cet appel, la guerre au Liban était en cours. Le régime d’Assad n’était pas encore tombé. On craignait qu’Israël intervienne dans la question kurde, ce qui pourrait affaiblir la Turquie. Au lieu de laisser Israël gérer cette question, la Turquie a pensé qu’elle devait prendre le contrôle. Cette idée a été exprimée également dans les années 1990 et 2000. L’essence de cette approche et de ces déclarations n’est pas de reconnaître la question kurde mais de la présenter comme une question turque. L’objectif principal ici est de désamorcer temporairement les tensions existantes. 

Ce que nous voyons aujourd’hui est la continuation de cette approche. Cette position persistera-t-elle après le départ d’Assad ? Nous ne le savons pas. En tout état de cause, les Etats-Unis et l’Europe soutiendraient des négociations entre les Kurdes et la Turquie, et les Kurdes ont des attentes similaires. Cependant, il n’y a pas de réelle opposition en Turquie. »

Déni de légitimité du peuple kurde

Bozarslan a souligné que les déclarations de Bahçeli et sa position générale sur la résolution de la question kurde sont loin de reconnaître l’existence de la question kurde ou la légitimité du peuple kurde. Il a déclaré : « De mon point de vue, le problème principal n’est pas de savoir si Öcalan participera au parlement, mais si la question kurde et la légitimité du peuple kurde seront reconnues. Si cela n’est pas le cas, cela conduira inévitablement à de nouveaux problèmes à l’avenir. Ces appels ne signifient absolument pas la reconnaissance de la question kurde. La reconnaissance de la question kurde et de la légitimité du peuple kurde ne se limite pas à la Turquie. Il faut la reconnaître comme une question régionale au Moyen-Orient. De plus, ni les Kurdes syriens ni les Kurdes turcs ne cherchent l’indépendance. Si les intentions sont sérieuses, le statut du Rojava peut être reconnu. »

La volonté de soumission des Kurdes à la domination turque sunnite

Bozarslan a souligné l’insistance de l’État turc à ce que le peuple kurde se soumette à la domination de l’identité turque sunnite et a déclaré : « La position actuelle est essentiellement la suivante : « D’accord, vous existez, nous pouvons accepter votre présence, et peut-être que des injustices vous ont été faites. Mais maintenant, vous avez une représentation au parlement, vous avez un dirigeant, et nous reconnaissons tout cela. En échange, vous devez accepter l’autorité de la Turquie ou la turcité. »

C’est exactement ce qui s’est passé en 2014 et 2015. En regardant la rhétorique d’Erdoğan et de l’AKP à l’époque, l’attitude du régime était claire : « Oui, nous reconnaissons l’existence des Kurdes. Nous sommes prêts à un processus de paix. Nous dénonçons même les oppressions passées, comme l’incendie de villages, et nous admettons que vous avez raison sur ces questions. Mais maintenant, vous devez vous aligner sur les autorités turques sunnites. »

Rojava pris pour cible pour avoir refusé de se soumettre

Selon Bozarslan, le processus de paix a échoué parce que les Kurdes syriens ont rejeté cette imposition, ce qui a conduit la Turquie à adopter une politique hostile à l’égard du Rojava : « La question fondamentale est de savoir si les Kurdes seront acceptés en tant que Kurdes ou simplement comme une force subordonnée sous contrôle turc. C’est mon interprétation des récents débats. Comme je l’ai mentionné, étant donné le manque de transparence et l’absence d’informations concrètes, je ne peux pas aller au-delà de ces évaluations. »

Reconnaître l’influence d’Abdullah Öcalan

Bozarslan voit dans le récent appel de Devlet Bahçeli au leader kurde Abdullah Öcalan une reconnaissance de l’influence d’Öcalan : « Les déclarations de Bahçeli démontrent une reconnaissance du pouvoir symbolique d’Öcalan. Exiger que le PKK dépose les armes n’a aucun sens, car leur lutte armée en Turquie est désormais à son plus bas niveau depuis des décennies. Cependant, le PKK reste une force symbolique et un point de référence central pour le mouvement kurde en Turquie. De même, Öcalan est largement considéré comme un symbole parmi les Kurdes. »

La question kurde : un défi régional

Bozarslan a déclaré que la question kurde ne se limite pas à la Turquie mais est une affaire régionale : « La présence kurde au parlement et les victoires électorales répétées dans les municipalités, même sous la menace constante des administrateurs nommés par le gouvernement, démontrent que les Kurdes n’ont pas été vaincus. La communauté kurde est très consciente et sa résistance s’est déplacée vers différentes plateformes. La question kurde est antérieure au PKK et perdure à ce jour. Ce n’est pas seulement une question turque mais une question régionale. Cette perspective plus large, cependant, est absente des discussions de Bahçeli et de l’AKP. »

L’urgence de l’unité kurde

Bozarslan a souligné le besoin crucial d’unité kurde à une époque où la dynamique au Moyen-Orient est en pleine mutation et a déclaré : « La question principale n’est pas de savoir ce qui attend les Kurdes, mais ce qu’ils doivent faire. Le rôle des États-Unis, en particulier en Syrie, sera décisif, mais les Kurdes ne peuvent pas compter uniquement sur des acteurs extérieurs. Les mouvements et les acteurs kurdes doivent évaluer de manière critique leurs propres actions. La priorité la plus urgente est de favoriser l’intégration interne des Kurdes. 

L’existence du Kurdistan irakien est en soi un miracle, surtout si l’on tient compte des atrocités commises dans les années 1980, comme les opérations Anfal et les incendies de villages. Mais le Kurdistan d’aujourd’hui est divisé en deux camps : l’un craint l’Iran et l’autre se méfie excessivement de la Turquie. L’intégration entre ces factions est vitale. De même, les relations entre le Kurdistan irakien et le Rojava doivent s’améliorer. S’il est difficile de parvenir à une coopération sans faille, des mesures peuvent être prises pour renforcer les liens, comme l’ouverture des frontières, la reconnaissance mutuelle et la diplomatie commune. L’avenir de la lutte kurde dépend de la manière dont ces défis seront relevés. » 

La stratégie iranienne des milices en voie d’effondrement

Bozarslan a également commenté l’influence régionale décroissante de l’Iran, qui a des conséquences pour les Kurdes, et a déclaré : « La stratégie de l’Iran visant à maintenir sa domination régionale par le biais de ses milices s’est complètement effondrée au Yémen, en Irak, au Liban et en Syrie. Ce déclin représente une perte significative de légitimité pour le régime iranien. Même si une révolution complète ou un effondrement du régime en Iran ne sont peut-être pas imminents, de nouveaux soulèvements sont probables. » 

Dans de tels scénarios, le Kurdistan iranien jouera inévitablement un rôle majeur. Nous l’avons vu en 2022, lorsque le slogan « Jin Jiyan Azadî » (Femmes, vie, liberté) du Kurdistan est devenu un cri de ralliement dans tout l’Iran. Le Kurdistan est également devenu une référence pour le Baloutchistan. À partir de maintenant, les Kurdes doivent se préparer à divers scénarios et éventualités.

 

SYRIE. La Turquie décidée à poursuivre sa guerre génocidaire au Rojava

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SYRIE / ROJAVA – La Turquie a rejeté l’accord de cessez-le-feu pour Manbij et Kobanê proposé par les forces arabo-kurdes contrôlant le Nord et Est de la Syrie. Les mercenaires syriens sous commandement turcs ont intensifié les menaces d’invasion de Kobanê où l’État colonialiste turc veut construire une base militaire.
 
Le centre des médias des Forces démocratiques syriennes (FDS) a publié un communiqué déclarant que « les efforts de médiation menés par les États-Unis pour déclarer une trêve permanente dans les régions de Manbij et de Kobanê ont échoué en raison de l’approche de la Turquie dans la gestion des efforts de médiation et de son refus d’accepter des points clés ».
 
Les points comprenaient le transfert des combattants restants du Conseil militaire de Manbij et la résolution de la question concernant le transfert du sépulture du Suleiman Shah à son ancien emplacement d’où les Turcs l’avaient retiré lors de l’attaque de DAECH sur Kobanê en 2015.
 
Malgré les efforts des États-Unis pour arrêter la guerre, la Turquie et ses mercenaires ont intensifié leurs attaques au cours de la dernière période .

Kongra Star : Rejoignez la lutte pour défendre la révolution des femmes au Rojava et construire une Syrie démocratique

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SYRIE / ROJAVA – Le mouvement des femmes du Rojava / de la Syrie du Nord et d’Est, Kongra Star appelle à défendre la révolution féministe du Rojava initiée par les Kurdes et déclare que « si nous empêchons que l’ancienne dictature ne soit simplement remplacée par un autre régime despotique, cette nouvelle situation ouvrira la porte à un nouveau processus. »
 

Le mouvement des femmes du nord et de l’est de la Syrie, Kongra Star, a publié une déclaration écrite appelant tout le monde à défendre la révolution du Rojava et à aider à construire une Syrie démocratique.

Le communiqué souligne que « pour les femmes et les peuples de Syrie, le renversement de la dictature d’Assad est un développement important. Si nous empêchons que l’ancienne dictature ne soit simplement remplacée par un autre régime despotique, alors cette nouvelle situation ouvrira les portes à un nouveau processus pour les peuples de Syrie et de toute la région.

Le projet d’État-nation imposé aux peuples et aux sociétés du Moyen-Orient après la Seconde Guerre mondiale n’a résolu aucun de leurs problèmes sociaux. Au contraire, il a sauvegardé les intérêts politiques, militaires et économiques du capital monopoliste international, tout en niant et en détruisant la volonté des peuples, des femmes et des différentes cultures et groupes religieux. Le projet d’État-nation, construit sur le rejet du pluralisme et de la diversité, sur les fondements du sexisme, du nationalisme, du racisme et les religions d’État, a transformé le Moyen-Orient en un bain de sang. Les génocides et les féminicides sont utilisés comme outils de politiques de division et de domination par les puissances hégémoniques internationales et régionales, dont les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, Israël et la Turquie. La Troisième Guerre mondiale est dirigée, planifiée et mise en œuvre en premier lieu par ces acteurs.

Kongra Star a déclaré dans son communiqué que « avec la chute du régime d’Assad, l’État turc et les gangs affiliés l’ANSA / SNA et DAECH ont augmenté leurs attaques terroristes dans la région. En particulier les attaques d’invasion contre les régions de l’Administration autonome démocratique dans le nord et l’est de la Syrie qui se développent dans le cadre du plan génocidaire de l’État turc contre le peuple kurde. Alors qu’Erdoğan souligne hypocritement l’importance de « l’intégrité territoriale de la Syrie », l’armée turque envahit davantage les régions du nord de la Syrie, négligeant l’existence et la volonté du peuple kurde et de tous les autres peuples de la région. Depuis le 27 novembre 2024, des centaines de milliers de personnes des cantons Shahba, Manbij et Kobane ont été déplacées de force. Des femmes, des enfants et des personnes âgées sont morts de faim, de maladie et de froid à cause des attaques inhumaines des gangs SNA qui ont été formés et soutenus par l’État turc. Alors que l’armée turque a bombardé et tué des civils à Kobanê et Aïn Issa.

Ses bandes de mercenaires ont enlevé, torturé et massacré des Kurdes à Shahba, ainsi que trois membres du mouvement de femmes Zenobia à Manbij. Dans le même temps, HTS a massacré des chrétiens à Damas et des Alaouites à Lattaquié. On ignore toujours où se trouvent des centaines de personnes. Les femmes sont la principale cible des attaques d’invasion des gangs misogynes de l’ANS, de l’ASL et de l’EI. Les massacres, la torture et les viols sont perpétrés contre les femmes comme pour se venger de la révolution du Rojava et de la défaite de l’EI par la résistance des femmes combattantes du YPJ. Dans le même temps, des provocations et une guerre médiatique sont mises en œuvre pour détruire l’unité des peuples vivant dans la région.

Toutes ces attaques visent les réalisations de la révolution des femmes et l’Administration démocratique autonome qui a été la garantie d’une vie démocratique, égalitaire et libre pour toutes les communautés ; pour les femmes kurdes, arabes, arméniennes, assyriennes, turkmènes, circassiennes, tchétchènes, durzi, aléoutes, sunnites, chrétiennes et yézidies. Depuis 2012, le modèle d’autonomie démocratique établi et mis en œuvre conjointement par les femmes, les hommes et les jeunes de toutes les communautés, d’abord au Rojava, puis dans d’autres régions du nord et de l’est de la Syrie, a prouvé que la démocratie directe et le rôle actif des femmes en politique et dans tous les domaines de la vie sont essentiels à la vie communautaire des peuples et à la résolution des problèmes sociaux. Pour la première fois depuis des siècles, les femmes de cette région ont pu avoir librement une opinion, une voix et une action sur leur propre vie. À mesure que les femmes sont devenues libres, la société a changé et à mesure que la société a changé, les espoirs des peuples de vivre ensemble librement et sur un pied d’égalité ont encore grandi. ISIS, nous poursuivrons notre lutte de toutes nos forces, quel qu’en soit le prix, pour rendre permanents les acquis de la révolution des femmes du Rojava.

Nous ne permettrons pas aux politiques racistes et sexistes des puissances hégémoniques internationales et du capital monopoliste de redessiner notre région, notre patrie et nos terres sur la base de leurs propres intérêts. Nous sommes confrontés à la question de l’existence et de la non-existence – en particulier des femmes kurdes, arméniennes, assyriennes, turkmènes, circassiennes, tchétchènes, arabes, durzi, yézidies, biélorusses et persanes. Pour éviter que l’ancienne dictature ne soit remplacée par un autre régime despotique, il est inévitable que toutes les parties de la société, tous les différents groupes ethniques, religieux, politiques et culturels – et en particulier les femmes – soient impliqués dans la construction d’un nouveau système démocratique et d’une nouvelle constitution en Syrie. Le régime syrien est tombé, mais nous savons aussi que cet effondrement peut être utilisé par des groupes paramilitaires et islamistes néfastes pour mettre en danger la vie des gens, en particulier celle des femmes et des enfants. Le leadership des femmes est nécessaire pour nous protéger des conflits, de l’occupation et des envahisseurs. À cet égard, nous pensons que les expériences de l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie, ainsi que les expériences « Les luttes pour la démocratie, la justice, les droits culturels et la liberté des femmes pourraient servir de base à une nouvelle Syrie démocratique. 

Il est de notre responsabilité historique de protéger la révolution des femmes du Rojava et ses réalisations, qui ont été une source d’espoir et d’inspiration pour les femmes de tout le Moyen-Orient et d’autres parties du monde. La révolution des femmes au Rojava n’est pas seulement la révolution des femmes du nord et de l’est de la Syrie. C’est une révolution réalisée grâce aux contributions et aux luttes directes ou indirectes de millions de femmes dans le monde entier. Les attaques actuelles sont des attaques contre nous toutes. Considérant l’ampleur du danger, c’est aussi une responsabilité historique pour toutes les femmes du monde, pour les mouvements internationaux de femmes écologistes, féministes, socialistes et démocratiques, d’intensifier et d’unir nos luttes pour défendre les réalisations de la révolution des femmes du Rojava. 

En revendiquant les acquis de la révolution des femmes du Rojava, en renforçant notre résistance et en intensifiant la lutte, nous garantirons notre avenir dans la liberté et la dignité.

En tant que Kongra Star, nous poursuivrons notre lutte et notre résistance au plus haut niveau pour défendre notre terre et la révolution avec l’esprit et la philosophie de Jin Jiyan Azadi. »

ROJAVA. L’AANES lance une initiative pour construire la « Nouvelle Syrie »

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SYRIE / ROJAVA – L’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES) a lancé une initiative de dialogue syrien pour construire la « Nouvelle Syrie ». L’administration arabo-kurde déclare que leur coopération avec le pouvoir politique de Damas serait dans l’intérêt de tous les Syriens.
 
Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui devant son siège dans la ville de Raqqa, l’AANES a dévoilé l’initiative de construction de la « Nouvelle Syrie ».
 
La conférence de presse, à laquelle ont assisté plusieurs médias, a comporté une lecture de l’initiative par les coprésidents du Conseil exécutif de l’administration, Hussein Osman et Avin Sweid, suivie de réponses aux questions des journalistes. L’initiative intitulée « L’Initiative de dialogue syrien pour construire la nouvelle Syrie » indique que:
 
 
« Avec la chute du régime oppressif baathiste, la Syrie est entrée dans une nouvelle phase. Pour surmonter avec succès cette période de transition, nous devons nous rassembler, nous unir et travailler à l’élaboration d’une feuille de route commune. Les politiques d’exclusion et de marginalisation qui ont dévasté la Syrie doivent cesser et tous les acteurs politiques doivent participer à la construction de la nouvelle Syrie, y compris pendant la période de transition. Par conséquent, nous appelons toutes les parties syriennes à reconsidérer leurs approches les unes envers les autres et à donner la priorité aux intérêts nationaux communs avant toute autre chose.

 
Sur la base de ce principe, nous pensons que la coopération entre l’administration autonome et l’administration politique de Damas sera dans l’intérêt de tous les Syriens et contribuera à faciliter une sortie réussie de cette phase difficile.
 
Reconnaissant notre responsabilité, en tant qu’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie, envers le peuple syrien dans toutes ses composantes, et répondant aux devoirs qui nous ont été confiés par notre peuple, nous proposons cette initiative de dialogue syro-syrien pour construire la Nouvelle Syrie.
 
Nous saluons également le rôle positif joué par les pays arabes et nos amis dans le soutien au peuple syrien dans toutes ses composantes et soulignons la nécessité de poursuivre ce soutien pour construire la nouvelle Syrie, qui garantit les droits de tous les groupes et composantes sur des bases démocratiques. Cela permettra de jeter les bases du lancement d’un dialogue national syrien inclusif auquel tout le monde participe.
 
Sur cette base, nous appelons toutes les forces syriennes à travailler ensemble pour réaliser les étapes suivantes, que nous considérons comme vitales à ce stade :
 
1. Préserver l’unité et la souveraineté du territoire syrien et le protéger des attaques menées par l’État turc et ses mercenaires.
 
2. Cesser les opérations militaires sur tous les territoires syriens afin d’engager un dialogue national global et constructif.
 
3. Adopter une attitude de tolérance et s’éloigner des discours de haine et des accusations de trahison entre les Syriens. La Syrie est un pays riche de ses composantes, et cette richesse et cette diversité doivent être préservées sur une base démocratique juste.
 
4. Convoquer une réunion urgente à Damas avec la participation des forces politiques syriennes pour unifier les visions concernant la phase de transition.
 
5. Assurer la participation effective des femmes au processus politique.
 
6. Confirmer que la richesse et les ressources économiques doivent être réparties équitablement dans toutes les régions syriennes, car elles appartiennent à tout le peuple syrien.
 
7. Assurer le retour des habitants d’origine et des personnes déplacées de force dans leurs régions, préserver leur patrimoine culturel et mettre fin aux politiques de changement démographique.
 
8. Face aux développements en Syrie, nous réaffirmons notre engagement à lutter contre le terrorisme pour garantir que l’EI ne revienne pas, grâce à une coopération conjointe entre les Forces démocratiques syriennes et les forces de la Coalition internationale.
 
9. Mettre fin à l’état d’occupation et permettre au peuple syrien de déterminer son avenir tout en respectant le principe de bon voisinage.
 
10. Saluons le rôle constructif des pays arabes, des Nations Unies, des forces de la coalition internationale et de toutes les puissances internationales actives dans le dossier syrien. Nous les exhortons tous à jouer un rôle positif et efficace en fournissant des conseils et un soutien au peuple syrien et en comblant les écarts entre ses composantes, en garantissant la préservation de la stabilité et de la sécurité et en mettant fin aux interventions étrangères dans les affaires syriennes. » (ANHA)
 

SYRIE. Manbij devenue le théâtre de crimes de guerre commis par l’occupation turco-jihadiste

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SYRIE / ROJAVA – L’agence kurde ANHA signale de nombreux crimes et violations commis par l’occupation turque et ses mercenaires dans la région de Manbij et exhorte la communauté internationale à agir pour « mettre fin aux souffrances du peuple syrien ».
 
Voici la suite de l’article de ANHA (Hawar News):
 
Les mercenaires de l’« Armée nationale syrienne » (ANS / SNA) sous commandement turc ont commis des crimes de guerre et des violations flagrantes dans la ville de Manbij, notamment des exécutions sur le terrain, des tortures et des humiliations, en plus de pillages et de vols systématiques, depuis le début de leurs attaques contre la ville le 27 novembre 2024.
 
Voici une liste détaillée de certains crimes documentés selon les militants et les centres de surveillance et de suivi :
 

Premier crime : exécutions sommaires

 
Deux vidéos ont documenté des exécutions sommaires de quatre membres des forces du Conseil militaire de Manbij ou de civils qui refusaient l’entrée des mercenaires dans leur ville par quatre mercenaires de « l’Armée nationale ».
 
La première vidéo montre des mercenaires armés tirant sur les blessés.
 
Dans l’autre vidéo, un chef des mercenaires de « l’Armée nationale » apparaît en train d’ordonner l’exécution des blessés dans le coffre d’une voiture Kia.
 

Deuxième crime : torture et humiliation de civils

 
Une vidéo montre trois civils détenus insultés et humiliés, tandis que les mercenaires les forçaient à imiter des cris d’animaux.
 
Dans un autre enregistrement, on voit des détenus, dont un homme âgé. Ils ont été battus à coups de fouet et de ceinture, giflés et roués de coups de pied, sur ordre direct du chef des mercenaires, qui a décrit l’un d’eux comme un « vieux porc » et a ordonné qu’il soit torturé sans pitié.
 
Le sort de ces détenus reste inconnu, alors que l’on craint qu’ils soient exécutés.
 

Troisième crime : assaut, pillage et vol

 
Une autre vidéo montre cinq mercenaires prendre d’assaut une pièce où vivaient trois personnes, où elles ont été battues et insultées. Les mercenaires ont volé deux téléphones portables, puis ont tenté de détruire les caméras de surveillance.
 
Des centaines de maisons et de commerces à Manbij et de sa campagne ont été pillés part des mercenaires de l’Armée nationale, ce qui a poussé les habitants à manifester contre eux et à déclarer une « grève de la dignité » le dimanche 15 décembre 2024, en signe de protestation contre ces crimes.
 

Quatrième crime : la violation du caractère sacré du domicile

 
Une autre vidéo montre sept mercenaires des « Commandos Jarabulus » affiliés aux mercenaires de « l’Armée nationale », prenant d’assaut une maison dans le village d’Al-Nawajah, à la périphérie de Manbij.
 
Les mercenaires ont volé le contenu de la maison, volé deux voitures (une Mercedes 220 argentée et une Kia-Mohave noire) et retiré leurs plaques d’immatriculation pour éviter d’être traqués.
 
Le groupe de mercenaires a continué ses attaques sur d’autres maisons du village, répétant les opérations de pillage et de vol, comme l’ont montré les caméras de surveillance.
 

Crimes de guerre et violations flagrantes des droits humains

 
Les crimes commis par les mercenaires de l’« Armée nationale » affiliés à l’occupation turque à Manbij et dans ses environs constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, et comprennent :
 
Exécution extrajudiciaire : L’article 3 commun aux Conventions de Genève de 1949 interdit l’exécution sur le terrain des blessés et des détenus.
 
Torture et traitements dégradants : La torture et l’humiliation violent la Convention contre la torture de 1984, qui interdit strictement les traitements cruels, inhumains ou dégradants.
 
Cibler des civils : Cibler des civils et des biens constitue un crime de guerre selon le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
 
Vol et saccage : Le droit international humanitaire interdit le pillage et le vol pendant les conflits armés et les considère comme une violation flagrante des normes internationales.
 

La communauté internationale confrontée à l’épreuve de l’humanité

 
Les défenseurs des droits humains estiment que les violations continues des mercenaires de l’Armée nationale, qui ne rendent pas de comptes, encouragent l’occupation turque et ses mercenaires à commettre davantage de crimes. Par conséquent, les puissances et organisations internationales qui se réclament de l’humanité et des droits de l’homme, en particulier celles qui sont concernées, doivent agir de toute urgence pour mettre un terme à ces violations et crimes à Manbij et dans d’autres régions.
 
Il faut également tenir l’État d’occupation turc responsable en tant que principal soutien de ces groupes de mercenaires, et lui attribuer la responsabilité juridique et morale des crimes commis, conformément aux principes du droit international.
 
La version anglaise de l’article peut être lue ici : Myriad crimes of Turkish occupation, its mercenaries in Manbij city