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UNICEF: L’impact des conflits sur les enfants a atteint un niveau dévastateur en 2024

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Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a averti samedi que l’impact des conflits armés sur les enfants du monde entier en 2024 a atteint des niveaux dévastateurs.
 
Catherine Russell, Directrice générale de l’UNICEF, a déclaré : « À presque tous les égards, 2024 a été l’une des pires années jamais enregistrées pour les enfants touchés par les conflits dans l’histoire de l’UNICEF, tant en termes de nombre d’enfants touchés que de niveau d’impact sur leur vie. »
 
Dans son rapport, l’UNICEF révèle que le nombre d’enfants vivant dans des zones de conflit ou déplacés de force en raison de la violence a atteint des niveaux sans précédent.
 
Russell a averti qu’environ 473 millions d’enfants, soit plus d’un sur six dans le monde, vivent dans des zones de conflit. Elle a également noté une tendance inquiétante.
 
Elle a souligné que la proportion d’enfants exposés aux conflits a presque doublé, passant d’environ 10% dans les années 1990 à 19% aujourd’hui.
 
Abdulsalam Khoja pour North Press Agency
 
Photo: Des Kurdes déplacés de la campagne du nord d’Alep dans la ville de Tabqa, dans le nord de la Syrie. 3 décembre 2024 – North Press

Kongra Star : Toutes les femmes doivent défendre la révolution du Rojava

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SYRIE / ROJAVA – La coordination européenne du mouvement des femmes kurdes Kongra Star a appelé toutes les femmes à défendre la révolution du Rojava.

La coordination européenne Kongra Star a publié le communiqué suivant sur les développements en Syrie après la chute du régime de Bachar al-Assad.

 

« Assad s’est enfui à Moscou, laissant derrière lui un pays détruit et des millions de personnes privées de leurs droits fondamentaux. Après ce qui s’est passé, l’État turc a lancé une attaque contre notre peuple qui avait déjà été déplacé, car il avait été contraint de fuir d’Afrin vers Shehba, en 2018 après l’invasion de la région par la Turquie.

Après les attaques des gangs affiliés à l’État turc, notre peuple a été contraint de migrer une fois de plus et de se déplacer vers les régions sûres du nord-est de la Syrie. Les attaques de l’État fasciste turc et de ses gangs affiliés se poursuivent. Le chaos sécuritaire dans la région de Manbij, la torture des civils, y compris des femmes et des enfants, le pillage des biens des citoyens, le ciblage de zones importantes de la région comme le barrage de Tishrin et le pont de Karakozak, la violation des droits fondamentaux des peuples de Syrie montrent que le nouveau gouvernement est aussi dangereux que le régime baasiste oppressif, cruel et raciste, en particulier pour les femmes. D’un autre côté, les pays occidentaux tentent de présenter le nouveau régime comme la meilleure alternative conforme à leurs propres intérêts. »

Le peuple kurde est la principale composante de la démographie diversifiée de la Syrie. À la suite d’une longue lutte et de grands coûts, nous avons mené à bien la révolution du Rojava, qui est une révolution des femmes. Après la révolution, un système d’administration autonome démocratique basé sur la justice, l’égalité, la démocratie et la coexistence a été établi. Aujourd’hui, ces acquis sont en danger. L’armée turque et ses bandes nous attaquent de tous côtés, de Manbij, Ain Isssa, Til Temir à Kobanê. Ils veulent éliminer la révolution des femmes et empêcher les peuples de la région de vivre ensemble. Nous devons montrer une attitude commune et lutter contre l’ennemi avec la conscience de l’unité nationale.

En tant que Coordination européenne Kongra Star, nous ne sommes peut-être pas au centre direct des événements, mais où que nous soyons, nous poursuivons notre lutte sociale, politique et diplomatique. Nous lutterons pour remplir notre rôle dans ce processus et pour transmettre la révolution des femmes et la voix de toutes les femmes en Syrie aux organisations internationales et aux femmes du monde. Nous n’oublions pas les femmes enlevées et disparues dans toute la Syrie. 

Les organisations internationales et les institutions des droits de l’homme à ne plus rester silencieuses sur cette atrocité et à agir conformément aux droits de l’homme et aux accords internationaux. Dévoiler les circonstances des femmes enlevées et demander des comptes aux responsables. Nous condamnons la fermeture par le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) du poste frontière de Semalka-Fishabur, par lequel l’aide humanitaire devrait passer aux civils vivant dans les régions autonomes, à un moment où nous avons le plus besoin d’unité et de solidarité entre les Kurdes. Nous appelons le PDK à mettre de côté ses profits personnels et partisans et à cesser d’être l’ennemi de son peuple. Toutes les femmes, en particulier les femmes kurdes et syriennes, les mouvements de femmes démocratiques, socialistes et révolutionnaires doivent unir leurs forces et lutter ensemble pour construire un avenir libre. La révolution du Rojava doit être soutenue contre l’État turc qui vise à détruire les acquis des femmes. Avec l’unité des femmes, nous transformerons tous les espaces de vie en zones de lutte et de résistance. »

 

SYRIE. Un jeune Kurde décapité par des mercenaires de la Turquie à Tall Rifaat

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SYRIE /ROJAVA – Des jihadistes affiliés à l’État turc ont décapité un jeun kurde du nom Dijwar Beto à Til Rifat. Depuis l’invasion de la région de Tall Rifaat début décembre, on assiste à des pillages, kidnappings, torture et massacres des civils commis par des gangs turco-jihadistes.

Des sources locales cités par l’agence ANHA ont déclaré que les mercenaires de l’occupation turque, après être entrés dans la ville de Tal Rifaat, ont enlevé des centaines de civils qui n’ont pas pu rejoindre le convoi d’évacuation, dont Djwar Bato, un Kurde de 22 ans originaire du village de Bele, dans le district de Bulbul d’Afrin.

Des informations provenant d’un des proches de Djwar ont révélé plus tard qu’il avait été décapité par les mercenaires avec de fausses accusations.

TURQUIE. Les mères du samedi: « Où est Mahmut Kaya ? »

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ISTANBUL – Lors de leur 1031ème veillée hebdomadaire, les Mères du Samedi ont réclamé justice pour Mahmut Kaya, un jeune Kurde tué sous la torture en détention il y a 44 ans et dont le corps n’a pas été rendu à la famille et dont les assassins continuent de bénéficier de l’impunité.
 
Sebla Arcan a lu la déclaration au nom des mères du samedi.
 
Arcan a déclaré:
 
« Aujourd’hui, c’est le dernier samedi de 2024. La ruée vers le Nouvel An a commencé, les gens envisagent d’entrer dans la nouvelle année avec leurs proches. Cependant, nous sommes profondément attristés de laisser derrière nous une autre année au cours de laquelle nos efforts pour apprendre le sort de nos proches disparus en détention a été vain.
 
Mahmut Kaya, 21 ans, a été arrêté à Kars le 23 décembre 1980, alors qu’il accrochait une banderole dénonçant le massacre [des Kurdes alévis] de Maraş (…). Après avoir été arrêté, il a été emmené à la direction de la branche politique par le commandement de la loi martiale. Selon de nombreux témoignages, Mahmut Kaya a été tué le 3 janvier 1981, après dix jours de tortures intenses. (…) »
 
Le corps de Mahmut Kaya n’a jamais été rendu à sa famille à laquelle les autorités turques ont répondu que leur fils n’avait pas été arrêté.
 
 
Depuis plus de 29 ans, les mères du samedi s’arment d’œillets contre la police turque
 
Le samedi 27 mai 1995, les Mères du Samedi (en kurde: Dayikên Şemiyê, en turc: Cumartesi Anneleri) descendaient pour la première fois sur la place Galatasaray, à Istanbul, pour exiger la fin des disparitions forcées et demander qu’on leur rende leurs proches portés disparus.
 
Les « mères du samedi » reproche l’État turc de ne pas avoir enquêté sérieusement pour établir la vérité sur ceux qui ont disparu après leur mise en détention par les autorités turques.
 
Selon l’Association des droits de l’Homme (IHD), entre 1992 et 1996, 792 disparitions forcés et meurtres (de journalistes, syndicalistes, médecins, enseignants, enfants ou simples paysans) par des paramilitaires turcs (JITEM*) ont été signalés dans les régions kurdes de Turquie.

*JITEM: Abréviation de Jandarma İstihbarat ve Terörle Mücadele (service de renseignements et antiterrorisme de la gendarmerie). JITEM a été actif dans le conflit kurde en Turquie. Après le scandale de Susurluk, les anciens premiers ministres Bülent Ecevit et Mesut Yılmaz ont confirmé l’existence de JİTEM.

TURQUIE. Hommages aux victimes du massacre de Roboski

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TURQUIE / KURDISTAN – Ce matin, les familles ont visité les tombes de leurs enfants à l’occasion du 13e anniversaire du massacre de Roboskî ayant tué 34 civils kurdes, dont dont dix-neuf mineurs.

 

Les commémorations du 13ème anniversaire du massacre de Roboskî du district de Qilêban (Uludere) de Şirnex ont débuté par une visite sur les tombes des victimes. Des responsables des partis politiques DBP et DEM, dur mouvement des femmes TJA, des organisations de défense des droits humains… participent également aux commémorations du massacre de Roboski.
 
Le massacre de Roboski
 
Le 28 décembre 2011, 34 civils kurdes, dont dix-neuf mineurs, étaient tués sous les bombes des avions de guerre turcs, près du village de Roboski, dans la province de Sirnak, à la frontière entre la Turquie et l’Irak.
 
Le groupe de civils vivant du commerce de la marchandise ramenée du Kurdistan irakien a été délibérément bombardé par l’aviation turque à leur retour du Kurdistan d’Irak. Depuis des décennies, les habitants de la région de Sirnak / Uludere pratiquent cette activité transfrontalière qui est leur unique moyen de subsistance dans cette région volontairement maintenue dans la pauvreté par le régime colonialiste turc.
 
13 ans après le massacre de Roboski, les familles sont toujours privées de justice pour leur enfants.

TURQUIE. Le DEM Parti se rend à İmralı

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TURQUIE – Les députés du DEM Parti, Sırrı Süreyya Önder et Pervin Buldan, se sont rendu.e.s sur l’île prison d’İmralı pour rencontrer le leader kurde Abdullah Öcalan.

 

Les députés du Parti de l’égalité du peuple et de la démocratie (Parti DEM), Sırrı Süreyya Önce et Pervin Buldan, se sont rendus sur l’île d’İmralı pour rencontrer le chef du PKK, Abdullah Öcalan. 

Abdullah Ocalan est détenu depuis 25 ans dans la île-prison d’Imrali, au large d’Istanbul. Il est le cofondateur et chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène depuis plus de 40 ans une insurrection contre la Turquie colonialiste.

Ocalan a été arrêté en 1999 au Kenya par un « complot » impliquant notamment les services secrets américains, israéliens et turcs. Depuis, il est détenu sur l’île prison d’Imrali et privé de visites et de communications (ni avec sa famille ni avec ses avocats) depuis des années.

PARIS. Les internationalistes participent à la manif kurde pour les martyrs de Paris

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PARIS – Le samedi 11 janvier 2025, les Kurdes de l’Europe manifesteront à Paris où six activistes kurdes ont trouvé la mort dans deux attentats terroristes (en janvier 2013 et en décembre 2022) ciblant le mouvement kurde. Des internationalistes soutenant la cause kurde contre le fascisme et le colonialisme au Kurdistan appellent à former un cortège internationaliste « Contre le fascisme, pour la justice » lors de la manifestation du 11 janvier prochain.
 
Voici l’appel des internationalistes:
 
Manifestation : Contre le fascisme, Pour la justice – le 11 janvier 2025, Rejoins le bloc internationaliste !
 
Le 9 janvier 2013 et le 23 décembre 2022, deux attentats frappaient le coeur de Paris. A deux reprises, trois militant·e·s kurdes étaient brutalement assassiné·e·s. Le 9 janvier, c’est Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez qui sont victimes d’un triple féminicide commis par un agent infiltré du MIT (services secrets turcs). Presque dix ans plus tard, c’est Evîn Goyî, Mîr Perwer et Abdurrahman Kizil qui sont assassiné·e·s au Centre culturel kurde Ahmet Kaya.
 
Sakine Cansiz (Sara) était, notamment avec Abdullah Öcalan, l’une des sept fondatrices du PKK (le Parti des travailleuses et des travailleurs du Kurdistan, mouvement de libération national kurde). Après avoir subi la torture dans les geôles turques, elle a été à l’origine de l’armée des femmes (YJA-Star). Fidan Dogan (Rojbîn), responsable dans la diplomatie du CDK-F (Conseil démocratique kurde en France), était en contact régulier avec les organisations de la gauche française mais aussi les représentant·e·s de l’État. Leyla Şaylemez (Ronahî) était une jeune militante, organisée dans la branche de la jeunesse. Tout comme Sakine Cansiz, Evîn Goyî était une des pionnières de la révolution des femmes. Elle a combattu dans les quatre parties du Kurdistan et avait été blessée au Rojava. Mîr Perwer, chanteur reconnu, avait demandé l’asile en France pour pouvoir chanter dans sa langue. Abdurrahman Kizil s’était lui refugié dans le pays après avoir fui son village attaqué par l’armée coloniale turque.
 
Nous savons pertinemment que derrière ces deux attentats plane l’ombre de l’État fasciste turc, via ses services secrets. Plusieurs enquêtes journalistiques ont démontré la responsabilité du MIT dans le triple féminicide de 2013 et de nombreux éléments portent à croire à une implication à minima incitatrice dans l’attentat de 2022. Depuis, plusieurs tentatives d’assassinat ou actions planifiées par le MIT visant des journalistes, des militant·e·s, des politicien·ne·s (dont des ancien-ne-s député-es kurdes) ou opposant·e·s turcs en exil ont été déjouées sur le sol européen.
 
Pourtant, dans la plupart des cas, ces actions et intimidations ont lieu avec la complaisance des États impérialistes occidentaux, qui dissimulent ou minimisent à chaque fois la responsabilité de la Turquie. C’est ce que font les gouvernements français successifs en maintenant le « secret défense » sur des preuves nécessaires à l’enquête judiciaire sur le triple assassinat de 2013 ou encore en refusant de collaborer avec la police belge à propos des activités de plusieurs hommes soupçonnés de tentative d’assassinat à Bruxelles.
 
Si de nombreux agents et indicateurs des services de renseignement turcs peuvent opérer sans être inquiétés sur le sol français, les militant·e·s kurdes sont elles et eux harcelé·e·s par les autorités et peuvent servir de monnaie d’échange avec la Turquie, comme le révelait il y a peu une enquête du journal Marianne [1]. Ainsi, rien qu’en 2024, trois militants kurdes ont été expulsés vers la Turquie, deux d’entre eux y étant aujourd’hui toujours emprisonnés. Deux autres militants ont été placés en centre de rétention après avoir vu leur statut de réfugié politique leur être retiré. Leur expulsion a pu être empêchée grâce à l’action juridique de leurs avocats.
 
Dans un même temps, l’État français continue sa collaboration avec la Turquie, en maintenant ses relations commerciales et économiques avec le pays, en fournissant armes et équipements à l’armée turque et ce malgré les violations flagrantes des droits humains dans le pays et les zones qu’il occupe en Syrie. Le régime turc continue en effet à réprimer chaque voix de contestation, vole les mairies kurdes, emprisonne à tout va et impose l’isolement à de très nombreux prisonnier·e·s politiques. Par exemple, aucune nouvelle d’Abdullah Öcalan, emprisonné depuis 1999 sur une île prison, ne nous était parvenue pendant plus de 44 mois jusqu’à son message du 23 octobre 2024. Ces pratiques inhumaines et relevant de la torture n’ont jamais été condamnées par la France, qui elle aussi emprisonne Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais de la cause palestinienne, depuis 1984 alors qu’il est libérable depuis 20 ans.
 
Cette collaboration de la France se fait aussi en dépit des multiples violations du droit international et crimes de guerre commis par la Turquie via ses bombardements et frappes de drone en Irak et en Syrie. Ceux-ci visent non seulement les bases de la guérilla du PKK – qui exerce son droit légitime de résistance armée face au colonialisme – mais aussi de multiples infrastructures et habitations civiles. Des dizaines de village ont été évacués de force par l’armée turque dans sa tentative d’invasion des montagnes du Kurdistan du sud (Irak) tandis qu’au Rojava des centaines de milliers de personnes ont été laissées sans accès à l’électricité, au chauffage ou au gaz de cuisson suite aux destructions d’infrastructures énergétiques. Cette collaboration de la France ne nous étonne pourtant pas. En effet, sa complicité avec le génocide en cours à Gaza a détruit toute crédibilité du pays en matière de respect des droits humains et nous montre le vrai visage de l’impérialisme : il est prêt à sacrifier des peuples entiers et les règles qu’il a lui-même fixées dans la défense de ses alliés et intérêts.
 
Face à cette unité des États impérialistes, il est impératif de construire une lutte internationaliste et antifasciste. C’est pour cette raison que nous invitons toutes les forces politiques, syndicales et associatives qui se reconnaissent dans cet appel à se mobiliser le 11 janvier 2025 à Paris, à nos côtés, pour construire un bloc internationalistes lors de la manifestation pour les 6 camarades kurdes assassin-é-es à Paris.
 
Pour Sara, Rojbîn et Ronahî, nous crions « Jin Jiyan Azadî » !Retour ligne automatique
Pour Evîn, Mîr et Abdurrahman nous exigeons la Vérité et la Justice !Retour ligne automatique
Pour tou·te·s nous clamons « Vive la résistance du peuple kurde, du peuple palestinien et de tou·te·s les opprimé·e·s » !
 
Signataires de l’appel :
Action antifasciste 77
Action Antifasciste Genève
Action Antifasciste Paris-Banlieue
Antifa Social Club Marseille
CafeZ Liège
Cercle Révolutionnaire Internationaliste
Collectif Internationaliste Marseille-Kurdistan (CIMK)
Collectif ROSA Liège
Collective Sahmaran
Comité genevois des Soulèvements de la Terre
Confédération Nationale du Travail française (CNT)
Contre Attaque et Autonomie
El Manba (collectif soutien migrantes 13)
Fédération Libertaire des Montagnes (Suisse)
Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
Féministes Révolutionnaires Paris
Grève du Climat – Suisse
Jeune Garde Paris
Jeunesse Internationaliste
Jeunesse pour la Renaissance Communiste en France
KESSEM juives feministes decoloniales
Le Silure, centre de luttes autonomes, Genève
L’Offensive
Mouvement national lycéen (MNL)
MUT VITZ 13 (Marseille-France)
Nouveau Parti Anticapitaliste – l’Anticapitaliste
Offensive contre les féminicides – Suisse
Organisation de Solidarité Trans (OST)
Pôle de Renaissance Communiste en France
Pour une Écologie Populaire et Sociale (PEPS)
Réseau internationaliste Serhildan
Riseup 4 Rojava
Samidoun Paris/Banlieue
Secours Rouge – Genève
Solidaires
SolidaritéS
Tsedek, collectif juif décolonial
Union communiste libertaire
Volksbühne Basel
Young Struggle
Zora

PARIS. Les Kurdes marchent de nouveau pour « Vérité et Justice »

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PARIS – Le samedi 11 janvier 2025, les Kurdes de l’Europe manifesteront à Paris où six activistes kurdes ont trouvé la mort dans deux attentats terroristes (en janvier 2013 et en décembre 2022) ciblant le mouvement kurde. RDV le samedi 11 janvier, à 10 heures, devant la Gare du Nord.
 
Dans le communiqué suivant, le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) appelle à participer à la marche du 11 janvier prochain pour exiger vérité et justice pour les martyrs kurdes de Paris:
 
 
« Le 9 janvier 2013, un premier attentat terroriste a frappé les Kurdes en plein coeur de Paris. Il a coûté la vie à trois militantes kurdes: Sakine Cansiz, une figure historique du mouvement kurde, Fidan Dogan, responsable du Centre d’Information du Kurdistan (CIK), où a eu lieu l’attentat, et Leyla Saylemez, une militante du mouvement de jeunesse kurde en Europe.
 
 
Presque 10 ans après, le 23 décembre 2022, trois autres militants kurdes ont perdu la vie dans un deuxième attentat terroriste, toujours à Paris. Parmi les victimes, figure encore une femme, et pas pas n’importe laquelle: Evîn Goyî (Emine Kara), responsable du mouvement des femmes kurdes en France, avait auparavant combattu Daesh au Rojava. Les deux autres victimes de cet attentat, qui a visé le siège du CDK-F au 16 rue d’Enghien, sont Mîr Perwer, un jeune chanteur kurde réfugié depuis peu en France, et Abdurrahman Kizil, un sexagénaire qui fréquentait régulièrement l’association.
 
 
L’enquête sur le triple assassinat du 9 janvier 2013 a mis en évidence de nombreux indices – corroborés par des documents diffusés sur internet – démontrant que l’assassin, Ömer Güney, arrêté peu après les faits, avait opéré sous les ordres des services secrets turcs (MIT). L’assassin n’a cependant jamais été condamné puisqu’il est mort en prison à la fin de l’année 2016, peu de temps avant la date fixée pour son procès. Quant aux commanditaires, ils n’ont jamais été inquiétés, l’instruction de l’affaire étant entravée par le « secret-défense » opposé par les autorités françaises, qui refusent de déclassifier les informations détenues par leurs services de renseignements.
 
 
Concernant la seconde affaire, le caractère terroriste n’a pas été retenu jusqu’à présent, alors même que les propos de l’assassin William Malet démontrent clairement les motivations terroristes de son acte qui ciblait délibérément notre association en tant que représentation du peuple kurde. Malgré les demandes réitérées des parties civiles, les enquêteurs n’ont toujours pas interrogé les services de renseignements français sur les liens potentiels de l’assassin avec des services étrangers.
 
 
12 ans après le triple féminicide de 2013, le sentiment d’impunité règne plus que jamais. En refusant de lever le secret-défense, la France commet un déni de justice et entretient l’impunité d’un crime politique et terroriste, une impunité qui a encouragé les commanditaires à passer à l’acte une seconde fois.
 
 
La France doit lever le secret-défense et faire tout le nécessaire pour résoudre l’affaire du triple assassinat du 9 janvier. La justice française doit reconnaître le caractère terroriste de l’attentat du 23 décembre 2022 afin que les commanditaires soient jugés et condamnés.
 
 
Afin d’exiger la justice et rappeler la primauté du droit, nous vous appelons à rejoindre la Grande Marche « Vérité et Justice », Samedi 11 janvier, à partir de 10h, au départ de la Gare du Nord. »
 
Conseil démocratique kurde en France

Les politiciens kurdes soulignent l’importance de l’unité nationale

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SYRIE / ROJAVA – Plusieurs personnalités politiques kurdes ont souligné l’importance de parvenir à l’unité nationale, en mettant de côté les intérêts partisans, les slogans et les agendas individuels, et en appelant à une participation active à la prochaine conférence visant à unifier les perspectives.

Le Congrès national du Kurdistan (CNK) a lancé une initiative visant à convoquer une conférence générale des partis kurdes de Syrie. L’objectif est de résoudre les désaccords existants et d’unifier les positions en réponse à la colère croissante des communautés kurdes et aux appels répétés à l’unité nationale. Cette initiative intervient dans un contexte de menaces constantes de l’État occupant turc contre le nord-est de la Syrie, en particulier après la chute du régime Baas.

 Dans ce contexte, le politicien kurde Farhan Khalil de Hasaka a souligné la nécessité de l’unité, affirmant : « En période de difficultés, les nations du monde entier se rassemblent. Nous, les Kurdes, confrontés à une oppression continue et à des tentatives d’extermination de la part de nos ennemis, nous devons nous unir pour contrer ces complots. »

 Il a ajouté : « Aujourd’hui, chaque citoyen kurde, chaque responsable et chaque patriote a un devoir à accomplir. Certains s’opposent à l’unité nationale pour des raisons personnelles. Il est impératif que le peuple kurde et les partis politiques exercent une pression pour parvenir à l’unité et affronter ces individus. »

 Khalil a décrit la période actuelle comme un « moment décisif », avertissant que des divisions prolongées pourraient coûter aux Kurdes un autre siècle d’opportunités perdues pour l’unité. Il a souligné que l’occupation turque est déterminée à éliminer les acquis de la révolution dans le nord-est de la Syrie, tout comme elle s’est opposée à l’indépendance de la région du Kurdistan irakien.

 Khalil a appelé à dépasser les divisions partisanes et personnelles pour établir une base populaire forte. « Nous devons œuvrer pour l’unité nationale au-delà des slogans et des personnalités individuelles. L’histoire ne nous pardonnera pas si nous échouons dans cette mission », a-t-il souligné.

Pendant ce temps, Muslim Abbas, membre du bureau politique du Parti démocratique de la paix du Kurdistan à Derbasiya, a critiqué le Conseil national kurde (KNC) pour ne pas avoir répondu aux appels à l’unité nationale.

 « Nous avons lancé une proposition visant à unifier les rangs kurdes, mais le KNC ne s’est pas engagé. Aujourd’hui, les partis d’unité nationale kurdes organisent une conférence globale pour aborder les désaccords et unifier les positions », a-t-il déclaré.

 Abbas a souligné l’importance de présenter un front uni dans les négociations avec l’administration syrienne de transition pour garantir les droits légitimes et la représentation du peuple kurde.

 Ces appels répétés à l’unité nationale représentent une opportunité historique pour les Kurdes de surmonter leurs conflits internes et de réaliser leurs aspirations légitimes dans un contexte de menaces et de défis croissants.

ANHA

TURQUIE. Mobilisation pour que l’écocide soit reconnu comme un crime

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TURQUIE / KURDISTAN – Des défenseurs de la nature sont mobilisés pour que l’écocide soit reconnu comme un crime par les autorités turques. Il s’agit d’une lutte incertaine étant donné que l’État colonialiste turc pille et détruit les ressources naturelles des régions kurdes, y compris au Kurdistan irakien et au Rojava.

L’écocide est défini comme des dommages et des destructions à grande échelle qui entraînent des changements graves et permanents sur l’écosystème mondial ou sur les biens communs mondiaux. Il a été introduit pour la première fois en 2010.

Ce concept a pris une importance accrue grâce à la contribution apportée à la terminologie dans ce domaine, avec la présentation d’une définition prédéfinie au Comité juridique des Nations Unies par l’avocate britannique Polly Higgins, fondatrice de la Fondation Stop Ecocide.

Le point de départ de Higgins était la marée noire marine de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon qui s’est produite le 20 avril 2010 dans le golfe du Mexique. 11 personnes ont perdu la vie et l’écosystème marin et l’habitat côtier ont subi des dommages à grande échelle. La population d’huîtres d’une des villes côtières du golfe a été complètement détruite et les habitants locaux ont perdu leurs moyens de subsistance.

 

En Turquie également, l’Initiative citoyenne pour la loi sur l’écocide, après trois ans de travail préparatoire, a présenté à la Grande Assemblée nationale (TBMM) une pétition pour que l’écocide soit reconnu comme un crime dans le Code pénal turc (TCK) avec 28 820 signatures.

Le Conseil de la Présidence du Comité des pétitions de la TBMM a rejeté la pétition visant à réglementer l’écocide au motif qu’une telle demande ne pouvait être présentée que par des députés. Les demandes visant à ce que la pétition signée soit envoyée à la fois à la Présidence de la TBMM et au Cabinet du Président ont également été rejetées et la pétition a été transmise aux archives. Bien que cette décision ait été communiquée à tous les députés, il n’y a eu aucune objection.

Kazdağları, Şırnak

Melis Tantan, membre de l’initiative qui prône la prévention des dommages environnementaux par le biais de sanctions légales, a raconté à bianet la lutte qu’ils ont menée dans ce cadre.

« En tant qu’Initiative citoyenne pour la loi sur l’écocide, nous avons demandé une assemblée générale pour que soit élaborée une réglementation législative afin que l’écocide soit inclus comme crime dans le Code pénal turc (TCK). À la suite de divers préparatifs qui se sont poursuivis au cours des trois dernières années, nous avons présenté une pétition signée par 28 820 citoyens à la présidence du TBMM le 28 novembre 2023 afin que l’écocide soit légalement reconnu comme un crime. »

« Les experts juridiques affirment, sur la base de l’article 77 du Code pénal turc, que toute forme de dommage causé à l’environnement doit être considérée comme un acte intentionnel. Dans ce cadre, toutes les activités qui causent des dommages à l’environnement, et en particulier celles comme la destruction de la nature effectuée par Cengiz Holding dans la région de Kazdağları [Mont Ida et ses environs], la destruction des forêts à Şırnak et le projet d’autoroute côtière de la mer Noire doivent être incluses dans cette définition.

 

Démocratie directe

« Si cette loi avait été inscrite dans les lois de la République de Turquie, de tels projets auraient pu être empêchés. Nous avons directement fait une demande au parlement, mais la commission a déclaré : « Le droit de présenter des propositions de loi appartient aux députés, les citoyens ne peuvent pas présenter de telles propositions ». Nous avons donc fait objection, mais ils ont encore une fois déclaré : « Ce n’est pas à vous de le faire ». Ils ont constamment rejeté nos demandes et ont essayé de bloquer le processus.

« Nous avons alors saisi le tribunal administratif et le 5 décembre 2024, une audience a eu lieu au 4e tribunal administratif d’Ankara. Notre demande était que la réglementation nécessaire soit mise en place pour que notre proposition puisse être réintroduite à l’ordre du jour du Parlement. Nous avons déclaré que notre proposition était pour le bien social et avons exigé que notre proposition de loi soit envoyée au président de la Grande Assemblée nationale et au président de la République. La partie adverse a alors déclaré que seuls les députés pouvaient présenter une telle proposition et que la charte ne permettait pas aux citoyens eux-mêmes de présenter une telle proposition.

« Mais cela va à l’encontre des fondements du droit et de la démocratie. En effet, les députés sont naturellement des représentants du peuple et la participation des citoyens aux activités législatives est un processus qui relève de la démocratie directe. Nous avons souligné ce point lors de l’audition et expliqué que de telles réglementations sur les dommages environnementaux doivent faire partie de l’ordre du jour parlementaire.

« Nous allons continuer notre lutte »

« Le parti d’en face a également déclaré qu’il avait beaucoup appris de nous. En fait, ce processus a reçu le soutien de plusieurs villes et organisations de masse. Le processus est mené avec la contribution de villes comme Bursa, Tekirdağ, Şırnak, Diyarbakır, Kocaeli et Ankara. Les députés apportent également leur soutien à l’adoption de la loi.

« Nous continuerons d’expliquer au public pourquoi le crime d’écocide doit être reconnu dans une perspective juridique. Nous pensons qu’il faut alourdir les peines pour les crimes environnementaux et la destruction de la nature afin de pouvoir protéger la nature. L’approche « ceux qui polluent paient » s’est avérée insuffisante dans les crimes environnementaux et conduit à des catastrophes encore plus graves. Étant donné que les dommages environnementaux continuent en Turquie, cette réglementation doit être immédiatement introduite.

« La définition de l’écocide ne doit pas se limiter aux projets qui nuisent à l’environnement ; des précautions juridiques doivent être mises en œuvre pour protéger les écosystèmes et les habitats naturels. Par exemple, la mer de Marmara, un habitat qui a subi des dommages écosystémiques, doit être protégée. Il existe des exemples de telles réglementations dans le monde entier, alors pourquoi la Turquie ne ferait-elle pas de même ? Après tout, la lutte environnementale, grâce aux défenseurs des droits de l’homme, est beaucoup plus développée en Turquie que dans de nombreux autres pays du monde. En fait, les défenseurs des droits de l’homme d’autres pays nous ont exprimé leur admiration pour notre travail sur l’écocide. Nous poursuivrons notre travail avec cette motivation et ferons tout ce que nous pouvons pour que l’écocide soit reconnu comme un crime. »

 

Proposition de loi

La proposition de loi des citoyens comprend les articles suivants :

  • ARTICLE 1 – Le titre du Livre Deux, Section Un, Chapitre Un du Code Pénal Turc n° 5237 et daté du 26/09/2004 a été modifié de « Génocide et crimes contre l’humanité » à « Génocide et crimes contre l’humanité et la planète ».
  • ARTICLE 2 – L’article 77/a a été ajouté pour suivre l’article 77 de la loi n° 5237.

Le crime d’écocide

ARTICLE 77/A

(1) Quiconque crée le danger de causer un dommage irréparable à court terme à l’ensemble d’un écosystème en mettant en danger la vie des êtres humains ou d’autres êtres vivants dans l’environnement naturel ou culturel, en agissant d’une manière qui pourrait causer de graves dommages aux êtres naturels ou culturels, ou en commettant tout autre acte illégal, sera condamné à la réclusion à perpétuité, à une amende punitive équivalant au décuple des avantages matériels tirés du délit et du profit économique tiré de la valorisation ou de la transformation de ces avantages matériels.

(2) Dans le cas où le crime décrit à l’article 1 est commis involontairement, une peine d’emprisonnement d’au moins quinze ans sera prononcée et une amende punitive sera également prononcée s’élevant à cinq fois les avantages matériels tirés du crime et le profit économique tiré de l’évaluation ou de la transformation de ces avantages matériels.

(3) Si le crime d’écocide commis a créé des dommages irréparables à l’ensemble de l’écosystème, alors l’auteur sera condamné à la réclusion à perpétuité aggravée ; dans le cas où le crime est commis involontairement, l’auteur sera condamné à vingt ans de réclusion, et une amende punitive sera également prononcée, s’élevant à vingt fois les avantages matériels acquis du crime, et le profit économique tiré de la valorisation ou de la transformation de ces avantages matériels.

(4) Des mesures de sécurité seront également adoptées à l’encontre des personnes morales en raison de ces délits.

(5) Aucun délai de prescription n’est applicable à ces crimes.

  • ARTICLE 3 – La présente loi entre en vigueur à la date de sa publication officielle.
  • ARTICLE 4 – La présente loi est exécutée par le Président.

Les racines de l’écocide

 

Le mot écocide vient de la combinaison du mot grec ancien « oikos » (foyer, environnement) et du mot latin « caedere » (abattre, massacrer). Le mot génocide a également eu une influence sur la création de ce concept.

L’écocide est un sujet de droit depuis les années 1970 et des efforts ont été déployés dans le monde entier pour qu’il soit reconnu aussi bien en droit international que dans les systèmes juridiques nationaux des pays indépendants. L’un de ces efforts consiste à faire en sorte que l’écocide soit ajouté aux quatre crimes fondamentaux (génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crime d’agression) que la Cour pénale internationale de La Haye a jugé comme cinquième crime fondamental.

En 2019, une demande a été déposée par les pays insulaires du Pacifique auprès de la Cour pénale internationale (CPI) pour que l’écocide soit reconnu, tandis qu’en 2021, un projet a été préparé à l’initiative de la Fondation Stop Ecocide pour que l’écocide soit ajouté au Statut de Rome.

En introduisant cette nouvelle infraction dans le cadre de la réforme du Code pénal belge du 22 février 2024, la Belgique est devenue le premier pays européen à reconnaître l’écocide comme un crime tant au niveau national qu’international. La loi prévoit une peine de 20 ans d’emprisonnement et de 1,6 million d’euros d’amende pour les crimes graves et irréversibles commis contre la nature. 

Par Tuğçe Yılmaz  pour Bianet 

IRAN. Pakshan Azizi et Sharifeh Mohammadi rencontrent leurs familles

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IRAN – Les prisonnières politiques kurdes, Pakshan Azizi et Sharifeh Mohammadi ont pu rencontrer leurs familles après des mois de privation de visites & de soins médicaux.

Les prisonnières politiques kurdes Warisha Muradi et Pakhsan Azizi sont détenues à la prison d’Evin, à Téhéran. Les deux militantes ont été condamnées à mort et se voient constamment refuser des droits tels que des soins médicaux et la visite de leurs avocats et de leurs familles par les autorités iraniennes.

Selon les informations reçues, les deux prisonniers ont finalement été autorisés à rencontrer leurs familles le 22 décembre. La rencontre a duré une heure

SYRIE. 2 combattants des forces arabo-kurdes tués par DAECH

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SYRIE / ROJAVA – Deux combattants des forces arabo-kurdes sont tombés martyrs lors de deux attaques distinctes perpétrées par DAECH dans la région de Deir ez-Zor. 

Le Centre des médias des Forces démocratiques syriennes (FDS) a annoncé que les attaques de l’EI dans la région de Deir ez-Zor ont coûté la vie à deux de leurs combattants.

Voici le communiqué des FDS:

« Dans le contexte de la tension qui règne en Syrie et des attaques lancées par l’occupation turque et ses mercenaires sur les régions du nord-est de la Syrie, nos forces, les Forces démocratiques syriennes, sont engagées dans des combats pour repousser ces attaques dans toutes nos régions. Dans ce contexte, l’organisation terroriste DAECH tente d’exploiter le chaos qui règne dans les territoires syriens pour se relancer et gagner en force afin de perpétrer des actes terroristes, ciblant en premier lieu les régions du nord-est de la Syrie, car elles sont les plus sûres et les plus stables.

Hier soir, jeudi, des cellules de l’EI ont mené plusieurs opérations terroristes. Une attaque a visé un véhicule appartenant aux Forces de discipline militaire dans la ville de Markada, dans la banlieue est de Deir ez-Zor, transportant plusieurs membres de la discipline militaire. L’attaque s’est soldée par le martyre d’un combattant.

Dans un autre acte terroriste, une cellule de l’EI a pris pour cible un véhicule de nos forces dans la ville d’al-Shuhail après qu’il ait quitté un poste militaire. L’attaque a conduit au martyre d’un de nos combattants.

En outre, une autre cellule de l’EI a ciblé la station d’eau de la ville de Dhiban avec un obus RPG, causant des dégâts matériels à la station sans faire de victimes humaines.

Ces attaques surviennent à un moment où la région connaît simultanément des tensions sécuritaires avec les attaques de l’occupation turque et de ses mercenaires dans des zones de la NR syrienne. Il est devenu évident que la menace posée par l’EI augmente chaque fois que l’occupation lance ses attaques, ce qui explique la relation organique entre l’organisation terroriste et l’occupation. » (ANHA)