UNICEF: L’impact des conflits sur les enfants a atteint un niveau dévastateur en 2024
Kongra Star : Toutes les femmes doivent défendre la révolution du Rojava
SYRIE / ROJAVA – La coordination européenne du mouvement des femmes kurdes Kongra Star a appelé toutes les femmes à défendre la révolution du Rojava.
La coordination européenne Kongra Star a publié le communiqué suivant sur les développements en Syrie après la chute du régime de Bachar al-Assad.
« Assad s’est enfui à Moscou, laissant derrière lui un pays détruit et des millions de personnes privées de leurs droits fondamentaux. Après ce qui s’est passé, l’État turc a lancé une attaque contre notre peuple qui avait déjà été déplacé, car il avait été contraint de fuir d’Afrin vers Shehba, en 2018 après l’invasion de la région par la Turquie.
Après les attaques des gangs affiliés à l’État turc, notre peuple a été contraint de migrer une fois de plus et de se déplacer vers les régions sûres du nord-est de la Syrie. Les attaques de l’État fasciste turc et de ses gangs affiliés se poursuivent. Le chaos sécuritaire dans la région de Manbij, la torture des civils, y compris des femmes et des enfants, le pillage des biens des citoyens, le ciblage de zones importantes de la région comme le barrage de Tishrin et le pont de Karakozak, la violation des droits fondamentaux des peuples de Syrie montrent que le nouveau gouvernement est aussi dangereux que le régime baasiste oppressif, cruel et raciste, en particulier pour les femmes. D’un autre côté, les pays occidentaux tentent de présenter le nouveau régime comme la meilleure alternative conforme à leurs propres intérêts. »
Le peuple kurde est la principale composante de la démographie diversifiée de la Syrie. À la suite d’une longue lutte et de grands coûts, nous avons mené à bien la révolution du Rojava, qui est une révolution des femmes. Après la révolution, un système d’administration autonome démocratique basé sur la justice, l’égalité, la démocratie et la coexistence a été établi. Aujourd’hui, ces acquis sont en danger. L’armée turque et ses bandes nous attaquent de tous côtés, de Manbij, Ain Isssa, Til Temir à Kobanê. Ils veulent éliminer la révolution des femmes et empêcher les peuples de la région de vivre ensemble. Nous devons montrer une attitude commune et lutter contre l’ennemi avec la conscience de l’unité nationale.
En tant que Coordination européenne Kongra Star, nous ne sommes peut-être pas au centre direct des événements, mais où que nous soyons, nous poursuivons notre lutte sociale, politique et diplomatique. Nous lutterons pour remplir notre rôle dans ce processus et pour transmettre la révolution des femmes et la voix de toutes les femmes en Syrie aux organisations internationales et aux femmes du monde. Nous n’oublions pas les femmes enlevées et disparues dans toute la Syrie.
Les organisations internationales et les institutions des droits de l’homme à ne plus rester silencieuses sur cette atrocité et à agir conformément aux droits de l’homme et aux accords internationaux. Dévoiler les circonstances des femmes enlevées et demander des comptes aux responsables. Nous condamnons la fermeture par le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) du poste frontière de Semalka-Fishabur, par lequel l’aide humanitaire devrait passer aux civils vivant dans les régions autonomes, à un moment où nous avons le plus besoin d’unité et de solidarité entre les Kurdes. Nous appelons le PDK à mettre de côté ses profits personnels et partisans et à cesser d’être l’ennemi de son peuple. Toutes les femmes, en particulier les femmes kurdes et syriennes, les mouvements de femmes démocratiques, socialistes et révolutionnaires doivent unir leurs forces et lutter ensemble pour construire un avenir libre. La révolution du Rojava doit être soutenue contre l’État turc qui vise à détruire les acquis des femmes. Avec l’unité des femmes, nous transformerons tous les espaces de vie en zones de lutte et de résistance. »
SYRIE. Un jeune Kurde décapité par des mercenaires de la Turquie à Tall Rifaat
SYRIE /ROJAVA – Des jihadistes affiliés à l’État turc ont décapité un jeun kurde du nom Dijwar Beto à Til Rifat. Depuis l’invasion de la région de Tall Rifaat début décembre, on assiste à des pillages, kidnappings, torture et massacres des civils commis par des gangs turco-jihadistes.
Des sources locales cités par l’agence ANHA ont déclaré que les mercenaires de l’occupation turque, après être entrés dans la ville de Tal Rifaat, ont enlevé des centaines de civils qui n’ont pas pu rejoindre le convoi d’évacuation, dont Djwar Bato, un Kurde de 22 ans originaire du village de Bele, dans le district de Bulbul d’Afrin.
Des informations provenant d’un des proches de Djwar ont révélé plus tard qu’il avait été décapité par les mercenaires avec de fausses accusations.
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TURQUIE. Hommages aux victimes du massacre de Roboski

TURQUIE. Le DEM Parti se rend à İmralı
TURQUIE – Les députés du DEM Parti, Sırrı Süreyya Önder et Pervin Buldan, se sont rendu.e.s sur l’île prison d’İmralı pour rencontrer le leader kurde Abdullah Öcalan.
Abdullah Ocalan est détenu depuis 25 ans dans la île-prison d’Imrali, au large d’Istanbul. Il est le cofondateur et chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène depuis plus de 40 ans une insurrection contre la Turquie colonialiste.
Ocalan a été arrêté en 1999 au Kenya par un « complot » impliquant notamment les services secrets américains, israéliens et turcs. Depuis, il est détenu sur l’île prison d’Imrali et privé de visites et de communications (ni avec sa famille ni avec ses avocats) depuis des années.
PARIS. Les internationalistes participent à la manif kurde pour les martyrs de Paris
PARIS. Les Kurdes marchent de nouveau pour « Vérité et Justice »
Les politiciens kurdes soulignent l’importance de l’unité nationale
SYRIE / ROJAVA – Plusieurs personnalités politiques kurdes ont souligné l’importance de parvenir à l’unité nationale, en mettant de côté les intérêts partisans, les slogans et les agendas individuels, et en appelant à une participation active à la prochaine conférence visant à unifier les perspectives.
Le Congrès national du Kurdistan (CNK) a lancé une initiative visant à convoquer une conférence générale des partis kurdes de Syrie. L’objectif est de résoudre les désaccords existants et d’unifier les positions en réponse à la colère croissante des communautés kurdes et aux appels répétés à l’unité nationale. Cette initiative intervient dans un contexte de menaces constantes de l’État occupant turc contre le nord-est de la Syrie, en particulier après la chute du régime Baas.

Dans ce contexte, le politicien kurde Farhan Khalil de Hasaka a souligné la nécessité de l’unité, affirmant : « En période de difficultés, les nations du monde entier se rassemblent. Nous, les Kurdes, confrontés à une oppression continue et à des tentatives d’extermination de la part de nos ennemis, nous devons nous unir pour contrer ces complots. »
Il a ajouté : « Aujourd’hui, chaque citoyen kurde, chaque responsable et chaque patriote a un devoir à accomplir. Certains s’opposent à l’unité nationale pour des raisons personnelles. Il est impératif que le peuple kurde et les partis politiques exercent une pression pour parvenir à l’unité et affronter ces individus. »
Khalil a décrit la période actuelle comme un « moment décisif », avertissant que des divisions prolongées pourraient coûter aux Kurdes un autre siècle d’opportunités perdues pour l’unité. Il a souligné que l’occupation turque est déterminée à éliminer les acquis de la révolution dans le nord-est de la Syrie, tout comme elle s’est opposée à l’indépendance de la région du Kurdistan irakien.
Khalil a appelé à dépasser les divisions partisanes et personnelles pour établir une base populaire forte. « Nous devons œuvrer pour l’unité nationale au-delà des slogans et des personnalités individuelles. L’histoire ne nous pardonnera pas si nous échouons dans cette mission », a-t-il souligné.

Pendant ce temps, Muslim Abbas, membre du bureau politique du Parti démocratique de la paix du Kurdistan à Derbasiya, a critiqué le Conseil national kurde (KNC) pour ne pas avoir répondu aux appels à l’unité nationale.
« Nous avons lancé une proposition visant à unifier les rangs kurdes, mais le KNC ne s’est pas engagé. Aujourd’hui, les partis d’unité nationale kurdes organisent une conférence globale pour aborder les désaccords et unifier les positions », a-t-il déclaré.
Abbas a souligné l’importance de présenter un front uni dans les négociations avec l’administration syrienne de transition pour garantir les droits légitimes et la représentation du peuple kurde.
Ces appels répétés à l’unité nationale représentent une opportunité historique pour les Kurdes de surmonter leurs conflits internes et de réaliser leurs aspirations légitimes dans un contexte de menaces et de défis croissants.
ANHA
TURQUIE. Mobilisation pour que l’écocide soit reconnu comme un crime
TURQUIE / KURDISTAN – Des défenseurs de la nature sont mobilisés pour que l’écocide soit reconnu comme un crime par les autorités turques. Il s’agit d’une lutte incertaine étant donné que l’État colonialiste turc pille et détruit les ressources naturelles des régions kurdes, y compris au Kurdistan irakien et au Rojava.
L’écocide est défini comme des dommages et des destructions à grande échelle qui entraînent des changements graves et permanents sur l’écosystème mondial ou sur les biens communs mondiaux. Il a été introduit pour la première fois en 2010.
Ce concept a pris une importance accrue grâce à la contribution apportée à la terminologie dans ce domaine, avec la présentation d’une définition prédéfinie au Comité juridique des Nations Unies par l’avocate britannique Polly Higgins, fondatrice de la Fondation Stop Ecocide.
En Turquie également, l’Initiative citoyenne pour la loi sur l’écocide, après trois ans de travail préparatoire, a présenté à la Grande Assemblée nationale (TBMM) une pétition pour que l’écocide soit reconnu comme un crime dans le Code pénal turc (TCK) avec 28 820 signatures.
Le Conseil de la Présidence du Comité des pétitions de la TBMM a rejeté la pétition visant à réglementer l’écocide au motif qu’une telle demande ne pouvait être présentée que par des députés. Les demandes visant à ce que la pétition signée soit envoyée à la fois à la Présidence de la TBMM et au Cabinet du Président ont également été rejetées et la pétition a été transmise aux archives. Bien que cette décision ait été communiquée à tous les députés, il n’y a eu aucune objection.
Kazdağları, Şırnak
Melis Tantan, membre de l’initiative qui prône la prévention des dommages environnementaux par le biais de sanctions légales, a raconté à bianet la lutte qu’ils ont menée dans ce cadre.
« En tant qu’Initiative citoyenne pour la loi sur l’écocide, nous avons demandé une assemblée générale pour que soit élaborée une réglementation législative afin que l’écocide soit inclus comme crime dans le Code pénal turc (TCK). À la suite de divers préparatifs qui se sont poursuivis au cours des trois dernières années, nous avons présenté une pétition signée par 28 820 citoyens à la présidence du TBMM le 28 novembre 2023 afin que l’écocide soit légalement reconnu comme un crime. »
« Les experts juridiques affirment, sur la base de l’article 77 du Code pénal turc, que toute forme de dommage causé à l’environnement doit être considérée comme un acte intentionnel. Dans ce cadre, toutes les activités qui causent des dommages à l’environnement, et en particulier celles comme la destruction de la nature effectuée par Cengiz Holding dans la région de Kazdağları [Mont Ida et ses environs], la destruction des forêts à Şırnak et le projet d’autoroute côtière de la mer Noire doivent être incluses dans cette définition.
Démocratie directe
« Si cette loi avait été inscrite dans les lois de la République de Turquie, de tels projets auraient pu être empêchés. Nous avons directement fait une demande au parlement, mais la commission a déclaré : « Le droit de présenter des propositions de loi appartient aux députés, les citoyens ne peuvent pas présenter de telles propositions ». Nous avons donc fait objection, mais ils ont encore une fois déclaré : « Ce n’est pas à vous de le faire ». Ils ont constamment rejeté nos demandes et ont essayé de bloquer le processus.
« Nous avons alors saisi le tribunal administratif et le 5 décembre 2024, une audience a eu lieu au 4e tribunal administratif d’Ankara. Notre demande était que la réglementation nécessaire soit mise en place pour que notre proposition puisse être réintroduite à l’ordre du jour du Parlement. Nous avons déclaré que notre proposition était pour le bien social et avons exigé que notre proposition de loi soit envoyée au président de la Grande Assemblée nationale et au président de la République. La partie adverse a alors déclaré que seuls les députés pouvaient présenter une telle proposition et que la charte ne permettait pas aux citoyens eux-mêmes de présenter une telle proposition.
« Mais cela va à l’encontre des fondements du droit et de la démocratie. En effet, les députés sont naturellement des représentants du peuple et la participation des citoyens aux activités législatives est un processus qui relève de la démocratie directe. Nous avons souligné ce point lors de l’audition et expliqué que de telles réglementations sur les dommages environnementaux doivent faire partie de l’ordre du jour parlementaire.
« Nous allons continuer notre lutte »
« Le parti d’en face a également déclaré qu’il avait beaucoup appris de nous. En fait, ce processus a reçu le soutien de plusieurs villes et organisations de masse. Le processus est mené avec la contribution de villes comme Bursa, Tekirdağ, Şırnak, Diyarbakır, Kocaeli et Ankara. Les députés apportent également leur soutien à l’adoption de la loi.
« Nous continuerons d’expliquer au public pourquoi le crime d’écocide doit être reconnu dans une perspective juridique. Nous pensons qu’il faut alourdir les peines pour les crimes environnementaux et la destruction de la nature afin de pouvoir protéger la nature. L’approche « ceux qui polluent paient » s’est avérée insuffisante dans les crimes environnementaux et conduit à des catastrophes encore plus graves. Étant donné que les dommages environnementaux continuent en Turquie, cette réglementation doit être immédiatement introduite.
« La définition de l’écocide ne doit pas se limiter aux projets qui nuisent à l’environnement ; des précautions juridiques doivent être mises en œuvre pour protéger les écosystèmes et les habitats naturels. Par exemple, la mer de Marmara, un habitat qui a subi des dommages écosystémiques, doit être protégée. Il existe des exemples de telles réglementations dans le monde entier, alors pourquoi la Turquie ne ferait-elle pas de même ? Après tout, la lutte environnementale, grâce aux défenseurs des droits de l’homme, est beaucoup plus développée en Turquie que dans de nombreux autres pays du monde. En fait, les défenseurs des droits de l’homme d’autres pays nous ont exprimé leur admiration pour notre travail sur l’écocide. Nous poursuivrons notre travail avec cette motivation et ferons tout ce que nous pouvons pour que l’écocide soit reconnu comme un crime. »
Proposition de loi
La proposition de loi des citoyens comprend les articles suivants :
- ARTICLE 1 – Le titre du Livre Deux, Section Un, Chapitre Un du Code Pénal Turc n° 5237 et daté du 26/09/2004 a été modifié de « Génocide et crimes contre l’humanité » à « Génocide et crimes contre l’humanité et la planète ».
- ARTICLE 2 – L’article 77/a a été ajouté pour suivre l’article 77 de la loi n° 5237.
Le crime d’écocide
ARTICLE 77/A
(1) Quiconque crée le danger de causer un dommage irréparable à court terme à l’ensemble d’un écosystème en mettant en danger la vie des êtres humains ou d’autres êtres vivants dans l’environnement naturel ou culturel, en agissant d’une manière qui pourrait causer de graves dommages aux êtres naturels ou culturels, ou en commettant tout autre acte illégal, sera condamné à la réclusion à perpétuité, à une amende punitive équivalant au décuple des avantages matériels tirés du délit et du profit économique tiré de la valorisation ou de la transformation de ces avantages matériels.
(2) Dans le cas où le crime décrit à l’article 1 est commis involontairement, une peine d’emprisonnement d’au moins quinze ans sera prononcée et une amende punitive sera également prononcée s’élevant à cinq fois les avantages matériels tirés du crime et le profit économique tiré de l’évaluation ou de la transformation de ces avantages matériels.
(3) Si le crime d’écocide commis a créé des dommages irréparables à l’ensemble de l’écosystème, alors l’auteur sera condamné à la réclusion à perpétuité aggravée ; dans le cas où le crime est commis involontairement, l’auteur sera condamné à vingt ans de réclusion, et une amende punitive sera également prononcée, s’élevant à vingt fois les avantages matériels acquis du crime, et le profit économique tiré de la valorisation ou de la transformation de ces avantages matériels.
(4) Des mesures de sécurité seront également adoptées à l’encontre des personnes morales en raison de ces délits.
(5) Aucun délai de prescription n’est applicable à ces crimes.
- ARTICLE 3 – La présente loi entre en vigueur à la date de sa publication officielle.
- ARTICLE 4 – La présente loi est exécutée par le Président.
Les racines de l’écocide
Le mot écocide vient de la combinaison du mot grec ancien « oikos » (foyer, environnement) et du mot latin « caedere » (abattre, massacrer). Le mot génocide a également eu une influence sur la création de ce concept.
L’écocide est un sujet de droit depuis les années 1970 et des efforts ont été déployés dans le monde entier pour qu’il soit reconnu aussi bien en droit international que dans les systèmes juridiques nationaux des pays indépendants. L’un de ces efforts consiste à faire en sorte que l’écocide soit ajouté aux quatre crimes fondamentaux (génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crime d’agression) que la Cour pénale internationale de La Haye a jugé comme cinquième crime fondamental.
En 2019, une demande a été déposée par les pays insulaires du Pacifique auprès de la Cour pénale internationale (CPI) pour que l’écocide soit reconnu, tandis qu’en 2021, un projet a été préparé à l’initiative de la Fondation Stop Ecocide pour que l’écocide soit ajouté au Statut de Rome.
En introduisant cette nouvelle infraction dans le cadre de la réforme du Code pénal belge du 22 février 2024, la Belgique est devenue le premier pays européen à reconnaître l’écocide comme un crime tant au niveau national qu’international. La loi prévoit une peine de 20 ans d’emprisonnement et de 1,6 million d’euros d’amende pour les crimes graves et irréversibles commis contre la nature.
Par Tuğçe Yılmaz pour Bianet
IRAN. Pakshan Azizi et Sharifeh Mohammadi rencontrent leurs familles
IRAN – Les prisonnières politiques kurdes, Pakshan Azizi et Sharifeh Mohammadi ont pu rencontrer leurs familles après des mois de privation de visites & de soins médicaux.
Les prisonnières politiques kurdes Warisha Muradi et Pakhsan Azizi sont détenues à la prison d’Evin, à Téhéran. Les deux militantes ont été condamnées à mort et se voient constamment refuser des droits tels que des soins médicaux et la visite de leurs avocats et de leurs familles par les autorités iraniennes.
Selon les informations reçues, les deux prisonniers ont finalement été autorisés à rencontrer leurs familles le 22 décembre. La rencontre a duré une heure
SYRIE. 2 combattants des forces arabo-kurdes tués par DAECH
SYRIE / ROJAVA – Deux combattants des forces arabo-kurdes sont tombés martyrs lors de deux attaques distinctes perpétrées par DAECH dans la région de Deir ez-Zor.
Le Centre des médias des Forces démocratiques syriennes (FDS) a annoncé que les attaques de l’EI dans la région de Deir ez-Zor ont coûté la vie à deux de leurs combattants.
Voici le communiqué des FDS:
« Dans le contexte de la tension qui règne en Syrie et des attaques lancées par l’occupation turque et ses mercenaires sur les régions du nord-est de la Syrie, nos forces, les Forces démocratiques syriennes, sont engagées dans des combats pour repousser ces attaques dans toutes nos régions. Dans ce contexte, l’organisation terroriste DAECH tente d’exploiter le chaos qui règne dans les territoires syriens pour se relancer et gagner en force afin de perpétrer des actes terroristes, ciblant en premier lieu les régions du nord-est de la Syrie, car elles sont les plus sûres et les plus stables.
Hier soir, jeudi, des cellules de l’EI ont mené plusieurs opérations terroristes. Une attaque a visé un véhicule appartenant aux Forces de discipline militaire dans la ville de Markada, dans la banlieue est de Deir ez-Zor, transportant plusieurs membres de la discipline militaire. L’attaque s’est soldée par le martyre d’un combattant.
Dans un autre acte terroriste, une cellule de l’EI a pris pour cible un véhicule de nos forces dans la ville d’al-Shuhail après qu’il ait quitté un poste militaire. L’attaque a conduit au martyre d’un de nos combattants.
En outre, une autre cellule de l’EI a ciblé la station d’eau de la ville de Dhiban avec un obus RPG, causant des dégâts matériels à la station sans faire de victimes humaines.
Ces attaques surviennent à un moment où la région connaît simultanément des tensions sécuritaires avec les attaques de l’occupation turque et de ses mercenaires dans des zones de la NR syrienne. Il est devenu évident que la menace posée par l’EI augmente chaque fois que l’occupation lance ses attaques, ce qui explique la relation organique entre l’organisation terroriste et l’occupation. » (ANHA)