Accueil Blog Page 180

KURDISTAN. 4 commerces d’Ipekyolu détruits par un incendie

0
TURQUIE / KURDISTAN – Quatre magasins ont été détruits à la suite d’un incendie dans le centre commercial d’İpekyolu (Rêya Armûşê), dans la province kurde de Wan.
 
Un incendie, dont la cause reste encore inconnue, s’est déclaré au centre d’affaires Ova, dans le quartier de Bahçıvan, district de Rêya Armûşê, à Van (Wan). Les pompiers sont intervenus rapidement. Après environ deux heures de travail, l’incendie a été éteint. L’incendie a causé des dégâts matériels dans quatre magasins.
 
Une enquête sur l’incendie a été ouverte.

SYRIE. Deux Kurdes d’Afrin kidnappés à Alep

0

SYRIE – Des membres de la Sécurité générale de Damas ont procédé à l’enlèvement de deux jeunes parmi les Kurdes déplacés d’Afrin à Alep, sans accusations claires.

Des sources locales ont rapporté que des membres de la « Sécurité générale » affiliée au gouvernement de transition syrien ont enlevé deux jeunes hommes le 5 août : Basel Salah Kadro du village d’Omar Semo dans le sous-district de Sharan, et Ali Janidan Ahmad Muhammad, un habitant de la ville d’Afrin occupée par la Turquie.

L’arrestation a eu lieu alors qu’ils se trouvaient à Alep, à bord d’une voiture Verna argentée, selon des sources proches de leurs familles. Ils ont d’abord été conduits au commissariat d’Aziziyeh, à Alep, sans connaître les motifs principaux ni les charges retenues contre eux. L’augmentation des arrestations arbitraires visant les jeunes Kurdes suscite des inquiétudes croissantes.

Récemment, on a constaté une augmentation des incitations, de la sédition et des discours de haine de la part de partis considérés comme affiliés au gouvernement de transition syrien, que ce soit sur les réseaux sociaux ou par l’intermédiaire de certaines mosquées liées au ministère des Affaires religieuses. (ANHA)

SYRIE. Pourquoi la Turquie préfère-t-elle le HTC aux Kurdes ?

0

SYRIE / ROJAVA – Pourquoi la Turquie préfère-t-elle HTC  (ou HTS) aux Kurdes ? Que représente HTS pour la Turquie ? Une alliance avec HTS contre les Kurdes est-elle compatible avec la fraternité turco-kurde ?

Il est nécessaire de comprendre les actions de la Turquie en Syrie. Le gouvernement AKP mène actuellement une propagande en Turquie pour établir une fraternité kurdo-turque et mettre fin au conflit. Or, en Syrie, il poursuit l’objectif inverse. Pour qu’une fraternité kurdo-turque puisse exister, elle doit inclure tous les Kurdes. La fraternité avec les Kurdes de Turquie ne saurait signifier une hostilité envers les Kurdes de Syrie. Imposer la destruction aux Kurdes de Syrie et les précipiter dans un massacre remettrait également en question sa rhétorique intérieure. Les intellectuels et les forces démocratiques turcs, en particulier, doivent s’interroger sur la situation en Syrie.

Le CHP et les autres partis d’opposition restent silencieux sur la Syrie. Soit ils ne suivent pas et ne s’y intéressent pas, soit ils sont complices de l’hostilité contre les Kurdes. Pourtant, ce qui s’y passe concerne directement la Turquie et sa démocratie. Vaut-il mieux pour la Turquie d’être voisine d’une Syrie démocratique, ou d’une Syrie dominée par HTS, qui partage la mentalité d’Al-Qaïda et de Daech ? La question n’est pas simple : elle concerne l’avenir de la Turquie. À l’heure actuelle, la Turquie a entièrement investi dans HTS. Malgré les massacres perpétrés contre les Alaouites et les Druzes, HTS ne suscite aucune critique de la part de la Turquie. Erdoğan affirme ouvertement son soutien inconditionnel à al-Sharaa.

Les revendications démocratiques et la quête de liberté du peuple syrien sont ignorées par la Turquie. Ce peuple a énormément souffert sous le régime Baas. Des millions de personnes ont été déplacées, des centaines de milliers ont perdu la vie. Il ne reste qu’un pays dévasté et un peuple qui lutte pour survivre dans la pauvreté. À la chute du Baas, on espérait que le peuple pourrait respirer et entrevoir des jours meilleurs, mais il s’est retrouvé confronté à une situation bien pire. Le système que HTS tente d’instaurer suscitera sans aucun doute une nostalgie du Baas. Tous les signes en sont déjà évidents. Au lieu de parvenir à l’unité nationale et de former un gouvernement inclusif, HTS a formé un gouvernement limité à lui-même. Pour asseoir sa domination, il a autorisé les massacres d’Alaouites et de Druzes.

La Turquie s’efforce d’imposer ce régime, notamment en laissant les Kurdes désorganisés et sans défense. Car actuellement, en Syrie, au nord et à l’est, règne une administration démocratique. Les peuples y cohabitent en paix. Tous les peuples, toutes les confessions et toutes les cultures y vivent librement. La Turquie s’est donné pour mission d’éliminer ce modèle. Elle réclame le démantèlement de l’administration autonome et la dissolution des FDS. Surtout, elle insiste sur le fait que les Kurdes ne doivent avoir ni identité ni statut.

La Turquie a procédé à des invasions, chassé les Kurdes des zones occupées, bombardé sans relâche la région, lâché des gangs contre la population et tenté de détruire l’économie et de déstabiliser la région. Elle a fait pression sur la coalition pour qu’elle rompe ses liens avec les FDS. En bref, elle a tout fait pour éliminer la région autonome. Pourtant, elle n’a pas réussi à l’effondrer complètement et à la disperser comme elle le souhaitait. Néanmoins, elle n’a pas abandonné cet objectif, continuant à utiliser tous les moyens et opportunités à sa disposition.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont désormais décidé de participer aux négociations entre le gouvernement de Damas et la région autonome. La Turquie s’y oppose. Elle ne bénéficie pas de l’influence de puissances influentes jouant le rôle de médiateurs. Il n’y a peut-être aucune chance de faire dérailler un éventuel accord. Ces puissances pourraient se porter garantes d’un accord. C’est pourquoi la Turquie tente de bloquer les négociations ou de bloquer un accord par l’intermédiaire de HTS. Grâce à des initiatives avec HTS, elle a réussi à reporter la réunion qui devait se tenir à Paris le 25 juillet. Mais il a été confirmé que cette réunion aura lieu, apparemment au milieu du mois. En réponse, la Turquie a intensifié ses efforts pour semer le trouble dans la région. Des ministres turcs ont effectué des voyages successifs en Syrie. Les responsables turcs ont multiplié les menaces contre les FDS et l’administration autonome.

Face à l’insuffisance des arguments pour discréditer l’administration autonome, la Turquie a intensifié ses efforts pour organiser les tribus avec HTS afin de créer l’instabilité. Comme elle l’a fait avec les Druzes, elle prévoit de provoquer et de diffuser de la propagande selon laquelle les tribus se rebellent contre les FDS. Pourquoi les tribus devraient-elles se rebeller ? Existe-t-il un tel contexte ou un tel besoin ? Non. Il s’agit purement et simplement d’une tentative de la Turquie et de HTS de semer la zizanie et de perturber la stabilité.

Parallèlement, la Turquie tente d’utiliser la Russie pour contrebalancer les États-Unis et Israël. La Turquie a également organisé et facilité la réunion de HTS à Moscou. N’ayant pas obtenu les résultats escomptés de la part des États-Unis et d’Israël, elle s’inquiète et tente de jouer la carte russe en réponse. Elle sait que la Russie souhaite rester en Syrie. Elle a dit à la Russie : « D’accord, vous pouvez rester, mais soutenez HTS contre les Kurdes, et nous accepterons de signer les accords que vous souhaitez. »

À y regarder de plus près, on constate qu’ils ont adopté la stratégie consistant à exploiter toutes les contradictions et tous les équilibres contre les Kurdes, et ils persistent dans cette voie. Le peuple turc et le peuple kurde devraient constamment se demander : pourquoi la Turquie préfère-t-elle HTC aux Kurdes ? Qu’est-ce que HTC pour la Turquie ? Une alliance avec HTC contre les Kurdes est-elle compatible avec la fraternité turco-kurde ?

Zeki Akil, via Yeni Özgür Politika

TURQUIE. Attaque raciste contre les ouvriers kurdes de Samandag

0

TURQUIE – A Hatay / Samandağ, une bagarre éclatée suite à un accident de circulation a fait un mort. Les tensions persistent dans le district, où des travailleurs kurdes ont été pris pour cible.

Depuis le 21 juillet, les tensions s’intensifient entre les ouvriers kurdes des chantiers de TOKİ et certains habitants du quartier de Samandağ, à Hatay. Une dispute, survenue suite à un accident de la circulation survenu dans le quartier de Yeşilköy à Samandağ le 21 juillet, a rapidement dégénéré en bagarre. Alkan Ergin, blessé lors de l’incident, est décédé.

Suite à cet incident, les tensions ont augmenté dans le quartier et des disputes ont éclaté à nouveau entre ouvriers kurdes et certains habitants. Les disputes ont dégénéré en bagarres à plusieurs reprises, faisant de nombreux blessés et deux arrestations. Les ouvriers kurdes ont ensuite été interdits d’accès aux chantiers.

Cette tension est exacerbée sur les réseaux sociaux par des publications racistes visant les Kurdes sur les réseaux sociaux. De plus, les chantiers de construction où travaillent des ouvriers kurdes sont bloqués par l’armée et la police.

ROJAVA. La sècheresse frappe la production de pistaches de Kobanê

0

SYRIE / ROJAVA – Les agriculteurs du canton kurde de Kobanê ont déclaré que le rendement des pistaches avait fortement diminué cette année en raison d’une grave sécheresse qui affecte la région.

Les pistaches constituent une source importante de revenus dans de nombreuses régions du Rojava. Pourtant, leur culture exige beaucoup de travail et des années d’efforts. Contrairement aux fruits de saison, de nombreux pistachiers mettent du temps à mûrir et à produire. Les agriculteurs et les ouvriers agricoles qui dépendent de la production de pistaches pour leurs revenus sont confrontés à de nombreux défis.

À Kobanê et dans les villages environnants, les producteurs ont commencé à récolter les pistaches. Hommes, femmes et enfants travaillent ensemble dans les champs. Certains agriculteurs partagent leur récolte avec leurs proches, tandis que d’autres la vendent pour gagner leur vie.

Les pistaches comptent parmi les produits agricoles les plus répandus à Kobanê. Dans certains villages, de vastes hectares sont couverts de pistachiers. Si certains sont récemment plantés, d’autres produisent depuis plus de 50 ans. À cette saison, les agriculteurs visitent les vergers pour récolter les pistaches.

 

Cependant, cette année, l’insuffisance des précipitations et la chaleur extrême ont entraîné une forte baisse de la production. L’an dernier, un pistachier produisait en moyenne entre 75 et 100 kilogrammes, mais cette année, 1 000 pistachiers n’ont produit que 125 kilogrammes au total.

Meryem, productrice et propriétaire d’un verger de plus de 1 000 pistachiers, a déclaré que les rendements ont été extrêmement faibles cette année : « Nous n’avons presque rien récolté de nos pistachiers cette année. Nous avons utilisé des pesticides et beaucoup d’eau, mais les pistaches étaient encore rares et de mauvaise qualité. »

Meryem a souligné que le manque de pluie et de neige avait eu un impact négatif sur les sols. Elle a ajouté : « L’année dernière, la moitié des arbres ont produit des récoltes. Cette année, sur 1 000 arbres, nous n’avons récolté que 20 kilos de pistaches. Il n’y a pas que les pistaches, la production de toutes les autres cultures a également diminué. Pendant la floraison des oliviers, des vents violents ont provoqué la chute de toutes leurs fleurs. »

À Kobanê, on cultive non seulement des pistachiers, mais aussi des figuiers, des oliviers, des vignes et des noyers. Cette année, cependant, la sécheresse et les conditions climatiques difficiles ont affecté la quasi-totalité des productions agricoles.

Enfin, Meryem a souligné que leur village se trouve tout près de la frontière avec le Kurdistan du Nord (Bakur) : « Nous sommes du village de Bûban, situé à la frontière entre le Bakur et le Rojava. Nos arbres sont situés juste à côté de la frontière. Lorsque nous allons dans nos champs et nos vergers, l’État turc ouvre le feu. Pour des raisons de sécurité, les agriculteurs sont parfois contraints d’abandonner leurs terres. Pendant la saison des récoltes, l’État turc a également attaqué les ouvriers agricoles, les forçant à quitter le lieu de récolte. Jamais nous n’avons obtenu aussi peu de récoltes que cette année. » (ANF)

TURQUIE. Les mères du samedi demandent justice pour le journaliste Ferhat Tepe

0

TURQUIE – ISTANBUL – Aujourd’hui, lors de leur 1063e veillée, les Mères du Samedi ont demandé justice pour le journaliste kurde, Ferhat Tepe, arrêté et tué par les paramilitaires turcs le 28 juillet 1993.

Les Mères du Samedi se sont rassemblées place Galatasaray à Istanbul pour exiger des informations sur le sort de leurs proches disparus alors qu’ils étaient en détention et pour réclamer des sanctions contre les responsables. Le thème de la 1063e veillée de l’initiative était le cas du journaliste Ferhat Tepe, enlevé par les escadrons de la mort de Bitlis il y a 32 ans et torturé à mort. La militante Zeynep Yıldız de l’Association des droits de l’homme (IHD) a présenté ce récit.

Né à Bitlis en 1974, Tepe n’avait que 19 ans lorsqu’il fut enlevé par la contre-guérilla turque en plein jour, au cœur de sa ville natale, le 28 juillet 1993. Il travaillait depuis quelques mois comme correspondant pour le quotidien Özgür Gündem (« Agenda libre »), le premier du genre à aborder la question kurde en Turquie. Le 4 août, le corps du journaliste, gravement torturé, fut retrouvé par un pêcheur sur les rives du lac Hazar à Elazığ, à près de 350 kilomètres de là.

La nouvelle de sa mort est tombée le jour même de son admission à l’université.

Ferhat Tepe est le sixième employé d’Özgür Gündem à être tué depuis la première publication du journal le 30 mai 1992. La nouvelle de sa mort est tombée le jour même où il avait été accepté pour étudier le journalisme à Istanbul, comme sa mère Zübeyde l’a raconté plus tard dans une interview.

Des peines allant jusqu’à 75 ans de prison, prononcées par les cours de sûreté de l’État, ont conduit à la fermeture du journal le 24 avril 1994. Au cours de ses deux années de publication, huit correspondants et 19 distributeurs d’Özgür Gündem ont été assassinés par des « anonymes ». Des collaborateurs des journaux successeurs ont également été tués.

L’auteur était un commandant de brigade

Le père de Ferhat Tepe, Ishak, était président de l’association provinciale du Parti de la démocratie kurde (DEP, interdit en 1994) au moment de la disparition de son fils. Le jour de l’enlèvement, il a reçu un appel téléphonique d’un homme se présentant comme membre de l’organisation paramilitaire « Brigade de la vengeance turque ». Il exigeait la fermeture de tous les bureaux du DEP, la libération de quatre touristes enlevés par des guérilleros kurdes et une rançon d’un milliard de livres turques pour la libération de Ferhat Tepe. Ishak Tepe a identifié l’appelant comme étant Korkmaz Tağma, commandant de brigade de l’armée turque à Bitlis. Il a appelé la famille pour la dernière fois le 8 août pour l’informer que le corps de Ferhat Tepe se trouvait à la morgue de l’hôpital public d’Elazığ. L’enquête a révélé que le corps du jeune homme de 19 ans avait bel et bien été enterré dans un « cimetière des anonymes » un jour seulement après sa découverte. Ferhat Tepe a finalement été identifié par son cousin Talat grâce à des photographies. Il a été exhumé afin qu’il puisse bénéficier d’une sépulture digne.

Korkmaz Tağma est désormais conseiller d’une société de mercenaires turque

Bien que Korkmaz Tağma ait été identifié comme le principal responsable de la disparition de Ferhat Tepe et que des témoins aient confirmé l’avoir vu avec le journaliste, il n’a pas été poursuivi. Vingt ans après le meurtre, l’enquête a été classée sans suite, invoquant la prescription. En 2003, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la Turquie pour l’insuffisance de l’enquête pénale sur l’affaire Ferhat Tepe et a accordé une indemnisation à ses proches. La famille du journaliste est fermement convaincue que l’ordre de tuer provenait de Korkmaz Tağma et de ses hommes.

Général de brigade dans les années 1990, Tağma a bel et bien ordonné des dizaines d’assassinats de civils kurdes par l’État. À Bitlis, il était donc surnommé « ramasseur de cadavres » par la population. Après sa « carrière » dans l’armée turque, il a travaillé comme chroniqueur pour le journal  Zaman , fondé par le prédicateur islamiste Fethullah Gülen et aujourd’hui interdit. Il est aujourd’hui l’un des principaux conseillers de SADAT, une compagnie de mercenaires de l’État turc. Il continue de jouir d’une vie libre.

La commission parlementaire doit également entendre les Mères du samedi

Après avoir présenté le cas de Ferhat Tepe, la militante Zeynep Yıldız a évoqué la commission créée par l’Assemblée nationale turque pour une solution politique à la question kurde et la démocratisation du pays, et a cité le discours d’ouverture du président du Parlement, Numan Kurtulmuş. Elle a décrit la commission comme un lieu où chacun peut parler « le langage de la paix et de la fraternité ». « Cet organisme appartient à tous ceux qui souhaitent une paix sociale durable, quelle que soit leur appartenance politique. »

« Si la Commission défend véritablement la paix, elle doit également s’atteler à la recherche de la vérité concernant les disparus, sans ignorer les sentiments des personnes concernées et en recherchant des solutions politiques. À cette fin, nous, l’initiative des Mères du Samedi, devons également être entendus », a déclaré Yıldız. Elle a souligné que la pérennité de leur mouvement témoigne de la persistance des blessures du passé et que la reconnaissance de ces événements douloureux est nécessaire à la démocratisation de la Turquie.

« Peu importe le temps qui passe, nous ne cesserons d’exiger justice pour Ferhat Tepe et tous nos proches disparus. L’État doit respecter les normes juridiques universelles », a conclu Yıldız.

Depuis 30 ans, les mères du samedi s’arment d’œillets contre la police turque
 
Le samedi 27 mai 1995, les Mères du Samedi (en kurde: Dayikên Şemiyê, en turc: Cumartesi Anneleri) descendaient pour la première fois sur la place Galatasaray, à Istanbul, pour exiger la fin des disparitions forcées et demander qu’on leur rende leurs proches portés disparus.
 
Les « mères du samedi » reproche l’État turc de ne pas avoir enquêté sérieusement pour établir la vérité sur ceux qui ont disparu après leur mise en détention par les autorités turques.
 
Selon l’Association des droits de l’Homme (IHD), entre 1992 et 1996, 792 disparitions forcés et meurtres (de journalistes, syndicalistes, médecins, enseignants, enfants ou simples paysans) par l’État ont été signalés dans les régions kurdes de Turquie.

L’Iran intensifie la répression contre les Kurdes

0

IRAN / ROJHILAT – L’organisation de défense des droits humains « Hana » a dénoncé les violations étatique ciblant les Kurdes du Kurdistan oriental. Ces violations comprennent des arrestations arbitraires, des peines de prison injustes et l’exécution de détenus politiques.

Selon une déclaration de l’organisation de défense des droits de l’homme Hana, les forces de sécurité iraniennes ont arrêté le citoyen kurde Rafiq Mustafa (42 ans) du village de Muski à Marivan alors qu’il se trouvait sur son lieu de travail.

Il a été emmené dans un lieu tenu secret, sans mandat judiciaire ni accès à un avocat ni à sa famille. De même, le 3 août 2025, le citoyen kurde Sirwan Parviz, originaire de la province d’Ilam, a été arrêté pour avoir publié un article critique sur son compte Instagram. Cette arrestation faisait suite à une opération des services de renseignement menée sans mandat judiciaire.

Dans un développement connexe, l’exécution du détenu kurde Mehdi Asakharzadeh a eu lieu aujourd’hui après qu’il ait passé huit ans en prison, dont deux ans en isolement à la prison de Dizel Abad à Kermanshah (Sînê).

Il a été inculpé de « port d’armes contre l’État », condamnation confirmée ultérieurement par la Cour suprême, selon l’organisation. Par ailleurs, la deuxième cour criminelle d’Ilam a prononcé des peines de prison contre les citoyens Amir Ali Zakarifard et Emad Zakarifard pour leur participation au soulèvement « Femmes, Vie, Liberté » (Jin, Jiyan, Azadî).

Les chefs d’accusation allaient de l’« outrage au Guide suprême à la propagande contre l’État, en passant par la possession d’armes et l’organisation de rassemblements contre la sécurité intérieure ». Amir Ali a été condamné à 31 ans de prison, tandis qu’Emad a écopé de 34 ans.

L’organisation a souligné que ces pratiques reflètent une politique systématique ciblant les droits fondamentaux et nationaux du peuple kurde. Elle a constaté une escalade significative de la répression suite aux récentes attaques israéliennes contre l’Iran, dans un contexte de tentatives visant à instiller la peur et à restreindre les libertés publiques. (ANHA) 

SYRIE. Les peuples du Rojava exigent un système décentralisé

0

SYRIE / ROJAVA – Hier, lors de la « conférence d’unité » tenue à Hassaké, les représentants des tribus arabes et des minorités ethniques et confessionnelles, dont les Kurdes, les Druzes et les Alaouites, de la région ont réaffirmé leurs revendications, notamment l’adoption d’un régime décentralisé, protégeant les droits de tous les peuples d’une Syrie démocratique.

Lors de la conférence sur « la position unifiée des composantes du nord-est de la Syrie », des représentants arabes, kurdes, turkmènes, syriaques, assyriens, arméniens et yézidis se sont unis autour de l’objectif d’une Syrie démocratique, multiculturelle et décentralisée.

La conférence, à laquelle ont participé environ 500 représentants politiques, militaires, sécuritaires et communautaires, s’est poursuivie avec des messages de divers participants.

Mar Maurice Amsih, évêque de Cizire et de l’Euphrate, a commémoré les martyrs et a déclaré : « Nous construirons une nouvelle Syrie grâce à notre unité », soulignant le rôle des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans ce processus.

La représentante yézidie Hediye Şemo a déclaré : « Personne ne peut détruire notre unité. Ensemble, nous bâtirons un pays qui garantit les droits de tous les Syriens et de toutes les femmes. »

Le représentant syriaque-assyrien Sîham Qeryo a souligné qu’ils sont partenaires dans une structure multiculturelle et démocratique : « Nous jouons un rôle important dans la construction d’une structure démocratique qui respecte la diversité culturelle, religieuse et sociale. »

Antraniyê Sakesniyan, de la Plateforme arménienne, a déclaré : « Vivre ensemble n’est pas une coïncidence, c’est un mode de vie. Chacun devrait s’inspirer de l’expérience de l’administration autonome. »

Ziyab El Cîlat, s’exprimant au nom de la Plateforme arabe, a appelé à une position commune fondée sur la paix et la justice, déclarant : « Nous travaillons dur pour une intégration conjointe avec les institutions gouvernementales. Nous célébrons cette conférence et souhaitons la paix à toute la Syrie. »

Le représentant turkmène Mihemed El Hemdan a souligné l’importance de la fraternité et de la solidarité, déclarant : « En tant que composantes du nord et de l’est de la Syrie, nous soulignons que nous sommes unis dans la construction d’un pays commun. »

Şêx Murşid Maşûq El Xeznewî, représentant la composante kurde, a déclaré : « Pour nous, le vivre ensemble n’est pas un slogan ; c’est la solution elle-même. Nous exigeons une Syrie démocratique, décentralisée, qui garantisse l’honneur et la justice à tous les peuples et qui reconnaisse les droits constitutionnels de toutes les composantes. »

Xeznewî a déclaré qu’ils n’étaient pas en faveur de la guerre, mais qu’ils résisteraient pour l’honneur et la liberté. (ANF)

SYRIE. La Turquie barre la route aux discussions Damas – Rojava

0

SYRIE / ROJAVA – Sous la pression du gouvernement turc et suite à la rencontre d’hier entre Hakan Fidan et des responsables syriens, Damas a annoncé son retrait des négociations de Paris avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), écrit un activiste kurde sur Twitter (X) suite à l’annonce récente du régime islamiste d’al-Sharaa (Jolani).

De son côté, l’agence ANHA rapporte que l’Agence du gouvernement de transition syrien a annoncé son refus de négocier avec les représentants du nord-est de la Syrie à Paris. Cette annonce est présentée comme une réponse à la conférence sur l’« unité de position des composantes du nord-est de la Syrie », tenue au lendemain de la visite surprise du ministre turc des Affaires étrangères à Damas. Pourtant, les Kurdes syriens ont réitéré hier qu’ils étaient contre la division territorial de la Syrie, qu’ils voulaient uniquement un modèle décentralisé garantissant les droits de toutes les minorités ethniques et confessionnelles du pays alors que les massacres récents d’Alaouites et de Druzes inquiètent les populations syriennes.

Les tribus et composantes participant à la conférence « Unité de position » ont affirmé que la conférence a produit des recommandations claires et transparentes qui expriment leurs revendications, notamment l’affirmation de l’intégrité territoriale syrienne, l’adoption de la décentralisation comme revendication populaire et la mise en œuvre de l’accord du 10 mars.

ROJAVA. L’association SARA lance une campagne contre la cyber-violence ciblant les femmes

0

SYRIE / ROJAVA – Consciente de l’importance de protéger les femmes et de sensibiliser aux dangers du cyberespace, l’organisation de femmes kurdes, Sara a lancé une campagne de deux mois intitulée « L’exploitation sexuelle est un crime… Ne la dissimulez pas ». Cette campagne, qui inclut des personnes des deux sexes, offre des services juridiques tout en garantissant les droits des femmes dans le cadre de lois strictes.

L’exploitation sexuelle et le chantage, y compris le cyber-chantage, sont définis comme des comportements fondés sur l’abus d’influence ou de pouvoir, ou sur le recours à la menace et à la coercition, y compris la menace de publier des photos ou des informations personnelles sensibles dans le but de faire pression sur la victime pour obtenir des avantages. Ce comportement constitue une violation flagrante de la dignité humaine et des droits individuels.

Plusieurs cas de chantage sexuel ont été recensés récemment dans diverses régions du nord et de l’est de la Syrie. Afin de limiter leur propagation et de sensibiliser la communauté, l’Organisation Sara pour la lutte contre les violences faites aux femmes a lancé une campagne de sensibilisation intitulée « L’exploitation sexuelle est un crime… Ne le dissimulez pas ». Cette campagne a débuté fin juillet et se terminera début octobre.

La campagne vise à mettre en lumière la cyberviolence et à la combattre par le biais d’activités de sensibilisation, de séances de soutien psychologique et de conseils juridiques pour les femmes concernées.

Bureaux extérieurs et services de soutien

Grâce à dix bureaux répartis dans le nord et l’est de la Syrie, Sara lutte contre diverses formes de violences sexistes, notamment la violence domestique, les mariages forcés, les agressions sexuelles, le harcèlement et le chantage sexuel et électronique. Ces bureaux comprennent des centres étendus à Hassaké et Raqqa, un centre actif dans le quartier kurde d’Achrafieh à Alep, ainsi que des équipes mobiles sur le terrain qui interviennent dans les zones rurales et les camps.

Sara propose également des services complets, incluant un soutien psychologique individuel et collectif, un soutien juridique, une sensibilisation sociale et une protection des victimes tout au long du processus de plainte, tout en garantissant une confidentialité totale. Elle supervise également des programmes de formation professionnelle et éducative visant à autonomiser les femmes sur le plan économique et à faciliter leur réinsertion sociale.

L’organisation travaille en coordination avec les tribunaux, les autorités judiciaires et les conseils locaux. Elle établit également des partenariats avec des organisations locales et internationales afin de promouvoir une culture de protection et de justice et d’offrir un environnement sûr et favorable aux femmes et aux jeunes femmes dans les zones où elle intervient.

Concernant la cyber-extorsion, l’organisation apporte un soutien aux victimes à travers des actions de sensibilisation, des conseils juridiques et un accompagnement, dans le but de prévenir la propagation de ces cas et de protéger les femmes et les jeunes femmes de leurs risques.

Soutien psychologique et accompagnement juridique jusqu’au bout

Dans une déclaration spéciale adressée à l’agence ANHA, Rasha Darwish, porte-parole de l’organisation Sara, a expliqué que cette campagne faisait suite aux résultats d’une étude de terrain menée au cours du premier semestre 2025, qui a révélé que quatre femmes sur dix étaient victimes de violences ou de cyber-extorsion, soit 40 %. Ce pourcentage, qu’elle a qualifié de « très inquiétant », témoigne de l’ampleur du problème au sein de la société.

Elle a ajouté : « Grâce aux suivis, aux statistiques et aux plaintes que nous avons reçues, nous avons constaté que le cyberchantage est devenu l’une des principales raisons qui poussent certaines femmes, en particulier les jeunes femmes, à envisager le suicide. Cela est dû à un manque de sensibilisation de la communauté et à la peur de porter plainte en raison des stéréotypes sociétaux dominants.

Afin de toucher le plus grand nombre possible de personnes concernées, la campagne cible les deux sexes et comprend la distribution de dépliants de sensibilisation, l’organisation de séances et de conférences, ainsi que l’affichage de banderoles dans différentes villes de la région. Tous les bureaux de l’organisation participent régulièrement à la mise en œuvre de la campagne pendant deux mois. »

Rasha a également confirmé que l’organisation reçoit quotidiennement des plaintes, notamment de jeunes femmes âgées de 13 à 16 ans. Elle assure le suivi de ces dossiers en coordination avec leurs familles, notamment leurs mères, et les informe de la situation dans les moindres détails. L’affaire est ensuite transmise aux tribunaux de la région, même si certaines familles, a-t-elle expliqué, renoncent parfois à leurs plaintes « par crainte du regard sévère de la société ».

Malgré ces difficultés, l’organisation suit systématiquement les cas et leur apporte un soutien psychologique par le biais de séances individuelles et confidentielles avec des psychologues, afin de surmonter le traumatisme et d’effacer les effets des violences. Rasha a raconté l’histoire d’une jeune femme du camp de Newroz, victime d’extorsion alors qu’elle travaillait comme chargeuse. Grâce à l’aide de l’organisation, elle a pu affronter ses agresseurs et suivre un traitement psychologique. Elle mène désormais une vie normale et apprend la couture aux côtés d’autres femmes ayant subi des violences similaires.

Rasha a conclu son intervention en soulignant que la campagne se poursuivrait pendant les deux prochains mois et que l’organisation, avec tous ses bureaux dans la région, poursuivrait ses efforts pour briser le silence, soutenir les femmes sur les plans psychologique et social, et traduire les auteurs de violences en justice. Elle a appelé toutes les femmes à se tourner vers les organisations de femmes et à ne pas hésiter à porter plainte, afin de garantir leurs droits dans une société juste qui les protège de la violence et garantit justice et dignité.

Il est important de noter que l’organisation Sara accompagne les femmes tout au long du processus de plainte, du dépôt de plainte jusqu’au prononcé du verdict, en leur fournissant un soutien juridique et psychologique et en garantissant une confidentialité totale. Elle assure également le suivi des dossiers après saisine et communique régulièrement avec les autorités judiciaires afin de garantir que le dossier ne soit pas clos avant la fin de la procédure.

Protection juridique des femmes :

Concernant le processus juridique suivi pour protéger les femmes, Alaa Satam, avocate au sein de la branche de Qamishli du Conseil de justice sociale, a expliqué à l’agence ANHA que la loi actuelle sur la famille constitue le cadre fondamental de la protection des femmes. Elle comprend 38 articles qui traitent des droits des femmes et garantissent leurs droits tant au niveau public que privé, en plus des dispositions contenues dans le Code pénal et le Code de procédure pénale.

Elle a ajouté que la cybercriminalité, y compris le chantage, reste hors du champ d’application des lois actuellement en vigueur, mais que des propositions et des discussions sont en cours pour promulguer une législation spécifique visant à encadrer leur traitement. Elle a évoqué les nombreux cas de chantage exercé sur les femmes par le biais d’images, d’applications et de logiciels électroniques, soulignant que le Conseil traite ces dossiers dans les limites de ses capacités juridiques.

Elle a expliqué que l’organisation de Sara est une partie juridique reconnue dans les affaires concernant les femmes. Elle est habilitée à déposer des plaintes, à fournir des preuves, des documents et des mémorandums, et à participer en tant que membre aux procès concernés.

L’avocate a souligné que la résolution de ces affaires passe par plusieurs étapes, depuis les communes et la Maison des femmes jusqu’au Conseil de justice sociale, où les dossiers sont examinés de manière confidentielle, dans le respect de la vie privée et des mentalités. De plus, après condamnation, les auteurs s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à de longues peines de prison.

Elle a conclu en soulignant que les cas des femmes bénéficient d’une priorité particulière dans les procédures judiciaires et sont exemptés de tous frais, dans le cadre du soutien aux femmes et de l’allègement de leurs charges juridiques.

La campagne « L’exploitation sexuelle est un crime… Ne participez pas à sa dissimulation » est une démarche audacieuse et nécessaire pour lutter contre l’un des problèmes les plus graves et les plus silencieux de nos sociétés. Par la sensibilisation, l’accompagnement et le soutien, l’organisation de Sara cherche à bâtir une culture sociétale qui rejette la banalisation de la violence et offre aux femmes et aux jeunes femmes un espace sûr pour revendiquer leurs droits. Tandis que la campagne se poursuit, le véritable défi reste de briser la peur, de sensibiliser le public et de veiller à ce que les victimes ne soient pas traitées comme des criminelles aux yeux de la société, mais plutôt comme des survivantes qui méritent justice et protection. (ANHA)

ROJAVA. Les forces arabo-kurdes ciblées à Deir ez-Zor

0

SYRIE / ROJAVA – En moins d’une semaine, sept attaques ont ciblé les forces de sécurité intérieure (en kurde : asayiş) du nord et de l’est de la Syrie dans la campagne de Deir ez-Zor. Certaines sources affirment qu’il s’agit d’attaques menées par des cellules de DAECH / ISIS.

Ces derniers jours, le nord et l’est de la Syrie, et plus particulièrement la campagne du canton de Deir ez-Zor, ont été le théâtre d’une série d’attaques menées par des cellules mercenaires de l’EI contre des postes de contrôle et des civils. Il s’agit d’une dangereuse escalade visant à déstabiliser la région. Ces attaques sont les suivantes :

1er août : Des hommes armés à moto ont tiré directement sur un poste de contrôle des forces de sécurité dans la ville de Hawaij Dhiban, dans la campagne orientale de Deir ez-Zor. Aucune victime n’a été signalée.

– 2 août : Le centre des médias des Forces démocratiques syriennes a annoncé le martyre d’un directeur d’école dans la ville d’Al-Sha’fah dans la région de Hajin dans la campagne orientale de Deir ez-Zor, suite à une attaque lancée par des cellules mercenaires de l’EI.

– 3 août : Un poste de contrôle de sécurité dans la ville de Darnaj, dans la campagne orientale de Deir ez-Zor, a été soumis à une attaque armée par des cellules mercenaires de l’EI, entraînant la mort d’un civil.

5 août : Trois membres des Forces de sécurité intérieure ont été blessés dans la ville d’Abriha après que leur véhicule a été pris pour cible.

6 août : Des hommes armés ont mené deux attaques distinctes. La première a visé un centre de sécurité à Dhiban, blessant un membre des forces de sécurité. La seconde a visé un poste de contrôle au rond-point d’Attal, entre les villes d’Al-Busayrah et d’Al-Shuhail. Les Forces de sécurité intérieure ont riposté, forçant les assaillants à prendre la fuite.

6 août : Des hommes armés ont pris pour cible un véhicule des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans le village d’Al-Jinniyah, dans la campagne occidentale du canton de Deir ez-Zor. Les dégâts se sont limités à des dégâts matériels.

6 août : Les Forces démocratiques syriennes ont annoncé le martyre de deux de leurs combattants lors d’une attaque menée par des cellules mercenaires de l’EI dans la ville d’Al-Bahra, située dans la ville de Hajin, dans la campagne orientale du canton de Deir ez-Zor.

Selon les données de l’agence ANHA, le nombre d’attaques de l’EI à Deir ez-Zor seulement est passé à 123 depuis le début de l’année.

Ces attaques ont fait 29 morts parmi les combattants des Forces démocratiques syriennes, 10 civils et des dizaines de blessés. Elles comprenaient des embuscades, des bombardements et des tirs directs sur des postes de contrôle et des véhicules militaires.

Dans le cadre des opérations de riposte et de sécurité, les Unités de protection du peuple (YPG) ont annoncé via leur centre de presse que les Unités d’opérations militaires (TOL) avaient arrêté, le 3 août, un chef de cellule de l’EI dans la ville de Hassaké. Ce chef occupait un poste clé au sein des mercenaires dans le renseignement, supervisant l’identification des cibles d’attaques terroristes.

Rohlat Afrin, membre du commandement général des unités de protection des femmes (YPJ), a confirmé qu’environ 60 opérations spéciales avaient été menées contre des cellules de l’EI depuis le début de 2025, aboutissant à l’arrestation de 64 mercenaires, dont trois dirigeants.

Avec la dernière opération, le nombre d’opérations sécuritaires et militaires est passé à 61, aboutissant à l’arrestation de 65 mercenaires de l’EI, dont des dirigeants. (ANHA) 

TURQUIE. En juillet, des hommes ont tué au moins 28 femmes

0

TURQUIE / KURDISTAN – Selon le rapport de l’agence féminin kurde, JINNEWS, en juillet 2025, des hommes ont tué au moins 28 femmes tandis que 25 femmes sont mortes dans des circonstances suspectes.

Selon les données compilées par JINNEWS à partir d’articles de presse, 28 femmes et 3 enfants ont été tués en Turquie en juillet. De plus, 25 femmes sont décédées dans des circonstances suspectes.

Selon le rapport, 9 des femmes assassinées ont été tuées par leur mari, 1 par son beau-père, 1 par son frère, 6 par leurs partenaires, 1 par son fils, 2 par des connaissances, 3 par des proches, 3 par leurs ex-maris, 1 par un ancien partenaire et 1 par le mari dont elle était en instance de divorce.

Le plus grand nombre de féminicides a eu lieu à Istanbul (5), Amed (Diyarbakır) (3) et Mersin (3). En outre, des féminicides ont également été signalés à Amasya, Antalya, Zonguldak, Samsun, Ardahan, Ankara, Malatya, Bartın, Eskişehir, Muğla, Izmir, Maraş, Denizli, Edirne, Adana et Hatay.

Le rapport souligne que les attaques ont augmenté dans des villes comme Istanbul, Amed et Mersin, et que la violence contre les femmes est devenue organisée et systématique. (ANF)