L’Iran libère l’écrivaine kurde Mojgan Kavoosi

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IRAN / ROJHILAT – L’écrivaine et prisonnière politique kurde Mozhgan Kavousi a été libérée le 5 janvier après près de 21 mois passés en prison. L’écrivaine et chercheuse kurde-yarsan avait été condamnée à trois ans de prison pour avoir écrit sur les manifestations de masse dans les villes iraniennes et kurdes contre la flambée des prix de l’essence dans le pays.
 
La libération de la prisonnière politique de la prison de Kachouei, dans la province septentrionale de Karaj, est intervenue après que le procureur général et révolutionnaire de la province septentrionale d’Alborz a approuvé son congé temporaire qui conduirait à sa libération de prison.
 
Le 21 juillet, Kavousi, originaire de Klardasht, Kurdistan de l’Est, avait contracté le coronavirus dans la prison d’Evin à Téhéran.
 
Le 18 novembre 2019, l’Organisation du renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a arrêté Kavousi au domicile de sa famille à Nowshahr. Elle a été libérée sous caution après avoir passé un mois en détention.
 
Le tribunal révolutionnaire islamique de Nowshahr l’a initialement condamnée à 69 mois de prison, mais la cour d’appel de la province de Mazandaran a augmenté la peine à 76 mois et demi.
 
Dans une publication sur son compte Instagram le 6 mars 2020, la prisonnière politique a écrit : « Le tribunal a rejeté mon objection et ma défense par l’intermédiaire de mon avocat, auprès tribunal de première instance. »
 
Kavousi a déclaré que sa peine d’emprisonnement pour « propagande contre l’État » est passée de six mois à sept mois et demi.
 
Elle a ajouté que sa peine d’emprisonnement pour « incitation à troubler l’ordre public » est passée de 30 mois à 36 mois.
 
Le prisonnier politique a en outre déclaré que le verdict sur les accusations d’ « appartenance à des groupes anti-étatiques » était de 33 mois.
 
Elle a été arrêtée le 19 mai 2020 à Nowshahr pour purger une peine de trois ans de prison et a été envoyée à la prison de la ville mais a été transférée à la prison d’Evin à Téhéran quelques jours plus tard.
 
Le 6 octobre, Kavousi a été transféré de la prison d’Evin à Téhéran au centre de détention d’un poste de police à Karaj.
 
Après trois jours de détention dans des conditions difficiles, elle a été emmenée à la prison Kachouei de Karaj.
 

PARIS. Les Kurdes ont marché « pour la justice »

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PARIS – Neuf ans après l’assassinat des militantes kurdes Sakine, Fidan et Leyla à Paris et dont le crime commis par les services secrets turcs est resté impuni, les femmes kurdes ont organisé une « marche pour la vérité » ce mercredi, avant la grande manifestation annuelle du samedi 8 janvier.
 
Plusieurs activistes kurdes venus d’Europe ainsi que le frère de Sakine Cansiz, Metin Cansiz, se sont rendus à Paris à l’occasion de la marche blanche d’aujourd’hui jusqu’au lieu du crime, devant l’immeuble 147, rue Lafayette.
 
Les élus parisiens Hélène Bidard, Adjointe à la Maire de Paris, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, Elie Joussellin, élu communiste du 10e arrondissement, et Laurence Patrice, Adjointe à la maire de Paris, et des citoyens français étaient aux côtés de Kurdes lors de la marche blanche qui sera suivie d’une manifestation ce samedi et d’un rassemblement le 9 janvier, jour anniversaire du triple assassinat…
 
Metin Cansiz, mais aussi des militants kurdes et quelques élus français qui ont pris la parole lors de la cérémonie sur les lieux du crimes, ont réitéré leurs demandes de justice dans cette affaire d’État que les autorités françaises ont voulu enterré dès le départ. Cansiz a déclaré que le combat pour condamner les responsables de l’attaque se poursuit.
 
« Sans justice, la France restera coupable »
 
La militante kurde Zeynep Dersim, du mouvement des femmes kurdes en Europe, a déclaré que : « Les auteurs de ce massacre ont été identifiés dès le premier jour. Jusqu’à ce qu’ils soient traduits en justice, nous continuerons à nous battre. Tous les complices sont ceux qui ne se comportent pas envers les meurtres et ne nomment pas les coupables. La France a l’obligation de résoudre le crime. »
 
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti Communiste Français 5PCF), a déclaré être  solidaire du mouvement des femmes kurdes et a également appelé à ce que la justice soit enfin rendue aux trois militantes kurdes. Il a déclaré que France était redevable au peuple kurde qui se bat pour la liberté, également en raison de leur résistance à l’organisation terroriste État islamique (EI).
 
« L’État français, au nom du peuple kurde, à un devoir de vérité, un devoir de justice. Je demande la levée du secret défense qui empêche la vérité et la condamnation des complices, véritables coupables de ces féminicides politiques!
 
Nous avons un devoir de solidarité envers les militantes kurdes. Je demande l’arrêt des persécutions contre les kurdes en France. Ils et elles ont besoin de sécurité. »
 
Murat Ceylan de l’Association européenne kurde KCDK-E a critiqué la dictature fasciste en Turquie et le silence de la France et a appelé à participer à la grande manifestation du 8 janvier à Paris.
 
Retour sur un triple meurtre politique au coeur de la capitale française

Le 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez ont été abattues de plusieurs balles dans la tête dans les locaux du Centre d’Information du Kurdistan, à Paris, par un espion turc. 
 
Le 23 janvier 2017 devait débuter le procès aux Assises d’Ömer Güney, le présumé coupable. Le suspect, qui était lié aux services de sécurité turcs à Ankara selon les informations obtenues par les avocats des familles des victimes, est décédé subitement en prison le 17 décembre, un mois avant le début du procès. Depuis, une nouvelle enquête a été ouverte à la demande des familles des trois victimes.
 
Les trois femmes ont été ciblées et assassinées pour leurs activités politiques au nom du peuple kurde. Sakine était une militante de longue date et membre fondatrice du PKK. Elle a passé de nombreuses années en prison dans des conditions terribles et a été torturée à la prison de Diyarbakir dans les années 1980 après le coup d’État militaire. Elle a dirigé le mouvement de protestation à l’intérieur de la prison et, après sa libération, s’est jointe à la lutte armée pour la libération du Kurdistan. Elle a été une puissante force d’inspiration pour le mouvement des femmes kurdes, qui demeure à ce jour un symbole d’espoir pour les femmes du Moyen-Orient. Fidan et Leyla étaient également des activistes dévouées à la cause kurde.
 
Pour la communauté kurde, tant que la justice ne sera pas rendue dans ce triple assassinat politique, la France restera coupable.
 

PARIS. 9e marche blanche pour les 3 militantes kurdes tuées à Paris en 2013

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PARIS – Ce mercredi 5 janvier, les femmes kurdes organisent une marche blanche en hommage à Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez, militantes kurdes assassinées à Paris, le 9 janvier 2013.
 
Cela fait neuf ans que les Kurdes attendent que la justice française condamnent les commanditaires de ce triple assassinat politique commis sur le sol français et impliquant les services secrets turcs.
 
Cette marche est organisée par le mouvement des femmes kurdes en France (TJK-F). Il y aura d’autres manifestations les 8 et 9 janvier prochains à Paris et d’autres villes de France (voir ci-dessous).
 
« Sans justice, la France restera coupable »
 
Le 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez ont été abattues de plusieurs balles dans la tête dans les locaux du Centre d’Information du Kurdistan, à Paris, par un espion turc. 
 
Le 23 janvier 2017 devait débuter le procès aux Assises d’Ömer Güney, le présumé coupable. Le suspect, qui était lié aux services de sécurité turcs à Ankara selon les informations obtenues par les avocats des familles des victimes, est décédé subitement en prison le 17 décembre, un mois avant le début du procès. (Une nouvelle enquête a été ouverte à la demande des familles des trois victimes.)
 
Les trois femmes ont été ciblées et assassinées pour leurs activités politiques au nom du peuple kurde. Sakine était une militante de longue date et membre fondatrice du PKK. Elle a passé de nombreuses années en prison dans des conditions terribles et a été torturée à la prison de Diyarbakir dans les années 1980 après le coup d’État militaire. Elle a dirigé le mouvement de protestation à l’intérieur de la prison et, après sa libération, s’est jointe à la lutte armée pour la libération du Kurdistan. Elle a été une puissante force d’inspiration pour le mouvement des femmes kurdes, qui demeure à ce jour un symbole d’espoir pour les femmes du Moyen-Orient. Fidan et Leyla étaient également des activistes dévouées à la cause kurde.
 
Une nouvelle enquête relancée autour du rôle des services secrets turcs
 
Un juge antiterroriste a été chargé en mai 2019 pour reprendre l’enquête sur l’assassinat en 2013 à Paris de trois militantes kurdes, à la demande des familles qui réclament d’approfondir la thèse de l’implication des services secrets turcs (MIT).
 
Le 23 janvier 2017 devait débuter le procès aux Assises d’Ömer Güney, le présumé coupable. Le suspect, qui était lié aux services de sécurité turcs à Ankara selon les informations obtenues par les avocats des familles des victimes, est décédé subitement en prison le 17 décembre, un mois avant le début du procès.
 
Bien que la justice française s’est empressée de classer aussitôt l’affaire, les avocats des familles des victimes sont intervenus, rappelant que, même si celui qui tué les 3 femmes est décédé, les commanditaires de ce triple meurtre ne le sont pas et qu’ils sont étroitement liés aux services secrets turcs. Ainsi, les familles des trois victimes se sont constituées partie civile en 2018 et ont réussi à ce qu’en mai 2019, l’affaire soit relancée « pour les faits de complicité d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et d’association de malfaiteurs terroriste criminelle ». « L’enquête judiciaire a mis en évidence que l’un des mobiles les plus plausibles de ce triple assassinat pouvait être mis en relation avec les activités supposées d’Ömer Güney en France au sein des services secrets turcs [MIT], » écrivait d’ailleurs la juge d’instruction chargée du dossier.
 
Qui sont Sakine, Fidan et Leyla ?
 

Cofondatrice du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan), Sakine Cansız est née dans la province de Dersim en 1957. Après plusieurs années d’activité dans le mouvement de la jeunesse étudiante à Elazıg, elle rejoint en 1976 le mouvement révolutionnaire kurde. Suite à sa participation au congrès du PKK, le 27 novembre 1978, la jeune femme est arrêtée à Elazıg et envoyée en prison avec un groupe d’amis. Soumise à de lourdes tortures dans la période ayant suivi le coup d’État militaire du 12 septembre 1980, elle n’est libérée qu’en 1991. Après sa libération, elle poursuit ses activités militantes dans l’ouest et le sud du Kurdistan. Après de longues années de lutte dans les montagnes du Kurdistan, Sakine Cansız va en Europe où elle prend la direction du mouvement des femmes kurdes. Figure pionnière du mouvement de libération kurde, elle a grandement contribué au renforcement des organisations kurdes au sein de la diaspora.

Fidan Doğan est née en 1982, à Elbistan, dans la province de Maraş. Fille d’une famille d’immigrés, elle grandit en France. Dès son enfance, elle se met en quête de son identité kurde. À partir de 1999, elle s’engage dans les organisations kurdes en Europe. À partir de 2002, elle travaille activement dans le domaine de la diplomatie. Elle devient représentante à Paris du Congrès national du Kurdistan (KNK).

Fille d’une famille originaire de Lice, dans la province de Diyarbakir, Leyla Saylemez est née dans la ville turque de Mersin où elle passe son enfance jusqu’à ce que sa famille déménage en Allemagne, dans les années 90. Après un an d’études en architecture, elle rejoint la lutte pour la liberté au Kurdistan et s’engage particulièrement dans les activités de la jeunesse kurde.
 
Voici les lieux et la date des actions prévues les 8 et 9 janvier:
 
8 janvier
 
Paris : Rassemblement et manifestation, à 12:00, à Gare Du Nord
Strasbourg : Rassemblement et manifestation, à 13:00, à la Place de la Gare
Marseille : Rassemblement et manifestation, à 13:00, à Canebière/Marseille
Bordeaux : Rassemblement et manifestation, à 13.00, à la Place Stalingrad
 
9 janvier

Paris : Cérémonie d’hommage, à 12h30, au 147 rue La Fayette
Toulouse : Rassemblement et manifestation, à 14h30, au Métro Jean Jaurès

TURQUIE. Un prisonnier kurde détenu à Tekirdağ dit être en danger de mort

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TURQUIE – Mehmet Şerif Aslan, un prisonnier détenu dans la prison de Tekirdağ, où Vedat Çem Erkmen, un autre prisonnier kurde est mort de façon suspecte, a appelé sa famille et a déclaré que sa vie était en danger. Il a ajouté qu’Erkmen ne s’est pas suicidé, contrairement à ce qu’a prétendu l’administration pénitentiaire.
 
Mehmet Şerif Aslan, qui a été dans la même cellule que Vedat Çem Erkmen, décédé de façon suspecte dans la prison de type F n° 2 de Tekirdağ, a attiré l’attention sur la pression croissante qu’ils subissaient en prison. Çem Erkmen a été retrouvé mort dans sa cellule le 19 décembre 2021. Sa famille soupçonne qu’Erkmen a été exécuté. Son corps a également été enlevé par la police et enterré plus tard en catimini. Mehmet Şerif Aslan a déclaré lors d’un bref appel téléphonique avec sa famille : « Je crains pour ma vie. » Rasim Aslan, le frère du prisonnier politique, s’est dit très inquiet et a ajouté : « Mon frère a été arrêté à Karlıova, dans la province de Bingöl en 2011. Il a été soumis à de lourdes tortures au moment de sa capture. Il a été emmené à Bingöl, Diyarbakır et enfin à la prison de Tekirdağ, et a reçu des peines de prison aggravées. Il nous a appelés l’autre jour et a dit :  » Notre ami (Vedat) ne s’est pas suicidé. Il n’y a aucune sécurité ici en prison pour nous. Essayez de me faire sortir de cette prison. » Aslan a ajouté qu’ils ont « déposé une demande auprès de l’Organisation des droits de l’homme (IHD). Notre frère est sous pression et nous sommes inquiets pour sa sécurité. Nous avons peur qu’ils lui fassent quelque chose. Les pressions sur les prisonniers sont trop fortes. Nous attendons le soutien de tout le monde. »
 

TURQUIE. Les prisonniers politiques kurdes sont en prison à cause de leur identité ethnique 

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TURQUIE / BAKUR – Alors qu’on assiste à des morts suspectes de prisonniers kurdes en Turquie, des familles de prisonniers kurdes ont entamé une veillée dans les locaux du Barreau de Diyarbakir (Amed) exigeant la libération de leurs proches et ont déclaré : « Nos enfants sont emprisonnés parce qu’ils sont kurdes. »
 
La veillée de justice lancée par les familles des détenus à Amed en est à son 50e jour. Comme de nombreuses familles de détenus se sont rendues à Ankara pour exprimer leurs revendications au parlement, seules 3 familles ont assisté à la veillée aujourd’hui.
 
S’exprimant lors de la veillée, Fevziye Kolakan, l’un des proches des prisonniers, a déclaré : « Même si cela doit nous prendre 50 ans, nous continuerons notre combat jusqu’à ce que nous récupérions nos enfants. »
 
Indiquant les prisonniers qui se sont vu refuser la libération bien qu’ils aient purgé leur peine, Kolakan a condamné l’imposition de la repentance aux prisonniers, ajoutant: « Nos enfants sont emprisonnés parce qu’ils ont défendu leur langue. Ils sont en prison simplement parce qu’ils sont kurdes. »
 

IRAN. Les gardes iraniens ont tué 52 kolbars kurdes en 2021

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IRAN / ROJHILAT – En 2021, les forces iraniennes ont tué 52 kolbars kurdes, dont quatre avaient moins de 18 ans. 111 autres kolbers ont été blessés lors de la même période.
 
Un rapport annuel de l’organisation de défense des droits humains Hengaw a indiqué qu’au moins 163 kolbars ont été tués ou blessés par les forces de sécurité de l’État iranien au Kurdistan de l’Est, dans l’ouest de l’Iran, au cours de l’année 2021, dont 52 ont perdu la vie.
 
Les porteurs (ou kolbars) sont des travailleurs qui sont embauchés pour transporter de lourdes charges à travers les frontières du Kurdistan contre un maigre salaire.
 
En raison du manque de développement économique, de l’augmentation de la pauvreté et du chômage dans les régions kurdes d’Iran, de plus en plus de personnes sont obligées d’exercer cette profession dangereuse et dure. Le régime qualifie les kolbars de « contrebandiers » et les tue régulièrement.
 
S’ils ne sont pas tués par les forces de sécurité, les kolbars meurent lors d’avalanches, de chutes dans montagnes, d’hyperthermie et d’hypothermie.
 
De nombreux porteurs sont des diplômés universitaires et plusieurs sont des athlètes nationaux qui ont été contraints à un travail mettant leur vie en danger pour un maigre salaire.
 
Beaucoup d’entre eux sont des adolescents de moins de 18 ans qui travaillent dans des conditions si dangereuses pour aider à subvenir aux besoins de leur famille.
 
En novembre 2021, un mineur kurde de 15 ans s’est suicidé après que les forces de sécurité ont abattu les mules qu’il utilisait pour transporter des charges à travers la frontière à Nowsud, dans l’ouest de l’Iran. Le jeune portier frontalier a été identifié comme Soroush Rahmani. Soroush avait emprunté les mules pour transporter des charges afin de payer le traitement contre le cancer de son père.
 
Une source a déclaré que Soroush avait accepté le travail de kolbarî mettant sa vie en danger à cause de la pauvreté. La source a déclaré que la famille de Soroush avait hypothéqué leur maison à la banque et que son père avait reçu un diagnostic de cancer. Pour aider sa famille, Soroush avait emprunté les mules pour transporter des charges, lorsque les forces de sécurité les ont abattus. Il a déclaré que Soroush avait développé de graves problèmes psychologiques et s’était pendu alors qu’il était seul à la maison.
 

FRANCE. Dates de commémoration de Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez

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PARIS – Le mouvement des femmes kurdes en France (TJK-F) organise plusieurs événement d’hommage à Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez, assassinées à Paris, le 9 janvier 2013. Voici les lieux et la date des actions prévues par le TJK-F:
5 janvier
Paris: Marche blanche: Départ à 11 heures, au 16 rue d’Enghien, pour arriver sur les lieux du triple meurtre, 147 rue La Fayette, près du Gare du Nord

8 janvier
Paris : Rassemblement et manifestation, à 12:00, à Gare Du Nord
Strasbourg : Rassemblement et manifestation, à 13:00, à la Place de la Gare
Marseille : Rassemblement et manifestation, à 13:00, à Canebière/Marseille
Bordeaux : Rassemblement et manifestation, à 13.00, à la Place Stalingrad

9 janvier
Paris : Cérémonie d’hommage, à 12h30, au 147 rue La Fayette
Toulouse : Rassemblement et manifestation, à 14h30, au Métro Jean Jaurès

EUROPE. Les Kurdes manifesteront devant les consulats français pour demander justice dans le triple meurtre de Paris

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EUROPE – Le Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-E) a exhorté la France à rendre justice dans le triple meurtre des militantes kurdes Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Söylemez, à Paris, le 9 janvier 2013 et a annoncé plusieurs rassemblements en Europe, notamment, devant des consulats français. 
 
Le Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-E) a annoncé le calendrier des actions qui seront organisées pour protester contre le triple meurtre des militantes kurdes à Paris en 2013.
 
Dans un communiqué, le TJK-E a rappelé les raisons empêchant la justice française a faire la lumière sur l’assassinat de la cofondatrice du PKK, Sakine Cansız (Sara), de la représentante du KNK Paris Fidan Doğan (Rojbin) et de la militante Leyla Şaylemez (Ronahi) le 9 janvier 2013 à Paris. Les TJK-E a annoncé son calendrier d’actions en hommage aux trois victimes dans toute l’Europe et à Sidney.
 
Voici le communiqué du TJK-E:
 
« Notre colère face au massacre est aussi vive qu’au premier jour et notre vœu de traduire les coupables en justice demeure intacte. Notre promesse de réaliser les rêves de ces 3 femmes révolutionnaires, qui façonnent notre passé, présent et futur, a toujours été notre guide. Nous avons continué à lutter pendant les 9 dernières années. Le nombre de femmes qui ont suivi les traces de Sara, Rojbin et Ronahi a augmenté, et les femmes ont renforcé la révolte. La résistance des femmes s’est propagée du Kurdistan au Moyen-Orient et dans le monde entier, laissant sa marque au cours des siècles. Actuellement, les femmes de l’Afghanistan à l’Amérique latine, de l’Égypte à l’Espagne sont les forces les plus actives qui critiquent les gouvernements, suppriment les frontières et les murs, demandent et se battent pour un changement politique.
 
Ils cachent les faits au nom de leurs intérêts
 
La lutte pour faire rendre des comptes aux auteurs des meurtres de Paris est aussi une lutte contre les féminicides politiques. Au cours des 9 dernières années, les femmes kurdes, le peuple kurde et les forces démocratiques ont protesté contre le massacre dans les rues et ont engagé des poursuites judiciaires contre lui. Ils exigent que ce crime contre l’humanité ne reste pas impuni, car les preuves sont claires et l’auteur est déjà connu.
 
Cependant, les faits sont cachés en raison du conflit d’intérêts entre les États. Bien que la première enquête ait révélé (…) que le massacre avait été organisé par le MIT [services secrets turcs], l’État turc et l’AKP au pouvoir dirigé par Recep Tayyip Erdoğan, l’État français a classé l’affaire au motif que le tueur à gages était mort. Par la suite, les aveux des membres du MİT et d’İsmail Hakkı Pekin, l’ancien chef du MIT, ont été publiés dans la presse. Ils ont avoué qu’il y avait des plans d’assassinats similaires aux tueries de Paris en Europe.
 
De nouveaux massacres sont prévus
 
Bien qu’une enquête soit ouverte pour ce massacre depuis 3 ans, les autorités françaises ne portent pas plainte au vu de preuves concrètes. Au cours des 9 dernières années, nous avons constaté que la réticence française a encouragé le gouvernement AKP au pouvoir à tenter de nouveaux massacres. Les forces turques ont tué Pakize Nayır, Sêvê Demir et Fatma Uyar au Bakur (Kurdistan du nord), Hevrîn Xelef, Zehra Berkel et Amina Weysi au Rojava (nord-est de la Syrie). Cette impunité a joué un rôle dans les meurtres de Deniz Poyraz à Izmir et de Garibe Gezer en prison, y compris la mort de prisonniers malades.
 
Pour toutes ces raisons, nous, en tant que Mouvement des femmes kurdes en Europe, avons lancé une campagne intitulée « 100 raisons de juger le dictateur », en présentant l’année dernière un dossier pénal contre Tayyip Erdoğan et le gouvernement AKP. Les 100 raisons pour juger Erdogan (…) n’étaient que la pointe de l’iceberg. Le dictateur Erdoğan est directement responsable de crimes contre l’humanité, en particulier contre les femmes et les enfants, s’étendant de quatre parties du Kurdistan à l’Europe. 235 727 signatures ont été recueillies dans le monde entier avec le slogan « 100 000 signatures pour 100 raisons ». Des gens du monde entier, pas seulement le peuple kurde, attendent maintenant ce procès. Devant la justice française, il existe désormais des données sur des dizaines de massacres ainsi que des preuves concrètes du massacre de Paris.
 
Maintenant, il est temps de défendre les femmes libres et la société contre le meurtre des femmes. Il est maintenant temps que tous les féminicides politiques et crimes contre l’humanité commis par l’État turc (…), dont le massacre de Paris, soient jugés. C’est le bon moment pour juger les auteurs sans attendre chaque jour de nouvelles annonçant de nouveaux massacres.
 
Appel à rejoindre les actions de commémoration
 
À l’occasion de l’anniversaire du massacre de Paris, nous soulèverons une fois de plus la solidarité mondiale des femmes contre le fascisme, le système dominé par les hommes et le féminicide. Nous montrerons que la révolte des femmes ne peut être empêchée quoi qu’il arrive, elle franchira toutes les frontières et fera tomber les murs. Tout comme cela est symbolisé par Sara-Rojbin-Ronahi, nous crierons que la lutte des femmes libres est notre passé, présent et futur. Nous n’avons pas oublié ; Nous n’oublierons pas!
 
En tant que TJK-E, notre quête de justice se poursuit aujourd’hui comme elle l’a été hier, et elle se poursuivra jusqu’à ce que les auteurs du massacre soient tenus pour responsables !
 
Nous serons dans les rues, notamment à Paris, les 5 et 8 janvier, avec le slogan « La France est coupable tant que la justice restera dans les ténèbres », et nous crierons « Il est temps de juger les coupables ». Notre appel s’adresse à toutes les femmes ! Notre appel s’adresse à tous les Kurdes ! Notre appel s’adresse à toutes les opinions publiques démocrates, forces socialistes de gauche ! A tous les milieux qui veulent mettre un terme aux crimes de l’Etat turc !
 
Que les meurtriers de Sara, Rojbin, Ronahi soient poursuivis ! Ne laissez pas les crimes contre l’humanité impunis ! Faisons de 2022 une année de responsabilité et de succès face au fascisme, à la domination masculine, aux violeurs et au génocide !
 
En tant que TJK-E, nous commémorons tous nos martyres avec respect et gratitude en la personne de Sara, Rojbin, Ronahi, (…) Sêvê, Pakize et Fatma. Avec la conviction que le fascisme ne peut être vaincu qu’avec l’unité des femmes et des peuples, nous disons détruisons ensemble le fascisme, la culture du viol, les politiques génocidaires et l’institutionnalisation des gangs d’État.
 
Sur cette base, nous appellerons l’État français à assumer ses responsabilités et nous organiserons (…) des actions de protestation (…) devant les consulats français à travers l’Europe. »
 
Les 8 et 9 janvier, marches et rassemblements se tiendront dans de nombreuses villes d’Europe, notamment à Paris, à l’appel du TJK-E.
 
Dates de commémoration des 3 victimes en Europe et en Australie:
 
FRANCE
 
5 janvier
 
Paris, Marche blanche: Départ à 11 heures, depuis le centre culturel kurde, au 16 rue d’Enghien, 75010 PARIS, pour arriver sur les lieux du triple meurtre, 147 rue La Fayette, près du Gare du Nord, où des gerbes seront déposées, en plus de prise de parole.
 
8 janvier

Paris : Rassemblement et manifestation, à 12:00, à Gare Du Nord
Strasbourg : Rassemblement et manifestation, à 13:00, à la Place de la Gare
Marseille : Rassemblement et manifestation, à 13:00, à Canebière/Marseille
Bordeaux : Rassemblement et manifestation, à 13.00, à la Place Stalingrad

9 janvier

Paris : Cérémonie d’hommage, à 12h30, au 147 rue La Fayette
Toulouse : Rassemblement et manifestation, à 14h30, au Métro Jean Jaurès
 
 
ALLEMAGNE
 
Berlin: 8 janvier, à 14:00
Lieu : Alexander Platz vor dem Roten Rathaus
 
Francfort : 8 janvier, à 14:00
Lieu : Francfort HBF
 
Düsseldorf : 8 janvier, à 13:00
Lieu : DGB Haus Friedrich-Ebert-Str.
 
Hambourg: 8 janvier, à 14:00
Lieu : devant la Sternschanze Bahnhof
 
Brême : 8 janvier, à 16:00
Lieu : Devant la Hauptbahnhof
 
Kiel : 8 janvier, à 15h00
Lieu : Europlatz
 
Sarrebruck :
Date : 8 janvier, à 13:30
Lieu : Europa Galerie
 
Stuttgart :
 
Date : 8 janvier, à 15h00
Lieu : Lautenschlager Str.
 
Hanovre : 8 janvier à 14:00
Lieu : HBF- Hanovre
 
SUISSE
 
Bâle : 8 janvier, à 14:00
Lieu : De-Wette Park Elisabethenstrasse
 
PAYS-BAS
 
Amsterdam : 8 janvier, à 14:00
Lieu : MuseumPlein 17, 1071DJ Amsterdam
 
BELGIQUE
 
Bruxelles: 8 janvier, à 14:00
Place de la Monnaie
 
ROYAUME-UNI
 
Londres: 9 janvier, à 13:00, Trafalgar Square
 
AUTRICHE
 
Vienne : 8 janvier, à 16:00
Lieu : Schwarzenberg Platz
 
SUÈDE
 
Stockholm : 8 janvier, à 13:30
Lieu : Norra Bantorget
 
DANEMARK
 
Copenhague : 9 janvier, 16.00
Lieu : Kongens Nytorv 4, Copenhague
 
FINLANDE
 
Helsinki : 9 janvier
Lieu : Kampi
 
NORVÈGE
 
Oslo: 8 janvier, à 14.00
Devant le Consulat de France
 
CHYPRE
 
Limassol : 8 janvier, à 18h00
Lieu : Parc Moloz
 
AUSTRALIE
 
Sydney, 9 janvier, devant la mairie de Sydney

Il y a 6 ans, ans, des soldats turc exécutaient 3 militantes kurdes à Silopi

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TURQUIE / BAKUR – Le 5 janvier 2016, Sêvê Demir, Pakize Nayır et Fatma Uyar, 3 militantes kurdes ont été tuées par les forces armées turques lors d’un couvre-feu, à Silopi, district de Sirnak. Six ans après ce triple féminicide d’État, nous nous inclinons devant la mémoire de ces 3 héroïnes de la liberté qui ont rejoint le long cortège funèbre des femmes kurdes tuées délibérément par l’État turc, même en Europe, comme on l’a vu le 9 janvier 2013, à Paris, où un agent turc a tué Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez…
 
Pakize Nayır, la présidente de l’Assemblée populaire de Silopi, Sêvê Demir, membre du parti politique kurde (DBP) et Fatma Uyar, membre du conseil d’administration du Mouvement des femmes libres (KJA) ont été abattues de sang froid par des soldats turcs. Ces femmes avaient prévu de se rendre au quartier Yesilyurt, depuis le quartier Karsiyaka, afin d’y aider la population civile qui était piégée par le couvre-feu pendant lequel des crimes de guerre et crime contre l’humanité ont été commis par l’armée turque. Un char de l’armée turque a pris pour cible les trois femmes et les soldats ont empêché l’arrivée des secours, les laissant mourir dans d’affreuses souffrances dans une longue agonie…
 
Pas de justice en vue dans le dossier de ce triple assassinat
 
Malgré des photographies et des enregistrements concernant le ce triple meurtre, à cause d’une décision de confidentialité, les avocats des victimes n’ont pas accès au dossier et on ne sait pas s’il y a des démarches juridiques en cours.
 
Pakize Nayir
 
Pakize Nayir est née le 13 avril 1989 dans le quartier Silopi de Sirnak. Elle a passé son enfance et toute sa vie à Silopi. Pakize assuma très tôt la responsabilité matérielle et morale du foyer parental. Elle a commencé à travailler dans l’industrie textile à l’âge de 12 ans et a accompagné ses parents pour des travaux saisonniers au printemps. D’une part, Pakize prenait soin de sa famille et, d’autre part, elle ne pouvait ignorer la lutte de résistance et faisait partie du mouvement de libération kurde. À un jeune âge, elle a participé au travail des femmes et aux activités politiques. Elle a fait vivre sa famille en ouvrant un salon de coiffure et en parallèle, elle a repris toutes les fonctions de coprésidente de Silopi.
 
Sêvê Demir
 
Sêvê Demir est née en 1974 dans le village de Sute dans le district de Savur, à Mardin, dans le sud-est de la Turquie. Elle a dû émigrer à Manisa, en Turquie, dans les années 90 en raison de l’intensification de la répression de l’État turc. Ici, elle a travaillé comme ouvrière agricole dans les champs de coton, de poivre, de tomates et de raisins. Plus tard, Sêvê a également décidé de quitter Manisa, car elle ne pouvait pas supporter la discrimination raciste contre son identité kurde. Dans son travail politique, elle s’est d’abord impliquée activement dans le travail des femmes et a mené des activités politiques à Ankara, puis à Diyarbakir, Konya et Mardin. Elle a également participé à la fondation de Tevgera Jinen Azad û Demokratik (mouvement des femmes libres et démocratiques) en 2005. Elle a été arrêtée à Nusaybin en 2009.
 
Sêvê, qui a été emmenée à la prison de Diyarbakir, a participé aux grèves de la faim de 2012. Celles-ci ont été initiées pour améliorer les conditions carcérales d’Abdullah Ocalan sur l’île de la prison d’Imrali. Après sa sortie de prison, elle a joué un rôle actif dans les affaires politiques en tant que membre du DBP en 2014. Toujours dans ce processus, elle a pris très au sérieux le travail des femmes et les luttes politiques. Au cours des processus d’autonomie gouvernementale, elle a également été impliquée dans les activités du parti dans le quartier Silopi de Sirnak.
 
Fatma Uyar
 
Fatma Uyar est née le 28 août 1988 dans le village de Duhok à la périphérie de Gabar. Après la naissance de Fatma, sa famille a déménagé au centre de Sirnak. Dans les années 2000, Fatma s’est engagée en politique. Elle a d’abord travaillé au sein du mouvement de jeunesse kurde. En 2009, Fatma a été arrêtée et condamnée à 5 ans de prison. Un an après son arrestation, son père Resit Uyar a également été arrêté et envoyé en prison. Après sa libération en 2010, elle est retournée au travail politique et a travaillé au sein du KJA.
 
 
 

Je suis Zara Mohammadi, les mollahs iraniens m’ont condamnée à 5 ans de prison pour avoir enseigné la langue kurde

Je suis Zara Mohammadi, les mollahs iraniens m’ont condamnée à 5 ans de prison pour avoir enseigné la langue kurde. Je dois aller en prison dans les 10 jours qui viennent.
 
Cela fait plusieurs années que je suis dans le collimateur du régime iranien qui m’a fait arrêtée de nombreuses fois au cours des dernières années. Mon crime? Donner des cours de langue aux enfants kurdes. En effet, Kurdistan d’ « Iran », nous avons le droit de parler le kurde entre nous, mais on n’a pas le droit de l’apprendre, même à nos frais au sein des associations que nous avons créées.
 
Je n’ai que 28 ans, mais en tant que Kurde, j’ai déjà connu l’oppression et le terrorisme de l’Etat iranien sur mes terres colonisées. Sur chaque parti du Kurdistan, nos colonisateurs turcs, arabes, perses font tout pour nous assimiler de force en interdisant notre langue, notre culture et en nous massacrant quand nous nous révoltons contre tant d’injustices. Mais nous sommes des dizaines de millions de femmes et hommes kurdes qui rêvons de vivre libres un jour sur nos terres et comme disait le grand écrivain kurde, Musa Anter: « Si ma langue maternelle secoue les fondations de votre État, cela signifie que vous avez probablement construit votre État sur mes terres. »
 
Qui est Zahra Mohammadi
 
Zahra Mohammadi, dirige l’association culturelle et sociale Nozhin, et ses activités comprennent l’enseignement de la langue et de la littérature kurdes et d’autres activités civiles. Elle avait été arrêtée par les forces de sécurité à Sanandaj le 23 juin 2019 et libérée le 2 décembre 2019, sous cautions.
 
Zara Mohammadi Sarawala, est originaire de Sanandaj (Sinê), une ville kurde du Rojhilat (Kurdistan de l’Est). Titulaire d’une maîtrise en géopolitique de l’Université de Birjand, Zara a prodigué son enseignement à des centaines d’enfants kurdes de Sanandaj et des villages environnants, malgré les restrictions des autorités iraniennes.