La Turquie veut expulser un Kurde emprisonné pendant 30 ans

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TURQUIE – Le prisonnier politique kurde originaire de Hassaké, Abdulmenaf Osman a été emprisonné en Turquie pendant plus de 30 ans. Alors que toute sa famille habite en Turquie, les autorité turques ont décidé de l’expulser vers la Syrie et le gardent dans un poste militaire frontalier, tout en empêchant ses proches de le voir… Menaf Osman est également auteur des livres « Gire Şeran », « Sînor », « Lênüska Leyla » et de nombreuses autres œuvres et le défenseur de son peuple. Abdulmenaf Osman, un écrivain kurde de 58 ans originaire de Hasakah (Hesekê), dans le nord de la Syrie, a été libéré dimanche d’une prison turque à Manisa après avoir purgé une peine de 30 ans et 6 mois. Bien que sa famille réside en Turquie, Osman a été emmené directement dans un commissariat de gendarmerie du centre de rapatriement de la ville. Abdul Manaf Osman a été arrêté à l’âge de 28 ans le 3 mars 1993 à Batman (Êlih) et condamné à la réclusion à perpétuité par la Cour de sûreté de l’État, accusé de séparatisme. Sa libération, initialement prévue pour le 3 mars de cette année, a été reportée de six mois supplémentaires par le conseil d’administration et de surveillance de la prison, pour absence de remords. Diverses organisations, dont l’Association égéenne d’assistance et de solidarité avec les familles des prisonniers et des condamnés, l’Association des avocats pour la liberté et des dirigeants du Parti démocratique des peuples (HDP) avaient prévu de rencontrer Osman à l’extérieur de la prison. Cependant, ces plans ont été contrecarrés lorsqu’Osman a été emmené au poste de la gendarmerie pour une procédure d’expulsion. La famille d’Osman continue d’attendre devant le commissariat de gendarmerie, réclamant qu’il lui soit remis sans être expulsé. Osman, actuellement détenu au commissariat, n’a pas été autorisé à voir sa famille. Medya News

IRAN. Taux élevé de suicides d’adolescents au Kurdistan « iranien »

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IRAN / ROJHILAT – Dans les provinces kurdes d’Iran, on assiste à une augmentation des suicides chez les enfants de moins de dix-huit ans à cause de la pauvreté et les problèmes sociaux. Le taux de suicide chez les jeunes de moins de 18 ans dans les villes du Kurdistan a atteint un niveau inquiétant. Au cours des dix-huit derniers jours du mois précédent, au moins 13 cas de suicide ont été enregistrés dans cette tranche d’âge. Selon les données collectées par l’ONG des droits humains, Hengaw, entre 14 août et 31 2023, il y a eu au moins treize cas de suicide parmi des enfants et adolescents de moins de 18 ans dans les villes kurdes de Dalahu, Kamyaran, Oshnavieh (Shno), Sardasht, Divandarreh, Urmia, Ravansar, Bukan et Salas-e Babajani. D’après ces statistiques, l’âge moyen des personnes qui se sont suicidées est de 15 ans. Parmi les villes, Kamyaran, Oshnavieh, Sardasht et Dalahu sont en première ligne, chacune ayant enregistré deux cas de suicide de mineurs. Parmi les individus figurant sur cette liste, les deux plus jeunes victimes étaient des filles de 12 ans originaires de Divandarreh et de Sardasht. Leurs suicides tragiques étaient le résultat de conflits familiaux et de troubles de santé mentale. Concernant les raisons et motivations des suicides de ces mineurs, il y a eu huit cas liés à des conflits intra-familiaux, dont une victime de mariage d’enfants. En outre, trois cas ont été attribués à des troubles mentaux, tandis que deux cas restent ambigus, dans l’attente d’une enquête plus approfondie.

IRAN. Le régime révoque la licence d’un centre éducatif kurde du Rojhilat

IRAN / ROJHILAT – Le ministère de l’Éducation de la République islamique d’Iran a interdit les activités de l’Institut scientifique Roznewbar du Kurdistan basé dans la ville kurde de Dehgolan, « coupable » d’œuvrer à « la promotion et la reconnaissance de la langue kurde » La licence de l’Institut scientifique Roznewbar du Kurdistan, qui était actif dans le domaine de l’éducation et de la formation dans les régions de Qorveh et Dehgolan au cours des six dernières années, a été annulée par le ministère de l’Éducation qui accusait l’institut d’œuvrer à « la promotion et la reconnaissance de la langue kurde ». Cyrus Abbasi et son épouse, Farideh Weisi, tous deux anciens prisonniers politiques et détenus du mouvement « Jin, Jian, Azadi », fondateurs de cet institut, ont déclaré dans un message vidéo : « Nous considérons qu’une telle action est sans fondement, illégal et injuste. » Dans une partie de leur communiqué traitant de la réponse du gouvernement aux initiatives civiles visant à atténuer les dommages causés par le système centralisé, les deux enseignants qualifié le système éducatif iranien d’un « mélange de colonialisme et d’idéologie et qu’au cours du siècle dernier, il a imposé des politiques d’assimilation par l’éducation, aboutissant à un génocide culturel. » En outre, ils ont souligné les dommages sociaux découlant du système éducatif idéologique, citant « l’analphabétisme émotionnel » comme l’un d’entre eux, et ont ajouté : « En tant que fondateurs de l’institution scientifique du Kurdistan, nous avons créé notre institution en 1396 dans le but de défendre nos droits nationaux et sociaux et de réduire les dommages existants. » Dans la conclusion de leur déclaration adressée aux décideurs responsables de la révocation de la licence de l’institut, il a été déclaré : « Ils pourront peut-être forcer la fermeture de l’Institut scientifique, mais ils ne pourront jamais bloquer le chemin de la connaissance et de l’apprentissage (…). » L’Institut d’enseignement scientifique Roznewbar du Kurdistan a commencé ses activités en 2017, grâce aux efforts de Cyrus Abbasi et Farideh Weisi, obtenant une licence officielle du ministère de l’Éducation d’Iran et ayant réussi à ouvrir la voie à de nombreux étudiants vers des universités réputées. Cyrus Abbasi a été détenu aux côtés de son frère Azad Abbasi pendant le mouvement « Jin, Jian, Azadi » et a été transféré à la prison centrale de Sanandaj (Sînê) après avoir enduré 32 jours d’isolement. Après sa libération sous caution, il a été condamné à 10 mois de prison pour « propagande contre le régime », 18 mois pour « trouble à l’ordre public » et 48 mois pour « complot et complot contre la sécurité nationale » par le tribunal pénal de Dehgolan. Auparavant, le 14 janvier 2020, Cyrus Abbasi et son épouse, Farideh Weisi, avaient été arrêtés par les forces gouvernementales et temporairement libérés sous caution plus tard la même année. Les deux membres du conseil d’administration de l’Institut éducatif et scientifique Roznewbar ont ensuite été condamnés à deux ans d’emprisonnement avec sursis par le tribunal révolutionnaire de Sanandaj. Via l’ONG Hengaw

IRAN. Le régime iranien a exécuté 74 personnes en août

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IRAN / ROJHILAT – Selon l’ONG kurde de défense des droits humains, Hengaw, en août 2023, au moins 74 personnes ont été exécutées et 264 personnes arrêtées en Iran. Ce qui représente une augmentation de 21 % par rapport au juillet 2023, où 61 exécutions avaient été enregistrées. Selon les données récoltées par Hengaw, au moins 74 personnes ont été exécutées en Iran en août. Parmi les personnes exécutées, il y avait 16 Baloutches, 10 Kurdes et 8 Turcs. La majorité des personnes exécutées étaient accusées de trafic de drogue. Selon le rapport, au moins 264 civils ont été arrêtés à travers le pays en août. 116 des personnes arrêtées étaient Kurdes, 22 Gilak, 20 Turcs et 14 Baloutches. Au moins 36 des personnes arrêtées étaient des femmes, dont 15 kurdes et 11 bahaïs, et 11 étaient des enfants. Selon le rapport, au moins 6 journalistes, au moins 7 artistes et acteurs ont été arrêtés en août.

IRAK. Fin du couvre-feu à Kirkouk où 3 manifestants kurdes ont été tués

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IRAK / KURDISTAN – Le porte-parole de la police de Kirkouk, Emer Şiwanî, a annoncé que l’autoroute Hewler-Kirkouk avait été réouverte à la circulation et que le couvre-feu décrété hier avait été levé. La décision de transférer le quartier général des opérations conjointes au Parti démocratique du Kurdistan (PDK) a également été suspendue. Hier, après des jours de protestations et de conflit entre les Kurdes de Kirkouk et les Arabes et Turkmènes qui s’opposaient au retour du KDP dans la ville historique kurde riche en pétrole, 3 manifestants kurdes ont été tués et 16 autres blessés par les forces des Hachd al-Chaabi, milice chiite pro-Iran. Le Premier ministre irakien avait décrété hier soir un couvre-feu à Kirkouk pour mettre fin aux tensions. Le Premier ministre irakien rencontrera des représentants de Kirkouk S’adressant aux médias de l’UPK, le parlementaire de l’UPK, Dilan Xefur, a indiqué que les parlementaires de Kirkouk rencontreraient aujourd’hui le Premier ministre irakien Mohammed Shia Sudani à Bagdad. Dilan Xefur a poursuivi : « Tous les représentants de la composante à Kirkouk seront présents à la réunion. Les derniers développements à Kirkuk et la fin des conflits seront discutés lors de la réunion. » 3 personnes ont été tuées et 16 personnes ont été blessées dans les affrontements à Kirkouk depuis hier. Le Premier ministre irakien avait décrété hier soir un couvre-feu à Kirkouk pour mettre fin aux tensions. (Via Rojnews)

ROJAVA. Un drone turc cible un véhicule à Girkê Legê

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SYRIE / ROJAVA – Cet après-midi, un drone turc a ciblé une voiture sur une route reliant les villes de Girkê Legê et Dêrik dans le canton kurde de Qamishlo. On signale plusieurs victimes. Les drones de l’État turc évoluent sans encombre dans l’espace aérien syrien contrôlé par les États-Unis et la Russie. Au cours des trois dernières années, la Turquie a mené environ 200 attaques aériennes sans pilote dans la région autonome du nord et de l’est de la Syrie. De Dêrik à Shehba, pratiquement aucun endroit n’a été bombardé par des drones armés. Les attaques ont visé des représentants de l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES), des membres d’unités de combat ainsi que la population civile et ont coûté la vie à plus d’une centaine de personnes. La semaine dernière, un drone turc a percuté un véhicule de la chaîne féminine Jin TV près d’Amûdê. Le chauffeur, Necmeddîn Feysel Hec Sînan, a été tué dans l’attaque et la correspondante Delîla Egîd a été grièvement blessée. ANF

IRAK. La milice chiite tue un manifestant kurde à Kirkouk

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IRAK / KURDISTAN – Un manifestant kurde a été tué et douze autres blessés samedi à Kirkouk par des Forces de mobilisation populaire (FMP), milice chiite pro-Iran, après que des politiciens arabes et turkmènes aient déclaré leur opposition au retour du parti kurde KDP dans la ville historiquement kurde mais où des changements démographiques anti-kurde ont été mis en place durant plusieurs décennies. Les Kurdes protestaient contre la fermeture de la route Kirkouk-Erbil (Hewler) par les FMP après que ces dernières se soient opposées au retour du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) le 28 août, pourtant autorisé par le Premier ministre chiite al-Sudani. Un manifestant kurde du nom Hawkar Abdullah a été tué lors de l’attaque des milices chiites qui ont blessé plus de 12 manifestants kurdes. Les partisans du PMF ont ainsi bloqué la route Kirkouk-Erbil, créant des obstacles pour les conducteurs et les habitants des quartiers de Rahimawa et Shoraw. Les manifestants ont déclaré qu’ils continueraient à protester jusqu’à ce que les combattants des FMP ouvre la route et ont appelé les partis politiques à résoudre la situation le plus rapidement possible. Kurdistan 24 a enregistré une scène chaotique dans tout Kirkouk samedi soir. Alors que les manifestants kurdes scandaient le slogan « Kirkouk est le Kurdistan », plusieurs incendies de véhicules ont été observés et des coups de feu ont été entendus dans divers quartiers. Suite à la prise de contrôle militaire de Kirkouk par les milices chiites soutenues par l’Iran et l’armée irakienne le 16 octobre 2017, le PDK a cessé toutes ses opérations dans la province en signe de protestation contre les attaques des FMP contre cette province riche en pétrole. Le siège et les bureaux du parti ont depuis été occupés par les forces irakiennes. Le Premier ministre irakien Mohammed Shia al-Sudani avait récemment informé ces forces qu’elles devraient remettre les bâtiments au PDK avant les élections provinciales du 18 décembre 2023. Depuis la semaine dernière, des membres des milices protestent devant le siège du PDK à Kirkouk contre cette décision, appelant à ne pas autoriser le retour du parti. Le quartier général principal du parti, qui servait autrefois de bureau de direction à Kirkouk, est actuellement utilisé par le centre de commandement des opérations conjointes de Kirkouk. C’était auparavant le siège des services irakiens de lutte contre le terrorisme pendant une brève période. Le Front turkmène irakien et la Coalition arabe dirigés par Rakan al-Jabouri, gouverneur de Kirkouk depuis 2017, se sont publiquement opposés au retour du PDK dans cette province riche en pétrole. Kirkouk abrite un mélange d’ethnies, principalement des Kurdes, des Arabes et des Turkmènes, et constitue le territoire le plus emblématique disputé entre le gouvernement irakien et la région du Kurdistan. La province riche en pétrole était sous la protection des forces peshmergas kurdes après l’émergence de l’EI en 2014 et l’effondrement de l’armée irakienne qui a suivi, jusqu’à la prise de contrôle de la province par les FMP en octobre 2017. Kurdistan 24

TURQUIE. Arrestation des mères du samedi

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TURQUIE – La police a bloqué le rassemblement des mères du samedi en barricadant complètement l’avenue Istiklal à Istanbul et arrêté 32 personnes, malgré un arrêt de la Cour constitutionnelle contre de telles interdictions. Les Mères du samedi (Cumartesi Anneleri), qui organisent un sit-in sur la place Galatasaray depuis 1995 pour s’enquérir du sort de leurs proches disparus en détention et exiger que les auteurs soient jugés, ont été de nouveau bloquées et détenues par la police lors du 961ème rassemblement hebdomadaire. Lors de leur 962e manifestation hebdomadaire, le groupe a tenté de marcher vers la place Galatasaray, mais la police a invoqué la décision d’interdiction du gouvernorat de Beyoğlu et n’a pas autorisé le cortège, érigeant des barricades aux deux entrées de l’avenue Istiklal, l’une des rues piétonnes les plus animées d’Istanbul. routes, provoquant un arrêt et bloquant toute circulation piétonnière. Des témoins présents sur les lieux ont fait état de mesures policières agressives. Beaucoup ont déclaré que la police avait tenté d’obstruer les objectifs des caméras de presse. Cette action répressive a abouti à l’arrestation d’au moins 32 manifestants, comme l’a révélé un communiqué des Mères du samedi. Malgré une décision de la Cour constitutionnelle turque (AYM) en 2019 qui a déclaré l’interdiction par le gouvernement des manifestations sur la place Galatasaray de violation de la liberté de réunion, la police a continué d’imposer un blocus autour de la zone, empêchant les Mères du samedi d’organiser leur veillée hebdomadaire. . Depuis la première semaine d’avril, les Mères du samedi tentent de reprendre leurs rassemblements hebdomadaires sur la place Galatasaray tous les samedis, mais la police, qui ne reconnaît pas le jugement de l’AYM sur la violation des droits, est intervenue et les a arrêtées chaque semaine. Depuis 28 ans, les mères du samedi s’arment d’œillets contre la police turque Il y a 28 ans, les Mères du Samedi (en turc: Cumartesi Anneleri) descendaient pour la première fois sur la place Galatasaray, à Istanbul, pour exiger la fin des disparitions forcées et demander qu’on leur rende leurs proches portés disparus. Les « mères du samedi » reproche l’État turc de ne pas avoir enquêté sérieusement pour établir la vérité sur ceux qui ont disparu après leur mise en détention par les autorités turques. Selon l’Association des droits de l’Homme (IHD), entre 1992 et 1996, 792 disparitions forcés et meurtres (de journalistes, syndicalistes, médecins, enseignants, enfants ou simples paysans) par l’État ont été signalés dans les régions kurdes de Turquie. Le 25 août 2018, les autorités turques ont annoncé que le gouvernement avait interdit la réunion. Suite à cette annonce, lors de leur 700ème manifestation pacifique, les mères de samedi ont subi des violences policières et plusieurs des participants ont été arrêtés, dont Emine Ocak, une mère de plus de 80 ans. Par la suite, la cour constitutionnelle turque a déclaré que la police avait violé le droit de manifester des Mères du Samedi, en les arrêtant, mais manifestement la police d’Erdogan refuse de se conformer aux lois de son propre pays. Le 5 mai dernier, la commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe dénonçait les violations des droits en Turquie, en attirant l’attention sur les violences subies par les Mères du Samedi : « Les autorités ne respectent toujours pas le droit à la liberté de réunion pacifique des « Mères du samedi » et des autres personnes qui manifestent ce jour-là pour demander que la lumière soit faite sur la disparition de leurs proches, alors que la Cour constitutionnelle turque a déjà conclu deux fois à la violation de leur droit de manifester. Les membres de ce groupe font même l’objet d’une procédure pénale, engagée tout récemment, pour avoir exercé ce droit. La manière dont sont traitées les « Mères du samedi » est une illustration supplémentaire des risques inhérents à un contexte dans lequel les droits humains ne sont pas protégés de manière effective. »

TURQUIE. La question kurde influence 75% des habitants des villes kurdes

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TURQUIE / KURDISTAN – Une récente enquête menée dans les régions kurdes de Turquie a révélé que la question kurde influence de manière significative la dynamique économique, sociétale et politique de la Turquie, affectant la croissance économique locale, la cohésion sociale et le comportement électoral des provinces kurdes. La célèbre Spectrum House, la société qui a mené la recherche, a préparé un rapport intitulé « La question kurde et la paix, les attentes, les attitudes et les perceptions ». L’étude de terrain, qui s’est déroulée du 10 au 24 juillet 2023 dans 15 provinces à majorité kurde de Turquie, dont Diyarbakir, Van, Mardin, Erzurum, Batman, Hakkari, Sanliurfa, Sirnak, Adiyaman, Siirt, Agri, Bitlis, Mus, Kars et Dersim, impliquait des entretiens en face-à-face avec 1 134 personnes. L’étude s’est concentrée sur les perceptions, les attitudes et les attentes des participants kurdes. Le rapport, qui cherchait des réponses aux questions concernant la question kurde, les perspectives à ce sujet, les solutions proposées et la manière dont la paix peut être réalisée, a été publié le 1er septembre, Journée mondiale de la paix. L’une des questions posées aux participants du groupe de recherche portait sur la manière dont la question kurde affecte leur vie quotidienne ou celle de leur famille. En réponse, 34,7 % ont déclaré que cela les affectait « beaucoup », 20,5 % ont déclaré que cela les affectait « dans une mesure modérée ». Il est intéressant de noter que 19,8 % des personnes interrogées ont estimé que cela « affectait légèrement » leur vie quotidienne, tandis que le même pourcentage affirmait que cela n’avait « aucun effet ». Les résultats des recherches suggèrent que 75 % des participants et leurs familles sont touchés par les problèmes liés à la question kurde. Cela indique que 3 participants sur 4 sont concernés par les problématiques liées à la question kurde, ce qui montre des implications sociologiques significatives. Une autre question abordée concernait l’effet sociétal le plus significatif de la question kurde. Seulement 12,5 % des participants ont répondu que le problème n’avait aucun effet sociétal. Plus de 80 % des personnes interrogées estiment que la question kurde a eu des impacts sociétaux de diverses manières. 30,6 % estiment que l’effet sociétal le plus notable de la question kurde est la division sociale et la polarisation croissantes, tandis que 26,8 % estiment qu’elle a conduit à une augmentation des pratiques racistes et des attaques contre les Kurdes. L’étude souligne que les impacts sociétaux de la question kurde sont vastes et ne se limitent pas à la communauté kurde. Sur le plan économique, interrogés sur l’impact économique le plus important de la question kurde, 33,1 % estiment qu’elle a un impact négatif sur les investissements économiques dans la région. 19% associent ce problème à une augmentation des inégalités économiques, tandis que 17,8% considèrent le détournement des ressources de l’État vers des dépenses militaires conduisant à un affaiblissement de l’économie comme son effet économique le plus significatif. Les participants ont également été interrogés sur l’influence de la question kurde sur leurs décisions de vote lors des élections générales qui se sont tenues du 14 au 28 mai 2023. Seuls 22,8 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elle n’avait « aucune influence ». Ceux qui ont déclaré avoir eu une « influence notable » ou « une certaine influence » sur leur décision de vote totalisaient 69 %. Ces chiffres suggèrent que pour la majorité des participants kurdes, la question kurde est une question sociopolitique dominante qui affecte leur comportement électoral. L’étude a également demandé l’opinion des participants sur les politiques du gouvernement visant à résoudre la question kurde. Seuls 16,8 % ont perçu ces politiques de manière positive, tandis que 57 % les ont perçues de manière négative. Il est intéressant de noter que 16,8 % ne les considèrent ni positivement ni négativement. Les participants ont également été interrogés sur leur point de vue sur la politique du HDP (Parti démocratique des peuples) pro-kurde visant à résoudre la question kurde, étant donné que le parti reçoit la plupart de ses voix des Kurdes. 36,7 % considéraient ces politiques de manière positive, 27,9 % de manière négative et 24,2 % étaient neutres. Sur la question de savoir qui devrait être impliqué dans la méthode de résolution de la question kurde, comme ce fut le cas entre 2013 et 2015, 34 % pensent que le gouvernement, le parlement et d’autres entités, telles que les ONG, devraient être impliqués. 31,4 % estiment que le gouvernement et le parlement devraient jouer un rôle, tandis que 15,6 % pensent que seul le gouvernement devrait le faire. Les préférences partisanes semblent influencer les opinions des personnes interrogées sur les rôles du gouvernement et du parlement dans la résolution de la question kurde. Les électeurs de l’AKP (Parti de la justice et du développement) au pouvoir mettent davantage l’accent sur le rôle du gouvernement que les électeurs de la Gauche verte et du CHP (Parti républicain du peuple), qui mettent tous deux davantage l’accent sur l’importance du parlement. Ce résultat suggère que les rôles du gouvernement et du parlement dans la solution à la question kurde sont perçus différemment selon les groupes politiques. L’une des conclusions les plus intéressantes de l’étude concerne l’éventualité d’un nouveau processus de paix, une question qui a été posée pour la première fois. Lorsqu’on leur a demandé s’ils souhaitaient participer activement à un nouveau processus de résolution concernant la question kurde, 25 % des participants ont répondu « non », mais ils soutiendraient le processus. Seuls 20,1 % ont exprimé le désir de jouer un rôle individuel actif dans le processus, tandis que 19,2 % ont déclaré qu’ils envisageraient d’y participer en fonction des conditions et du cadre. Gerçek News

SYRIE. Couvre-feu à Deir ez-Zor

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SYRIE / ROJAVA – Le vendredi 1er septembre, les forces arabo-kurdes FDS ont décrété un couvre-feu de 48 heures à Deir ez-Zor où certains clans arabes ont attaqué les FDS suite à l’arrestation d’un chef local accusé de se livrer au trafic de drogue et de collision avec le groupe État islamique. Le Conseil militaire de Deir ez-Zor et les forces de sécurité intérieure ont décrété un couvre-feu de 48 heures afin d’assurer la sécurité de la vie et des biens des citoyens pendant les opérations menées dans la région. Hier soir, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont déclaré dans le communiqué suivant qu’un couvre-feu de 48 heures avait été décrété à Deir ez-Zor. « En raison de la situation sécuritaire précaire dans la campagne orientale de Deir ez-Zor, causée par les forces de sécurité du régime et les efforts des cellules de l’Etat islamique pour semer le chaos, le Conseil civil de Deir ez-Zor et les forces de sécurité intérieure ont déclaré un couvre-feu dans la ville. Le couvre-feu a débuté à 5 heures du matin aujourd’hui samedi et sera en vigueur pendant 48 heures. Les FDS continueront à prendre toutes les précautions pour protéger la vie et les biens des civils contre les mercenaires armés et ne permettront pas aux mercenaires de se cacher parmi les civils. » Le 27 août, les FDS ont lancé une opération appelée « Renforcement de la sécurité » ciblant les cellules de l’État islamique dans la région. Arrière-plan Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont lancé « l’opération Renforcement de la sécurité » contre les cellules de l’Etat islamique dans la région de Deir ez-Zor tard dans la nuit du 27 août. L’offensive lancée en coopération avec la coalition internationale anti-EI vise à traquer et éradiquer les cellules terroristes afin de stopper d’éventuelles attaques. Le contexte est une augmentation des attaques de l’Etat islamique contre la population civile, le personnel de sécurité et les employés des gouvernements locaux. L’opération est également dirigée contre le crime organisé et les réseaux de contrebande. La zone d’opération comprend les zones à l’est de l’Euphrate, mais principalement la région de Deir ez-Zor, dans l’est de la Syrie.