Lettre à Emmanuel Macron suite à l’intensification de la répression ciblant les Kurdes de France
PARIS. Atelier de préparation de « pommes d’amour » à la kurde
Depuis plusieurs années, à l’occasion de la Saint-Valentin, le couple d’artistes Seywan Saedian et Runak Resulpur organisent des ateliers de fabrication de pommes d’amour. (Vidéos à voir ici ou là) ROJAVA. Les gangs de la Turquie kidnappent une femme kurde à Afrin
IRAN. L’oncle de Jina Amini condamné à une peine de plus de 5 ans de prison
IRAN / ROJHILAT – Safa Aaeli, l’oncle de Jina Amini, une jeune femme kurde tuée par la police des mœurs à Téhéran en septembre 2022 pour un voile « inapproprié », a été condamné à plus de 5 ans de prison pour « participation à des manifestations contre la sécurité intérieure du pays », « diffusion de propagande contre l’État » et « insulte au Guide suprême ».
Safa Aaeli, l’oncle de Jina Mahsa Amini, qui a été arrêté à l’occasion de l’anniversaire du meurtre de Jina Mahsa Amini par la police des mœurs à Téhéran, a été condamné à 5 ans, 4 mois et 17 jours de prison, ainsi qu’à des peines supplémentaires, dont une interdiction de voyager. Il a également été condamné pour avoir écrit sur les troupes d’État tuées par le mouvement « Femme, vie, liberté ». Les accusations portées contre lui incluent « la participation à des manifestations contre la sécurité intérieure du pays », « la diffusion de propagande contre l’État » et « l’insulte au Guide suprême ».
Selon les informations de Hengaw, Safa Aaeili, 30 ans, a été condamnée par la première branche du Tribunal révolutionnaire de Saqqez, dirigée par le juge en chef Javad Mostafaei. Les charges retenues comprennent 3 ans, 6 mois et 1 jour d’emprisonnement pour complot contre la sécurité intérieure, 7 mois et 16 jours pour propagande contre l’État et 15 mois et 1 jour pour insulte à Khamenei, le guide suprême de l’État, ce qui entraîne une peine totale de 5 ans, 4 mois et 17 jours de prison.
La partie stricte de la peine, soit 3 ans, 6 mois et 1 jour, est exécutoire en tenant compte des jours passés en détention, plus une interdiction de voyager de deux ans à titre de peine supplémentaire. Selon l’article 7 du Code pénal de 2020, un tiers de la peine la plus sévère a été suspendu pour 3 ans, à condition qu’il n’y ait aucune interaction avec les prisonniers de Saqqez à l’occasion de l’anniversaire de l’assassinat de Jina Amini. Cette suspension nécessite également un rapport mensuel au Bureau du renseignement et l’achèvement de trois cours éducatifs, éthiques et religieux.
En outre, Saffa Aaeili a été condamné pour avoir documenté la biographie d’une des troupes répressives gouvernementales tuées lors du mouvement « Femmes, Vie, Liberté » et pour avoir donné son interprétation personnelle du livre autobiographique. Celui-ci sera envoyé sous forme d’article au ministère de la Justice et diffusé sous forme d’enregistrement audio via l’un des réseaux sociaux populaires de la ville de Saqqez.
Safa Aaeili a été brutalement agressé par les forces de renseignement à son domicile lors de sa détention le 5 septembre 2023, jour anniversaire de l’assassinat de Jina Amini. Il a été temporairement libéré de la prison centrale de Sanandaj (Sinê) le 17 octobre 2023, après 42 jours de détention, sous caution d’un milliard deux cents millions de tomans, en attendant l’achèvement de la procédure judiciaire. (Hengaw)
ROJAVA. Un drone turc cible le centre des blessés de guerre de Qamishlo
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TURQUIE. Interdiction d’une pièce de théâtre en kurde

Iran. Un prisonnier politique de Hamedan condamné à mort
IRAN. Un religieux kurde condamné à mort
Mohammad Khezrnejad, une personnalité religieuse kurde éminente de Bukan, a été condamné à mort par le système judiciaire iranien pour « corruption sur terre », dans le cadre de son implication dans le mouvement « Jin, Jiyan, Azadi » (Femme, Vie, Liberté).
Selon les informations reçues par l’ONG Hengaw, le religieux de 45 ans a également été condamné à 15 ans de prison pour « atteinte à l’intégrité territoriale et à l’indépendance du pays », et à un an d’emprisonnement supplémentaire pour « propagande contre le régime ». Le verdict a été rendu par la troisième branche du tribunal révolutionnaire islamique iranien d’Ourmia, présidée par le juge Reza Najafzadeh.
Le procès de Mohammad Khezrnejad, qui s’est déroulé par vidéoconférence, l’a vu privé du droit à une représentation juridique. Des sources proches de sa famille ont révélé que le verdict était uniquement basé sur des rapports du ministère iranien du Renseignement, sans aucune possibilité pour l’imam de présenter sa défense.
Le calvaire a commencé le samedi 19 novembre 2024, lors du mouvement Jin, Jiyan, Azadi, lorsque Mohammad Khezrnejad et son fils Yaser Khezrnejad ont été arrêtés à leur domicile par les forces de renseignement iraniennes. Ils ont enduré 100 jours de conditions de détention difficiles, notamment des actes de torture et des aveux forcés. Si son fils a finalement été libéré, Mohammad Khezrnejad est resté incarcéré.
Son arrestation est intervenue peu de temps après avoir prononcé un discours à la mosquée Bukan Eftekhari lors d’une cérémonie de commémoration d’Asad Rahimi, martyr du mouvement Jin, Jiyan, Azadi. Dans son discours, Mohammad Khezrnejad a critiqué la gestion des manifestations par le gouvernement iranien, ce qui a conduit à son arrestation et à ses persécutions judiciaires.
Cette affaire met en évidence les défis persistants auxquels sont confrontés les militants et les personnalités religieuses qui militent en faveur du changement en Iran, soulignant la nécessité d’une attention internationale pour protéger les droits humains et garantir un traitement équitable au sein du système judiciaire.