TURQUIE. Une militante kurde victime de fouilles à nu en détention
TURQUIE – Senem Eriş, jeune femme kurde membre du DEM parti, a été trainée au sol et soumise à des fouilles à nu dans la prison de Bakırköy, à Istanbul.
Senem Eriş, membre du parti pro-kurde pour l’égalité des peuples et la démocratie (DEM), a été soumise à des fouilles à nu répétées et traînée de force vers un quartier judiciaire après son arrestation à Istanbul, en Turquie, ont rapporté ses avocats.
Eriş et 20 autres personnes ont été arrêtées par la police le 18 mai lors d’un événement commémoratif à Kadıköy, Istanbul. Accusée d’avoir résisté à la police, Eriş a ensuite été emmenée à la prison pour femmes de Bakırköy, tandis que ses camarades étaient détenus à la prison L 2 de Maltepe. Les avocats qui ont rendu visite aux détenus ont souligné que depuis le moment de leur arrestation jusqu’à leur arrivée à la prison, tous étaient menottés dans le dos.
Les avocats d’Eriş, qui lui ont rendu visite à la prison pour femmes de Bakırköy, ont révélé qu’elle avait été soumise à des fouilles à nu à son entrée dans la prison et à nouveau lors de son transfert dans sa cellule.
Malgré ses objections et sa volonté de rester à l’isolement si nécessaire, Eriş a été traînée au quartier judiciaire par quinze gardiens en présence du directeur de la prison, ont déclaré ses avocats.
Ils ont également noté que les gardes se sont approchés de la porte de la cellule d’Eriş pour remettre en question ses croyances religieuses, en lui demandant spécifiquement : « Es-tu musulmane ? »
Le patrimoine culturel kurde célébré lors d’un festival folklorique en Allemagne
ALLEMAGNE – Le 35e Festival des danses folkloriques du Kurdistan a eu lieu les 18 et 19 mai à Esslingen, en Allemagne. Cette année, 18 groupes de danses kurdes, dont 8 groupes de femmes, ont participé au festival qui a été clôturé par une traditionnelle remise des prix.
Le 35e Festival des danses folkloriques du Kurdistan a débuté le 18 mai avec un spectacle de danse traditionnelle kurde (Govend) dans les rues d’Esslingen, en Allemagne. Plus de 400 personnes ont présenté leurs vêtements kurdes et dansé les danses traditionnelles kurdes provenant des quatre parties de la région connue sous le nom de Kurdistan, couvrant des régions de Turquie, de Syrie, d’Irak et d’Iran.
Le Festival des danses folkloriques du Kurdistan (en allemand: Festival der Folkloretänze Kurdistans, en kurde: Mîhrîcana Govendên Kurdistanê) a été célébré pour la première fois en 1986 à Francfort-sur-le-Main, en Allemagne, dans le but de maintenir vivante la culture kurde pour la diaspora en Europe. La danse en cercle kurde appelée « Govend » ou Dîlan » est un élément clé de la culture kurde. Chaque région kurde du Moyen-Orient a développé des danses uniques, une forme d’expression communautaire souvent utilisée pour raconter des événements qui ont eu lieu dans l’histoire de la région.
Pour les Kurdes vivant dans la diaspora, la danse de la Govend est une expression de la préservation de leur culture et une défense contre l’assimilation. Ce sont notamment de jeunes femmes kurdes qui dansent la Govend (la ronde) en costume traditionnel.
Plus de 1200 personnes ont suivi le spectacle de danse qui s’est déroulé les 18 et 19 mai en Allemagne. Les femmes ont joué un rôle de premier plan dans le festival de cette année, avec de nombreux groupes de danse composés exclusivement de membres féminins. L’écrivain kurde Firaz Baran a déclaré que cette tendance illustre la lutte des femmes kurdes dans leur rôle d’avant-garde auprès du peuple kurde dans son ensemble. Il a expliqué qu’elles « jouent ce rôle de pionnier dans tous les domaines de la lutte, depuis les guérilleros des montagnes kurdes jusqu’à la politique, la danse et l’art ».
Le premier prix a été remporté par le groupe « Koma Şiyar » de la ville allemande de Salzgitter avec des danses de Diyarbakır (Amed), une région à majorité kurde de Turquie. La deuxième place a été attribuée au groupe « Koma Evîna Welat », un groupe entièrement féminin de la ville suisse de Bâle qui a présenté des danses de la région à majorité kurde de Varto (Gimgim), dans l’est de la Turquie. « Koma Govenda Baran (groupe de la danse de la pluie) » de Cologne a remporté la troisième place ainsi que le prix des meilleurs vêtements traditionnels pour son interprétation des danses de la région Hakkari (Colemêrg), une région kurde du sud-est de la Turquie.
Le prix de la meilleure recherche a été décerné au groupe « Kulilkên Welat (les fleurs de la patrie) » de Duisburg, en Allemagne, qui a présenté une pièce de théâtre de la région assyrienne de Tur Abdin (Tor), dans le sud-est de la Turquie, près de la frontière syrienne.
Comprendre l’actualité géopolitique au Moyen-Orient à partir de l’analyse de la guerre coloniale au Kurdistan et du rôle de la Turquie
RENNES – Réseau d’information, Serhildan organise une soirée d’information autour de la question kurde et l’actualité géopolitique au Moyen-Orient le 30 mai prochain.
Quels sont les enjeux après la défaite d’Erdogan aux dernières élections turques ?
Comment la Turquie essaye de voler ces élections à la population kurde ?
Quel rôle de l’impérialisme occidental et quels plans économiques pour la région ?
Quelle est la situation en Irak depuis le début de l’invasion turque sur la Kurdistan du sud ?
Comment la guerre menée par Israël affecte les relations turco-américaines ?
Quelle répression contre le mouvement de libération kurde en Europe ? Retrouvez-nous le jeudi 30 mai à 19h au CRIDEV pour répondre à ces questions autour d’un temps de présentation et d’échange.
Comment la Turquie essaye de voler ces élections à la population kurde ?
Quel rôle de l’impérialisme occidental et quels plans économiques pour la région ?
Quelle est la situation en Irak depuis le début de l’invasion turque sur la Kurdistan du sud ?
Comment la guerre menée par Israël affecte les relations turco-américaines ?
Quelle répression contre le mouvement de libération kurde en Europe ? Retrouvez-nous le jeudi 30 mai à 19h au CRIDEV pour répondre à ces questions autour d’un temps de présentation et d’échange.
En tant que comité internationaliste serhildan roazhon (réseaux de solidarité avec la révolution du Rojava et les luttes des peuples au Kurdistan), nous vous invitons à soirée discussion “Comprendre l’actualité géopolitique au Moyen-Orient à partir de l’analyse de la guerre coloniale au Kurdistan et du rôle de la Turquie” ?
Le gouvernement turc AKP-MHP a annoncé il y a plusieurs mois une nouvelle offensive militaire au Kurdistan du sud (nord irakien), dans l’objectif de prendre le contrôle de la région de Garê, base stratégique de la guérilla kurde du PKK. Il a reçu pour cela le feu vert de la plupart de ses partenaires, dont l’Iraq, où le président Erdogan était en visite le lundi 22 avril. Les deux pays y ont signé plus de 20 accords, dont sécuritaires et économiques. Erdogan annonce avoir “partagé [sa] conviction que la présence du PKK en Irak prendra fin” tandis que la construction de la “Route du développement” – axe commercial reliant le port de Faw au Sud de l’Irak à la Turquie – a aussi été actée, en présence de ministres des émiratis et qataris.
Pourtant, au Kurdistan du sud, les montagnes, le soutien des populations locales, l’expérience et l’inventivité militaire permettent à la guérilla de lutter depuis des années avec bravoure et succès contre la seconde armée de l’OTAN. Ce malgré un soutien matériel quasi inconditionnel à la Turquie de la part de ses alliés occidentaux et les moyens multiples utilisés par l’armée turque : armes chimiques, avions de chasse, hélicoptères en plus de tentatives d’invasion terrestre et des drones cependant nous savons depuis le 21 mars dernier que les forces de la guérilla sont en capacité de détruire ces drones, représentant l’un des outils militaires phare de l’Etat turc.
Ce revers militaire s’accompagne d’une lourde défaite politique et électorale pour le gouvernement fasciste de l’AKP-MHP lors des élections municipales du 31 mars dernier. Celles-ci ont de nouveau été le théâtre de fraudes, d’attaques et de menaces sur l’auto-détermination de la population locale dans les régions kurdes. C’est dans ce contexte que l’armée turque a amorcé ces derniers jours les premières étapes de l’invasion des montagne de Garê en bombardant la région de Mêtîna.
Mais la répression contre le mouvement de libération kurde s’étend jusqu’en Europe, avec l’expulsion par la France de militants kurde vers la Turquie, des attaques de fascistes turcs ou récemment la perquisition de chaînes de TV kurdes en Belgique et l’arrestation de militants en France.
Le 30 mai sera l’occasion de faire le point sur l’actualité politique au Kurdistan. Nous vous attendons nombreux et nombreuses à partir de 19h au CRIDEV ( 41 avenue janvier – Rennes- Métro Gare / Charle de Gaulle)
RDV le 30 mai, à partir de 19h au CRIDEV
41 avenue janvier
Métro Gare / Charle de Gaulle
RENNES
TURQUIE. Un prisonnier kurde tenu en otage malgré la fin de sa peine
TURQUIE – Veysi Aktaş, prisonnier politique kurde ayant purgé 30 ans de prison et tenu sur l’île prison d’Imrali avec deux autres détenus*, est empêché de libération alors qu’il a purgé toute sa peine.
Selon les informations de l’agence Mezopotamya, Veysi Aktaş n’a pas été libéré, bien qu’il ait achevé l’exécution de sa peine de 30 ans de prison le 28 avril. La libération d’Aktaş a été reportée d’un an par décision du Conseil d’administration et d’observation.
*Il n’y a pas eu de nouvelles du leader du peuple kurde Abdullah Öcalan et des prisonniers Ömer Hayri Konar, Hamili Yıldırım et Veysi Aktaş, qui sont en isolement absolu dans la prison fermée de haute sécurité de type F d’Imralı depuis 38 mois. Les visites des avocats et des familles sont bloquées au motif de « sanctions disciplinaires ».
TURQUIE. Mort cérébrale d’un prisonnier kurde
ISTANBUL – Le prisonnier politique kurde, Ergün Akdoğan est en état de mort cérébrale tandis que sa famille n’a pas été autorisée à le voir pour la dernière fois.
La coprésidente de l’Association des droits de l’homme (IHD), Eren Keskin, a annoncé que le prisonnier Ergün Akdoğan, qui était détenu dans la prison de type F n°1 de Tekirdağ et avait subi une intervention chirurgicale le 14 mai, est décédé aujourd’hui d’une mort cérébrale. Keskin a déclaré que sa famille n’avait pas été autorisée à voir Akdoğan une dernière fois.
Keskin a déclaré qu’Akdoğan avait perdu connaissance dans sa cellule et emmené à l’hôpital municipal de Tekirdağ, puis à l’hôpital de Başakşehir Çam et Sakura. Déclarant qu’Akdoğan a subi une opération chirurgicale qui a duré 7 heures et demie le 14 mai n’a plus ouvert les yeux et que les médecins ont informé la famille de sa mort cérébrale.
Le droit de la famille de dire au revoir même à une personne décédée est empêché par les responsables de l’administration pénitentiaire? a déclaré Keskin, ajoutant que la famille voulait dire au revoir à Akdoğan, mais le commandant de gendarmerie en service ne l’a pas autorisé. Keskin a déclaré qu’on avait demandé à la famille de signer pour un don d’organes.
MONTPELLIER. Soirée de soutien aux Kurdes persécutés
MONTPELLIER – Le 31 mai prochain, la diaspora kurde montpelliéraine, accompagnée de militant.es internationalistes, organise une soirée de festivités et de rencontres autour du durcissement répressif de l’État français, qui multiplie ces dernières années les procédures d’exception et les pratiques anti démocratiques, à l’égard des militant.es internationalistes comme des mouvements sociaux.
La soirée débutera dès 19h par un temps d’échange, avant de se poursuivre à partir de 20h30 par un concert donné par un chanteur kurde. Un repas à prix libre sera disponible sur place.
RDV le vendredi 31 mai, à 19h, au Centre Démocratique Kurde de Montpellier
40, rue Belvédère (arrêt Pergola, sur la ligne 3 du tram)
Les lobbyistes d’Erdoğan reçoivent des fonds européens
Le journaliste turc, Metin Cihan révèle que des organisations turques liées au président Erdoğan reçoivent des fonds de l’UE, suscitant des critiques devant ce soutien financier qualifié de « scandaleux » de la part de l’Europe au régime islamiste turc qui est hostile aux valeurs occidentales.
Les lobbyistes d’Erdoğan reçoivent des fonds européens
Les organisations turques étroitement liées au président Recep Tayyip Erdoğan reçoivent des fonds européens substantiels, selon le journaliste en exil Metin Cihan. Il a révélé que ces organisations, connues pour leurs efforts de lobbying en faveur d’Erdoğan, sont financées de manière controversée par l’argent de l’UE.
Cihan a identifié plusieurs organisations turques bénéficiant de fonds de l’UE, notamment la Fondation SETA (un groupe de réflexion), la TRT (Radio et télévision turques), TÜGVA (une organisation de jeunesse), TÜRGEV (une organisation pour filles) et le Dünya Etnospor Konfederasyonu (Fédération mondiale de la jeunesse ETNASPOR). Ethnosport Confederation). Il a fourni la preuve que la Fondation SETA, affiliée au Parti de la Justice et du Développement (AKP), a reçu 250 000 € pour un projet et 41 020 € supplémentaires pour une autre initiative « Qui l’UE finance-t-elle en Turquie ? », listant les organisations liées au gouvernement turc.
La Fondation SETA, qui possède des bureaux dans différents pays, est connue pour promouvoir les positions du gouvernement turc en Europe. En 2019, la SETA a publié des rapports ciblant les journalistes critiques à l’égard de la Turquie, notamment ceux de médias internationaux comme la BBC et Deutsche Welle. « Ce groupe de réflexion fonctionne comme une fondation proche du parti turc AKP, utilisant des événements et des publications pour influencer le discours social en Europe », a déclaré le gouvernement allemand en réponse à une question parlementaire.
Les critiques à l’égard du financement par l’UE des organisations alignées sur Erdoğan se multiplient. Le journaliste en exil Can Dündar a exprimé sa frustration : « N’est-il pas temps pour l’Occident, l’Europe et l’Allemagne de décider de quel côté ils se rangent ? » Dündar, qui a été persécuté par le gouvernement turc, a souligné l’hypocrisie des autorités turques qualifiant de traîtres les entités financées par l’Occident tout en bénéficiant elles-mêmes de l’argent de l’UE.
Le député allemand d’origine kurde, Gökay Akbulut, a exigé la fin du soutien de l’UE aux organisations liées à Erdoğan. « Il est inacceptable que les réseaux d’Erdoğan soient financés par des fonds européens ». Akbulut a exhorté l’UE à examiner de près et à stopper les flux financiers vers ces entités.
Paradoxalement, le gouvernement d’Erdoğan prépare une législation visant à restreindre les activités des fondations et des médias étrangers en Turquie. Gürkan Özturan du Centre européen pour la liberté de la presse et des médias a noté : « Alors que l’alliance au pouvoir prépare une loi sur les « influenceurs étrangers » ciblant la société civile locale et les médias indépendants s’appuyant sur des fonds internationaux, Cihan a révélé que les organisations affiliées au gouvernement revendiquent une grande part de ces fonds ».
Les fondations familiales d’Erdoğan bénéficient également de fonds européens. La Dünya Etnospor Konfederasyonu, présidée par Bilal Erdoğan, a reçu 500 000 € de l’UE. Bilal Erdoğan siège au Conseil consultatif supérieur du TÜGVA, qui aurait également reçu de l’argent de l’UE. De plus, Esra Albayrak, la fille d’Erdoğan, siège au conseil d’administration de la Fondation TÜRGEV, un autre bénéficiaire de fonds de l’UE.
La chaîne de télévision publique TRT a également reçu des fonds de l’UE, bien qu’elle soit un outil de propagande pour Erdoğan. Lors des élections locales turques de mars, TRT a accordé 1 945 minutes de temps d’antenne aux discours d’Erdoğan, alors qu’elle n’en a accordé que 25 minutes au chef de l’opposition. (Medya News)
« Devenir une femme libre est une question de dignité »
« Devenir une femme libre est une question de dignité »
Par Nancy Drew
DEM Parti partage la douleur centenaire des Circassiens victimes de nettoyage ethnique
TURQUIE – Le parti politique kurde, DEM Parti a publié un communiqué à l’occasion du 160e anniversaire du nettoyage ethnique des Circassiens du Caucase opéré par l’empire russe.
Rappelant les massacres contre les Circassiens qui ont eu lieu il y a 160 ans, le Parti DEM a fait une déclaration : « Les droits linguistiques et culturels des Circassiens vivant en Turquie doivent être accordés, les noms de villages modifiés doivent être restitués et leur retour dans leur pays d’origine doit être soutenu sans condition, matériellement et moralement. »
Les coprésidents de la Commission des peuples et des croyances du Parti de l’égalité populaire et de la démocratie (Parti DEM), Yüksel Mutlu et Mahfuz Güleryüz, ont publié une déclaration à l’occasion de l’anniversaire des massacres contre le peuple circassien exilé de son pays le 21 mai 1864 par l’invasion de la Russie tsariste.
Dans la déclaration, DEM Parti rappelle qu’il y a 160 ans, 1,5 million de Circassiens ont été séparés de leur patrie et répartis dans le monde entier, notamment en Anatolie, et plus de 500 des milliers ont perdu la vie.
Les Circassiens vivant en Turquie devraient obtenir leurs droits
Le DEM parti a ajouté que « Les Circassiens dans tous les pays dans lesquels ils vivent [mènent la lutte pour obtenir leurs droits]. La lutte pour que les questions de démocratie, de liberté, de justice et d’identité soient évaluées avant tout sur la base de l’égalité et s’associe à cette lutte. Les droits linguistiques et culturels des Circassiens vivant en Turquie doivent être reconnus, les noms de villages [turquifiés] doivent être restitués et leur retour dans leur pays d’origine doit être soutenu sans condition, matériellement et moralement. En tant que parti DEM ; Nous appelons à l’acceptation des droits et libertés démocratiques que les Circassiens exigent pour vivre et préserver leur identité, leur langue et leur culture natales. Nous partageons de tout cœur la douleur du peuple circassien. »
Le terme moderne nettoyage ethnique des Circassiens, également qualifié de déportation désigne l’expulsion des Circassiens de la Circassie historique, soit approximativement la majeure partie de la Ciscaucasie au nord-est de la mer Noire, vers l’Empire ottoman et dans une moindre mesure vers la Perse Kadjare à la suite de la guerre du Caucase, gagnée par l’Empire russe qui les remplaça par les cosaques du Kouban et du Terek.
Les Circassiens, indigènes caucasiens de cette région, subirent de la part de l’Empire russe une guerre. L’expulsion débuta avant la fin de la guerre en 1864 et elle était quasiment terminée en 1867. Les peuples concernés étaient principalement des Circassiens (Adyguéens, Tcherkesses), des Oubykhs, des Abkhazes et des Abazines. (Wikipédia)
TURQUIE. Des prisonniers kurdes malades tenus en otage
TURQUIE / KURDISTAN – Les violations des droits des prisonniers malades et ou âgés (majoritairement des Kurdes) augmentent de jour en jour. Selon le rapport de l’Association des Droits de l’Homme (IHD) sur les prisons, il y a au total 1 517 détenus malades dans les prisons, dont 651 gravement malades. Cemil Erdem (74 ans), Ferzende Elbi (73 ans), Hanife Arslan (76 ans), Hatice Yıldız (75 ans), Sıddık Güler (84 ans), Civan Boltan (33 ans) et Makbule Özer (83 ans) ne sont que quelques-uns de ces prisonniers.
Déclarant que la discrimination du gouvernement dans la libération des prisonniers malades est contraire au principe d’égalité, Hatice Onaran de l’IHD a déclaré que le gouvernement appliquait une loi ennemie à tous ceux qui ne lui prêtent pas allégeance.
La libération des prisonniers malades est empêchée en citant les rapports fournis par l’Institut de médecine légale (ATK). Alors que la situation des prisonniers politiques dont la libération a été empêchée par les rapports d’ATK s’aggrave, de nouveaux décès dans les prisons s’ajoutent chaque jour. Selon les données de l’IHD, 78 détenus sont morts en prison en 2022 et au moins 42 en 2023. Le prisonnier politique kurde détenu dans la prison de haute sécurité de type F de Van, Reber Soydan est décédé dans des circonstances suspectes le 11 mai dernier.
Ignorant les protestations et les appels à la libération des prisonniers kurdes malades, le gouvernement a annulé les peines restantes de Fevzi Türkeri, Yıldırım Türker, Aydan Erol, Cevat Temel Özkaynak, Erol Özkasnak, Çetin Doğan et Çevik Bir. Ces hommes condamnés à la prison à vie pour « tentative de coup d’État » dans l’affaire du 28 février, ont été libérés par la grâce présidentielle que leur a accordée Recep Tayyip Erdoğan.
Appel à la lutte commune
Rappelant que dans la situation actuelle, les prisonniers dans les prisons sont aujourd’hui confrontés à une « loi ennemie », la militante Hatice Onaran de l’IHD a attiré l’attention sur les discussions sur « l’adoucissement » et la « normalisation » que le gouvernement a récemment mises à l’ordre du jour. Soulignant que la « détente » n’a aucune implication pour les prisons, Onaran a déclaré : « La détente ne concerne pas la politique d’isolement des prisons. Au contraire, on constate qu’elle progresse de plus en plus étroitement. Lorsque nous examinons la politique actuelle de la Turquie concernant les prisons, nous constatons qu’il n’y a ni flexibilité ni assouplissement ».
La militante a appelé à la lutte commune pour mettre fin aux violations des droits des prisonniers dans tous le pays.
