IRAN. Les forces iraniennes abattent un civil kurde à Saqez
IRAN / ROJHILAT – Un civil kurde du nom Irfan Irfani (38 ans) a été abattu dans sa voiture par les tirs directs des forces armées iraniennes à Saqez.
Kolber News a rapporté que le civil kurde Irfan Irfani (38 ans) de Seqiz a perdu la vie à la suite de tirs directs des forces armées iraniennes.
Irfan Erfani, un commerçant (kasibkar) de la ville de Saqqez est mort sous le feu direct des forces de police dans l’axe de transport de Mahabad Miandoab. Selon Kolbernews, le lundi 30 décembre 2024, les forces de police ont ciblé la voiture du commerçant dans l’axe de transport de Mahabad, Miandoab. Selon ce rapport, les forces de police ont tiré directement sur la voiture et ont provoqué le renversement de la voiture, entraînant la mort du conducteur.
TURQUIE. Mort suspecte d’un soldat kurde déguisée en « suicide »
TURQUIE / KURDISTAN – Amir Enes Büyükyolcu, un soldat kurde dont la mort suspecté a été qualifié de « suicide » par les autorités turques, avait déclaré à son père trois jours avant sa mort : « Je pars à Tel Aviv pour une mission spéciale avec le MIT [Services secrets turcs]. S’il m’arrive quelque chose, ils diront qu’« il s’est suicidé ». N’y croyez pas ».
Dans le nord-est de la Syrie, où se poursuivent les attaques de l’État turc et de ses gangs affiliés à l’Armée nationale syrienne (ANS/SNA), on a appris que la majorité des mercenaires qui ont subi de lourdes pertes en raison de la résistance des FDS ont fui la le front de Manbij. On affirme que l’État turc avait immédiatement envoyé des soldats dans la région. Le soldat sous contrat, Amir Enes Büyükyolcu, qui se serait suicidé dans son unité à Antep après son retour de Syrie, serait décédé à Manbij, mais les autorités turque déguise cette mort en « suicide » selon l’agence ANF qui a pu parler avec la famille du soldat.
Des allégations frappantes ont été formulées lors de l’entretient de l’ANF avec l’oncle de Büyükyolcu, Ramazan, et son père Osman, à ce sujet. L’oncle Ramazan Büyükyolcu a déclaré qu’ils ne croyaient pas que son neveu se soit suicidé. L’oncle a déclaré que le Amir Enes Büyükyolcu leur avait écrit un message 3 jours avant sa mort, déclarant qu’il partait pour une mission spéciale à Tel Aviv et que si jamais l’armée turque contactait sa famille, en disant qu’il s’est suicidé, mais que la cause de sa mort ne serait pas un suicide
Mort suspecte des soldats kurdes
En Turquie, entre 1992 et 2002, 2 220 morts suspectes de soldats ont été enregistrés comme « suicide ». Bien qu’il n’y ait pas de données sur la mort de soldats dans les casernes entre 2002 et 2020, après l’arrivée de l’AKP au pouvoir, on déclare que les chiffres sont très élevés, la question étant fréquemment à l’ordre du jour. Les morts suspectes de soldats, qui sont récemment devenues courantes au sein de l’armée, sont couvertes par les mots « suicide », « balle accidentelle » et « crise cardiaque ». La demande de justice des familles est ignorée sous l’emprise du pouvoir judiciaire et de la bureaucratie et il n’y a pas d’enquête effective concernant les responsables de ces décès suspects.MUSIQUE. Hunergeha Welat salue la résistance du Rojava
SYRIE / ROJAVA – L’initiative d’artistes, Hunergeha Welat a publié un clip intitulé « Gujje Çemê Me » pour les combattant.e.s qui résistent aux attaques contre le nord et l’est de la Syrie.
Atelier d’artistes (en kurde: Hunergaha Welat), qui travaille dans le domaine de la culture et des arts dans le nord et l’est de la Syrie, a publié son nouveau clip « Gujje Çemê Me » comme cadeau aux Forces démocratiques syriennes (FDS), qui défendent le nord et l’est de la Syrie contre les attaques des mercenaires sous commandement de la Turquie.
Les paroles de la chanson interprétée par l’artiste Selah Ibrahîm ont été écrites par İbrahîm Feqe et Şêro Hindê. La vidéo de la chanson, dont la musique a été préparée par Mehmud Berazi, a été tournée par Roder Dimilî, Mihemed Mûsa, Welat se’îd.
Hûnergeha Welat – artistes et chroniqueurs de la résistance
Hûnergeha Welat a été fondée à Qamişlo le 1er juillet 2014. Hûnergeha Welat travaille dans deux domaines cruciaux ; formation musicale des enfants et la documentation. Chaque année, des œuvres musicales et vidéo sont créées et des documentaires sont produits avec des dengbej (bardes) et des groupes de musique. Une grande partie de toutes les chansons et vidéos musicales dédiées à la révolution et tournées au Rojava sont des productions de Hûnergeha Welat.
Dans leurs chansons, ils visent à refléter l’esprit révolutionnaire actuel et les sentiments de la société du Rojava.
Le nom de l’initiative vient du nom de l’artiste Welat qui a été tué dans l’explosion d’une voiture piégée par l’État islamique.
ROJAVA. Les FDS accueillent le nouvel an sur le front des combats
SYRIE / ROJAVA – Des centaines des combattant.e.s arabo-kurdes ont accueilli la nouvelle année sur le front de combats contre les mercenaires de la Turquie colonialiste. Ils ont chanté et répété qu’ils lutteraient jusqu’à ce qu’ils chassent du Nord de la Syrie les forces occupantes turco-jihadistes.
Aujourd’hui, le monde est entré dans l’année 2025, et à l’occasion de l’entrée dans la nouvelle année, des célébrations ont eu lieu, notamment en Syrie, qui a assisté à la chute du régime de Bachar al-Assad le mois dernier, accueillant la nouvelle année sans le régime baasiste après le mouvement populaire de 2011.
Au moment où les Syriens se préparent à célébrer et à entrer dans la nouvelle année, la situation est différente dans la région du nord-est de la Syrie, qui connaît depuis le 27 novembre dernier des attaques aériennes et terrestres lancées par l’État d’occupation turc et ses mercenaires, concentrées sur les campagnes de Manbij et de Kobanê.
Dans les dernières heures avant le début de la nouvelle année, les combattants et combattantes des Forces démocratiques syriennes ont choisi de participer à l’accueil de la nouvelle année et de féliciter tous les Syriens et le monde. Mais ils y ont participé à leur manière, depuis l’intérieur des tranchées, sur les lignes de front avec l’occupation turque et ses mercenaires.
Les combattants hommes et femmes des Forces démocratiques syriennes se félicitant mutuellement sont apparus dans de nombreuses scènes vidéo publiées sur les sites Web virtuels des forces et discutées par des journalistes et des militants.
Les combattants, hommes et femmes, ont envoyé des messages de réconfort, soulignant la poursuite de la lutte et de la défense des terres syriennes contre l’occupation turque et ses mercenaires, et l’insistance sur la victoire. (ANHA)
JOURNALISME. Fermeture d’une société de médias pour femmes au Kurdistan du Sud
IRAK / KURDISTAN – Le syndicat des femmes des médias YRJ la fermeture de la société Kazngi Barbieani, qui produit des programmes pour JIN TV.
Le syndicat des femmes des médias (en kurde: Yekîtiya Ragihandina Jin, YRJ) a publié aujourd’hui le communiqué suivant concernant la perquisition et la fermeture de la société Kompanya Gizingî Berbeyan Medya Prodüksiyon, qui produit des programmes pour JIN TV à Sulaymaniyah, au Sud-Kurdistan.
« La mentalité qui justifie le meurtre des femmes journalistes attaque la société Kazngi Barbieani
Le gouvernement central irakien, le gouvernement fédéral du Sud-Kurdistan et les forces Asayish à Sulaymaniyah ont décidé de fermer la société Kazngi Barbieani sans aucun document officiel ni préavis.
La société Kazngi Barbieani produit des programmes pour JIN TV et surveille et aborde simultanément les problèmes des femmes au Kurdistan du Sud.
Le même jour, les forces de l’ordre ont effectué une descente dans le centre de l’Organisation des femmes kurdes libres (RJAK), dans l’organisation Nogar pour le développement culturel et dans l’organisation Marzia pour la révélation des crimes contre les femmes. Toutes les institutions et organisations ont été fermées de force sans aucune décision judiciaire.
En une seule journée, quatre organisations de femmes œuvrant pour l’existence, l’identité et la liberté des femmes ont été fermées. Cette attaque est systématique et basée sur un agenda politique sale. Nous condamnons fermement les forces responsables de cette décision et de l’attaque contre les organisations de femmes.
La compagnie Kazngi Barbieani est la première compagnie qui se consacre à être la voix des femmes du Kurdistan du Sud. Elle œuvre depuis sept ans pour renforcer l’existence et l’identité des femmes. La compagnie représente la voix de chaque femme qui a été confrontée à la discrimination et à la violence, documentant les histoires de femmes qui méritent d’être reconnues et enregistrant les souffrances des gens de ville en ville et de village en village.
Grâce à son travail, l’entreprise a gagné la confiance de toutes les femmes et est devenue une destination pour chaque femme qui a découvert sa vérité et touché sa liberté. En même temps, elle est devenue un espace où les femmes ont pris conscience de leur force, servant de force alternative pour la liberté des femmes au sein d’un secteur médiatique dominé par des pouvoirs oppressifs au Sud-Kurdistan. Grâce à ses efforts dévoués, elle a inspiré de nombreuses femmes et est devenue un institut de vérité pour les jeunes femmes. L’entreprise est devenue un modèle à bien des égards et une plateforme mettant en valeur le pouvoir de toutes les femmes, ayant un impact significatif.
Il est évident que les forces qui ont pris cette décision sont profondément perturbées par cette réalité. Dans un endroit comme le Sud-Kurdistan, où la domination masculine gouverne tous les domaines de la vie, les femmes qui s’efforcent d’obtenir leur liberté sont considérées comme commettant la plus grave des offenses. Cette décision reflète cette réalité. Elles ne veulent pas que les femmes du Sud-Kurdistan aient une volonté et une identité fortes, ni qu’elles résistent au système hégémonique actuel.
La même mentalité qui a tué nos camarades Nagihan Akarsel, Gulistan Tara, Hero Bahaddin et récemment Nazim Dastan et Cîhan Bîlgîn, est celle qui a attaqué la compagnie Kazngi Barbieani. La mentalité qui justifie le meurtre des journalistes kurdes et qui assiste à l’attaque contre Kazngi Barbieani est la même qui réprime la liberté de pensée et des médias.
L’Union des femmes des médias, dans sa quête de vérité, suivra de près cet incident. Nous utiliserons toutes nos forces pour dénoncer les forces qui craignent la vérité et la voix des femmes. C’est un combat pour nous. C’est une honte pour les autorités de prendre une telle décision.
En tant qu’Union des femmes des médias, tout en exprimant notre soutien aux institutions et organisations de femmes, nous appelons toutes les femmes journalistes du Sud-Kurdistan et d’autres régions du Kurdistan à soutenir la société Kazngi Barbieani, qui est la voix des femmes depuis sept ans.
Une fois de plus, nous condamnons les forces responsables de cette décision et les appelons à revenir sur leur mauvaise décision. » (ANHA)
ROJAVA. Les Kurdes abattent un drone turc au sud de Kobanê
SYRIE / ROJAVA – La nuit dernière, les forces arabo-kurdes ont abattu Bayraktar, un drone militaire turc, près du pont Qara Kozak, au sud de Kobanê.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance arabo-kurde, ont abattu un drone turc Bayraktar (TB2) au-dessus du pont Qereqozaqê au sud de Kobanê.
JOURNALISME. 122 professionnels des médias tués en 2024
JOURNALISME – Selon le rapport 2024 de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), au total, 122 journalistes et professionnels des médias, dont 14 femmes, ont été tués. La FIJ a appelé à l’adoption de la « Convention internationale pour la protection des journalistes » par les Nations Unies (ONU).
Les journalistes kurdes assassinés lors des attaques en Turquie figurent également dans le rapport: Gulîstan Tara et Hêro Behaddîn ont été assassinées au Kurdistan irakien et Nazim Daştan et Cihan Bilgin ont été assassinés au Rojava.
Cent vingt-deux journalistes et professionnels des médias, dont 14 femmes, ont été tués en 2024, selon la liste annuelle des personnes tuées publiée par la Fédération internationale des journalistes (FIJ) le 31 décembre. La FIJ déplore que 2024 soit l’une des années les plus meurtrières pour les journalistes et réitère sa détermination à voir une Convention internationale pour la protection des journalistes adoptée de toute urgence par les Nations Unies.
Le Moyen-Orient est la région la plus dangereuse pour les journalistes
71 professionnels des médias (palestiniens, libanais et syriens) ont trouvé la mort lors de la guerre à Gaza et au Liban. Ils représentent 58% de journalistes tués dans le monde en 2024.
Toujours au Moyen-Orient, trois professionnels des médias kurdes ont été assassinés au Kurdistan d’Irak par un drone de la Turquie, dont deux femmes journalistes, ainsi qu’un photographe tué en Syrie le 4 décembre et deux journalistes kurdes tués par un drone de la Turquie au Rojava, dans le nord de la Syrie, le 19 décembre.
Le Rojava se prépare pour le nouvel an
SYRIE / ROJAVA – Malgré les attaques contre la région, les habitants du Rojava se préparent à célébrer le nouvel an. Dans la ville de Qamishlo, où vivent ensemble Arméniens, Kurdes, Arabes et Assyriens, les marchés débordent de produits pour le Nouvel An.
Les composantes du nord-est de la Syrie, notamment les Kurdes, les Arabes, les Arméniens, les Assyriens et les Syriaques, se préparent à célébrer la fin de la nouvelle année, malgré les attaques répétées de l’occupation sur la région du nord-est de la Syrie.
Les magasins et les marchés sont bondés de monde et la demande pour acheter leurs fournitures pour le jour de la fête est grande, au milieu de la prolifération de décorations et d’arbres de Noël de toutes sortes, illuminant les bâtiments, les centres, les devantures de magasins et les restaurants. (Photos via ANHA)
AMNESTY INTERNATIONAL: « Arrêtez la répression contre l’opposition pacifique en Turquie »
JOURNALISME. Amnesty International dénonce le meurtre des journalistes kurdes Cihan Bilgin et Nazım Daştan par une attaque de drone turque au Rojava et demande une enquête sur les violations ciblant les journalistes en Turquie.
Amnesty International a publié un communiqué sur les violations des droits, en particulier ceux des journalistes, en Turquie. Dans son communiqué intitulé « Arrêtez la répression contre l’opposition pacifique en Turquie », Amnesty déclaré que la répression contre les avocats, les journalistes et les manifestants s’inscrit dans le cadre des abus du système judiciaire visant à intimider, harceler et réduire au silence l’opposition pacifique.
Extraits du communiqué d’Amnesty International:
« Amnesty International est profondément préoccupée par la répression des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique en Turquie, à la suite des informations faisant état d’une attaque de drone ayant entraîné la mort de Cihan Bilgin et Nazim Daştan, deux journalistes kurdes de Turquie, dans le nord-est de la Syrie, le 19 décembre.
Depuis ces meurtres, les manifestations ont été interdites, les participants arrêtés et des enquêtes criminelles ont été lancées contre ceux qui ont exprimé leurs opinions dans des déclarations et sur les réseaux sociaux. »
ROJAVA. Daech attaque les forces de sécurité à Qamishlo
SYRIE / ROJAVA – Encouragé par les attaques turco-jihadistes ciblant le Rojava, les cellules dormantes de DAECH / ISIS sont sorties de l’ombre et mènent des attaques régulières contre les régions sous contrôle de l’administration autonome du Nord et d’Est de la Syrie.
Hier, des terroristes de l’Etat islamique ont attaqué un poste de contrôle des forces de sécurité (en kurde: Asayish) dans le quartier de Zannoud, dans la ville de Qamishlo, avec des mitrailleuses et des bombes assourdissantes, puis ils ont pris la fuite sans faire de victimes humaines. On signale que l’organisation terroriste envisage désormais de lancer des attaques simultanées sur tout le territoire syrien.










