SYRIE. Les exécutions ont commencé avec la coupure d’internet à Sheikh Maqsoud

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SYRIE / ROJAVA – Les gangs de Damas ont systématisé les massacres des civils dans les quartiers kurdes de Sheikh Maqsoud et d’Achrafiyeh à Alep après la coupure d’Internet dans la zone. Le 6 janvier, dans les quartiers attaqués par plus de 42 000 gangs, des écoles, des hôpitaux et des zones résidentielles ont été pris pour cible par des chars, de l’artillerie, des roquettes et des drones. Encouragés par le silence des puissances internationales, les gangs ont bouclé la région, coupé l’accès à Internet et commencé à procéder à des exécutions.   D’après les informations recueillies par Lekolin.org, un civil kurde nommé Ehmed Mihemed Gulî, âgé d’une trentaine d’années, a été exécuté le 14 janvier dans le quartier de Şêxmeqsud par des éléments de l’État islamique rassemblés par le gouvernement de Damas sous le nom de Nouvelle armée syrienne. Gulî, qui a d’abord reçu une balle puis a été torturé avant d’être exécuté, aurait fui vers le quartier de Şêxmeqsud à Alep après l’occupation d’Afrin par l’État turc en 2018.     De plus, selon les informations que nous avons recueillies, des groupes armés de l’EI, affiliés au gouvernement provisoire de Damas et à l’État turc, pillent et volent les biens des civils. Outre ces exécutions, nous avons appris que de graves violences sont perpétrées, notamment contre les femmes, et que certaines d’entre elles ont été violées. De nouvelles images en provenance des quartiers de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh montrent le pillage de maisons, de commerces et de véhicules appartenant à des civils.     Peu après la réception de ces photos, nous avons perdu le contact avec notre source dans la région. Immédiatement après, toute communication avec les quartiers de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh à Alep a été totalement interrompue.   Le 6 janvier, des dizaines de civils ont été tués lors d’attaques perpétrées dans les quartiers de Sheikh Maqsoud, Achrafiyeh et Beni Zed par Hayat Tahrir al-Sham (HTS) et des groupes djihadistes affiliés au gouvernement intérimaire syrien, ainsi que par des groupes soutenus par la Turquie tels que la Division Hamza, Ahrar al-Sharqiya, la Brigade Sultan Suleiman Shah, la Brigade Sultan Murad, Faylaq al-Sham, Ahrar al-Sham, la Brigade Nureddin al-Zengi, Jaysh al-Islam, Liwa al-Tawhid, la Brigade al-Shimal et Firqat al-Mutasim. Au moins 200 000 personnes ont été déplacées et plus de 500 ont été enlevées. Il a été établi que plus de 100 de ces civils enlevés ont été conduits dans des centres de torture à Hawar Kilis et plus de 130 à Afrin. Des informations ont été reçues selon lesquelles les bandes qui torturaient les civils enlevés exigeaient des rançons de leurs familles en échange de la libération de certains d’entre eux. Via Lékolîn, le centre d’études stratégiques du Kurdistan

SYRIE. Les forces arabo-kurdes se retirent de l’Est d’Alep

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SYRIE / ROJAVA – (Suite à l’intervention des USA ?) les forces arabo-kurdes se retirent de Deir Hafer, à l’est d’Alep, attaquée depuis deux jours par les gangs de Damas et de Turquie.
 
L’annonce du retrait a été faite ce soir par Mazloum Abdi, commandant général des Forces Démocratiques Syriennes (FDS).
 
Il a écrit sur son compte X (ancien Twitter) :
 
« Suite aux invitations de pays amis et de médiateurs, et afin de témoigner de notre bonne foi dans notre volonté de mener à bien le processus d’intégration et de respecter les dispositions de l’accord du 10 mars, nous avons décidé de retirer nos forces demain matin à 7 heures des zones de contact actuelles à l’est d’Alep, qui sont attaquées depuis deux jours, en vue de leur redéploiement dans les zones situées à l’est de l’Euphrate. »
 
Cette décision intervient quelques heures seulement après que l’armée syrienne a lancé des bombardements d’artillerie lourde sur la petite ville de Deir Hafir. Les FDS ont affirmé que les attaques visaient des zones habitées, tandis que Damas a soutenu qu’il s’agissait de combats contre l’infrastructure militaire des FDS. Plus tôt dans la journée, des troupes de la coalition internationale anti-Daech, accompagnées des Forces démocratiques syriennes (FDS), ont inspecté Deir Hafir et Meskene, plus à l’est. Le convoi comprenait notamment le commandant des FDS, Çiya Kobanê, et le commandant des YPJ, Rohilat Efrîn. Selon un communiqué, cette visite visait à apaiser les tensions entre Damas et les FDS et à évaluer l’étendue des dégâts causés par les précédentes attaques de l’armée syrienne. Par ailleurs, selon des sources kurdes, le commandant général des FDS, Mazlum Abdi, rencontrera samedi l’envoyé spécial américain pour la Syrie, Tom Barrack, dans la métropole kurde du sud de Hewlêr (Erbil).
 

Kurdes d’Iran : Le monde doit nous entendre !

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IRAN / ROJHILAT – Le témoignage qui suit nous vient du Kurdistan et reflète la réalité vécue par une population confrontée à la peur, à la violence et à l’isolement sous une répression féroce. Pour des raisons de sécurité, l’identité de la personne qui a partagé ces mots est restée confidentielle. Ce qui suit n’est pas une prise de position politique, mais un témoignage humain, partagé pour que le monde puisse l’entendre. Une voix du Kurdistan Je viens du Kurdistan et je veux que le monde entier sache ce qui se passe ici.   Vivre sous la peur et le silence forcé Le régime a instauré un climat de peur et d’intimidation permanent, et la population est profondément traumatisée. Les gens vivent sous la menace constante de violences, et beaucoup ont été tués, mais leurs familles ne peuvent pas en parler car les autorités les ont directement menacées de les réduire au silence.   Meurtres dissimulés et extorsion de familles D’après les informations que j’ai reçues de mes amis et de ma famille, au moins quatre personnes ont été tuées dans notre région, mais le bilan réel est probablement bien plus lourd. Les familles sont contraintes de payer des sommes exorbitantes, environ un milliard de tomans iraniens (environ 6 500 dollars américains), en guise de « frais de récupération des balles », pour récupérer les corps de leurs proches. Elles sont ensuite menacées si elles parlent des décès ou partagent des informations avec qui que ce soit, ou sont forcées de déclarer que la victime était membre du Bassidj. Dans la ville de Khoy, dans la province d’Urmia (Azerbaïdjan occidental), j’ai entendu dire que 20 à 25 personnes ont été tuées la semaine dernière, et pourtant personne n’ose parler ouvertement. Les statistiques diffusées à la télévision et dans les médias sous-estiment clairement le nombre réel de victimes. Je suis convaincu que les chiffres sont bien plus élevés.   Coupés les uns des autres et du monde Le régime fait tout son possible pour couper les communications. Celles-ci sont fortement restreintes. Les SMS classiques ne fonctionnent plus, et même les appels téléphoniques sont risqués, car beaucoup pensent qu’ils sont surveillés. La population craint de parler de la situation, si bien que l’information se diffuse lentement et avec prudence. Certains habitants d’autres villes, probablement munis de cartes SIM turques, se rendent dans les zones frontalières pour téléphoner, par crainte d’utiliser des cartes SIM iraniennes. Le système bancaire fonctionne encore, mais il est perturbé, ce qui complique les transferts et les transactions financières courantes. La population a un besoin urgent d’aide extérieure pour rétablir des communications sûres, par le biais d’internet par satellite comme Starlink ou par tout autre moyen possible, afin de pouvoir rester en contact entre elle et avec la communauté internationale.   Points de contrôle, surveillance et incertitude croissante Des points de contrôle ont été installés partout, et les gens sont constamment arrêtés et interrogés. Les voyageurs venant de l’extérieur de la région sont soumis à une surveillance encore plus poussée. J’ai vu de nombreux taxis arriver d’autres régions du pays, probablement de Téhéran ou d’autres grandes villes, mais il est difficile de savoir si les passagers sont des agents du gouvernement, des membres du régime ou de simples citoyens fuyant les troubles. On craint également qu’en cas de chute du régime, les tensions ethniques ne dégénèrent en conflit civil. Les Turcs et les Persans dominent le gouvernement et la bureaucratie, et nombreux sont ceux qui s’inquiètent de voir des régions comme la nôtre (le Kurdistan) subir de nouveaux massacres si le vide du pouvoir est exploité.   Une société paralysée et un dernier plaidoyer La vie quotidienne est fortement perturbée. Les gens sortent rarement, les magasins sont fermés et les grèves informelles sont fréquentes. La population est épuisée, en colère et apeurée, et beaucoup refusent tout simplement de se montrer en public. Le régime semble vouloir maintenir ce climat de peur, dissimulant l’ampleur réelle des massacres et de la répression jusqu’à ce qu’il ait pleinement consolidé son pouvoir. Dans le même temps, le coût de la vie a explosé. L’alimentation, les médicaments et autres produits de première nécessité ont vu leur prix doubler, voire tripler, ces dernières semaines. La population craint de ne plus pouvoir se procurer ces produits essentiels, ce qui ajoute aux difficultés économiques déjà présentes, venant s’ajouter à la peur et à la violence. En tant que Kurde vivant ici, je ressens à la fois du désespoir et de la peur. Si certains espèrent qu’une intervention extérieure puisse mettre fin au régime, nous craignons aussi que toute attaque ne déclenche des exécutions de masse contre les prisonniers et les civils détenus dans les prisons du régime. Avant tout, notre appel est simple : le monde doit nous entendre. Nous voulons que nos souffrances, nos voix et notre réalité soient vues et reconnues. Nous demandons un soutien international pour protéger les populations, rétablir la communication et faire en sorte que la peur n’étouffe plus la vie de milliers de personnes. interview réalisée par Gordyaen B. Jermayi Photo : une manifestation organisée dans la ville kurde de Pirsus en solidarité avec le Rojava et le Rojhilat

SYRIE. « Faillite politique » : les FDS réagissent à l’appel du régime à capituler

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SYRIE / ROJAVA – Le prétendu ministère syrien de la Défense appelle les combattants des forces arabo-kurdes à faire défection. Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont dénoncé cette tentative de « semer la division » qui est « un effort vain ». Le prétendu ministère syrien de la Défense a appelé vendredi tous les citoyens syriens combattant dans les rangs des Forces démocratiques syriennes (FDS) à quitter l’alliance et à rejoindre l’« Armée nationale syrienne ». Dans un communiqué publié par le commandement opérationnel à Damas, les FDS ont été diffamées, qualifiées de réservoir de « milices terroristes du PKK et de vestiges du régime d’Assad déchu ». Les FDS ont rejeté cet appel, le considérant comme une tentative délibérée de diviser le pays et affirmant qu’il illustre l’échec politique et militaire du gouvernement intérimaire de Damas. FDS : Notre unité est plus forte que n’importe quelle division Dans un communiqué, le Centre de presse des FDS a réagi à la déclaration de Damas : « Les Forces démocratiques syriennes – qui regroupent des combattants kurdes, arabes, syriaques-araméens et d’autres groupes ethniques – forment une force nationale unifiée, unie dans la lutte commune contre le terrorisme et la protection de la population civile. Ces combattants et leurs familles sont originaires de cette région. Profondément enracinés dans ce pays, ils sont très proches de sa population, ont une position claire et ont prouvé, par leurs sacrifices au fil des ans, que leur unité est plus forte que toute tentative de division. » Les appels désespérés n’ont aucun effet Ces appels désespérés ne changeront rien à la réalité. Ils sont sans effet sur nos combattants ; au contraire, ils ne font que renforcer l’unité de notre population. Les habitants du Nord et de l’Est de la Syrie soutiennent fermement leurs forces de défense. Toute tentative de diviser la population ou de semer la discorde échouera. Les Forces démocratiques syriennes et les populations de cette région continueront de présenter un front uni contre le terrorisme et contre toutes les forces qui tentent de le faire renaître sous une nouvelle forme. (ANF) 

Stopper l’agression djihadiste contre les Kurdes de Syrie

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PARIS – Dans une tribune publiée sur le site L’Humanité, les coprésident·es de l’association France-Kurdistan exhortent la communauté internationale à stopper les attaques djihadistes ciblant les Kurdes du Rojava / Syrie. Nous la partageons avec vous. Stopper l’agression djihadiste contre les Kurdes de Syrie Depuis la chute du régime barbare de Bachar Al-Assad et la prise du pouvoir par les djihadistes d’Hayat Tahrir al-Cham (HTC), le président autoproclamé Abou Mohammed Al-Joulani n’a de cesse de concentrer tous les pouvoirs. Derrière une façade pragmatique illusoire qu’il projette sur le monde, il acte progressivement le retour de la terreur obscurantiste faisant cruellement ressembler la nouvelle ère à l’ancienne. Après les massacres des Alaouites et des Druzes, il vient, avec l’appui de la Turquie, de lancer une mortifère offensive contre les Kurdes. Depuis des mois HTC, les forces pro-turques et l’État Islamique multiplient les agressions contre les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) et l’Administration Autonome du nord-est de la Syrie (AANES). Le 6 janvier 2026, le pouvoir syrien a encerclé les quartiers de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh d’Alep, peuplés de Kurdes, coupant l’eau, l’électricité, les privant de ravitaillement et les soumettant à des bombardements intenses faisant des dizaines de morts, des milliers de blessés et contraignant 130 000 habitants à fuir. La situation est apocalyptique avec des cadavres qui jonchent les rues. En dépit de la résistance des Conseils populaires, les djihadistes ont pris le contrôle de ces quartiers soumettant les civils à des représailles, des exécutions, des incarcérations et des kidnappings. Les femmes sont les premières visées avec des assassinats et des violences sexuelles. Certaines d’entre elles sont vendues à l’image du martyr des Yézidies. Il y a une claire volonté de terroriser la population. Parallèlement l’armée turque a mené une opération directe contre les FDS à Tabqa tandis que le barrage de Tishrin a été ciblé. De nouveaux combats se déroulent désormais à l’Est d’Alep car Damas exige que les Kurdes se replient à l’est de l’Euphrate. Il s’agit donc bien d’une agression de grande ampleur. Cette offensive constitue un séisme régional visant à anéantir un modèle et un espoir démocratique, progressiste et féministe au Moyen-Orient.
La Turquie, depuis longtemps adepte du modèle trumpien, fournit des armes aux forces gouvernementales, use de la force avec cynisme, sans s’encombrer de la moindre valeur ni de la légalité internationale pour imposer son ordre islamo-conservateur et nationaliste. Elle appuie en Syrie un fascisme issu de l’idéologie de Daesh afin d’effacer toute trace de civilisation universaliste sous le poids des armes et l’idéologie de l’exclusion. Ces crimes se déroulent avec l’assentiment de Donald Trump qui a reçu à la Maison Blanche l’ancien « terroriste » A. M. Al-Joulani. Paris a accueilli une conférence israélo-syrienne, sous les auspices de Tom Barrack, durant laquelle ces protagonistes ont tenté de régler le sort des Kurdes. La présidente de l’Union Européenne Ursula von der Leyen n’est pas en reste puisqu’elle vient de saluer « les progrès du nouveau régime » et a promis un soutien financier pour consolider ce nouveau pouvoir dans ses ambitions guerrières. Quant à la France, elle « déplore » la reprise des combats. Ces renoncements, ces capitulations, ces trahisons à l’égard de ceux qui ont combattu Daesh les armes à la main constituent une honte et une non-assistance à peuple en danger. De toute évidence il y a la volonté d’Ankara et de Damas de saper tout processus de paix alors que les Kurdes ont consenti d’immenses sacrifices politiques et stratégiques pour s’engager dans la voie de la paix. Ces attaques tournent le dos aux engagements pour bâtir une société démocratique, sans discrimination et ne laissent aucune place au dialogue et à une solution politique. Le courage des Kurdes et l’expérience du Rojava suscitent une grande admiration dans le monde. Les forces sociales qui luttent, qui résistent à la déferlante réactionnaire, et elles sont nombreuses, sont appelées à se mobiliser. Damas et Ankara doivent cesser les hostilités, les civils doivent être placés sous protection internationale. Une Commission d’enquête des Nations Unies doit documenter les crimes commis à Alep. Enfin, le dialogue politique doit impérativement reprendre afin d’éviter une catastrophe humanitaire. France-Kurdistan est totalement mobilisée aux côtés du peuple kurde dont l’abnégation fait honneur à l’humanité.

ROJAVA. Un convoi américain arrivé à Deir Hafer

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SYRIE / ROJAVA – Un convoi américain a patrouillé à Deir Hafer, région ciblée par les gangs de Damas depuis plusieurs jours pour chasser les forces arabo-kurdes. Dans un contexte d’escalade militaire et d’attaques accrues menées par le gouvernement intérimaire syrien et les milices soutenues par la Turquie dans les régions de Deir Hafer et de Maskanah, près d’Alep, un convoi militaire, comprenant des forces de la Coalition internationale anti-Daech et des Forces démocratiques syriennes (FDS), a atteint Deir Hafer en passant par la ville de Maskanah. Depuis ce matin, des milices soutenues par l’État turc et affiliées au gouvernement intérimaire ont bombardé massivement la ville de Deir Hafer et les zones environnantes des villages de Rasm al-Imam, al-Kiyariyah et Rasm al-Kurum.

A Alep, 20 civils kurdes tués, 125 blessés, 1 000 autres enlevés

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SYRIE / ROJAVA – Dans un message vidéo datant d’hier, Ibrahim Shikho, chef de l’ONG « Organisation des droits humains – Afrin », détaille de graves violations commises dans les quartiers kurdes d’Alep, notamment Sheikh Maqsoud et Ashrafieh.
Ibrahim Shikho, président de l’ONG Human Rights Organization – Afrin
Shikho rapporte que des groupes armés liés au ministère de la Défense du gouvernement intérimaire ont perpétré des massacres et des enlèvements de masse lors des récents affrontements.
 
Cas documentés jusqu’à présent :
 
• 20 civils tués, dont une famille entière
• 125 civils blessés
• Environ 1 000 personnes enlevées, beaucoup sont toujours portées disparues
• Des victimes d’Asayish, dont le nombre reste inconnu, sur fond d’accusations selon lesquelles les autorités de Damas dissimuleraient les corps
 
Shikho met également en garde contre les préparatifs d’une nouvelle opération militaire à Deir Hafer, qui pourrait s’étendre à Tabqa et Raqqa, où vivent actuellement des milliers de personnes déplacées d’Afrin.
 
Il affirme que cela pourrait entraîner de nouveaux déplacements de population et aggraver les souffrances humanitaires.
 
Shikho exprime sa gratitude à la communauté internationale et aux États-Unis pour leur soutien et appelle à la poursuite de l’engagement, demandant que les auteurs de crimes contre l’humanité motivés par la haine contre des civils kurdes rendent des comptes. (Shikho  a envoyé la vidéo au journaliste Mutlu Civirlioglu) 

ROJAVA. La Turquie a envoyé des commandos en Syrie

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SYRIE / ROJAVA – La Turquie colonialiste a envoyé des commandos en Syrie en coordination avec le gouvernement de Damas dirigé par al-Sharaa (Jolani) pour former le fer de lance de l’attaque imminente contre les forces arabo-kurdes. Une vidéo publiée hier par le gouvernorat de Sivas montre des forces spéciales turques (PÖH) en partance pour la Syrie.
 
Capture d’écran de la vidéo partagée par le Gouvernorat de Sivas 
 
Non seulement la Turquie, en tant que membre de l’OTAN, déploie ses forces pour attaquer les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), partenaire des États-Unis et de 23 autres nations, mais cela réfute également le discours du gouvernement syrien selon lequel leur guerre contre les FDS et les Kurdes serait une guerre intérieure visant à rétablir la souveraineté de l’État et qu’il ne pourrait y avoir qu’une seule armée opérant en Syrie.

SYRIE. Kidnappings et pillages dans les quartiers kurdes d’Alep

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SYRIE / ROJAVA – Les forces gouvernementales syriennes enlèvent des Kurdes de Sheikh Maqsoud et d’Achrafiyeh, à Alep, et exigent une rançon pour leur libération. Une femme, kidnappée avec ses deux enfants et qui a souhaité garder l’anonymat pour la sécurité de sa famille, a déclaré : « Ils nous ont pris en otage, mes enfants et moi, et nous ont libérés en échange de 700 dollars ». Plus de 500 personnes sont portées disparues depuis l’invasion des quartiers kurdes d’Alep par les gangs de Damas.

Après l’attaque menée le 6 janvier par des mercenaires du gouvernement intérimaire syrien contre les quartiers de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh à Alep, de nombreux civils ont été arrêtés. Les mercenaires exigent des rançons des familles des personnes enlevées, ou de celles qui envisagent de se rendre dans le nord et l’est de la Syrie, en échange de leur libération. Une femme et ses deux enfants ont été enlevés. Elle a déclaré qu’ils ont payé 700 dollars pour être libérés. Elle a confirmé que les mercenaires ciblent directement les civils et les contraignent à payer des rançons.

Pillage des logements 

Les habitants déplacés des quartiers de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh, contraints de fuir en raison des attaques, ont laissé leurs biens derrière eux, tandis que les mercenaires pénètrent dans les maisons et pillent les possessions des habitants, en disant aux gens : « Les Kurdes doivent quitter Sheikh Maqsoud et Achrafieh. » (ANHA)

Amnesty International : Massacres de masse sans précédent en Iran

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IRAN / ROJHILAT – Du Kurdistan au Sistan-et-Baloutchistan, le régime iranien continue à massacrer les civils participant aux protestations antigouvernementales. L’ONG Amnesty International a dénoncé le massacre des civils par les mollahs et a ajouté que « le massacre de manifestants exige une action diplomatique internationale pour mettre fin à l’impunité ». Dans son rapport publié le 14 janvier, l’Amnesty International a conclu, sur la base d’une analyse de données, que les forces du régime iranien ont eu recours de manière croissante et coordonnée à la force létale à l’échelle nationale contre des manifestants majoritairement pacifiques et la population civile des zones environnantes. L’organisation de défense des droits humains a indiqué avoir examiné des dizaines de vidéos et de photos provenant des provinces kurdes de Gilan et de Kermanshah, d’Alborz du Khorasan-e Razavi, du Sistan-et-Baloutchistan, ainsi que de dix villes de la province de Téhéran, toutes prises pendant la coupure d’Internet et des réseaux téléphoniques. Les éléments examinés ont révélé des blessures graves, voire mortelles, notamment des blessures par balle à la tête et aux yeux. Certaines vidéos montraient les forces du régime poursuivant des manifestants en fuite et tirant directement sur eux. Amnesty International a également identifié certaines des forces impliquées dans ces attaques meurtrières. Il s’agit notamment du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), de la milice paramilitaire Bassidj, de diverses unités de la police iranienne et de responsables civils. (ANF)