TURQUIE. Un artiste condamné à 30 mois de prison pour 3 chansons kurdes

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TURQUIE – L’artiste Kasım Taşdoğan a été condamné à 30 mois de prison pour trois chansons kurdes interprétées lors de ses concerts. Il est accusé d’avoir fait de la « propagande pour une organisation terroriste ». L’artiste Kasım Taşdoğan a été condamné à 30 mois de prison dans le cadre d’une procédure engagée contre lui pour « faire de la propagande pour une organisation terroriste », à cause de trois chansons kurdes glorifiant les combattants kurdes interprétées lors de concerts. Taşdoğan a été jugé et acquitté pour la chanson « Serhildan jiyan e », qu’il a chantée lors des célébrations du Newroz organisées à Qers en 2023, et pour les chansons « Ronahî-Berîvan » et « Hatin », qu’il a chantées à Çanakkale. La 20e Haute Cour d’Izmir a acquitté Taşdoğan le 19 mars 2024. Le procureur s’est opposé à la décision. La 2e chambre pénale d’Izmir l’a condamné aujourd’hui à 10 mois d’emprisonnement pour ces 3 chansons, soit 30 mois au total. Parlant de la décision prise contre lui, l’artiste Taşdoğan a souligné que les chansons qu’il chantait étaient des chansons interprétées par des dizaines d’artistes. Taşdoğan a déclaré: « Il n’y a pas de décision d’interdiction concernant les trois chansons. Nous avons soumis cela au tribunal avec la lettre reçue de la maison de disques. La décision d’acquittement était une situation très évidente. (…) ».
Soulignant que cette décision ne lui a causé aucune perte de motivation, Taşdoğan a déclaré: « Je vois cela comme une motivation pour faire mieux. Je continuerai à chanter mes chansons ». Le musicien a déclaré qu’il ferait appel de la décision. (Mezopotamya)

TURQUIE. Inquiétudes pour deux kolbars kurdes arrêtés par des soldats turcs

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TURQUIE / KURDISTAN – Deux kolbars kurdes du Rojhilat ont été arrêtés par des soldats turcs dans la région de Gever-Elbak. L’arrestation des kolbars a été confirmée par des bergers qui se trouvaient dans la région mais pas par les autorités turques qui n’ont donné aucune information sur leur sort. Ce qui fait craindre pour la vie des kolbars arrêtés. Serhat Serbaz Hatami, un proche des Kolbers a déclaré : « Nous ne savons pas où ils se trouvent, s’ils sont vivants ou non ». L’opération militaire lancée par l’armée turque le 12 janvier dans la campagne de Gever (Yüksekova) à Colemêrg et Elbak (Başle) à Wan se poursuit. On signale que les soldats participant à l’opération lancée dans les régions frontalières iraniennes ont arrêté les kolbars (porteurs de marchandise transfrontalière) Ferzat Hatemi et Feyyaz Ehmedi. Les 2 kolbars auraient traversé la frontière depuis le village de Coran dans la ville d’Urmia en Iran et ont ensuite arrêtés par l’armée turque. Serhat Serbaz Hatemi, le frère aîné de Kolbar Ferzat Hatemi, à qui nous avons parlé à ce sujet, a déclaré : « Mon frère Ferzat et mon proche Feyyaz font du commerce frontalier pour gagner leur vie. Ils sont arrivés dans la région il y a 3 jours. Nous n’avons pas eu de nouvelles d’eux depuis 3 jours. Nous avons appris qu’ils avaient été arrêtés hier. Nous ne savions pas qu’ils avaient été détenus (…) Nous avons appris des bergers de la région [et non des autorités turques], qu’ils avaient tous deux été arrêtés par les soldats qui ont participé à une opération. Nous n’avons aucune autre information, nous ne savons pas où ils se trouvent, s’ils sont vivants ou non ». Hatemi a déclaré qu’ils étaient inquiets pour la vie de leurs proches. (Mezopotamya)

ROJAVA. Depuis le 28 novembre, la Turquie a tué 92 civils, dont deux journalistes

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SYRIE / ROJAVA – Depuis le 28 novembre 2024, la Turquie a tué 92 civils, dont deux journalistes kurdes, lors de ses attaques ciblant le Nord et l’Est de la Syrie contrôlé par les forces arabo-kurdes. L’État turc et ses mandataires poursuivent leur occupation et leurs attaques génocidaires contre le nord et l’est de la Syrie. Entre novembre 2024 et janvier 2025, ces attaques ont entraîné la mort de 92 civils, dont les journalistes kurdes Cihan Bilgin et Nazim Daştan. Le bilan de ces attaques entre novembre 2024 et janvier 2025 est le suivant : Novembre 2024 28 novembre : Un bombardement sur le village de Xirnata à Afrin blesse Delîl Fewaz Îbo (28 ans). 29 novembre : Lors d’une attaque contre le village d’Helîsa à Afrin, Rosêl Mihemed Xelef, 13 ans, et Mihemed Arif Hac Mehmûd, 40 ans, ont été tués. Hisên Mihemed Hesen Xelef, 9 ans, et Murad Mihemed Hac Mehmûd, 14 ans, ont été blessés. 30 novembre : Les villages de Bênê et Hirbil dans le canton d’Afrin-Shahba sont bombardés ; Ciwan Mihemed Elî (26 ans) a été blessé. Décembre 2024 1er décembre : Une famille revenant du village de Nîbreyê dans la région Hederiyê d’Alep est attaquée. Xidir Mehlî, 2 ans, Zeyneb Murad, 3 ans, Mehlî Mehlî, 44 ans, et Kinco Remo, 41 ans, ont été blessés. Le même jour, une attaque contre un véhicule sur l’autoroute Qamişlo-Hesekê a entraîné la mort d’Ebdulezîz Selahedîn Şêxo. 2 décembre : Lors d’un assassinat mené par une milice turque au carrefour de Şîhan à Alep, Cemal Mursel et son fils Hesen ont été tués, et Cemal et sa fille ont été grièvement blessés. 4 décembre : à Dêrik, une station de lavage de voitures a été bombardée ; Ebdullah Elî El Ehmed et Enes Temam Mihemed, deux jeunes hommes, ont été tués. 5 décembre : Lors d’une attaque contre le village de Bozax à Minbic, Zehara Elî El Ceban (23 ans) et son frère Ehmed Elî El Ceban sont tombés en martyrs. Lors d’une attaque ultérieure contre le village de Farat dans la même région, Nedîme El Hisên El Hemûd (45 ans) a été tuée et Seida El Ferc (45 ans) a été grièvement blessée. 7 décembre : Xalid Ridwan, 19 ans, a été blessé lors d’un bombardement de la ville d’Erîma. Le même jour, des attaques contre les villages de Cib Mexzûm et Cebla Hemar à Manbij ont fait plusieurs blessés, dont Fetûma E Mihemed (23 ans) et Berekat Ebduselam (48 ans). 8 décembre : Un massacre est perpétré à l’aide d’un drone dans le village de Misterîha, à l’ouest d’Ain Issa. Douze personnes, en majorité des enfants, sont mortes. Les noms des victimes sont les suivants : Mihemed Îbrahîm El Îdo (70 ans), Mistefa Îbrahîm El Îdo (50 ans), Îsmaîl Mehmûd El Îdo (12 ans), Hesen Mistefa El Îdo (1), Ebdulqadir Mistefa El Îdo (10 ans), Ruqeya Osman El Îdo (45 ans), Kewser Mistefa El Îdo (10 ans). (17), Nûma Mistefa El Îdo (16), Zemzem Mistefa El Îdo (12), Neda Mihemed El Îdo (15), Tirkiya Mihemed El Îdo (30), Ebîr Ehmed El Feneş (22). 9 décembre : Les villages de Hermel et Mihermela, dans la province de Zirgan, ont été bombardés. Un civil a été tué et deux autres blessés. Le même jour, une attaque de drone contre le village de Xerfan, dans la province de Manbij, a fait 10 morts. 10 décembre : lors d’une attaque contre Manbij, des membres du Conseil des femmes de Zenubiya, dont Qemer El Sûd, Eyşe Ebdulqadir et Îman, ont été tués. Lors d’une autre attaque contre le village de Cada à Kobanê, Ebdullah Mehmûd Şêx Elî, 25 ans, et Şehed Mehmûd Şêx Elî, 12 ans, ont été martyrisés. Deux autres enfants, Umer Mehmûd Şêx Elî (10 ans) et Mehmûd Mehmûd Şêx Elî (8 ans), ont été blessés. Les réseaux sociaux ont rapporté que des dizaines de patients et de blessés dans un hôpital de Manbij avaient été tués par les milices, mais l’identité des martyrs et des blessés reste inconnue. Le même jour, lors d’une attaque contre le village de Sufiyan, à l’ouest de Girê Spî, 8 personnes ont été tuées. Les noms des victimes sont les suivants : Xelîl Silêman, Wedah Silêman, Meihemd El Abdo, Ebdulkerîm El Abdo, Delal Silêman, Nadiya Silêman, Casim Silêman, et les enfants Husam Silêman. 11 décembre : Dans une attaque contre le village de Til Cuma, dans le Gil Temir, un civil a été blessé. Le même jour, une ambulance à Kobanê a été prise pour cible. Le chauffeur et l’un des passagers blessés ont été tués, tandis qu’un civil et une infirmière ont été grièvement blessés. Une autre attaque contre un véhicule civil au pont de Qerekozak a entraîné le martyre de Zahîde Kûsî (60 ans) et la blessure de son petit-fils de 8 ans, Ciwan. 14 décembre : A Manbij, Cemal El Şêxanî El Nîvî est tué. 19 décembre : Sur la route Tişrin-Sirrin, un attentat à la bombe a eu lieu contre le véhicule transportant les journalistes Cihan Bilgin et Nazim Daştan. Les deux hommes ont été tués, tandis que le conducteur, Ezîz Hac Bozan, a été grièvement blessé. 21 décembre : Un véhicule civil a été bombardé sur la route reliant Hol à Til Birak. L’attaque a entraîné la mort de Basim Şedadê (membre du conseil municipal de Til Birak), Ebîr El Xilêf (membre du HPC) et Ehmed El Temî (membre du conseil des chefs de Kanaat). Bunyan Hesnawî El Cedû, président du conseil des chefs de Kanaat de Til Birak, a également été blessé. 22 décembre : Lors d’une attaque contre le village de Cada à Kobanê, Sewsen Xelef (35 ans) et sa fille Nesîm Xelef, 12 ans, ont été tuées. 27 décembre : Un groupe de militants de l’EI a lancé une attaque contre la municipalité populaire de Tirşin, dans le canton de Tebqa. Au cours de cette attaque, le membre des forces de sécurité Mihemed Muslim a été tué. 28 décembre : Dans le quartier Bilbilê d’Afrin, Dijwar Beto (22 ans) a été décapité et assassiné. 31 décembre : A la frontière près du village de Qeremox, village de Kobanê, Mihemed Nesan Seîd, un jeune homme, est blessé. Janvier 2025 6 janvier : Le village de Cedîda à Ain Issa est bombardé à l’artillerie, entraînant la blessure grave d’Emar Hemed Elî El Hisên (45). 8 janvier : Un convoi de civils qui avançait vers le barrage de Tişrin pour protéger leurs terres a été bombardé. Lors de cette attaque, Kerem Şihab El Hemed (membre de la Coordination du Conseil des femmes de Zenubiya), Azad Ferhan Mihemed Hesan et Zozan Hemo ont été tués. Le même jour, le village de Girik à Kobanê a été bombardé. Ali Şaşo et Mistefa Ebdî ont été tués. Une attaque contre un véhicule au carrefour Girkê Xeco à Dêrik a blessé un civil et en a tué un autre. AUTRES CRIMES L’Organisation des droits de l’homme Syrie-Afrin a partagé des données concernant les crimes commis par l’État turc occupant contre la caravane migratoire des personnes du canton d’Afrin-Shahba. Selon l’organisation, les violations commises contre la population du canton en décembre 2024 sont les suivantes : 145 personnes, dont 17 femmes, ont été kidnappées. Lors de la migration forcée, un citoyen est mort d’une crise cardiaque et deux enfants sont morts à cause du froid. 16 personnes, dont trois femmes et des enfants, ont été torturées. Dans le village de Şêxûrêz à Afrin, 30 oliviers ont été abattus. Suite à l’occupation de Shehba (le 2 décembre 2024), le sort de 300 personnes, en majorité des femmes et des enfants, reste inconnu. Selon l’organisation, les crimes commis à Manbij, Kobanê, Zirgan et Ain Issa sont tout aussi graves. 16 personnes, dont cinq femmes, ont été kidnappées. 61 personnes, dont six enfants et dix femmes, ont été tuées. En outre, l’État turc occupant et ses milices ont attaqué des installations de services vitales, notamment des silos à blé, des usines sucrières, des centrales électriques et le barrage de Tişrin. Ces attaques contre des installations de services vitales sont considérées comme des crimes de guerre au regard du droit international. (ANF)   

ROJAVA. 7e jour de résistance pacifique au barrage de Tichrine

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SYRIE / ROJAVA – Des boucliers humains venus protéger le barrage de Tichrine contre les bombardements turcs entament leur septième jour de veillée. Ce matin, la foule danse et chantent des louanges pour la résistance des forces arabo-kurdes.
 
Le 8 janvier dernier, un convoi de milliers de civils du Nord et de l’Est de la Syrie est arrivé au barrage de Tishreen alors qu’il était menacé de destruction par les attaques turco-jihadistes. Depuis, les boucliers humains montent la garde devant le barrage, et ce, malgré la poursuite des attaques des mercenaires de la Turquie. Hier, un convoi transportant des civils venus de Deir-ez-Zor, Raqqa, Tabqa et des Kurdes chassés d’Afrin et de Shahba est arrivé au barrage pour participer à la veillée pacifique.

ROJAVA. Les attaques turques privent d’électricité la région de Tal Tamr

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SYRIE / ROJAVA – Les attaques turco-jihadistes ciblant les zones sous contrôle des forces arabo-kurdes ont provoqué une grave crise humanitaire dans la région qui est privée d’électricité en raison du ciblage systématique des infrastructures vitales, dont le réseau électrique. Ainsi, la Turquie espère paralyser la région et anéantir l’autonomie du Rojava. Les attaques turques privent d’électricité la région de Til Tamer Le 18 décembre, le village d’Um al-Keif, situé à l’ouest de Tal Tamr dans le canton de Jazira, a été la cible d’intenses bombardements de la part des forces turques et de leurs gangs affiliés. Cet assaut a détruit les lignes électriques à haute tension (66 kV) alimentant la sous-station électrique de Tal Tamr, le centre de distribution de l’électricité à la ville et aux villages voisins. Les dégâts qui ont suivi ont rendu la station complètement inopérante, privant d’électricité le centre-ville et plus de 100 villages environnants. Selon Amin Musaqli, coprésident du Centre d’électricité de Tal Tamr, les efforts de réparation des infrastructures endommagées se heurtent à des obstacles considérables. « Chaque fois que les équipes de maintenance tentent de réparer les dégâts, elles sont directement bombardées par les forces turques et leurs mandataires, les forçant à battre en retraite pour leur sécurité », a-t-il déclaré. Ce ciblage continu a exacerbé les défis liés au rétablissement du courant. Musaqli a également souligné que ce n’est pas la première fois que la centrale de Tal Tamr et les lignes électriques associées sont attaquées. Depuis fin 2019, lorsque les forces turques ont atteint les abords de la ville après leur occupation de Serekaniye, les infrastructures ont été ciblées pas moins de 34 fois. Ces frappes répétées ont paralysé le réseau électrique, plongeant la région dans des crises récurrentes. L’occupation turque a également commis d’autres violations graves du droit humanitaire, notamment en coupant l’approvisionnement en eau des puits d’Alouk, qui alimentent Tal Tamr, Hasaka et les zones rurales environnantes. L’assaut actuel contre les infrastructures électriques est considéré comme la continuation de politiques visant à priver la population locale de services essentiels. Malgré ces difficultés, l’organisme énergétique de Jazira déploie des efforts concertés pour soulager les souffrances des habitants. Parmi les mesures d’urgence figurent la fourniture d’électricité à Tal Tamr et aux villages voisins pendant trois heures par semaine via la centrale électrique d’Ab al-Tineh, elle-même alimentée par la station du barrage occidental de Hasaka. Cependant, ces initiatives n’apportent qu’un soulagement limité dans un contexte de destruction généralisée. Musaqli a appelé la communauté internationale et les organisations de défense des droits de l’homme à s’attaquer de toute urgence aux violations commises par les forces turques. « Ces attaques ne visent pas seulement à perturber la vie quotidienne, mais font partie d’une stratégie plus vaste visant à semer le chaos, à inciter à la division entre les habitants et à déstabiliser la région », a-t-il déclaré.  Depuis plus d’un mois, Tal Tamr et les villages environnants sont plongés dans l’obscurité, sans aucune solution durable en vue pour rétablir l’électricité. Alors que les forces turques et leurs alliés continuent de cibler les infrastructures essentielles, les habitants restent pris au piège d’une situation humanitaire désastreuse, aggravée par le silence assourdissant de la communauté internationale.  La crise actuelle exige une action immédiate à tous les niveaux pour rétablir la normalité à Tal Tamr et dans ses villages et pour traduire en justice les responsables de ces violations. L’inaction risque d’aggraver la catastrophe humanitaire et de menacer davantage la sécurité et la stabilité de la région. (ANHA) 

ROJAVA. La Turquie a ciblé une ambulance de l’ONG kurde Croissant-Rouge

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SYRIE / ROJAVA – Aujourd’hui, les mercenaires de la Turquie ont ciblé une ambulance du Croissant-Rouge kurde (Heyva Sor) mais l’ont raté de justesse. Il s’agit d’un nouveau crime de guerre commis par la Turquie en Syrie.
 
Une vidéo prise à l’intérieur d’une ambulance du Croissant-Rouge kurde montre l’occupation turque et ses mercenaires visant directement la voiture avec un obus.
 
La vidéo montre l’obus tomber devant la voiture circulant sur une route à proximité du barrage de Tishreen, sans la toucher.
 
Cibler le personnel médical est considéré comme un crime de guerre selon les lois internationales et s’ajoute ainsi à la liste des crimes commis par l’occupation turque en Syrie, ciblant les infrastructures, les installations, les installations vitales et les équipes médicales.

ROJAVA. Mazlum Abdi a reçu le représentant de Massoud Barzani

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SYRIE / ROJAVA – Aujourd’hui, le commandant général des FDS Mazlum Abdi a reçu Hemîd Derbendî, le représentant du président du PDK Massoud Barzani qui aurait envoyé un message insistant sur l’unité des Kurdes en ces temps difficiles.
 
Le représentant de Massoud Barzani, Hemid Derbendi s’est rendu aujourd’hui dans le nord et l’est de la Syrie et a rencontré le commandant général des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazlum Abdi. Les deux parties ont discuté de la situation kurde en Syrie après la chute d’Assad et de la nécessité d’unifier la position kurde en Syrie.
 
Selon les informations de l’agence de presse Hawar (ANHA), Derbendî a transmis le message de Masoud Barzani lors d’une réunion fermée à la presse. Dans son message, Barzanî aurait insisté sur l’importance de l’unité des Kurdes face aux difficultés rencontrées en Syrie.
 
Le commandant général des FDS, Mazlum Abdi, a souligné l’importance de préserver les acquis des Kurdes et d’assurer la paix dans la région. Il a également déclaré qu’il devrait y avoir une unité entre tous les partis kurdes au cours de cette période.

LFI: La France doit protéger les Kurdes

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PARIS – Alors que les Kurdes viennent de commémorer les six militant·es kurdes assassiné·es à Paris, France insoumise – Nouveau Front Populaire (LFI-NFP) appelle la France à faire la lumière sur ces meurtres politiques et à protéger les Kurdes. Voici le communiqué de LFI-NFP: La France doit protéger les Kurdes En dix ans, six militant·es Kurdes ont été assassiné·es en plein Paris. En 2013, ce sont Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez qui tombaient sous les balles d’un militant turque. Un assassinat sans doute commandité par les services secrets turcs. Nous demandons la levée du secret défense qui fait obstruction à l’enquête sur ces assassinats pour que la vérité soit faite et la justice rendue. En 2023, au cœur du centre culturel kurde Ahmet-Kaya rue d’Enghien, c’est Evîn Goyî, combattante contre Daesh au Rojava, et Mîr Perwer et Abdurrahman Kizil, qui étaient assassinés par un militant d’extrême droite. Six assassinats qui ont marqué dans sa chair le peuple Kurde.  Dix ans après, nous rappelons à la France qu’elle se doit de protéger les Kurdes présents sur son territoire, aussi bien en assurant leur sécurité qu’en refusant leur extradition vers la Turquie, ce qui reviendrai à les livrer aux mains d’Erdogan, les exposant à la torture et à des condamnations politiques sans aucun fondement juridique. Alors que nous allons commémorer dans quelques jours les dix ans de la libération de Kobané, la France et l’Union européenne ne doivent pas abandonner les Kurdes. Nous demandons que vérité et justice soient rendus sur les six assassinats commis en France. Nous demandons le retrait du PKK des organisations terroristes et la libération d’Abdullah Öcalan ainsi que de tous les prisonniers politiques Kurdes détenus dans les prisons d’Erdogan. Au moment où les négociations pour la paix se sont ouvertes entre Öcalan et le pouvoir turc, cette mesure encouragerait la recherche d’une solution politique.

ROJAVA. Des habitants de Raqqa, Tabqa et Deir-ez-Zor arrivent au barrage de Tishreen

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SYRIE / ROJAVA – Le 8 janvier dernier, un convoi de milliers de civils du Nord et de l’Est de la Syrie est arrivé au barrage de Tishrin alors qu’il était menacé de destruction par les attaques turco-jihadistes. Depuis, les boucliers humains montent la garde devant le barrage, et ce, malgré la poursuite des attaques des mercenaires de la Turquie. Aujourd’hui, un convoi transportant des civils venus de Deir-ez-Zor, Raqqa, Tabqa et des Kurdes chassés d’Afrin et de Shahba est arrivé au barrage pour participer à la veillée pacifique. Des milliers d’habitants des villes du Nord et de l’Est de la Syrie se sont dirigés, le 8 janvier, dans un convoi civil vers le barrage de Tichrine pour arrêter les attaques de l’occupation turque sur le barrage de Tichrine et empêcher son effondrement. Des habitants des districts de Deir-ez-Zor, Raqqa et Tabqa, des membres d’institutions civiles, des centaines de voitures et des Kurdes chassés d’Afrin et de Shahba sont arrivés au barrage. Des milliers d’habitants de la région du Nord et de l’Est de la Syrie se sont rassemblés depuis 6 jours autour du barrage de Tishreen, en groupes, pour protéger le barrage des attaques auxquelles il est exposé depuis le 8 décembre 2024. (ANHA)

ROJAVA. Martyr de trois combattantes des YPJ à Qereqozak

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SYRIE / ROJAVA – Les Unités de défense des femmes (en kurde : Yekîneyên Parastina Jin, YPJ) annoncent le martyr de trois de leurs combattantes sur le front de Qarakozak lors de combats contre les gangs turco-jihadistes. Les combattantes des YPJ Tolvin Şahin, Beritan Amanos et Parvin Hasakah se sont battues sans relâche dans la grande bataille de Qereqozak contre l’occupation et les mercenaires de l’État occupant turc. Le commandement général des Unités de protection des femmes (YPJ) a publié le communiqué suivant annonçant la mort de trois de leurs combattantes. Voic leur communiqué: « L’État occupant turc, par l’intermédiaire de ses mercenaires, mène une guerre qui dure depuis plus d’un mois, attaquant des régions du nord-est de la Syrie pour tenter de prendre le contrôle du barrage de Tishrin et de la région de Qara Qozak. Ces attaques mettent en danger la vie et la sécurité de notre peuple. Dans ce contexte, au milieu des opérations militaires, des crimes odieux sont commis. Face à ces actes agressifs et à ces violations, les combattants pour la liberté, menés par les Unités de protection des femmes (YPJ), écrivent l’histoire de la résistance et de la dignité des peuples. Ils affirment que la volonté du peuple est plus grande et plus forte que toutes les formes d’agression, d’alliances sales et de complots. Au cours de ces attaques, de nombreux combattants de la liberté sont tombés en martyrs, devenant des phares sur le chemin de la liberté et de l’unité du peuple. Le 9 janvier 2025, à la suite d’une attaque d’un drone armé lancé par l’État occupant turc soutenant des mercenaires, nos camarades Tolvin Şahin, Beritan Amanos et Parvin Hasakah ont atteint le rang de martyr. Nous adressons nos condoléances aux familles de nos martyrs, à notre peuple patriote et à tous nos camarades. Nous leur adressons nos salutations et nous engageons à rester fidèles à leur chemin, à atteindre leurs objectifs et à continuer de marcher dans leurs traces. La camarade Fatima Sido, connue sous le nom de Tolvin Şahin, est née dans la ville d’Afrin, riche en culture. Pour elle, la vie était pleine de sens et de valeurs, surpassant tout le reste. C’est pourquoi elle a choisi une vie où elle pouvait créer et vivre avec passion. En dehors du système moderne qui offre des choix répétitifs aux femmes et à chaque Kurde, notre camarade Tolvin croyait profondément que seule la voie de la révolution pouvait répondre à ses aspirations et à ses objectifs. C’est ainsi qu’elle a rejoint la vie révolutionnaire avec courage et pureté. La camarade Tolvin Şahin s’est identifiée dans les rangs des YPJ, trouvant des réponses plus significatives à ses conflits intérieurs. Elle a atteint les horizons de cette vie passionnée, a développé sa conscience et s’est forgée dans le caractère révolutionnaire du mouvement. En suivant une formation de tireur d’élite spécialisé, elle a progressé davantage dans le domaine militaire.
La camarade Safa Suleiman, connue sous le nom de Beritan Amanos, est née dans un lieu enraciné dans le patriotisme et l’amour de la terre, à Afrin. Elle appartenait à une tribu arabe résiliente, la tribu Al-Bakkara. L’esprit de rébellion inhérent à sa tribu a grandement influencé sa personnalité. Pour cette raison, elle n’a jamais accepté l’oppression infligée aux femmes, ainsi qu’aux peuples et aux classes. Son esprit rebelle l’a conduite sur le chemin de la lutte. Elle a d’abord rejoint les rangs de la jeunesse révolutionnaire, puis ceux des YPJ. Elle a vu l’esprit d’unité entre les peuples de manière plus vivante dans la camaraderie des femmes, qui est devenue le fondement de sa construction.
La camarade Amani Mohammed, connue sous le nom de Parvin Hasakah, est née dans la ville de Hasakah. En tant que femme arabe ayant grandi au milieu de la diversité culturelle de Hasakah, elle s’est trouvée profondément liée aux problèmes du peuple syrien. L’un de ses rêves d’enfance était de grandir et de rejoindre les YPJ pour défendre les femmes contre toutes les formes d’agression. Elle a en effet rejoint les YPJ et s’est développée au sein de leurs rangs. Elle a fait de ses responsabilités révolutionnaires un principe fondamental de sa vie et les a remplies avec dévouement.
Nous, leurs camarades, nous souvenons d’eux avec beaucoup de fierté et de respect. Pour atteindre les objectifs de nos martyrs, nous poursuivrons notre résistance contre l’occupation. » (ANF)