KURDISTAN. Hommages aux journalistes Gulistan Tara et Hêro Bahadîn
TURQUIE. Les mères du samedi demandent justice pour Mehmet Ertak
« La famille a été confrontée à un refus à chaque demande. »
Le communiqué de presse a été lu par Maside Ocak qui a déclaré : « Ertak, qui travaillait comme ouvrier dans une mine de charbon de la région, avait déjà été arrêté à deux reprises, puis libéré après avoir été gravement torturé. Le 18 août 1992, Ertak et trois de ses proches, qui travaillaient sur le même lieu de travail, rentraient chez eux. Leur véhicule fut arrêté à un poste de contrôle par des policiers en uniforme. Après un contrôle d’identité, Mehmet Ertak fut arrêté et conduit au commissariat de Şırnak. Un procès-verbal confirmant sa détention fut dressé, mais sa famille, qui contacta la police, fut informée qu’il n’avait pas été arrêté. Le père de Mehmet Ertak, İsmail Ertak, fit appel auprès du parquet. L’incident a été porté à l’attention du Parlement par le biais de questions parlementaires. Cependant, malgré tous les témoins, documents et preuves, la famille a dû affronter le déni à chaque instant. En 1997, Murat İpek, membre du JİTEM [paramilitaires turcs], a déclaré dans ses aveux, rendus publics : « Nous avons tué et enterré Mehmet Ertak sur ordre du chef de la police de Şırnak, Necati Altuntaş, et du directeur de la section antiterroriste, Mehmet Kaplan. » Il a également affirmé que toutes les exécutions qu’ils ont effectuées l’avaient été au vu et au su du gouverneur de l’état d’urgence de l’époque, Ünal Erkan. » Ocak a également déclaré dans sa déclaration que la famille avait saisi la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) concernant le cas de Mehmet Ertak, et que la CEDH avait condamné à l’unanimité la Turquie, estimant qu’Ertak était mort des suites de tortures subies en détention et que le gouvernement en était responsable. Ocak a conclu en disant : « Peu importe le nombre d’années qui passent, nous ne renoncerons pas à exiger justice et à rappeler à l’État d’agir dans le cadre des normes juridiques universelles. »L’importance des gouvernances locales pour lutter efficacement contre les incendies
Bruxelles accueille la 9e Semaine culturelle du Kurdistan

TURQUIE. Restreindre l’usage du kurde nuit au processus de paix
Dynamophilie. Une athlète kurde du Rojava bat des records et rafle 4 médailles d’or
Mergan Mahmoud Haji est originaire de Kobané et vit actuellement à Raqqa avec sa famille. Elle a débuté l’haltérophilie à l’âge de 10 ans, devenant la première fille à rejoindre l’équipe de dynamophilie de Raqqa après la libération de la ville de l’État islamique, sous la direction de l’entraîneur Ahmad al-Saleh.
Elle s’est rapidement fait un nom dans les compétitions locales, obtenant la deuxième place au niveau national en Syrie en 2023, puis remportant la première place au Championnat de la République, où elle a battu les records arabes dans la catégorie des 57 kg avec une marge de 35 kg.
Elle a représenté la Syrie et la Syrie du Nord et de l’Est au Championnat d’Asie de l’Ouest au Qatar (20 août 2025) et se prépare maintenant à participer au Championnat du Monde au Costa Rica (25 août 2025), avec l’ambition de battre un autre record du monde. (ANHA)
*La dynamophilie ou la force athlétique est un sport de force. Elle consiste comme l’haltérophilie à lever des barres, mais elle s’en distingue par ses mouvements techniquement plus basiques, où les charges sont plus lourdes et où l’amplitude est plus réduite. TURQUIE. Colère des Kurdes-alévis de Dersim face à l’inauguration d’une mosquée à Munzur
ALLEMAGNE. Le gouvernement fédéral garde le silence face aux menaces d’expulsion d’un réfugié kurde
KURDISTAN. Guerre fratricide à Silêmanî

SYRIE. Campagne contre la persécution des minorités en Syrie
L’Organisation de développement de la Syrie occidentale (WSD) a annoncé le lancement d’une campagne médiatique et d’un centre d’information dédié aux journalistes, visant à mettre en lumière l’escalade des massacres et des violations contre les Alaouites, les chrétiens et les Druzes, ainsi que les menaces visant les Kurdes et les sunnites modérés.
Selon le communiqué de l’organisation, la campagne fournira des informations fiables et actualisées, ainsi que des rapports de terrain, des témoignages de survivants, des documents d’information et des ressources documentaires, compte tenu de la fréquence croissante des violations. Ces derniers mois ont été marqués par de terribles attaques visant les Alaouites en mars et avril, et les Druzes en mai et juillet. Parallèlement, la ville de Soueida reste assiégée, les forces assaillantes contrôlant 33 villages.
L’organisation, basée à Beyrouth, a souligné que le peuple syrien mérite de vivre en liberté et en paix, à l’abri du spectre des massacres, de la répression et de la torture. Elle a insisté sur l’urgence de mettre un terme à ces attaques et s’est engagée à y parvenir par des actions de plaidoyer et des campagnes de communication. (ANHA)