IRAK / KURDISTAN — Le bilan de l’attaque menée dans la nuit du vendredi 17 juillet 2026 par l’Etat colonial iranien contre une base du Parti Komala du Kurdistan iranien, située dans la région du Kurdistan irakien, s’élève à au moins neuf morts. Ce chiffre pourrait encore augmenter.
Selon l’organisation de défense des droits humains Hengaw, les Gardiens de la révolution ont tiré six missiles et plusieurs drones explosifs sur un camp de Komala situé dans une zone montagneuse près du village de Zargwez, dans la province de Souleimaniye.
Parmi les victimes figurent plusieurs jeunes n’ayant pas encore intégré officiellement les rangs des peshmergas. Il s’agissait de volontaires en formation. Hengaw a identifié les neuf personnes tuées :
Siavan Nikkhah, 17 ans, de Bukan
Kasra Rahmannezhad, 17 ans, de Bukan
Soroush Nasri, 17 ans, de Marivan
Sina Safari, 18 ans, d’Eslamabad-e Gharb (Shabad)
Yasin Kianpour, 22 ans, de Shazand
Zakaria Faqih Hassan Agha, 23 ans, de Bukan
Reza Sadeghi, 32 ans, de Bukan
Ahmad Mahmoudi, 33 ans, de Baneh
Farhad Ghamari, 53 ans, de Divandarreh
Des sources locales à Souleimaniye ont indiqué à Hengaw qu’au moins deux autres peshmergas ont été grièvement blessés, dont un dans un état critique. Deux personnes, dont une combattante, restent portées disparues tandis que les opérations de recherche et de déblaiement se poursuivent sur le site.
Contexte
Ces frappes répétées du CGRI en territoire irakien contre les bases des partis d’opposition kurdes iraniens constituent une violation flagrante de la souveraineté de l’Irak, du droit international et des principes de bon voisinage. Le Corps des gardiens de la révolution islamique est officiellement désigné comme organisation terroriste par les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union européenne.
Ces attaques systématiques mettent en danger la vie de milliers de réfugiés politiques et militants kurdes qui ont fui la répression en Iran et qui bénéficient, en théorie, de la protection du droit international humanitaire.