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L’alliance kurde dénonce le silence de l’ONU face aux attaques d’Iran

IRAK / KURDISTAN – La Coalition des forces politiques kurdes iraniennes a fermement condamné, samedi, le « silence » des Nations Unies face aux attaques répétées de l’Iran contre leurs bases dans la région du Kurdistan irakien.

Dans un communiqué, l’Alliance des partis politiques kurdes iraniens* critique vivement la représentation de l’ONU en Irak et au Kurdistan : « Leur silence et leur passivité face à ces crimes de guerre, ainsi que leur négligence de leurs responsabilités humanitaires, encouragent le régime de Téhéran à commettre davantage d’agressions et d’actes terroristes. »

L’alliance exige que ces attaques soient officiellement reconnues, documentées et qualifiées de crimes de guerre et de terrorisme international.

Contexte des attaques

L’Iran a multiplié les frappes de missiles et de drones contre les bases de ces partis d’opposition kurdes iraniens, notamment pendant la guerre qui l’a opposé aux États-Unis et à Israël (déclenchée le 28 février 2026). Un cessez-le-feu de deux semaines, négocié par le Pakistan, est entré en vigueur le 8 avril entre Washington et Téhéran. Pourtant, Téhéran a poursuivi ses attaques contre les Peshmergas kurdes iraniens même après cette trêve, faisant plusieurs morts.

L’alliance appelle le gouvernement irakien à adopter « des positions fermes et des mesures concrètes, légales et transparentes » pour protéger les réfugiés politiques et empêcher la répétition de tels crimes.

Condamnation de Masrour Barzani

De son côté, le Premier ministre de la région du Kurdistan, Masrour Barzani, a lui aussi fermement condamné samedi les récentes attaques de drones, qui ont fait au moins cinq morts malgré « le cessez-le-feu et les pourparlers de paix en cours » entre les États-Unis et l’Iran.

Il a réitéré son appel à Bagdad pour qu’il prenne des « mesures concrètes » afin de mettre fin à ces agressions, et exhorté les partenaires internationaux à fournir l’équipement nécessaire pour défendre le Kurdistan, notamment ses infrastructures civiles et énergétiques.

Ces frappes post-cessez-le-feu interviennent après un communiqué du consulat iranien à Erbil, dans lequel Téhéran exigeait l’expulsion de ces groupes kurdes iraniens, accusés de « collaborer » avec les ennemis de l’Iran.

La région du Kurdistan irakien abrite plusieurs partis d’opposition kurdes iraniens (PDKI, Komala, PAK, etc.), que le régime de Téhéran qualifie systématiquement de « terroristes » ou « séparatistes » et qu’il cible régulièrement par des opérations transfrontalières.

*La coalition est composée de six groupes politiques :

  • Le Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran (PDKI)

  • Le Parti pour une Vie Libre au Kurdistan (PJAK)

  • Le Parti de la Liberté du Kurdistan (PAK)

  • L’Organisation Khabat du Kurdistan iranien

  • Le Parti Komala du Kurdistan (Komala des Travailleurs)

  • Le Parti Komala du Kurdistan iranien