IRAN / ROJHILAT – Le régime iranien des mollahs a intensifié sa répression brutale contre la population kurde en 2026. Selon les données collectées par l’organisation Hengaw pour les droits humains, les autorités ont exécuté au moins 45 Kurdes au cours du premier semestre 2026 (janvier-juin). Ces chiffres sont probablement sous-estimés en raison des coupures d’internet et des restrictions d’accès à l’information.
Parallèlement, 290 citoyens kurdes ont été tués par les forces de sécurité lors de la vague de manifestations de janvier 2026 (protestations de décembre 2025-janvier 2026), lors de la répression dans les villes kurdes et à Téhéran.
Les services de sécurité ont procédé à plus de 10 000 arrestations de citoyens kurdes sur la même période. Hengaw a pu vérifier l’identité d’au moins 861 d’entre eux, dont 71 enfants (dont 6 filles) et 69 femmes.
Sur le plan judiciaire, le régime a prononcé six condamnations à mort contre des prisonniers politiques kurdes, souvent sur des accusations de « moharebeh » (inimitié envers Dieu), « baghi » (rébellion) ou collaboration avec des groupes d’opposition, dans des procès expéditifs sans garanties minimales de défense. Plusieurs de ces exécutions ont déjà été réalisées en secret.
Par ailleurs, 27 autres personnes (principalement des militants et activistes kurdes) ont été condamnées à un total cumulé de 106 ans, 3 mois et 17 jours de prison. Au moins quatre d’entre elles ont également reçu des peines de flagellation (jusqu’à 275 coups au total).
Répression croissante dans les régions kurdes
Ces violations massives s’inscrivent dans une répression systématique visant les régions kurdes (Rojhelat), perçues comme des foyers de contestation. Les arrestations, exécutions et violences ont particulièrement visé les manifestants de janvier, les activistes civils, les femmes et même des mineurs.