La résurgence de l’État islamique en Syrie était prévisible

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Des membres de DAECH et des otages à l'intérieur de la prison d'Hassaké lors de la récente mutinerie
SYRIE / ROJAVA – Depuis 3 jours, l’État islamique a multiplié ses attaques contre les forces arabo-kurdes, y compris l’assaut contre la prison de Ghwayran, à Hassaké, abritant plus de 5 000 membres de DAECH, et contre les postes de contrôle des Forces Démocratiques Syriennes à Deir Ez-zor.
 
On sait que de nombreux membres de DAECH se sont évadés de la prison et que de nombreux combattants kurdes et de terroristes de DAECH ont été tués. Mais leurs nombres divergent, allant des quelques dizaines à des centaines, sans parler du personnel de la prison pris en otage par DAECH.
 
Les forces kurdes déclarent avoir capturé tous les fugitifs mais rien n’est sûr. En parallèle et sans surprise, profitant du chaos créé par les attaques des cellules dormantes de DAECH visant les Kurdes, la Turquie a intensifié ses attaques contre le nord du Rojava. Une situation désastreuse née de l’ « insouciance » des puissances internationales, dont les USA et la Russie qui ont laissé la Turquie attaquer les Kurdes et des États européens qui ont refusé de récupérer leurs ressortissants qui ont rejoint DAECH et qui sont détenus par les Kurdes… 
 
Depuis la chute de Baghouz, dernier fief de l’EI en Syrie, en mars 2019, les Kurdes qui ont capturé des dizaines de milliers de membres de DAECH n’ont cessé de demander à la communauté internationale de créer un tribunal de type Nuremberg pour les juger pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Ils ont également mis en garde l’Europe contre le danger que ces terroristes, dont plusieurs milliers sont des ressortissants européens, représentent pour le Moyen-Orient et l’Europe, s’ils restent dans les prisons de la région, sans jugement en vue. Ni l’Europe, ni les USA, « alliés » des Kurdes dans la lutte anti-EI n’ont pas agi. Ainsi, ils ont indirectement participé au retour de l’État Islamique dans la région et personne ne peut nous garantir que ces terroristes n’attaqueront pas l’Europe, comme ils l’ont fait entre 2014 et 2017…
 

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