Les autorités françaises doivent empêcher l’agression des Kurdes en France !

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PARIS – Dans la nuit de mardi à mercredi, le restaurant kurde « Mala Bavo », au 173 rue Saint Denis, à Paris, a été victime de tags racistes appelant à un « génocide kurde total en Turquie, en Iran, en Irak et en Syrie » de la part des fascistes turcs.
 
Nous n’avons pas encore eu de déclarations officielles des autorités françaises mais les Kurdes et leurs ami-e-s sont en émoi après la découverte de cette attaque ignoble. D’autant que, la semaine dernière, le 8 mars, une réunion sur le Rojava et la lutte des femmes kurdes en Syrie a été annulée suite à l’intervention des fascistes turcs à Châtillon-sur-Chalaronne, dans l’Ain (Voir l’article ici). Nous allons bien sûr rappeler l’assassinat non résolu de trois militantes kurdes à Paris le 9 janvier 2013. Six ans après les faits, la justice française refuse toujours de faire la lumière sur l’assassinat des femmes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez à Paris et dont tous les indices accusent la Turquie…
 
Dans le texte suivant, l’enseignant franco-kurde, Ibrahim Seydo Aydogan, fustige les autorités françaises pour qu’elles mettent fin au fascisme turc en France :
 
« Le fascisme turc en développement sur le sol français et sous la surveillance des autorités françaises.
 
Nous ne voulons la guerre avec personne et nous résistons et survivons, comme on peut, pour vivre en paix avec des gens qui nous entourent quelles que soient leurs origines ethniques et religieuses.
 
Nous avons déjà fait part de nos inquiétudes concernant la recrudescence du fascisme turc et des agissements des groupes d’individu d’origines turques en Europe, notamment en France. Nous n’allons certainement pas tomber dans le piège mais nous n’allons pas rester les bras croisés en attendant qu’ils nous descendent dans les rues de Paris comme cela a déjà été le cas pour des militantes pacifistes kurdes. Le ministre turc de l’intérieur, Suleyman Soylu, rappelait hier comment les massacres des années 1970 se sont produits, voulant sans doute mettre en garde les Kurdes opposants au projet nationaliste de son gouvernement; tout comme le numéro 1 des services secrets turcs Hakan Fidan qui rappelaient aux représentants kurdes qu’il pouvait faire ce qu’il voulait en Europe avec ses 5000 hommes, références sûrement à des associations turques dans les villes européennes.
 
Nous sommons les autorités françaises et européennes de prendre les dispositifs nécessaires et adéquats d’une manière sérieuse afin d’éviter tout conflit qui risque fortement de dégénérer.
 
La communauté kurde en France et en Europe est inquiète mais aussi très attentive à ce genre d’événement kurdicide. Aucun kurde ne se sentira pas seul et abandonné. La communauté kurde assume ses responsabilités et restera solidaire tout en étant bien consciente que la provocation est un des moyens auxquels le gouvernement turc a souvent recours pour déployer ses cellules dormantes dans le but de créer des événements qu’il cherchera à utiliser contre les Kurdes. Les Kurdes n’ont pas fuit leur terre natale pour être agressés en France. Ils prendront, si besoin est, des précautions nécessaires pour la défense de chaque Kurde où qu’il habite dans l’hexagone. »

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