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La situation des membres de l’opposition politique en Turquie s’aggrave, selon l’APCE

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« A l’issue d’un débat d’urgence qui s’est tenu en session plénière à Strasbourg, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) anoté « l’aggravation de la situation des membres de l’opposition politique en Turquie », et a appelé les autorités turques à respecter pleinement leurs droits et leurs libertés d’expression, d’association et de réunion.

Suivant les conclusions des corapporteurs sur la question, Marianne Mikko (Estonie, SOC) et Nigel Evans (Royaume-Uni, CE), l’Assemblée a recommandé notamment de garantir l’immunité parlementaire, et a demandé aux autorités turques de « libérer les députés et anciens députés dont l’immunité a été supprimée en 2016 en violation des normes du Conseil de l’Europe ».

Dans ce contexte, dans l’affaire Demirtas c. Turquie, l’Assemblée a appelé la Turquie à mettre pleinement en œuvre l’arrêt de Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme.

Dans la résolution adoptée aujourd’hui, l’Assemblée a par ailleurs rappelé les préoccupations exprimées dans ses résolutions précédentes quant aux restrictions en matière de liberté d’expression et des médias, du placement en détention et de l’incarcération de parlementaires, d’anciens parlementaires et d’élus locaux de l’opposition qui ont « gêné ou compromis l’exercice par les membres des partis d’opposition de leurs droits et de leurs missions démocratiques, tant au niveau parlementaire que sur le plan extraparlementaire. »

https://www.coe.int/fr/web/portal/-/the-situation-of-opposition-politicians-in-turkey-is-worsening-says-pace

La députée Leyla Güven (HDP) enfin libre ! (PCF)

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FRANCE – PARIS – Le parti communiste français (PCF) vient de publié un communiqué suite à la libération de la député kurde Leyla Guven :
« Leïla Güven vient d’être libérée après 79 jours de grève de la faim. Le mouvement d’ampleur dont elle a pris l’initiative, suivi par plus de 250 prisonniers politiques kurdes, visait à obtenir la fin de l’isolement du leader kurde A. Ocalan.
 
Injustement arrêtée pour son engagement démocratique, comme d’autres parlementaires, maires et militants du HDP, Leyla Güven reste durement meurtrie par cette épreuve, mais elle a fait la démonstration, dans son absolue dignité, qu’il était possible de faire plier la tyrannie de Recep Tayyip Erdogan.
 
Le combat se poursuit dans le sillage ouvert par Leyla Güven. Elle incarne cette admirable lutte émancipatrice du peuple kurde pour faire prévaloir la justice, la démocratie et la paix en Turquie mais aussi au Rojava, menacé par la barbarie du régime turc et ses supplétifs djihadistes.
 
La diversité des mobilisations, des grévistes de la faim de Strasbourg en passant par celle des communistes dans tout le pays doit nous conduire à amplifier la lutte. Lydia Samarbakhsh, responsable du secteur international du PCF, au côté de Sylvie Jan présidente de France-Kurdistan, est présente au tribunal de Diyarbakir ce jour de victoire pour exprimer le soutien inconditionnel du PCF au peuple kurde et à tous les démocrates de Turquie. »
 
Parti Communiste Français,
 
Paris, le 25 janvier 2019.

Députés suédois : Afrin doit être rendue à ses vrais propriétaires

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SUÈDE – STOCKHOLM – Kadir Kasirga, député du Parti ouvrier social-démocrate, et Amineh Kakabaveh, députée de gauche, ont déclaré que la Turquie doit se retirer d’Afrin occupée et que le canton doit être rendu à ses vrais propriétaires.
 
Le député du Parti social-ouvrier des travailleurs, Kadir Kasirga, a déclaré que les habitants d’Afrin avaient été forcés de fuir leurs terres et leurs maisons pour migrer dans des camps au cours de l’année suivant l’invasion d’Afrin par la Turquie et ses mercenaires alliés.
 
«L’État turque vise un nettoyage ethnique à Afrin»
 
Kasirga a déclaré que l’Etat turc avait pour objectif le nettoyage ethnique d’Afrin et a ajouté : « Les maisons et les terres des Kurdes ont été confisquées et des djihadistes ont été installés à leur place. Les oliveraies ont été pillées. Afrin doit être rendue à ses vrais propriétaires qui ont été forcés de migrer. Si la Turquie continue l’occupation d’Afrin trop longtemps, cela constituerait un crime en droit international. Selon les Nations Unies, Afrin est un territoire syrien. Si la Turquie a une présence militaire là-bas, construit des écoles et des institutions turques et installe des personnes venues d’autres régions [de la Syrie] dans le canton, cela constituerait un nettoyage ethnique et la dé-kurdification d’Afrin. »
 
« Il n’y a pas eu de menaces ni d’attaques contre la Turquie depuis d’Afrin »
 
Kasirga a déclaré que la Turquie avait envahi Afrin, qui était la province la plus pacifique de Syrie et où les Kurdes étaient organisés : «Ce n’est pas comme les autres zones habitées. L’égalité, les droits des enfants, les droits des minorités et d’autres concepts similaires que l’État n’avait pas mis en place depuis des années avaient été obtenus à Afrin. Il y avait un système de travail. Plus intéressant encore, il n’y a pas eu d’attaque ni de menace contre la Turquie depuis Afrin. Mais l’Etat turc a ciblé les institutions construites par les YPG / YPJ. Le silence du monde extérieur et l’approbation de la Russie ont conduit la Turquie à envahir le canton. »
 
Interrogé sur les mesures prises par le gouvernement suédois pour mettre fin à l’occupation d’Afrin, Kasirga a déclaré: « La Suède a appelé le Conseil de sécurité des Nations Unies à se réunir. Nous avons protesté contre l’invasion de la Turquie et nous avons publié une condamnation. La Suède est l’un des pays qui s’est opposé le plus fermement à l’invasion d’Afrin. Il n’y en avait pas d’autres aussi stricts. »
 
“La Turquie et ses gangs ont pillé Afrin”
 
La députée de gauche, Amineh Kakabaveh, a déclaré qu’un an après l’invasion d’Afrin, l’Etat turc et ses gangs alliés avaient pillé le canton, volé les olives qui constituaient le principal moyen de subsistance de la population et les avaient vendues.
 
Kakabaveh a déclaré que si le vol et la vente des olives par l’État turc étaient documentés, il faudrait boycotter la Turquie et indiquer les similitudes entre Afrin et le Sahara occidental.
 
“Ne pas laisser Afrin devenir le Sahara occidental”
 
Kakabaveh a déclaré : « Les produits du Sahara occidental sont boycottés car le Maroc a occupé et pillé la région. Afrin est sous la pression de l’Etat syrien et de l’Etat occupant de la Turquie. Il ne faut pas laisser Afrin se transformer en un autre Sahara. La Turquie doit savoir que nous ne resterons pas silencieux face à ce qu’ils ont fait à Afrin. »
 
Kakabaveh a souligné que la Turquie avait intensifié ses préparatifs en vue d’une invasion totale après l’annonce du retrait des États-Unis du nord de la Syrie et a ajouté : « Cette décision de retrait a suscité une opposition même au sein du gouvernement Trump. La France a annoncé qu’elle enverrait des troupes dans la région, mais rien de tout cela ne dit quoi que ce soit quant au statut des Kurdes dans la région. »
 
“La seule solution pour la stabilité est l’autonomie pour les Kurdes »
 
Kakabaveh a protesté contre le fait que, malgré les YPG / YPJ et le peuple kurde neutralisant les gangs de l’Etat islamique par de grands sacrifices, la coalition contre l’Etat islamique ne parle pas d’autonomie ni d’un statut pour les Kurdes : « Je pense que la seule solution pour la stabilité dans la région la reconnaissance de l’autonomie des Kurdes. »
 
Kakabaveh a déclaré que si un statut était déterminé pour les Kurdes, la Turquie n’oserait pas attaquer le Rojava.
 
Kakabaveh a déclaré que les Kurdes devaient exiger que les Etats-Unis et les autres pays de la coalition contre l’Etat islamique garantissent l’autonomie du Rojava. Elle a poursuivi : « Avant que des élections démocratiques puissent avoir lieu en Syrie, il est nécessaire de déterminer le statut des Kurdes et de définir leurs terres, les protéger contre les attaques extérieures. »
 
Kakabaveh a déclaré que la zone de sécurité proposée par la Turquie visait à empêcher les gains kurdes et a ajouté : « Les Kurdes se gouvernant eux-mêmes avec d’autres peuples de la région constituent la solution la plus appropriée. »
 
“La Suède devrait reconnaître le Rojava »
 
Kakabaveh a soumis une proposition écrite au Parlement suédois et a déclaré que le système démocratique du Rojava constituait un modèle pour l’avenir de la Syrie, exigeant que le Parlement rende une décision reconnaissant l’administration du Rojava.
 

Les Kurdes restent mobilisés après la libération de Leyla Guven

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Suite à la mobilisation massive soulevée par la grève de la faim illimitée de la députée incarcérée Leyla Guven et des centaines d’autres prisonniers politiques en Turquie, les autorités turques ont remis en liberté Leyla Guven, tout en maintenant les charges qui pèsent contre elle.
 
La libération de Guven ne résout pas la question qui est à l’origine des ces grèves de la faim. En effet, les grévistes de la faim exigent :
– la fin de l’isolement carcéral imposé au dirigeant kurde Abdullah Ocalan,
– la libération de tous les prisonniers politiques en Turquie et
– le retour aux pourparlers de paix entre les autorités turques et le PKK.
C’est pourquoi, les Kurdes restent mobilisés pour soutenir les grévistes de la faim et leurs demandes légitimes.
 
De ce fait , de nombreuses manifestations de soutien aux grévistes de la faim auront lieu en Europe les 25, 26 et 27 janvier.
 
Voici quelques uns des manifestations prévues aujourd’hui, demain et dimanche :
 
25 JANVIER 2019
 
Belgique / Bruxelles
 
Lieu: La Commission Européenne
Place Schuman / Heure: 14:00
 
Grèce / Athène
 
Lieu: Place de l’Académie / Heure: 18:00
 
Allemagne / Munich
 
Lieu: devant le bâtiment Arnulfstrasse Mercedes / Heure: 18h30
 
France / Paris
 
Lieu: Place de Châtelet (sortie Châtelet les Halles place de Lescot) / Heure: 14:00
 
26 JANVIER 2019
 
Allemagne / Mannheim
 
Lieu: Paradeplatz Mannheim / Heure: 14:00
 
Allemagne / Francfort
 
Lieu: Gare centrale de Francfort / Heure: 14:00
 
Allemagne / Hanovre
 
Emplacement: en face de la gare centrale / Heure 14:00
 
Allemagne / Kiel
 
Lieu: devant la gare de Kiel / Heure: 16:00
 
Allemagne / Fribourg
 
Lieu: Alte Synagogen Square / Heure: 16:00
 
Allemagne / Stuttgart
 
Lieu: Rue Lautenschlager / Heure: 14:00
 
Allemagne / Nuremberg
 
Lieu: Eglise de Lorenz / Heure: 16:00
 
Allemagne / Düsseldorf
 
Lieu: En face de la gare centrale / DGB Haus / Heure: 13h30
 
Allemagne / Berlin
 
Lieu: rue Bernauer / Heure: 15:00
 
Allemagne / Karlsruhe
 
Lieu: Stephans Square / Heure: 15:00
 
Allemagne / Brême
 
Emplacement: devant la gare centrale de Brême / Heure: 13:00
 
Allemagne / Darmstadt
 
Lieu: Luizenplatz / Heure: 14:00
 
Allemagne / Oldenburg, Aurich
 
(Rassemblement d’enfants)
 
Lieu: Marktplatz Centre / Heure: 14:30
 
Autriche / Vienne
 
Lieu: Museumsqaurter Vienne / Heure: 16:30
 
Autriche / Graz
 
Lieu: Griesplatz / Heure: 15:00
 
Autriche / Bregenz
 
Lieu: Au bord du lac / Heure: 15:00
 
Danemark / Copenhague
 
Lieu: Vesterbros Torv – DR Emil Holms Kanal 20, Copenhague C / Heure: 13:00
 
Pays-Bas / Amsterdam
 
Lieu: Waterlooplein 1011 PG Amsterdam / Heure: 13:00
 
Suisse / Bâle
 
Lieu: Claramarkt / Heure: 16:00
 
Suisse / Berne
 
Lieu: devant le Parlement / Heure: 14:00
 
Suisse / St. Gallen
 
Lieu: En face de la gare / Heure: 16:00
 
Suisse / Lucerne / Lugano
 
Lieu: En face de la gare / Heure: 16:00
 
Suisse / Aarau
 
Lieu: En face de la gare / Heure: 17:00
 
Suède / Stockholm
 
Lieu: Norabantoget / Heure: 13:30
 
Suède / Göteborg
 
Lieu: Götapatsen / Heure: 13h30
Les dates et les lieux ont été publiés par ANF

Rojava : Les élus France insoumise apportent leur soutien au peuple kurde

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FRANCE – PARIS – Le communiqué de presse du groupe parlementaire La France insoumise concernant la visite d’une délégation France insoumise au Rojava alors que la Turquie menace d’envahir la région pour en finir avec l’autonomie kurde et la révolution du Rojava : 
 
« Daniele Obono et Mathilde Panot, députées de la France insoumise, se sont rendues au Rojava, accompagnées de Pascal Troadec (Élu LFI de Grigny).
 
Un an après le massacre d’Afrin, alors que les pressions internationales s’accroissent sur la région, les élus de La France insoumise ont souhaité apporter leur soutien au peuple kurde et à tous les peuples du Kurdistan syrien, où de nombreux réfugiés sont présents
 
Le peuple kurde a été en première ligne dans la guerre contre l’état islamique, la France doit continuer à les soutenir activement et les autres pays européens doivent s’y associer.
 
Cette délégation a aussi permis d’observer l’expérimentation politique inédite du Rojava qui porte un projet démocratique, inclusif de toutes les minorités, écologique, social et féministe. »
 
Vidéo à visionner ici
 

La députée kurde Leyla Guven remise en liberté

TURQUIE – DIYARBAKIR – Les autorités turques ont libéré aujourd’hui Leyla Guven, qui a entamé sa 79e journée de grève de la faim dans la prison d’Amed, exigeant la levée de l’isolement du dirigeant kurde Abdullah Ocalan.

La coprésidente de DTK et députée du HDP de Hakkari, Leyla Guven, qui est au 79e jour d’une grève de la faim illimitée pour protester contre l’isolement aggravé du leader kurde, Abdullah Ocalan, a été libérée de prison.

La cinquième audience dans l’affaire contre Güven, accusée de « fondation et de commandement d’une organisation armée », de « propagande pour une organisation illégale [kurde] » et « d’opposition à la loi no 2911 », s’est tenue à la 9e cour pénale de Diyarbakır.

Ni Güven elle-même, ni ses avocats, ni l’auditoire n’ont assisté à l’audience.

Alors que le tribunal proposait la prolongation de la détention de Güven, le conseil d’administration du tribunal ordonna sa libération en lui interdisant de quitter le pays et en maintenant toutes les accusations portées à l’encontre de Guven.

ANF

Les Kurdes demandent au Parlement européen d’agir pour Leyla Guven

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BRUXELLES – Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées devant le parlement européen exhortant l’Union européenne à réagir pour Leyla Guven et tous les autres prisonniers politiques kurdes en Turquie.
 
Lors du rassemblement, des parlementaires de gauche ainsi que le Secours rouge on prononcé des discours attirant l’attention sur l’état de santé de la députée kurde d’HDP, Leyla Guven, qui est en grève de la faim depuis 78 jours.
 
Des manifestants des Pays-Bas et de Belgique se sont également rassemblés pour dénoncer les conditions de détention carcérale d’Abdullah Öcalan, le chef historique du PKK.
 

Leyla Guven exige la fin de l’isolement carcéral imposé au dirigeant kurde et le retour aux pourparlers de paix entre la Turquie et le PKK.

Photo Asghar Mousazadeh

Record mondial : La Turquie condamnée 140 fois par la CEDH en 2018

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La Turquie a été condamnée dans 140 affaires distinctes par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) en l’espace d’un an.

Le président de la CEDH, Guido Raimondi, a tenu une conférence de presse aujourd’hui concernant les verdicts annoncés en 2018.

Raimondi a déclaré que la Turquie avait été condamnée dans 140 affaires distinctes en un an et dans 3.128 affaires depuis que le pays avait ratifié la convention européenne des droits de l’Homme.

 
La Turquie est suivie de la Russie avec 2.365 condamnations, de l’Italie avec 1.830 condamnations, de la Roumanie avec 1.273 condamnations, de la France avec 736 condamnations et de l’Allemagne avec 195 condamnations.
 
7.100 nouvelles affaires concernant la Turquie
 
Raimondi a déclaré qu’il y avait 7.100 nouvelles affaires en attente d’un procès en provenance de Turquie à la CEDH et a ajouté que la Russie comptait 11.750 nouvelles affaires, l’Italie 4.050, l’Ukraine 7.250 et la Roumanie 8.500.
 

50 lauréats du prix Nobel de la paix appellent à la fin de l’isolement du leader kurde

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Alors que la députée kurde Leyla Güven entame sa 78e journée de grève de la faim, 50 lauréats du prix Nobel de la paix se joignent à son appel lancé au gouvernement turc pour mettre fin à l’isolement du leader kurde Abdullah Öcalan et de tous les autres prisonniers politiques.

« Le gouvernement turc viole gravement ses obligations internationales et européennes en matière de droits de l’homme; Il doit maintenant mettre fin à la pratique de l’isolement cellulaire, permettant également aux grévistes de la faim de mettre fin à leurs actions de solidarité, » a déclaré Adolfo Pérez Esquivel, prix Nobel de la paix argentin et ancien prisonnier politique.

Adolfo Pérez Esquivel est accompagné de 49 autres lauréats du prix Nobel de chimie, d’économie, de littérature, de médecine et de physique, ainsi que de neuf de ses collègues lauréats du prix Nobel de la paix : Betty Williams, Desmond Tutu, F. W. De Klerk, Jody Williams, José Ramos-Horta, Leymah Gbowee, Mairead Corrigan Maguire, Oscar Arias et Shirin Ebadi.

« En tant que lauréats du prix Nobel, nous nous joignons à d’innombrables autres dans le monde pour exhorter le gouvernement turc à assumer ses responsabilités humanitaires.Nous appelons également les institutions internationales et européennes compétentes, y compris le Conseil de l’Europe, l’OSCE, l’Union européenne et le Comité pour la prévention de la torture, à s’acquitter de leur devoir de faire pression pour que la Turquie respecte ses obligations, » a poursuivi Pérez Esquivel.

Des centaines de prisonniers, politiciens et sympathisants kurdes font la grève de la faim depuis des semaines, en Turquie et ailleurs, à l’approche du 20e anniversaire de l’enlèvement et de la détention de Öcalan et le gouvernement turc refuse de respecter les normes fondamentales des droits humains qui empêchent de longues périodes d’isolement. La vie de Leyla Güven, également emprisonnée à Diyarbakir, est en danger imminent.

Une délégation internationale se rendra en Turquie à la mi-février pour essayer de rencontrer Öcalan et Güven et faire pression pour ces mêmes revendications. En lançant cet appel, les 50 lauréats du prix Nobel ont joint leur soutien à l’Appel international pour mettre fin à l’isolement d’Abdullah Öcalan et de tous les prisonniers politiques en Turquie, publié le 12 janvier 2019 :

« Nous, soussignés, lauréats du prix Nobel, issus de diverses disciplines du monde entier, appelons le gouvernement turc et la communauté internationale dans son ensemble à prendre des mesures immédiates en ce moment critique pour mettre fin à l’isolement d’Abdullah Öcalan et de tous les prisonniers politiques en Turquie. 

Ce faisant, nous sommes solidaires des centaines de grévistes de la faim qui réclament maintenant cette même revendication, y compris la parlementaire kurde Leyla Güven, emprisonnée à Diyarbakir, dont la vie est en danger imminent. Nous nous joignons également à notre soutien à l’Appel international pour mettre fin à l’isolement d’Abdullah Öcalan et de tous les prisonniers politiques en Turquie, libérés pour la première fois le 12 janvier 2019″.

Signataires de l’appel  – Prix Nobel de la Paix

Betty Williams, Irlande du Nord. Prix Nobel de la paix 1976 – Desmond Tutu, Afrique du Sud. Prix Nobel de la paix 1984 – Adolfo Pérez Esquivel, Argentine. Lauréate du prix Nobel de la paix 1980 – F. W. De Klerk, Afrique du Sud. Lauréat du prix Nobel de la paix 1993 – Jody Williams, États-Unis. Lauréat du prix Nobel de la paix 1997 – José Ramos-Horta, Timor oriental. Lauréate du prix Nobel de la paix 1996 – Leymah Roberta Gbowee, Libéria. Lauréate du prix Nobel de la paix 2011 – Mairead Corrigan Maguire, Irlande du Nord. Prix Nobel de la paix 1976 – Oscar Arias, Costa Rica. Lauréate du prix Nobel de la paix 1987 – Shirin Ebadi, Iran. Prix Nobel de la paix 2003.

Prix Nobel de Chimie 

Dudley R. Herschbach, États-Unis.  Prix Nobel de chimie 1986 – Elias James Corey, États-Unis, Prix Nobel de chimie 1990 – Gerhard Ertl, Allemagne.  Prix Nobel de chimie 2007 – Joachim Frank, Allemagne / Prix Nobel américain de chimie 2017 – John C. Polanyi, Canada.  Prix Nobel de chimie 1986 – Kary B. Mullis, États-Unis.  Prix Nobel de chimie 1993 – Richard Henderson, Grande-Bretagne.  Prix Nobel de chimie 2017 – Robert H. Grubbs, États-Unis.  Prix Nobel de chimie 2005 – Roger D. Kornberg, États-Unis.  Lauréat du prix Nobel de chimie 2006 – Thomas R. Cech, États-Unis.  Prix Nobel de chimie 1989 – Walter Gilbert, États-Unis.  Prix Nobel de chimie 1980 – Yuan T. Lee, Taiwan.  Prix Nobel de chimie 1986. 

Prix Nobel d’Economie

Edward C. Prescott, États-Unis.  Prix Nobel d’économie 2004 – Eric S. Maskin, États-Unis.  Prix Nobel d’économie 2007 – Finn E. Kydland, Norvège. Prix Nobel d’économie 2004 – Oliver Hart, Grande-Bretagne.  Prix Nobel d’économie 2016. 

Prix Nobel de Littérature

Alice Munro, Canada.  Prix Nobel de littérature 2013 – Elfriede Jelinek, Autriche. Lauréat du prix Nobel de littérature 2004 – J. M. Coetzee, Afrique du Sud.  Prix Nobel de littérature 2003 – Mario Vargas Llosa, Pérou. Lauréat du prix Nobel de littérature 2010 – Wole Soyinka, Nigeria. Prix Nobel de littérature 1986

Prix Nobel de Médecine

Carol W. Greider, États-Unis.  Lauréat du prix Nobel de médecine 2009 – Edmond H. Fischer, Suisse / Lauréat américain du prix Nobel de médecine 1992 – Eric R. Kandel, Autriche.  Prix Nobel de médecine 2000 – Erwin Neher, Allemagne.  Prix Nobel de médecine 1991 – J. Robin Warren, Australie.  Prix Nobel de médecine 2005 – Jack W. Szostak, Grande-Bretagne.  Lauréat du prix Nobel de médecine 2009 – Leland H. Hartwell, États-Unis.  Prix Nobel de médecine 2001 – Louis J. Ignarro, États-Unis.  Prix Nobel de médecine 1998 – Sir Richard J. Roberts, Grande-Bretagne.  Prix Nobel de médecine 1993 – Sydney Brenner, Afrique du Sud.  Prix Nobel de médecine 2002 – Thomas C. Sudhof, Allemagne / Prix Nobel de médecine des États-Unis 2013 – Tim Hunt, Grande-Bretagne.  Prix Nobel de médecine 2001 – Torsten N. Wiesel, Suède.  Lauréat du prix Nobel de médecine en 1981. 

Prix Nobel de Physique

Anthony J. Leggett, Grande-Bretagne.  Prix Nobel de physique 2003 – Gérard Morou, France. Prix Nobel de physique en 2018 – Kip Stephen Thorne, États-Unis.  Prix Nobel de physique 2017 – Sheldon Glashow, États-Unis.  Prix Nobel de physique 1979 – Steven Weinberg, États-Unis.  Prix Nobel de physique 1979 – William D. Phillips, États-Unis.  Prix Nobel de physique 1997. 

Le texte intégral de l’appel international pour mettre fin à l’isolement d’Abdullah Öcalan et de tous les prisonniers politiques en Turquie peut être lu ici :

https://anfenglishmobile.com/news/nobel-prize-laureates-urge-turkey-to-end-the-isolation-32385

 

La zone de sécurité dont la Syrie du Nord a besoin

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SYRIE – MANBIJ – Le porte-parole du Conseil militaire de Manbij, Shervan Derwish demande à la communauté internationale de veiller à ce qu’une zone de sécurité dans le nord de la Syrie soit garantie par les forces internationales et non par la Turquie dont le but ultime est l’extermination des Kurdes syriens.
 
Par Shervan Derwish, porte-parole du Conseil militaire de Manbij :
 
« Les États-Unis doivent veiller à ce qu’une zone de sécurité soit garantie par les forces internationales et non par la Turquie.
 
La question de savoir si les États-Unis et la coalition internationale contre l’État islamique protégeront Manbij et les zones contrôlées par les Forces démocratiques syriennes (FDS) dans le nord de la Syrie d’un avenir incertain est un test significatif pour leur crédibilité.
 
Je vous écris de Manbij, une ville de 700 000 habitants située dans le nord de la Syrie et régie par une administration civile composée d’Arabes, de Kurdes, de Turkmènes et de Circassiens. Grâce aux combattants kurdes qui ont libéré Manbij en 2016, nous avons pu bénéficier de libertés inimaginables sous le régime de l’État islamique ou du gouvernement syrien.
 
À Manbij, où autrefois les femmes qui étaient achetées et vendues comme esclaves, elles dirigent maintenant des coopératives économiques, siègent au conseil militaire de Manbij et sont représentées à parts égales dans les conseils élus.
 
Pour la première fois dans l’histoire syrienne, nous avons organisé des élections locales libres. Nous avons rouvert ou construit plusieurs hôpitaux et 350 écoles fréquentées par 120 000 élèves. Nous avons donné 2 000 licences à des usines etc. La reconstruction physique de notre ville a été lente mais régulière. Le plus important est que les gens vivent sans peur.
 
Notre administration civile a donné au peuple le courage de reconstruire sa vie et, pour la première fois, de participer à la construction de la démocratie. Nous avons formé le Conseil militaire de Manbij, une force de sécurité composée principalement d’Arabes locaux, pour traquer les terroristes et les cellules dormantes, luttant pour que les groupes terroristes ne puissent plus jamais menacer le peuple syrien.
 
Sans l’appui international, rien de tout cela n’aurait été possible. Les forces de la coalition ont combattu aux côtés des femmes et des hommes des Forces démocratiques syriennes et des avions de la coalition ont frappé l’État islamique alors que nous combattions le groupe sur le terrain. Ensemble, nous avons libéré plus de territoire syrien du groupe terroriste que toute autre force. Les statistiques montrent que de moins en moins de personnes dans le monde meurent chaque année des attaques terroristes depuis 2015 , ce qui est en partie attribuable aux sacrifices consentis par nos forces pour éliminer l’État islamique.
 
Le système politique inclusif et démocratique établi dans le nord-est de la Syrie a sans aucun doute réussi à Manbij et menace les dictateurs et les terroristes qui souhaitent voir notre pays divisé sur des bases religieuses et ethniques.
 
Mais nous nous débattons avec un avenir précaire depuis que le président Trump a annoncé sa décision de retirer les forces américaines de la Syrie. La classe politique américaine ne comprend peut-être pas tout à fait cela, mais ces soldats qui ont servi avec nous le comprennent. Après l’annonce de M. Trump, un officier américain nous a dit : « Je suis à court de mots. Je ne peux pas vous dire pourquoi. (…) Ce sont des ordres ! » Des larmes coulèrent sur son visage.
 
Bien que l’État islamique soit presque vaincu, un nouvel ennemi nous menace tous les jours : le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan. Erdogan a annoncé à plusieurs reprises son intention d’envahir notre région, affirmant que les unités de protection du peuple (YPG) étaient présentes ici.
 
Nous avons insisté à plusieurs reprises sur le fait que les YPG ont quitté Manbij et que nos forces ne représentent aucune menace pour la sécurité nationale de la Turquie. Nous pensons que Erdogan ne craint ni la présence ni l’absence de toute force militaire, mais la coexistence pacifique et démocratique des Arabes, des Kurdes, des chrétiens et d’autres personnes dans le nord-est de la Syrie.
 
Erdogan ne peut pas exploiter une telle coexistence. Il compte utiliser l’opposition islamiste syrienne soutenue par la Turquie pour envahir Manbij, tout comme il l’a utilisé dans les régions voisines d’Azaz, de Jarabulus et d’Afrin.
 
Alors que la Turquie prétend rendre ces territoires à ses «vrais propriétaires», Erdogan abandonne les Syriens à l’occupation étrangère et au pouvoir de la milice et rend encore plus fictive la perspective de la paix après huit années de guerre brutale.
 
Cela ne peut être plus évident nulle part ailleurs qu’à Afrin, où la Turquie est accusée d’avoir enrôlé d’anciens membres de l’État islamique et des milices liées à Al-Qaïda pour décimer la région pacifique et son administration autonome. L’incursion de la Turquie à Afrin dans le nord de la Syrie a déplacé environ 300 000 personnes et les milices soutenues par la Turquie ont saisi, pillé et détruit les biens de civils kurdes.
 
Si les États-Unis autorisent la Turquie à attaquer Manbij, ce sera également notre destin.
 
Malheureusement, il semble que les puissances mondiales soient toujours disposées à jouer aux jeux de la Turquie. La «feuille de route» d’Erdogan pour Manbij ne sert pas et ne reflète pas les intérêts de sa population. Il propose également la création d’une «zone de sécurité» à la suite du retrait américain, plan que Trump semble avoir accepté sous une forme ou une autre.
 
Nous ne sommes pas opposés au concept de zone de sécurité. Nous pensons qu’il est possible pour les États-Unis de retirer leurs forces de notre région sans abandonner notre peuple. Cependant, nous n’accepterons aucune incursion turque dans les zones que nous avons libérées, quels que soient les mots utilisés pour la décrire.
 
Toute «zone de sécurité» dans le nord-est de la Syrie doit être garantie par les forces internationales et non par les troupes turques et les milices djihadistes se massant à nos frontières. Une zone de sécurité internationale garantirait la protection des frontières de la Turquie sans soumettre les habitants du nord-est de la Syrie à la miséricorde d’Erdogan. Cela faciliterait également les efforts de reconstruction en cours dans notre région, qui sont essentiels à la paix et à la stabilité.
 
Les États-Unis et les autres membres de la coalition doivent soutenir les efforts en vue d’un règlement négocié du conflit syrien et veiller à ce que notre administration soit représentée dans ces discussions. Depuis le début de la guerre, nous nous sommes battus pour construire un avenir stable et équitable pour tous les Syriens.
 
Avec la coalition, nous avons remporté des batailles historiques à Kobanê et à Raqqa. Maintenant que la guerre touche à sa fin, nous pensons que les forces internationales qui ont combattu aux côtés de notre peuple doivent jouer leur rôle moral pour assurer notre dignité, notre sécurité et notre vision de l’avenir de la Syrie.
 
À Manbij, où l’État islamique avait planifié des attaques contre l’Occident, les enfants grandissent maintenant dans un monde sans peur. Le monde a la responsabilité de veiller à ce que leur avenir reste sûr, sécurisé et pacifique. Nous demandons à nos partenaires de se montrer à la hauteur de cette dernière tâche morale. »
 
Shervan Derwish est porte-parole du Conseil militaire de Manbij.
Publié également par New York Times

Sauvons Leyla Guven et tous ceux qui résistent dans les prisons de la Turquie !

Le mouvement des femmes kurdes en Europe (TJA-E) a publié un communiqué pour attirer l’attention sur la grève de la faim illimitée menée par la députée kurde Leyla Guven, depuis 78 jours, ainsi que celle des centaines d’autres prisonniers politiques en Turquie.
 
Voici le communiqué de TJA-E :
 
BRISONS LES MURS ! SOYONS LA VOIX DE CELLES ET CEUX QUI RÉSISTENT DEPUIS LES PRISONS !
 
Leyla Güven, députée du Parti démocratique des Peuples (HDP) pour la province de Hakkari, Coprésidente du Congrès des Sociétés démocratiques DTK et membre du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe (CPLRE) est en grève de la faim depuis le 8 novembre, dans la prison de Diyarbakir en Turquie pour attirer l’attention de l’opinion publique internationale sur le régime d’isolement imposé au Leader kurde Abdullah Öcalan, régime qui s’étend à tous les prisonniers politiques en Turquie. Les motifs de la grève de la faim de Leyla Guven sont clairs : l’isolement carcéral est inacceptable au niveau étique, humain et politique.
 
Cette situation d’isolement total constitue une violation de la Convention des Nations Unies contre la torture que la Turquie à ratifiée en 1988. Elle est par ailleurs contraire à la Convention européenne des Droits de l’Homme (CEDH) ratifiée par la Turquie en 1954.
 
Sous l’ombre de l’Etat d’urgence, plus de 20 000 prisonniers politiques, dont des co-présidents du HDP, des élues, 16 députés, 93 maires, représentant.e.s de mouvements associatifs, journalistes exilé.e.s, féministes et activistes et environ 2800 enfants (entre 0 à 6 et 12 à 17 ans) sont incarcérés, souvent sans procès ou avec des parodies de « procès ». Le HDP a annoncé que 226 prisonniers politiques se trouvaient actuellement en grève de la faim dans les prisons turques. Ce système dictatorial s’est imposé à l’ensemble des prisonniers politiques détenus en Turquie ainsi qu’à toute la société civile et les violences de l’Etat Turc s’aggravent chaque jour.
 
Toutes les associations de femmes, maisons des femmes, agences de presse des femmes « JINHA » et les coopératives des femmes ont été fermées. Actuellement, plus de 9000 femmes sont en prison, dont 3502 détenues dans un état de santé grave. 57 détenues ont été assassinées dans des crimes classés comme des suicides.
 
Selon le rapport du 20 mars 2018 du HCDH, les conditions de détention dans les prisons turques comprennent des « privations et tortures ».
 
Le rapport de l’ONG Human Right Watch fait état de nombreux actes de tortures et de mauvais traitements infligés aux prisonniers politiques.
 
Cette violation internationale des droits humains n’épargne pas le sort des enfants mineurs qui subissent le même système de détention arbitraire et de torture. Le taux de décès d’enfants imputable aux forces de l’Etat a considérablement augmenté : les récits de vie d’enfants assassinés dans les prisons ont été recueillis par le biais d’entretien avec leurs familles.
 
Le système judiciaire tente de légitimer tous les incidents relatifs à la violence et au harcèlement sexuel sur les enfants au-delà de 12 ans. Les crimes sont déqualifiés, les violences déconsidérées sous prétexte d’un prétendu consentement des victimes.
 
Leyla Güven représente la voix de la résistance et, par sa détermination, brise les murs des prisons et devient une figure importante de la lutte contre la répression et l’isolement arbitraire de tous les prisonniers politiques.
 
Nous devons briser l’isolement d’Imrali et dénoncer le système fasciste envers les détenu.e.s politiques. Briser ce système est indispensable pour assurer le développement de la liberté et de la démocratie en Turquie, mettre fin aux massacres du régime d’Erdoğan au Kurdistan, promouvoir la liberté et l’égalité entre les peuples.
 
Nous exigeons des Nations Unis, des institutions Européennes, la Cour Européenne des droits de l’homme, Comité pour la Prévention de la torture (CPT) qu’ils :
 
– exigent de la Turquie d’appliquer la convention européenne des droits de l’homme
 
– garantissent et évaluent le respect des droits fondamentaux des prisonniers politiques notamment dans la prison d’Imrali
 
– mettent en place une délégation internationale indépendante pour une mission d’observation afin de rendre visite aux prisonniers politiques.
 
Nous appelons toutes les organisations, personnalités civiles et politiques, en particuliers les femmes, à apporter leur soutien dans cette lutte pour la liberté, l’égalité et la démocratie.
 
Les premiers signataires :
 
Femmes Solidaires
Marche Mondiale des Femmes
Coordination pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF)
Réseau Féministe « Ruptures »
Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie-LFID
Annie SUGIER- Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes (LDIF)
Anne ZELENSKY- Présidente de la Ligue du Droit des Femmes
Le Collectif National pour les Droits des Femmes (CNDF)
Union des Femmes Socialistes (SKB)
Inclusief en Democratisch Comité-Gent / Belgique
Féministes pour une Autre Europe (FAE/Italie)
Femme en Noir, Genève
 
Laurence Cohen- Sénatrice du Val de Marne et vice présidente de la délégation aux droits des femmes
Danielle Simonnet -Coordinatrice du Parti de Gauche
Hélène BIDARD-Adjointe à la Maire de Paris en charge de l’Egalité Femmes-Hommes
Christine POUPIN et Olivier BESANCENOT-porte parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
Jean François PELLISSIER co-porte parole nationale « ENSEMBLE »
Jean-Marc TAGLIAFERRI-Membre du conseil staturaire d’EELV
Marie Noel LIENEMANN-sénatrice de Paris
Marie Pierre Vieu députée européenne PCF/GUE
Caroline FIAT-députée nationale de la France Insoumise
Laurence LYONNAIS, Ensemble Insoumis, candidate aux élections européennes
Clémentine AUTAIN-Députée de la France Insoumise
Manon Mathilde PANOT députée nationale France Insoumise
Corinne Morel Darleux, Conseillère régionale Auvergne Rhône Alpes
Nathalie Dinner- Vice-présidente du Conseil départemental du Val-de-Marne, Maire adjointe et Présidente de l’OPH de Villeneuve Saint-Georges
Halima MENHOUDJI- Adjointe au Maire en charge de la Coopération décentralisée, de la solidarité internationale de l’Europe et des populations migrantes
Fabienne LEFEBVRE- Membre du Comité exécutif du PCF, Conseillère municipale et territoriale de Vitry-sur-Seine
Le Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF)
L’Association initiatives DIonysiennes
Gilles HOUDOIN-Conseiller régional de Normandie
Rose-Marie Lagrave, sociologue, directrice d’études à l’EHESS
Florence Cerbaï, conseillère régionale Auvergne Rhône Alpes, EELV/rassemblement citoyen écologiste et solidaire (RCES)
Raphaëlle Primet Conseillère de Paris , Parti communiste français
Catherine PIAT- La présidente de l’association Résister Aujourd’hui
Laurence Pache ex conseillère régionale du Limousin
Janie Arnéguy Conseillère Municipale Nîmes
Laura Greaume militante de l’association de solidarité France-Kurdistan
Emmanuelle ESCAL- auteure-compositrice-Interprète
Jaet BIEHL écrivaine
Johanna Bouchardeau- féministe
Rudy Chaulet-écrivain (Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité)
Pierre Lieutaghi écrivain
Marie Ducaté Artiste
Isabelle ATTARD-ex députée écologiste
Caroline Sakine Brac de la Perrière- historienne et psychologue de formation
Marguerite ROLLINDE-militante des droits humains

La situation des médias en Turquie examinée par l’APCE

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STRASBOURG – La situation [dramatique] des médias en Turquie a été examinée par l’Assemblée générale de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

Les membres de l’AKP au sein de l’APCE ont fait valoir, comme toujours, que la Turquie n’a pas de tels problèmes. Mais plusieurs députés ont souligné la pression que subissent les médias dans 47 pays, à commencer par la Turquie, la Russie, l’Azerbaïdjan et l’Ukraine. Le député HDP, Hisyar Ozsoy, a parlé à l’Assemblée générale de l’APCE des journalistes arrêtés, poursuivis, licenciés et exilés.

Les médias sont prêts faire de la propagande gouvernementale

M. Ozsoy a déclaré que 95 % des médias étaient sous l’influence du gouvernement et a ajouté que les médias étaient fermés à l’opposition et à diverses opinions. Il a souligné qu’à l’approche des élections locales de fin mars, les médias contrôlés par le gouvernement accordaient peu ou pas de couverture à l’opposition et consacraient tout leur temps d’antenne à la propagande gouvernementale. Il a demandé au Conseil de l’Europe de prendre les précautions nécessaires en la matière.

Stefan Schennach :  » je ne pouvais croire mes yeux »

Stefan Schennach, Président de la Commission du travail social et de la santé de l’APCE, a déclaré qu’il avait vu in situ l’état des médias en Turquie de ses propres yeux. Il a donné l’exemple d’un match de football à la télévision où de courts documentaires montrant à quel point le président turc Recep Tayyip Erdogan était « victorieux » étaient projetés au début et à la fin du match, et même à la mi-temps. Incrédule, il « ne pouvait croire (ses) yeux ».

https://anfenglishmobile.com/news/state-of-the-media-in-turkey-discussed-in-pace-32362