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Avis de recherche pour deux migrants kurdes disparus dans la Manche

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PARIS – Depuis le naufrage d’un canot pneumatique transportant des réfugiés aux larges de Dunkerque, dans la Manche, le 15 décembre 2023, deux Kurdes du Rojhilat (Kurdistan d’Iran) sont porté disparus. Pour le moment, les corps sans vie d’un autre réfugié kurde et d’un soudanais ont été repéchés de la mer, ainsi que d’autres survivants secourus par les garde-côtes français, mais ces deux hommes (Hiva et Nima) sont introuvables.

Les familles des deux hommes sont désespérées et demandent de l’aide mais jusqu’à présent, les recherches auprès des commissariats et camps de migrants dans le Pas de Calais n’ont rien donné.

Le site Infomigrants Net a donné la parole aux deux amis de Nima et Hiwa qui se trouvaient dans la même embarcation. Ils ont été secourus mais n’ont plus eu de nouvelles de leurs deux ami.

Article à lire ici Loon-Plage : deux amis à la recherche de Nima et Hiva, disparus lors du naufrage du 15 décembre dans la Manche

 

 

ROJAVA. Ouverture de l’hôpital de Qamishlo pour les urgences en maladies rénales

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SYRIE / ROJAVA – Le centre de dialyse de Qamishlo a temporairement aménagé une salle d’urgence pour les patients atteints de maladies rénales après le bombardement du centre par la Turquie.

 

À la suite des attaques de l’État turc, les centres de dialyse et d’oxygène de Qamishlo ont été entièrement détruits. Outre 70 patients hospitalisés, de nombreuses personnes étaient soignées au centre de dialyse.

Ehmed Ebdurehman Xidir (65 ans), un Kurde dialysé dont l’état de santé s’est aggravé après la destruction du centre de dialyse, est décédé jeudi. Ehmed Ebdurehman Xidir, qui souffrait de problèmes rénaux depuis deux ans, était soigné au centre.

Pour faire face aux urgences, le centre de dialyse de Qamishlo a aménagé une salle où les patients peuvent subir temporairement une dialyse et la met au service des citoyens.

Le Monde met en lumière le « double visage d’Erdoğan face à Israël »

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Le rapport du Monde, « Face à Israël, le double visage de la Turquie », met en lumière la position contradictoire du président turc Erdoğan à l’égard d’Israël, révélant un commerce turco-israélien substantiel malgré les condamnations publiques d’Erdoğan . Le Premier ministre israélien Netanyahu a fait remarquer qu’Erdoğan, accusé d’avoir commis un génocide contre les Kurdes et connu pour avoir emprisonné des journalistes d’opposition, est le moins qualifié pour moraliser.

Le reportage approfondi du Monde intitulé « Face à Israël, le double visage de la Turquie », basé sur une enquête menée par Metin Cihan, un journaliste turc en exil, a mis en évidence une contradiction frappante dans l’approche de la Turquie à l’égard d’Israël.

Le rapport montre que malgré les dénonciations publiques d’Israël par le président Recep Tayyip Erdoğan et les comparaisons du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avec Adolf Hitler, la Turquie continue de s’engager dans des échanges commerciaux importants avec Israël.

Erdoğan, qui s’est aligné sur la cause palestinienne et a critiqué avec ferveur les actions israéliennes à Gaza, a comparé Netanyahu à Hitler, établissant des parallèles frappants avec les crimes de guerre nazis. « Nous avons assisté sous nos yeux au massacre des valeurs. N’avons-nous pas vu les camps nazis israéliens dans les stades ? De quel genre de comportement s’agit-il ? » a demandé Erdoğan de manière rhétorique lors d’une cérémonie de remise de prix au Palais présidentiel mercredi. Il a ajouté : « Ils parlaient bizarrement d’Hitler. Quelle différence avez-vous avec Hitler ? Les actions de Netanyahu vont nous faire regretter Hitler. »

Netanyahu a répondu dans un message sur X (ancien Twitter): « Erdogan, qui commet un génocide contre les Kurdes et qui détient le record du monde d’emprisonnement de journalistes opposants à son régime, est la dernière personne qui peut nous prêcher la morale. »

L’enquête de Cihan, menée au cours des deux derniers mois, documente un flux constant de navires turcs vers Israël, révélant des interactions économiques en cours. Le rapport indique que 450 navires ont navigué depuis la Turquie vers Israël depuis le début des frappes. Cela comprend des expéditions quotidiennes de Limak Holding, une société étroitement liée au pouvoir politique turc, et des expéditions en provenance d’importants ports d’Istanbul comme Ambarli Akçansa et le groupe Sabanci.

Les conclusions de Cihan suggèrent également une implication du gouvernement, le chantier naval Sefine, propriété de Kolin Holding et lié au gouvernement, étant impliqué dans l’entretien d’un pétrolier qui alimente les avions de combat israéliens.

Immigration. L’Europe devient une forteresse

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Yann Manzi, l’un des responsables de l’association humanitaire Utopia 56 venant en aide aux personnes exilées, a souligné les conditions inhumaines auxquelles les migrant·e·s font face en France et a déclaré : « L’Europe est en train de créer une forteresse surprotégée » et tente de limiter l’arrivée des réfugiés.

Critiquant l’adoption du projet de loi visant à renforcer les lois sur l’immigration en France, Manzi a déclaré que les migrant·e·s devraient être protégés par des moyens légaux et que les politiques d’immigration devraient être basées sur des contrats de citoyenneté.

Voici l’entretient réalisé avec Yann Manzi par Sabri Bolek, avec la collaboration de Kurdistan au féminin

On sait que chaque année, la crise écologique et les conflits militaires au Moyen-Orient, en Afrique et même dans certaines régions de l’Asie chassent des millions de personnes de leurs terres. Même si la majorité d’entre eux restent dans les régions voisines, une partie non négligeable tente de venir en Europe en payant des passeurs et en s’engageant sur des routes migratoires dangereuses, que ce soit à bord d’embarcations de fortune ou à pied sur des milliers de km. Parfois, ils sont pris en chasse par des gardes frontières des pays qu’ils traversent illégalement. Ils sont confrontés à des difficultés complètement différentes lorsqu’ils atteignent l’Europe.

Obtenir le statut de réfugié est un parcours du combattant, et à ce stade, de nombreux politiciens populistes affirment que l’Europe ne peut pas accueillir la population immigrée et exigent que les immigrants soient renvoyés « chez eux ». Récemment, en France, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi visant à renforcer la politique d’immigration après des mois de désaccord. Selon la loi, les étrangers qui viennent dans le pays et qui ont un emploi pourront percevoir des allocations familiales 30 mois après leur arrivée, et ceux qui n’ont pas d’emploi pourront percevoir des allocations familiales après 5 ans. La loi interdit également aux immigrés de faire venir des membres de leur famille en France. Si les enfants de familles étrangères nés en France ne peuvent pas obtenir directement la nationalité, ils devront en faire la demande entre 16 et 18 ans. De plus, les citoyens qui ont la double nationalité et qui commettent des délits peuvent se voir déchus de leur nationalité française.

Nous avons discuté avec Yann Manzi des politiques migratoires des États européens, de la situation des immigrés en France et du dernier projet de loi voté par les députés français.

Yann Manzi et d’autres militants bénévoles d’Utopia 56 dans un camp de migrants

Yann Manzi, vous êtes cofondateur de l’association Utopia 56 présente dans la région de Calais et qui milite pour la défense des migrants qui sont devenus presque des personæ non gratæ dans toute l’Europe où des politiques anti-migrants ne cessent de gagner du terrain. Pouvez-vous nous parler de la situation des migrants en France ? Comment l’État gère la question migratoire à l’intérieur de ses frontières et est-ce qu’il collabore avec les pays voisins pour la résoudre ensemble?

Yann: L’Europe crée une forteresse sur protégée. Elle déploie une surveillance de l’union par l’agence Frontex qui a pour but de surveille et entraver le parcours migratoire des populations. Elle externalise les frontière en passant des accord avec des pays tiers (Turquie, Lybie, Tunisie, Maroc, Algérie…). En clair elle paye pour empêcher l’exil. C’est un drame humain. Elle criminalise les ONG qui portent assistance aux bateaux en détresse et n’organise pas les secours de c’est populations, campagne de dénigration auprès du grand public des assotions qui apportent une assistance à l’exilé.

La politique d’appel d’air

Pour tous les exilés qui arrivent à passer, une politique de non accueil se met en place. [Ceux qui arrivent] en France passent des semaines voir des mois à la rue avant de pouvoir espérer une prise en charge.

Une non prise en charges pour les Dublins*, qui vont passer très longtemps à la rue avant de pouvoir déposer une demande d’asile.[*Dublin règlement européen qui dit que chaque exilés entré en Europe ne peut faire sa demande d’asile que dans le premier pays où il a mis le pied.]

Cette entrave administrative est la même dans toute l’Europe. Nous constatons l’errance des populations d’exilés qui ne peuvent plus comme [c’était le cas] par le passé déposer des demandes d’asile dans le pays de leur choix.

La France applique la politique de l’appel d’air, si on [les] accueille bien, ils vont venir par millions, des propos de l’extrême-droite et c’est cette politique qui s’exerce dans notre pays et en Europe.

Cette France et cette Europe ont bien pensé les choses et déroulent année après année son scénario morbide pour empêcher l’exil. (L’Europe forteresse).

Les camps sont évacués toutes les 48 heures

Calais est un point important pour l’exil. Nous avons 30 personne qui travail à Calais et grande Synthe à 30 km de Calais. Nous rencontrons beaucoup de communautés qui ne veulent pas rester en France (Kurdes, Irakiens, Soudanais, Erythréens, Afghans).
Leur vie dans les camps est inhumaine, un dispositif de harcèlement est mie en place.

Des centaines de policiers vont essayer de les dissuader de rester sur le littoral: démantèlement des camp toutes les 48 heures, arrestations, violations des droit fondamentaux, non respect de l’accompagnement des mineurs, entrave du travail des associations de terrains et campagne de dénigrement auprès du grand public.

Par rapport à la Méditerranée, un service de surveillance est mis en place pour empêcher les naufrages mais il est insuffisant et défaillant.

Le 24 novembre 2021, 27 migrants qui tentaient de rejoindre l’Angleterre depuis la France sont morts lorsque leur bateau gonflable a coulé au large de Calais. Un survivant a raconté qu’avant de couler, les réfugiés avaient appelé les secours côté britannique et français, mais que les Anglais et les Français les avait dirigés chaque fois vers l’autre partie, disant qu’ils étaient dans les eaux territoriales de l’autre État, laissant mourir près d’une trentaine d’enfants, femmes, jeunes hommes en pleine mer… Savez-vous s’il y a eu une enquête et si on a pu établir la vérité dans ce naufrage ?

Yann: Nous avons été en première ligne sur le naufrage qui a couté la vie à 27 personnes et [fait] 2 disparus. Nous avons attaqué en justice pour mettre en lumière les défaillance de la France et l’Angleterre dans le sauvetage des personnes qui tente le passage sur les small boats. Il n’empêche que 45.000 personnes on rejoint l’Angleterre en 2022.

La France devienne le garde-frontière de l’Angleterre

La France a passé des accords avec l’Angleterre (les accords du Touquet) pour empêcher les exilés de passer et autorise les Anglais à ce que la France devienne le garde-frontière de l’Angleterre.

Il faut prendre comme base un contrat de citoyenneté

Évaluant l’acceptation par l’Assemblée nationale du projet de loi qui inclut le durcissement de la politique d’immigration, qui devrait être basée sur le contrat de citoyenneté Manzi continue ainsi : « Avec le vote de la proposition de l’opposition à l’Assemblée générale du Parlement, le projet de loi du gouvernement n’a pas pu être discuté au Parlement. Le gouvernement a rendu cette loi encore plus dure et s’est rapproché de l’extrême droite. La loi actuelle dans notre pays ne suffit pas à résoudre les problèmes des immigrés. Les lois devraient être préparées avec les associations de migrants, les historiens, les chercheurs et les experts, sur la base du contrat de citoyenneté. Si ces conditions sont remplies, nous ne parlerons pas des lois et des propositions préparées par l’extrême droite. Nous, les vrais patriotes, pensons de cette façon. »

Votre association est présente dans le « jungle » de Calais et sa région où des milliers de migrants « survivent » dans des conditions inhumaines en espérant de se rendre au Royaume-Uni. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la situation de ces femmes, enfants, hommes… ? Est-ce que les associations arrivent à leur fournir de la nourriture, des produits d’hygiène et de base et est-ce qu’il y a des médecins qui viennent leur apporter des soins ?

Les assos d’aide aux migrants manquent de tout

Yann: Les associations sur le terrain manquent de tout et nous faisons se que nous pouvons pour aider les populations [réfugiée.e.s] à avoir un minimum. Nous sommes souvent impuissants, mais nous sommes là et on continue avec nos petit moyens à porter assistance et surtout, témoigner, communiquer, essayer d’informer le grand public de ce qui se passe dans cette région de France (la fin des droit humains).

 

Photos via Yann Manzi

TURQUIE. Un monument commémoratif pour les victimes du massacre de Roboski

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TURQUIE / KURDISTAN – Le 28 décembre 2011, 34 Kurdes, pour la plupart des adolescents, ont été tués par des avions de guerre turcs alors qu’ils rentraient du Kurdistan du Sud avec de la marchandise de « contrebande » (kolbarî). Douze ans après les faits, les responsables de cet énième massacre des Kurdes restent impunis, tandis que d’autres Kurdes sont abattus jusqu’en Europe où ils se sont réfugiés pour ne pas mourir d’être Kurdes…

Levent Gök, ancien vice-président du Parlement turc, a commandé une sculpture monumentale pour commémorer le massacre de Roboski. Le sculpture montre une mère en deuil et porte les noms des victimes du massacre de Roboski. Elle sera placée dans un emplacement choisi par les familles.

Un monument commandé par Levent Gök, ancien vice-président du Parlement turc et ancien député du Parti républicain du peuple (CHP), principal parti d’opposition, commémorera le massacre de Roboski, symbolisant le chagrin des familles et leur quête non résolue de justice. Les avocats des familles des victimes expriment leur espoir dans la prochaine décision de la Cour constitutionnelle et prévoient de revenir devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) si nécessaire.

Le motif de la mère qui pleure sur la sculpture « représente chaque mère qui a perdu un enfant », a déclaré Gök, qui est également un ancien député du Parti républicain du peuple (CHP), principal parti d’opposition. Il a souligné que la douleur des familles touchées par le massacre n’a pas été oubliée.

Le cas du massacre de Roboski, qui n’est pas résolu depuis plus d’une décennie, constitue un exemple frappant de la politique d’impunité de l’État pour les crimes commis par l’application des lois. Les médias grand public ont d’abord ignoré la tragédie jusqu’à ce qu’elle soit annoncée par l’état-major général. Les enquêtes ultérieures, y compris celles d’une sous-commission parlementaire, se sont terminées sans que personne ne soit tenu pour responsable, attribuant l’incident à un « manque de coordination ».

Les familles des victimes en quête de justice ont été confrontées à des rejets de procédure et à des retards dans leurs requêtes auprès de la Cour constitutionnelle et de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Le président du barreau de Batman (Elîh), Erkan Şenses, a souligné l’importance de la responsabilité, déclarant : « Les responsables de ce massacre doivent être traduits devant le tribunal ».

Şenses a critiqué la réponse du ministère de la Justice et le rôle du gouvernement dans cette affaire, soulignant les contradictions dans leur position quant à la recherche de justice devant les tribunaux militaires. «C’est scandaleux parce que le gouvernement a déclaré en 2017 que la justice militaire, la Cour suprême militaire et les tribunaux militaires n’étaient ni impartiaux ni indépendants. Ils ont rassemblé des votes « oui » pour abolir le système judiciaire militaire lors du référendum de [2017]. Mais le même gouvernement n’a malheureusement pas ressenti le besoin de prendre une décision rendue par la justice militaire en 2014 à la Cour d’appel (Yargıtay), et c’est une grave contradiction », a-t-il expliqué. Il a exprimé l’espoir que la Cour constitutionnelle reconnaîtrait une violation dans cette affaire, ouvrant ainsi la voie à la poursuite des responsables.

IRAK. Un drone turc tue cinq ouvriers à Shengal

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IRAK / SHENGAL – Aujourd’hui, un drone turc a attaqué la région yézidie de Shengal, assassinant cinq ouvriers et blessant deux autres. La Turquie massacre les Kurdes yézidis qui ont survécu au génocide commis par DAECH en août 2014.

Selon les informations obtenues de l’Administration autonome de Shengal, un drone de la Turquie a bombardé les tentes des travailleurs qui foraient des puits d’eau dans la région de Kora Simoqya, dans la région de Mezargeh de la ville de Xanesor (Khanasor), vers 18h00 heure locale aujourd’hui.

À la suite du bombardement par les drones de l’État turc le campement des travailleurs à Shengal, 5 travailleurs ont été massacrés et 2 travailleurs ont été blessés.

La zone d’implantation yézidie de Shengal (Sinjar), dans la région du Kurdistan irakien, est la dernière zone d’implantation contiguë de la communauté yézidie. Des milliers de Yézidis ont été assassinés et des milliers de femmes et d’enfants ont été faits prisonniers lors de l’attaque du 3 août 2014 contre Shengal par des militants de l’Etat islamique. Alors que les gangs de l’Etat islamique commençaient à assassiner des Yézidis à Shengal, les Peshmergas sont partis, laissant les Yézidis derrière eux, sans protection. Les guérilleros des HPG (Forces de défense du peuple, branche armée du PKK) et de YJA Star (Troupes de femmes libres) et les combattants des YPG (Unités de défense du peuple) et YPJ (Unités de défense des femmes) sont venus en aide au peuple yézidi face à l’agression de l’Etat islamique. Grâce à une lutte désintéressée de plusieurs mois, la ville a été libérée le 13 novembre 2015. Après la libération de la ville, le HPG et les YPG/YPJ se sont ensuite retirés en 2017. Les personnes retournées dans leurs terres après la réforme de l’indépendance de Shengal ont établi des unités défensives. et construit leurs institutions.

Les attaques turques qui violent le droit international sont monnaie courante dans le sud du Kurdistan depuis des années. L’armée de l’air turque bombarde presque quotidiennement la région autonome du Kurdistan (KRI) et l’Irak, notamment là où des guérilleros du PKK sont susceptibles de se trouver. Cependant, les zones d’implantation civile sont également régulièrement attaquées par l’armée turque, notamment la zone d’implantation yézidie de Shengal et le camp de réfugiés de Maxmur. Avec sa terreur aérienne, Ankara mène une politique de déplacement ciblée – notamment en détruisant délibérément les infrastructures civiles.

ROJAVA. Les forces arabo-kurde tuent un émir de DAECH

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SYRIE / ROJAVA. L’émir de l’Etat islamique Abu Me’awiye El Raqî et son épouse, qui se préparaient à attaquer les forces de sécurité du camp d’Al Hol*, ont été tués au cours d’une opération menées par les forces arabo-kurdes FDS.

Le Centre des médias des Forces démocratiques syriennes a déclaré que le terroriste Abu Ubaida al-Iraqi, qui a utilisé le titre « Abu Muawiyah », est considéré comme l’un des hauts dirigeants de l’Etat islamique et a été impliqué dans l’assassinat de nombreuses personnes, des femmes et des hommes dans le camp, et a également fait passer clandestinement les enfants soldats « louveteaux du califat » vers les zones syriennes occupées par la Turquie. Il est également considéré comme le premier planificateur à lancer des attaques contre les points de contrôle de sécurité et militaires, et le principal planificateur à menacer les institutions civiles du camp d’al-Hol, en proférant des menaces contre les organisations humanitaires et européennes et leurs employés travaillant dans le camp, pour les empêcher. et les empêcher de pouvoir exercer leurs fonctions au sein du camp.

Les forces participant à l’opération ont saisi : 1 arme Kalachnikov, 1 chargeur, 5 cartouches de pistolet de calibre 8,5, 1 carquois militaire, 2 sacs militaires et 1 téléphone portable.

 

Le camp al-Hol, une « pépinière de djihadistes »

Il y a régulièrement des meurtres commis par les terroristes de DAECH dans le camp d’al-Hol abritant environ 56 000 proches des djihadistes de DAECH/ISIS, des déplacés syriens et des réfugiés irakiens. Al-Hole est qualifié de « pépinière de djihadistes » à cause de l’idéologie jihadiste perpétuée notamment par les femmes de DAECH qui inculquent le terrorisme islamiste de DAECH aux enfants présents dans le camp et massacrent celles et ceux qui ne vivent pas selon la charia islamiste.

MARSEILLE. Rencontre: « Voix Pour la Paix au Kurdistan »

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MARSEILLE – Le 13 janvier 2024, Marseille accueille une rencontre en faveur de la paix au Kurdistan alors que l’État turc a intensifié les attaques sanglantes ciblant les Kurdes au Rojava et au Kurdistan du Sud.

Le collectif « Voix pour la paix au Kurdistan », avec le soutien de nombreux intellectuels, dont Annie Ernaux, Edgar Morin, Ernest Pignon Ernest, Gérard Chalian, Ariane Ascaride, Robert Guédiguian, de la FIDH et de la LDH, vous invite à participer à l’évènement : « Voix Pour la Paix au Kurdistan ».

La rencontre en présence de Gérard Chaliand, Valérie Manteau et Pinar Selek sera suivie à 18h d’une séance de signature d’auteurs à la librairie L’Hydre à mille têtes (96 Rue Saint-Savournin, 13001 Marseille).

RDV le 13 janvier 2024, à 14 heures à la bibliothèque de l’Alcazar

Adresse:
Bibliothèque de l’Alcazar
58 cours Belsunce
13001 MARSEILLE

L’Égypte interdit l’atterrissage d’un avion portant la photo de Jina Amini

Le réalisateur italien Enrique Piñeyro a déclaré que l’avion portant la photo de Jîna Mahsa Amini, une jeune femme kurde de 22 ans assassinée en Iran pour un voile « mal porté », n’a pas été autorisé à atterrir en Égypte où il se rendait pour apporter de l’aide aux Palestiniens de Gaza.

Le réalisateur italien Enrique Piñeyro, dans son message sur son compte X (ancine Twitter), a déclaré que la photo sur l’arrière de l’avion privé transportant de l’aide à Gaza avait été retirée après qu’il n’ait pas été autorisé à atterrir.

Piñeyro, qui a également partagé la vidéo montrant la photo enlevée, a déclaré : « Pour transporter une cargaison humanitaire à El Arish pour Gaza, le gouvernement égyptien n’a pas autorisé la livrée avec la photo de Mahsa Amini et la légende :

« Aucune femme ne devrait être tuée parce qu’elle ne se couvre pas la tête. Aucun homme ne devrait être pendu pour avoir dit cela. »

Il a fallu l’enlever pour y atterrir. »

TURQUIE. Une petite-fille de Cheikh Saïd persécutée par la justice turque et menacée sur les réseaux sociaux

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TURQUIE / KURDISTAN – Ruşen Fırat, petite-fille de Cheikh Saïd qui a mené une rébellion en 1925 contre l’État turc nouvellement fondé, est poursuivie par la justice turque pour ses publications partagées sur les réseaux sociaux il y a plus de 10 ans. Par ailleurs, elle est menacée et harcelée par les fascistes turcs.

Ruşen Fırat a été condamnée à partager le drapeau turc sur tous ses comptes de réseaux sociaux pendant 30 jours, à cause de ses publications sur Facebook. Elle a déclaré à l’agence Mezopotamya que « cette punition ne peut être envisagée indépendamment du fait que je suis la petite-fille de Cheikh Saïd et kurde ».

Fırat, accusée de « propagande en faveur d’une organisation terroriste [PKK] », a ensuite été déférée au juge pénal de paix de Hınıs avec une demande d’arrestation. Fırat a été libérée sous contrôle judiciaire avec l’obligation de partager chaque jour le drapeau turc sur tous ses comptes virtuels pendant un mois.

Le tribunal a déclaré :

« Pendant la période de contrôle judiciaire, le suspect est tenu de partager quotidiennement le drapeau turc sur ses comptes de réseaux sociaux. Tout manquement entraînera un réexamen du processus de détention pour violation des conditions du contrôle judiciaire. »

Suite à la décision du tribunal, Fırat a commencé à partager des images du drapeau turc sur ses plateformes de réseaux sociaux. Cependant, certains prétendent que le tribunal a dénaturé la déclaration de Fırat contenue dans le dossier judiciaire. Le terme « drapeau du Kurdistan » dans la déclaration de Fırat était marqué comme « (soi-disant) drapeau du Kurdistan » dans les archives. En outre, le juge aurait demandé à Fırat si elle avait déjà partagé la photo d’un drapeau turc.

La sœur de Fırat, Halime Fırat, a déclaré que la police les avait contactés pour les informer de la décision du tribunal. Selon la décision du juge, elles sont tenues d’afficher le drapeau turc sur leurs comptes de réseaux sociaux pendant 30 jours et de se rendre au poste de police trois fois par semaine pour apporter leur signature.

En réponse à la situation, Fırat a déclaré : « La police nous appelle depuis hier soir, nous avertissant que si la décision n’est pas appliquée, ma soeur sera de nouveau arrêtée. La sœur a ajouté : « Le matin du 26 décembre, suite à une descente dans notre maison à 6 heures du matin, mon soeur Ruşen Fırat a été arbitrairement arrêtée ».

L’avocat de Rusen Firat, Ensar Fırat a déclaré à Bianet que « Utiliser le partage du drapeau turc comme mesure de précaution ou comme motif de punition n’élève pas le drapeau ; au contraire, le considérer comme une punition envers ses propres citoyens est la plus grande insulte au drapeau. »

Plainte pénale contre le juge

Le barreau de Diyarbakır a déposé une plainte pénale contre le juge Murat Şakru, qui a approuvé la décision.

Cet incident a été qualifié de scandale par l’avocat de la famille de Fırat, Ensar Fırat, qui a déclaré son intention de porter plainte contre le juge auprès du Conseil des juges et des procureurs (HSK). Dans les prochains jours, la famille prévoit de publier une déclaration détaillée concernant l’incident. Mehdi Özdemir, vice-président du barreau de Diyarbakır, a également annoncé son intention de déposer une plainte pénale en réponse à cette sanction sans précédent.

Parmi les messages de Fırat, l’un présente le drapeau du gouvernement régional du Kurdistan (IKBY) et un autre, pris lors du congrès du HDP de 2016 à Ankara, affiche une  photo du chef du PKK, Abdullah Öcalan.

Suite à la couverture médiatique, le barreau de Diyarbakır a porté l’affaire devant le Conseil des juges et des procureurs (HSK) et a déposé une plainte pénale contre le juge Murat Şakru.

En Turquie, on insulte la mémoire d’ados kurdes tués à Roboski

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En Turquie (mais aussi en France), on se moque des adolescents kurdes massacrés par des avions de guerre turcs à Roboski le 28 décembre 2011.

Bekir Tiryaki et Tuba Isik, un journaliste et une académicienne enseignant dans une université turque, se moquent ouvertement des victimes du massacre d’Uludere (Roboski) en 2011 à travers leurs publications sur les réseaux sociaux. Ils savent que la justice fasciste de leur pays les protègera quoiqu’il arrive, tandis que les Kurdes sont condamnés à toute sorte de peine dès qu’ils mettent en avant leur kurdicité ou l’injustice subie par leur peuple colonisé.

Membre de l’Université İbrahim Çeçen d’Ağrı, l’académicienne Tuba Işık a partagé des messages anti-kurdes et haineux sous la photo prise lors des funérailles des personnes assassinées à Roboskî avec les mots « L’image est très belle, qu’il y ait une suite éternelle ». 
Bekir Tiryaki, président de l’association de médias sociaux Anadolu 2071 Sosyal Medya, a partagé sur son compte X (ancien Twitter) la photo prise lors des funérailles des membres de Roboskî massacrés à la suite des bombardements des forces armées turques, avec la note : « Tenez le couloir ». Alors que le message de Tiryaki a suscité des réactions, Tuba Işık a prononcé un discours de haine sous la photo, en disant : « L’image est très belle, qu’il y ait une suite éternelle ». 

 

ROJAVA. Mort d’un patient d’un hôpital de Qamishlo détruit par la Turquie

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SYRIE / ROJAVA – Un Kurde souffrance d’insuffisance rénale est décédé à la suite de l’attaque turque contre l’hôpital de dialyse de Qamishlo.

Les correspondants de l’agence ANHA ont rapporté le décès du patient Ahmed Abd al-Rahman Khadr, 64 ans, qui était soigné au centre de dialyse de la ville de Qamishlo depuis plus de deux ans, en raison du manque de médicaments, et le centre de la ville de Qamishlo étant hors service ; À la suite du bombardement turc de la ville le 25 décembre.

Ahmed Abd al-Rahman Khadr (en kurde: Ahmed Abdurrahman Xıdır) se rendait au centre 3 fois par semaine pour se faire soigner.

Rafi Abbas, directeur administratif du centre de dialyse, a confirmé que le centre avait été fermé à la suite des bombardements turcs, de sorte que les visiteurs du centre n’ont pas pu recevoir de services médicaux, notamment Ahmed Abd al-Rahman Khadr. Il a déclaré : « Les patients qui recevaient auparavant 3 séances par semaine sont désormais à risque, ils sont 10 patients ».

Le 25 décembre, vers 19 heures, l’État turc a bombardé l’unique centre de fabrication d’oxygène médical et causé des dégâts importants, ainsi qu’au centre de dialyse de la ville de Qamishlo. Les deux centres, qui desservent plus de 2 millions et demi de personnes, ainsi que les hôpitaux du canton de Jazera, étaient hors service.

L’hôpital de dialyse de la ville de Qamishlo a soigné 70 patients, disposait de 6 appareils de dialyse et employait un personnel médical de 24 personnes.