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IRAN. Les forces iraniennes abattent un kolbar kurde à Sardasht

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IRAN / ROJHILAT – Les forces iraniennes ont ouvert le feu sur un groupe de kolbars kurdes, tuant un jeune kolbar et blessant deux autres dans la région montagneuse de Sardasht.

Les forces du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) ont ouvert le feu aujourd’hui sur un groupe de kolbars dans la région montagneuse de Qandil à Sardasht, dans la province d’Azerbaïdjan occidental, tuant Kiyan Zeyni, 19 ans, et blessant deux frères, Peyman et Keyvan Ghaderi.

Les forces du CGRI stationnées à la base militaire de Kotarleh à Sardasht ont ouvert le feu sur le groupe à courte distance et sans avertissement, a appris le Réseau des droits humains du Kurdistan (Kurdistan Human Rights Network – KHRN).

Zeyni est une résidente du village de Rasheh Hormeh à Sardasht.

Selon les statistiques de KHRN, en juin, les kolbars Hazhir Mahmoudpour et Arkan Balvaseh ont été mortellement abattus par des gardes-frontières iraniens dans les zones frontalières de Nowsud et Marivan des provinces de Kermanshah et du Kurdistan.

BELGIQUE. Un Kurde saisit la justice après des menaces de mort reçues des Loups Gris turcs

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Le parquet de Flandre orientale enquête sur des menaces de mort proférées par des membres des Loups Gris turcs à l’encontre d’un Kurde travaillant dans le snack de la ville de Gand. Des images circulant sur les réseaux sociaux appuient les propos du plaignant et le ministère public prend l’affaire au sérieux, écrit le site d’information belge VRT.
 
Vendredi dernier, le plaignant a porté plainte pour des menaces de mort reçues. L’homme travaille dans un snack-bar à Gand et aurait été approché par des individus parlant en turc. Ils lui auraient dit de disparaître dans les 3 jours. Sinon, il serait abattu.
 
Auparavant, l’homme avait également reçu des menaces téléphoniques des membres de l’organisation ultranationaliste turque des « Loups Gris* » appelant à son travail. On lui reprocherait d’être un sympathisant du PKK pour avoir participé aux célébrations du Nouvel-an kurde (Newroz**) du 24 mars dernier qui ont donné lieu à des attaques des Loups Gris ciblant la communauté kurde de Belgique.
 
 
*Qui sont les Loups Gris ?
 
 
L’idéologie des Loups Gris (en turc: Bozkurt) du Mouvement Ülkücü (« idéalistes », le nom complet est « Foyers idéalistes », en turc: Ülkü Ocaklari) repose sur une exaltation de la « race », de la langue, de la culture et de la nation turques. Les autres peuples de Turquie sont considérées comme une force de division de l’unité du pays et sont donc combattus. Cette idéologie fasciste est largement façonnée par les images de l’ennemi et les théories du complot. L’éventail des ennemis « internes » et « externes » s’étend des Kurdes, des Grecs et des Arméniens aux Juifs, des Européens et des Chinois aux États-Unis et au Vatican. Et c’est cette idéologie qui veut faire croire aux Européens qu’ils veulent défendre la diversité en Europe! Une diversité qu’ils ont pratiquement anéantie en Anatolie en massacrant les Arméniens, Grecs, Kurdes/Alévis/Yézidis, ou menant des politiques d’assimilation forcée ou en les poussant à se convertir à l’islam sunnite pour avoir la vie sauve…
 
**Le dimanche 24 mars, des Loups Gris turcs ont attaqué des Kurdes en pleine célébrations du Newroz à Heusden Zolder, près de Louvain. Ils ont encerclé une maison où des Kurdes, dont des enfants et des femmes, avaient trouvé refuge. Ils ont blessé au moins 4 Kurdes, dont un avec un pistolet. Ils ont continué à pourchasser des Kurdes dans les rues de la ville, écrouant de coups plusieurs Kurdes, dont un homme âgé. Les attaques se sont propagées dans d’autres villes de Belgique, tandis que la communauté kurde accusait la police belge de clémence envers les fascistes turcs.

LIVRE. « Échos d’une Enfance Kurde »

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PARIS – Le journaliste et écrivain kurde, Maxime Azadî vient de publier un livre sur ses souvenirs d’enfance dans un village montagneuse du Kurdistan où la vie pittoresque qu’on y mène est bouleversée à jamais par l’État colonialiste turc, que ce soit par les violences militaires ou l’assimilation forcée à travers l’école de turquification des générations de Kurdes…
 
Au fil de 231 pages de ce livre, on suit un enfant dans un village montagneuse où la rudesse de la vie paysanne est accentuée par une politique d’anéantissement global d’un peuple qui bouleverse la vie de tous, y compris celle des enfants qui assistent à l’arrestation ou à la torture des paysans mais aussi d’enfants qu’on présente à la télé turque comme des « terroristes » capturés… Les familles sont déchirées avec l’emprisonnement des pères de famille ou celle de jeunes. D’autres doivent fuir leurs terres pour échapper à la prison ou à la mort certaine que l’armée leur réserve.
 
Mais, heureusement pour notre jeune héros, il y a la montagne majestueuse, des prairies à perte de vue où on joue au foot au milieu de troupeaux de moutons qui paissent, des sources d’eau glaciales qui font éclater les pastèques gorgées de sucre ou encore des poires sauvages… Ainsi, on fuit ses souffrances pendant quelques heures ou une journée, on rit, on transgresse les règles en commettant de menus larcins, on se révolte contre l’injustice, quelle soit sociétale ou étatique…
 
 
« Échos d’une Enfance Kurde » est un livre dans lequel on suit un enfant curieux et sensible qui apprend vite la résilience et rejoint la lutte contre la guerre d’extermination de son peuple…
 
En lisant ce livre, vous découvrirez un monde bucolique à travers les yeux d’un enfant mais aussi l’histoire du peuple kurde héroïque et martyr à la fois.
 
« Échos d’une Enfance Kurde »
 
Éditeur ‏ : ‎ Maxime Azadi (14 juin 2024)
Langue ‏ : ‎ Français
Broché ‏ : ‎ 241 pages
Prix: 17,25€
Relié  : ‎215 pages
Prix: 20,46€
 
A commander sur Amazon ou via votre librairie 
 

PARIS. La Turquie parade à l’Eurosatory

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PARIS – L’édition 2024 du Salon Mondial de la Défense et de la Sécurité – Eurosatory accueille 52 entreprises turques alors que les crimes de guerre turcs s’intensifient sur le front kurde, notamment au Rojava et au Kurdistan du Sud où l’invasion militaire turque a dépeuplé plusieurs villages kurdes soumis à des bombardements délibérés.
 
Le site Le Poing dénonce la présence des pays comme la Turquie et l’Israël, deux pays qualifiés de « fossoyeurs des peuples kurdes et palestiniens », au salon de l’armement Eurosatory.
 
« Les fossoyeurs des peuples kurdes et palestiniens s’exposent à l’Eurosatory »
 
Le Poing déclare qu’il y a 52 entreprises turques présentes au salon d’Eurosatory, dont Roketsan, Havelsan, Aselsan, MKEK, Otokar ou BMC, ajoutant que « Des entreprises qui fabriquent des missiles ballistiques, bombes aériennes, drones, roquettes, canons, obus, mitrailleuses, grenades, blindés, chars de combat et autres. Des armes qui sont utilisées pour mener des offensives coloniales, avec leurs lots de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
 
Bombes GPS « Tolun » de chez Aselsan, missiles 70mm « Cirit » et bombes à guidage laser « MAM » produites par Roketsan, canons automoteurs « T-155 Firtina »… Ces armes, produites par des entreprises présentes à l’Eurosatory, font partie de l’arsenal que l’armée turque utilise en 2018 et 2019 pour envahir des parties de la Syrie sous le contrôle de l’Administration Autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES), dans la région appelée le Rojava. Cette administration, dont les forces ont contribuées de façon décisive à la défaite de l’État Islamique en Syrie, a pour objectif d’établir de façon durable un système confédéral décentralisé, multiethnique et multireligieux basé sur le féminisme, l’écologie et la démocratie directe, système qu’elle propose comme modèle pour résoudre les conflits qui ravagent la Syrie et plus largement le Moyen-Orient. En lien avec des forces politiques kurdes progressistes portant un projet d’autodétermination du peuple kurde, réparti entre Irak, Iran, Syrie et Turquie, que le régime turc redoute, et qu’il cherche à éradiquer depuis les années 80. »
 
L’intégralité de l’article du site Le Poing peut être lu ici: Les fossoyeurs des peuples kurdes et palestiniens s’exposent à l’Eurosatory

La Fédération internationale des journalistes condamne le meurtre du journaliste Mirza Ibrahim

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JOURNALISME. Le journaliste kurde, Murad Mirza Ibrahim, a succombé à ses blessures le 11 juillet, après une attaque* de drone de la Turquie qui a touché le véhicule d’une équipe de journalistes le 8 juillet à Shengal, dans le nord de l’Irak. La journaliste Mydia Hussen de Çira TV et le chauffeur Khalaf Khdir ont également été blessés lors de l’attaque. La Fédération internationale des journalistes (FIJ) « condamne fermement » le meurtre du journaliste et exhorte « les autorités turques et irakiennes à lancer une enquête immédiate pour demander des comptes aux auteurs de ce meurtre ».

Le Secrétaire général de la FIJ, Tim Dawson, a déclaré : « Nous sommes profondément troublés par le meurtre du journaliste de télévision Murad Mirza Ibrahim alors qu’il était en mission à Shengal, dans le nord de l’Irak, et nous adressons nos condoléances à sa famille et à ses amis. Une protection accrue est nécessaire au niveau international pour garantir que les journalistes et les professionnels des médias puissent exercer leur métier sans risquer leur vie. La FIJ appelle les autorités à enquêter sur ce meurtre et à traduire les auteurs en justice. »

*L’attaque a eu lieu alors que le véhicule des journalistes circulait sur la route reliant Sinjar à Mossoul. Les journalistes revenaient d’un événement commémoratif organisé à Tel Qasab (Tilqeseb), dans la province de Sincar, à la veille du 10e anniversaire du génocide yézidi commis par DAECH. La frappe a détruit le véhicule et a blessé deux journalistes de Çira TV Medya Hasan, Murat Mirza Ibrahim et le conducteur. Le gouvernement régional du Kurdistan (GRK) a déclaré que la Turquie était responsable de cette frappe, tandis qu’Ankara est restée silencieuse. La Turquie mène fréquemment des frappes de drones en Irak et dans le nord de la Syrie, dans le cadre de sa campagne militaire contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Mîrza a été inhumé au cimetière de Girê Gewr, dans la ville yézidie de Sikêniyê, à Sinjar.

TURQUIE. Le documentaire « Dargeçit » met en lumière les disparitions forcées des Kurdes dans les années 1990

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TURQUIE / KURDISTAN – « Nous voulions expliquer comment l’impunité est utilisée pour nier cette lutte », a déclaré Berke Baş, réalisatrice du documentaire Dargeçit, qui met en lumière les disparitions forcées et exécutions extrajudiciaires commis par les paramilitaires (JITEM) dans les régions kurdes de Turquie au milieu des années 1990 et la lutte pour la justice des proches des victimes.

Une scène du documentaire « Dargeçit », via YouTube 

« Nous avons voulu montrer comment cette lutte est niée en toute impunité », explique Berke Baş, réalisatrice du documentaire Dargeçit, qui aborde les exécutions extrajudiciaires et les disparitions en détention auxquelles la Turquie refuse de faire face depuis les années 1990. Réalisé par Baş et produit par Enis Köstepen, le documentaire a fait des vagues grâce à son portrait convaincant des cas non résolus de disparitions forcées et d’exécutions extrajudiciaires en Turquie. Le film a remporté le prix du meilleur documentaire au 43e Festival du film d’Istanbul, sponsorisé par le Centre de la mémoire (Hafıza Merkezi).

« Dargeçit » raconte les histoires poignantes de sept civils, dont trois enfants, qui ont disparu en 1995 dans la ville de Dargeçit, à Mardin (Mêrdîn). Parmi les victimes figurent Davut Altınkaynak (12 ans), Seyhan Doğan et Nedim Akyön (13 ans), ainsi qu’Abdullah Olcay, Abdurrahman Coşkun, Mehmet Aslan et Süleyman Seyhan (18 ans), qui ont « disparu » après avoir été détenus par les forces de sécurité.

Le documentaire se concentre sur le procès des membres du service de renseignements et antiterrorisme de la gendarmerie (JİTEM) de Dargeçit à Adıyaman, qui s’est terminé le 4 juillet 2022 par l’acquittement de tous les accusés au motif d’« insuffisance des preuves ». Baş a déclaré que cette décision incarcérait « le problème omniprésent de l’impunité » dans le système judiciaire turc. Elle a également souligné que tout le monde en Turquie est conscient des injustices qui perdurent, citant l’incarcération de personnalités comme Çiğdem Mater, Selahattin Demirtaş et Osman Kavala, qui ont tous été emprisonnés selon des méthodes totalement illégales.

Baş a souligné l’importance de la lutte continue des familles des victimes pour obtenir justice. Le documentaire présente des récits poignants, tels que ceux de Davut Altınkaynak et de Hazni Doğan, le frère de Seyhan Doğan. Le récit calme mais poignant de Hazni sur le calvaire de son frère a profondément ému les cinéastes.

Le processus de production a été lent et réfléchi, commençant en septembre 2017, et le premier tournage ayant eu lieu en juin 2018. Baş a expliqué que le Centre de mémoire avait fourni le temps et l’espace nécessaires, et que la patience du producteur Enis Köstepen avait été déterminante. L’équipe a évité d’utiliser à outrance des images d’archives pour souligner que la lutte est en cours, plutôt qu’une relique du passé.

Baş a souligné l’importance de respecter la vie privée et la sécurité des familles pendant le tournage. Étant donné l’état d’urgence qui régnait dans la région pendant le tournage, ils ont dû faire face à des défis importants pour capturer des images sans attirer l’attention indésirable. Malgré ces obstacles, le récit du film est resté centré sur la reconnaissance de la persévérance des familles.

Dargeçit a suscité un nouveau débat sur les cas qu’il couvre et a été projeté dans plusieurs villes de Turquie avec le soutien de l’Association des droits de l’homme (İHD) et des Mères du samedi, un groupe de proches de disparus qui protestent en organisant un sit-in hebdomadaire depuis les années 1990. Lors de la soirée de remise des prix du Festival du film d’Istanbul, l’avocat Veysel Vesek a déclaré avec émotion : « Gagnons quelque chose pour une fois », reflétant l’impact profond du film sur les personnes impliquées.

Alors que la Turquie est confrontée à des défis permanents en matière de droits de l’homme, Dargeçit témoigne du pouvoir durable du cinéma documentaire pour éclairer et défendre les oubliés et les sans-voix. (Medya News)

TURQUIE. Un jeune Kurde torturé pour avoir demandé son salaire

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TURQUIE – Vedat Kurt a été kidnappé et torturé par les patrons d’une entreprise d’Antalya à qui il avait demandé son salaire. On lui a arraché les dents et soumis aux décharges électriques. Malgré les images de la torture, les bourreaux du jeune Kurde originaire d’Urfa sont jugés sans incarcération et le menacent en lui ordonnant de retirer sa plainte…

Vedat Kurt (22 ans), qui s’est rendu à Antalya depuis d’Urfa/Suruç pour travailler, a été torturé par ses patrons à qui il demandait son salaire. L’incident s’est produit il y a 2 ans. On lui a arraché les dents et soumis aux décharges électriques. Kurt a ensuite été kidnappé pendant longtemps par ses patrons.

Concernant cet incident, une action en justice a été intentée contre AT, OT, ST et AA, propriétaires d’une entreprise nommée « Antepli Ahmet Usta » à Antalya. Le rapport d’expertise a été inclus dans l’acte d’accusation. Le rapport indique que des images de torture ont été incluses dans le HTS et les enregistrements téléphoniques de 4 personnes. Le procès a commencé après que le tribunal pénal de première instance d’Antalya a accepté l’acte d’accusation. On a appris que 4 personnes ont été jugées sans détention dans cette affaire.

Kurt a publié ses informations sur les réseaux sociaux. Kurt a déclaré qu’aucune mesure n’avait été prise contre les accusés qui l’appelaient chaque jour, le menaçant pour qu’il retire sa plainte.

KURDISTAN. Un bombardement turc provoque un incendie à Amêdiyê

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IRAK / KURDISTAN – Hier soir, les jets de la Turquie ont bombardé le village Mezhe d’Amediye, dans la région kurde de Duhok, au Nord de l’Irak. Les bombardements turcs ont provoqué un incendie le village, détruisant des maisons.

L’État turc commet des crimes de guerre en ciblant directement les villages du Sud-Kurdistan, tentant ainsi de forcer les villageois à partir.

Dimanche soir, des drones ont bombardé les villages de Sergelê, Kevne Mêzê, Mêzê, Guherzê et Belave dans le district d’Amêdiyê de Duhok.

À la suite de ces attaques, certaines maisons des villages de Kevne Mêzê et Mêzê, dans la région de Berê Garê, ont été complètement incendiées. Il n’a pas été possible d’établir si les bombardements ont fait des victimes ou des blessés.

Ces derniers mois, l’État turc a déployé des milliers de soldats et des centaines de véhicules blindés dans la région. L’État turc, qui a établi des bases militaires et des points de contrôle, compte notamment sur le PDK pour mener des attaques d’invasion.

Depuis que la Turquie a étendu son offensive d’occupation « Opération Griffes », qui a débuté au Kurdistan du Sud en 2022, à la petite ville d’Amêdî, dans le gouvernorat de Duhok, en juin, de lourdes attaques ont lieu chaque jour dans la région.

Selon l’ONG Community Peacemaker Teams (CPT), au moins huit villages d’Amêdiye ont été évacués de force par l’armée turque au cours des quatre dernières semaines et plus de 180 familles ont été déplacées. En outre, plus de 6 500 hectares de forêts et de terres cultivées ont été détruits à cause des violences militaires.

Le Parti démocratique du Kurdistan (PDK), qui domine le gouvernement régional d’Hewlêr (Erbil), soutient activement l’État turc dans ses efforts d’expansion.

ROJAVA. Musée des crimes de DAECH et de la Turquie

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SYRIE / ROJAVA – Un musée de la guerre est en cours de construction à Raqqa. Y seront exposés des documents, des images… montrant les crimes commis par le Groupe État Islamique (DAECH ou ISIS) et les forces sous commandement de la Turquie commis dans le Nord et l’Est de la Syrie dirigée par une alliance arabo-kurde.

L’Organe pour la culture et les antiquités de l’Administration autonome démocratique du Nord et de l’Est de la Syrie a commencé à créer un musée pour documenter les violations et les crimes contre la population du Nord et de l’Est de la Syrie pendant l’ère du contrôle mercenaire de l’EI, ainsi que les crimes de l’État d’occupation turc, le 2 mars 2024.

Au cours des prochains jours, le Musée achèvera la deuxième phase des travaux de revêtement intérieur du musée et exposera ses fonds, notamment des photos, des outils et des preuves, documentant les crimes des mercenaires de l’EI pendant leur contrôle des régions du nord-est de la Syrie.

Le musée archéologique est situé à côté du parc Istiklal, dans le quartier d’Istiklal, dans la partie nord de la ville de Raqqa. Le musée mesure 16 mètres de long et 4,5 mètres de large.

Le musée se compose de trois sections, la première comprend le patrimoine de la région, y compris les séances et les outils, la deuxième présente des photographies illustrant les violations contre la population du nord-est de la Syrie, tandis que la troisième est une exposition de modèles miniatures de sites archéologiques de la région.

L’objectif de la construction du musée, selon Sarfaraz Sharif, coprésidente de l’organisme de la culture et des antiquités de l’administration autonome démocratique du nord et de l’est de la Syrie, est de documenter les crimes commis contre le nord-est de la Syrie.

« Le musée sera un témoin des violations et du silence du monde extérieur contre toutes les composantes du nord-est de la Syrie », a ajouté Sarfaraz Sharif.

Les attaques de la Turquie contre le Rojava portées devant le Comité contre la torture de l’ONU

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GENEVE – Dans le rapport préparé par Maloca Internationale, on attire l’attention sur le changement démographie ciblant les Kurdes et les crimes de guerre commis par la Turquie et ses mercenaires alliés dans les zones syriennes occupées par la Turquie.

La quatre-vingtième session du Comité contre la torture (CCT) de l’Organisation des Nations (ONU) se tient à Genève jusqu’au 26 juillet prochain. Pendant sa 80e session, le CCT examine les rapports de l’Équateur, de la République de Corée, de la Côte d’Ivoire et de la Turquie. Lors des sessions du 16,17 et 18 juillet, les crimes et violations impliquant la Turquie dans les régions syriennes occupées seront également discutés. Selon les informations d’ANF ; Un rapport sur ces sessions a également été présenté par l’ONG Maloca Internationale qui attire l’attention sur la politique de guerre et les attaques de la Turquie en Syrie.

Le rapport de Maloca Internationale qui défend et promeut les droits humains et l’environnement indique que la principale raison de l’implication de la Turquie dans la guerre en Syrie était de réduire l’influence kurde dans les régions proches de ses frontières. Dans ces opérations, les régions sous contrôle kurde ont été ciblées. « Ces opérations ont entraîné d’importants déplacements de population kurde, la destruction d’infrastructures et la perte de nombreuses vies civiles. » 

Soulignant qu’il existe des rapports fiables sur des crimes de guerre commis dans ces régions, le rapport poursuit : « Il existe des rapports fiables sur des crimes de guerre tels que des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et des enlèvements de civils kurdes commis par des groupes rebelles syriens soutenus par la Turquie. Ces groupes, soutenus et parfois directement coordonnés par les forces turques, ont créé un environnement de peur et d’insécurité pour les Kurdes de ces régions. Les conséquences humanitaires des actions de la Turquie en Syrie ont été graves. Des milliers de Kurdes ont été contraints de fuir leurs foyers, provoquant une crise des réfugiés. Les camps de personnes déplacées sont souvent surpeuplés et manquent de ressources ; Cela accroît encore davantage les souffrances de ces personnes qui ont déjà vécu de graves traumatismes.

 

Le peuple kurde continue d’être confronté à d’importants défis et à des violations des droits humains en Turquie et en raison des actions de la Turquie en Syrie. La résolution de ces problèmes nécessite un effort concerté de la part de la communauté internationale pour garantir la responsabilité, fournir une aide humanitaire et promouvoir une solution pacifique à la question kurde de longue date. Les opérations militaires turques en Syrie ont entraîné le déplacement forcé de Kurdes. Cela peut être considéré comme une forme de refoulement, dans le cadre de laquelle des individus sont renvoyés de force vers des zones où ils risquent d’être torturés ou maltraités. »

ROJAVA. Mazloum Abdi condamne la tentative d’assassinat de Trump

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SYRIE / ROJAVA – Le commandant général des Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance arabo-kurde travaillant avec la colation internationale anti-EI, Mazloum Abdi a condamné la tentative d’assassinat visant Donald Trump.

Mazloum Abdi, commandant en chef des DS, a condamné via son compte X (ancien Twitter) la tentative d’assassinat contre l’ancien président américain Donald Trump.

« Nous dénonçons la tentative d’assassinat visant le 45e président américain, M. Donald Trump. Nous adressons nos sincères prières à lui, à sa famille et à ses proches, et lui souhaitons un prompt rétablissement », a déclaré Abdi.

 

Donald Trump a survécu à une tentative d’assassinat survenue samedi, quelques jours seulement avant qu’il n’accepte sa nomination à la présidence des Etats-Unis.  

Trump a été légèrement touché à l’oreille droite mais se porte bien d’après les informations. (North Press Agency)

ROJAVA. Une attaque turque fait des victimes civiles à Ain Issa

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SYRIE / ROJAVA. Les forces turco-jihadistes ont attaqué la route internationale M4 près d’Ain Issa, tuant Khaled Reda Haji Abdo & blessant Khattab Ramadan Saad. La Turquie continue a cibler les civils dans les zones régions syriennes contrôle des forces arabo-kurdes.

Cet après-midi, l’armée d’occupation turque et ses mercenaires ont bombardé la route internationale M4 dans la banlieue de la ville d’Ain Issa avec des armes lourdes. Khaled Reda Haji Abdo a perdu la vie et Khattab Ramadan Saad a été blessé. Tous deux sont des civils.